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Dimanche 10 décembre 2017 Anniversaire de la remise du Prix Nobel à Albert Camus

Posté par ENO filles le 10 décembre 2017

Mémoire
Discours d’Albert Camus pour la réception du prix Nobel de littérature, donné à Stockholm le 10 décembre 1957.
Le prix lui a été décerné pour « l’ensemble d’une œuvre qui met en lumière les problèmes se posant de nos jours à la conscience des hommes ».23 oct. 2012
ALBERT CAMUS Nobel 1957

Albert Camus – Discours de réception du prix Nobel, 1957 – YouTube

https://www.youtube.com/watch?v=M5QD-32MCv4
Merci à Sylviane BORDONADO  de l’avoir signalé
Albert Camus, prix Nobel de littérature (FranceArchives)

https://francearchives.fr/commemo/recueil-2007/38875

Lorsque Camus reçoit à l’âge de 44 ans le prix Nobel, sa première réaction publique est de proclamer que « C’est Malraux qui aurait dû l’avoir ». C’est une élégance de grand seigneur mais aussi une façon d’anticiper le jugement qu’il prête aux intellectuels et aux écrivains, parisiens. Camus intériorise d’autant mieux cette …

Mon précédent article. Cliquez sur le lien

2013.11.13 Il y a 100 ans naissait Albert Camus

Posté par ENO filles le 13 novembre 2013

ALBERT CAMUS dossier

EXTRAIT DE MON ARTICLE

« En recherchant mes livres je me suis aperçue qu’aucun n’était annoté comme le sont tous les autres de ma bibliothèque. Je l’avoue, je n’ai pas retrouvé beaucoup de résonnance dans les livres de Camus à l’époque où je les ai lus. Mais il n’est pas trop tard. C’est l’occasion ou jamais. En attendant je me contenterai d’adresser ici un hommage à l’écrivain et au poète.

Certains ont dit qu’il était le philosophe des Terminales. C’est très réducteur certes mais en même temps ceci prouve qu’il est incontournable dans le bagage philosophique des bacheliers.

Si j’ai longtemps partagé son utopie sur le bonheur des hommes , surtout dans ma jeunesse, la période où tous les rêves sont permis, la vie s’est chargée de me démontrer qu’il faut, sans doute y croire, et agir… pour pouvoir apporter sa modeste pierre à cette construction imaginaire dont la fragilité est démontrée chaque jour.

Quant à son rêve d’humanisme, chacun garde le même, enfoui au fond, tout au fond de lui, avec l’espoir que tout homme aura un jour droit au bonheur et a sa part de gâteau. Mais personne ne sait comment faire. Je suis trop petite pour mettre en œuvre ce magnifique rêve… »

 

A écouter et à télécharger avec Fluvore.com

L’Étranger lu par Albert Camus
Ajoutée le 27 oct. 2016 Texte intégral lu par Albert Camus en avril 1954.
En juin 1942, paraît un court roman L’Étranger. L’auteur est un inconnu de 28 ans qui allait non seulement modifier l’histoire de la littérature française, mais aussi celle de la philosophie du XXe siècle avec la formulation du sentiment de l’absurdité du destin humain. Les 7, 8 et 9 avril 1954, Albert Camus enregistre l’intégralité de son texte pour la radio nationale (O.R.T.F). Il reçoit le prix Nobel en 1957. Frémeaux & Associés et l’INA (Institut National de l’Audiovisuel) en accord avec Gallimard ont décidé de restaurer cet enregistrement et de mettre à la disposition du public, la lecture sonore de ce chef-d’œuvre par son auteur.

Audiobook

L’Étranger – Albert Camus (audiobook + texte/sous-titres)  
https://www.youtube.com/watch?v=r85TpcuwBxY

 

Publié dans Actualité, Litterature | Pas de Commentaires »

Le solennel adagio de l’hiver

Posté par ENO filles le 6 décembre 2017

 » La société de masse ne veut pas la culture mais les loisirs » déclare Hannah Arendt dans son livre « La crise de la culture » en 1961 et 1968. Mais en ce mois de décembre ce sont les deux qui nous ont quittés.

JEAN D'ORMESSON  JOHNNY HALLYDAY 2014 Salaud on t'aime

                                         Au revoir Monsieur d’Ormesson                                Au revoir Johnny

Aujourd’hui ils ne sont plus.

Jean d’Ormesson, parfois surnommé Jean d’O, né le 16 juin 1925 à Paris est mort le 5 décembre 2017 à Neuilly-sur-Seine

Le rockeur préféré des Français est mort  dans la nuit du mardi 5 au mercredi 6 décembre 2017.  Il était âgé de 74 ans.

La France a du chagrin.

Moi aussi j’ai du chagrin.

Tous deux sont partis comme ils ont vécu.

Ils auraient pu se mourir sur scène, comme Molière (en réalité Molière ne meurt pas sur scène, mais dans son lit. Il succombe à une hémorragie, quelques heures après une représentation du « Malade imaginaire » le 17 février 1673)

On les pensait immortels. Ils le sont

Jean d’O, comme on le surnommait avec affection, écrivain prolifique et très médiatique, allant de grandes fresques historiques aux essais philosophiques, partageant ses réflexions sur la vie, la mort ou l’existence de Dieu, est le premier immortel entré à l’Académie française à 48 ans en 1973. Il est régulièrement invité pour son érudition et son art de la conversation. Amoureuse des mots, j’adore les siens.

Johnny,  par ses chansons, en révolutionnant le paysage français musical dans les années 60, a fait entrer une part d’Amérique au Panthéon national. Une légende française. Une immense carrière de 57 ans, intergénérationnelle.

Par leurs mots, par leur musique, par leur force et par leur rage de vivre à la poursuite du bonheur.

Gémeaux comme moi (j’ai toujours eu des affinités avec les gens de mon signe), ce sont des personnes que j’ai aimées et qui ont laissé et laisseront des traces dans ma vie. Ils ont enchanté nos vies.

JOHNNY HALLYDAY

« Que je t’aime »

Un monument du rock français s’en est allé. Il symbolise la culture rock populaire.

Que va-t-on retenir de Johnny ?

C’est un archange du rock ‘n’ roll, sa voix déchirante, son Sourire extraordinaire, les yeux d’un bleu lac, autant à l’aise dans le rock que dans la douceur.

L’ENFANCE – LES DEBUTS

Fils d’Huguette, mannequin de cabine et de Léon Smet, acteur, chanteur et danseur belge, Jean-Philippe naît dans le 9e arrondissement de Paris, le 15 juin 1943 Son père le  reconnait, le 7 septembre 1944. Il se nomme désormais Jean-Philippe Smet. Il sera élevé par sa tante paternelle Hélène Mar aidée de ses filles Desta et Menen.

À 3 ans commence pour Jean-Philippe une vie d’enfant de la balle.

il vit à Londres durant deux ans.

Ses cousines sont des danseuses classiques.

Desta épouse Lee Lemoine Ketcham, un danseur américain connu sous le nom de scène de Lee Halliday.

Lee Halliday, son père de cœur qui est pour lui une incarnation du rêve américain, le surnomme Johnny.

Il optera pour le nom de scène de Hallyday.

Il vivra 2 ans à Genève et plus tard à Paris.

Il va obtenir quelques petits rôles, tourne une Pub.

À 14 ans, en voyant au cinéma le film Amour frénétique, Johnny découvre Elvis Presley et le rock ‘n’ roll. C’est une révélation et, convaincu d’avoir trouvé sa voie, il décide de devenir rockeur.

1958  Johnny débute avec le soutien de ses proches.

Il devient dans le même temps possesseur d’une collection de disques alors inconnus en France.

Johnny fréquente ce qui bientôt devient le lieu culte du rock français : le Golf-Drouot.

C’est là qu’il retrouve d’autres copains, futurs confrères et concurrents : Long Chris, Dany Logan, Jacques Dutronc et Eddy Mitchell.

S’inspirant de ses idoles, il chante des reprises et adaptations françaises du répertoire américain en s’accompagnant à la guitare.

Il obtient ses premiers succès publics en chantant pour les GIs dans les bases américaines.

Le 30 décembre 1959, il est remarqué par Jil et Jan, deux auteurs-compositeurs enthousiasmés par sa prestation, ils le présentent à Jacques Wolfsohn de la maison de disques Vogue.

Depuis 1960, Johnny Hallyday a enregistré plus de 1 000 titres, dont une centaine de sa composition et vendu 110 millions de disques, pour une discographie officielle qui compte 50 albums studio et 27 albums live… 

DE LUI ON RETIENT

* LE SYMBOLE D’UNE JEUNESSE REBELLE.

Un modèle. Toujours très bien décidé à faire ce qu’il veut faire.

« Ma gueule qu’est-ce qu’elle a ma gueule »

* LE GUERRIER

Sa vie a toujours été un combat. Il a toujours relevé le défi, toujours plus haut toujours plus fort. Il a été un phare, un exemple de combativité, un modèle élégance, d’humilité.

Pour nous c’était la GUERRE d’ALGERIE.

* LES COPAINS

2012 En tournée, il n’est jamais seul

En décembre 2016, « Les vieilles canailles »

Johnny Hallyday, Eddy Mitchell et Jacques Dutronc avaient annoncé les retrouvailles des Vieilles Canailles pour une tournée estivale en 2017.

* LE ROI DU Rock ‘n’ roll

Le Service militaire va servir à la propagande.

En mai 1964, avant son départ à l’armée, sous l’objectif de Jean-Marie Périer, Johnny pose en tenue militaire devant le drapeau tricolore pour la couverture de « Salut les copains ».

1960 L’homme à la moto…

« On a tous quelque chose en nous de Tennessee »

JEAN D'ORMESSON academicienA quelques jours de son départ, il prend livraison de sa première Harley-Davidson, une Electra Glide rouge et blanche à laquelle il fait ajouter des sacoches de cow-boy.

JOHNNY LA MOTO

 

* L’ IDOLE DES JEUNES

100 millions de disques ! « Le charisme ça ne s’invente pas »

* LES CONCERTS

1982 Johnny Hallyday au Palais des Sports

26 Mars 2016 Johnny Hallyday Rester Vivant au Palais 12 a Bruxelles

Il est capable d’impro. La preuve : ce concert improvisé pour «Salut les copains»

1963 Concert de la Nation, Salut les Copains, Paris La Nation, 22 juin

1963 Johnny Hallyday Live  Amsterdam

1987 Bercy

1991 Johnny Hallyday à Paris Place de la Nation – Hommage à la jeunesse russe

1992 – Johnny à Bercy

1993 Le Parc des Princes

1996 Johnny Hallyday LAS VEGAS

1998 Le Stade de France

Johnny Hallyday  entre au stade de France en hélicoptère

2006 – Le Palais des Sports

* SES SPECTACLES  XXL

Le 30 mai 2009 son premier grand concert au stade de France est dans toutes les mémoires.

Voir aussi  ici et

2012 Entrée scène Johnny Hallyday

« Pour moi la vie va commencer »

 

IL EST LE ROCKER DE LA DEMESURE

Il est de toutes les époques : Rock ‘n’ roll , yéyé, hard rock …

Il a mis le feu dans sa vie, à sa vie et dans la vie de trois générations.

Allumer le feu

Chacun a l’impression qu’il est de sa famille. Aucune considération d’âge ni d’époque.

Il est la bande-son de nos vies.

« IL A ECLAIRE NOTRE JEUNESSE »

Dans les années 60, Il nous a mis la télé en couleur.

« On a tous en nous quelque chose »… de Johnny Hallyday.

IL SYMBOLYSE LE  Rock ‘n’ roll made in France

Il a insufflé l’esprit rock.

En 1960 il est déjà une immense vedette

Les Beatles n’avaient pas encore sorti de disque

Il a insufflé dans la France, le côté américain.

Pour en parfaire l’image, il choisit le nom américain de son père.

Aznavour réagi : « Etre américain avec l’accent de Ménilmontant. Non! Il ne faut pas mentir »

SOUVENIRS DE JEUNESSE

« Souvenirs, souvenirs»

Je me souviens…

Aujourd’hui, ma jeunesse revient comme un boomerang.

1960, la guerre d’Algérie, Johnny, mes 19 ans et ses 17 ans à Oran.

Il était venu chanter dans le petit club où nous dansions avec les copains l’après-midi.

Nous étions amis, nous étions rock et lui, chantait pour nous.

Il était très beau et très timide.

Sa voix mesurée, chaude et douce nous a séduits avec « Retiens la nuit »

Et nous à réveillés avec « Souvenirs, souvenirs ».

Il était à nous ce jour-là.

NOS VIES

Fan de rock et fan de Johnny, pendant longtemps j’ai suivi nos vies de près.

Naissance : Deux ans d’écart. Johnny : 15 juin 1943 et moi 29 mai 1941.

Signe : Gémeaux.

On dit que Gémeaux est un signe qui est né avec un micro à la main et qui aime la fête… Je n’ai jamais osé… mais aussi sous des apparences un peu légères, ils savent apprivoiser leur inguérissable solitude, le travail et l’effort.

LES DATES QUI COINCIDENT

1965 Le Mariage : 12 Avril pour Johnny et Sylvie, 23 décembre pour moi

1966 : Naissance du 1er enfant. 14 août, son fils, David – 17 septembre, ma fille

1980 : Le Divorce après 15 ans – Moi : 1er octobre, Johnny et Sylvie 5 novembre

* LE SOUVENIR MUSICAL

Beaucoup de titres resteront dans nos mémoires.

* LA MALADIE

2009 Premier bulletin de santé inquiétant.

Mais il se relève et enchaîne les albums

« Mes jours ne sont pas en danger », dit-il sans cesse

Il vit comme si la maladie n’existait pas…

On vivait tous comme s’il allait s’en sortir…

On attendait toujours des miracles de Johnny.

On l’a cru immortel. Il est immortel car il va continuer à exister par ses chansons.

Il s’est battu jusqu’au bout. .

Et comme aurait dit Jean Do : « la vie est belle parce qu’elle a une fin »

* IL RELEVE LE DEFI DU CINEMA

C’est une star de la toile.

Il a l’envie de jouer, d’être vrai. Quelques-uns de mes films préférés.

1963 «D’où viens-tu Johnny, » de Noël Howard son premier long-métrage

(Western à la française, dans une Camargue-Far West, avec des gardians-cow boys et des Gitans-Mexicains, Johnny Hallyday- Elvis Presley, dans un rôle Hollywoodien, à savoir un scénario convenu prétexte à glisser çà et là quelques chansons. Johnny chanteur-acteur en interprète trois en solo et une en duo avec Sylvie Vartan. Bagarres, chevauchées, amour et chansons… et inévitable dénouement heureux -Chanson de Jean-Jacques Debout-

1969 : « Le Spécialiste » de Sergio Corbucci 

(Hud est le spécialiste le plus redouté de l’Ouest. Il arrive dans la ville de Blackstone, déterminé à venger son frère Charlie, lynché par les habitants du village après avoir dérobé l’argent de la banque…)

1972 «L’aventure c’est l’aventure» de Claude Lelouch 

(Trois truands (Lino Ventura, Jacques Brel, Charles Denner) et leurs sous-fifres (Charles Gérard, Aldo Maccione) recyclent leurs méthodes traditionnelles de gangsters et décident de jouer la politique pour leurs méfaits dont l’enlèvement de Johnny Hallyday…)

Timide début

1985 « Détective » de Jean-Luc Godard, façon Série Noire. 

2002 « L’homme du train» de Patrice Leconte

(Milan (Johnny Hallyday), un homme au physique marqué genre gangster) ayant pour seul bagage un sac de voyage, descend d’un train dans la petite ville d’Annonay en Ardèche. Il souffre de migraines et passe donc à la pharmacie pour acheter de l’aspirine. Il y rencontre Manesquier (Jean Rochefort), un professeur de français à la retraite qui vit coincé entre ses souvenirs et ses petites habitudes. Ce dernier lui propose l’hospitalité, Milan l’accepte. Se crée alors entre Milan, taciturne et cynique, et Manesquier, grand bavard adepte du monologue alambiqué, une relation faite de fascination mutuelle et d’amitié…)

2006 « Jean-Philippe »,  film français de Laurent Tuel.

 Bande-annonce

(Fabrice (Lucchini) est un cadre moyen, admirateur inconditionnel, incompris par sa femme et sa fille, de Johnny, grand collectionneur de produits dérivés se rapportant à son idole. Après une soirée bien arrosée il rentre chez lui en chantant, ce qui lui vaut de recevoir un violent coup de poing au visage de la part d’un voisin agacé. Lorsqu’il se réveille à l’hôpital, Fabrice se rend progressivement compte qu’il est dans un monde parallèle où Jean-Philippe Smet n’est jamais devenu « l’idole des jeunes…)

2009 «Vengeance»

(Francis Costello vient à Macao pour venger sa fille, Irène, dont la famille a été assassinée par des tueurs à gages mandatés par un chef de la triade locale. Perdu dans une ville qu’il ne connaît pas, il rencontre, alors qu’il rentre à son hôtel, trois tueurs venus exécuter leur contrat en assassinant l’amante infidèle de Mr Fung. Costello, témoin de la scène, garde le silence sur leur identité en échange de leur engagement pour retrouver le commanditaire et les assassins de sa fille...)

Film franco-hongkongais de Johnnie To présenté au festival de cannes, qui fait référence à Jeff Costello, le tueur à gages interprété en 1967 par Alain Delon dans Le Samouraï de Jean-Pierre Melville. Un film magnifique, aussi implacable et glaçant que le bleu des yeux de Johnny. Un Johnny Impressionnant! J’ai adoré. Il n’a pas obtenu le succès qu’il méritait.

2014 «Salaud on t’aime» de Claude Lelouch

(Pour réconcilier son meilleur ami Jacques Kaminsky et ses quatre filles, Printemps, Été, Automne et Hiver, issues de quatre unions différentes, un médecin annonce à celles-ci que leur père est atteint d’une maladie incurable qui ne lui laisse que peu à vivre...)

2017 « Rock ‘n’ roll » de Guillaume Canet qui se met en scène.

(Guillaume Canet -Johnny Hallyday-, comédien de 43 ans, se remet en question le jour où, sur un plateau de tournage, sa jeune partenaire à l’écran lui dit qu’il n’est plus un objet de désir pour les femmes de la jeune génération. La raison? Sa vie de famille bien rangée avec Marion Cotillard, son fils Lucien, sa maison de campagne, sa passion pour les chevaux. Guillaume comprend qu’il faut tout faire pour changer cette image ringarde et plus vraiment sexy…)

2017 «Chacun sa vie» de Claude Lelouch

Plusieurs histoires d’amour, des tranches de vie et des destins liés par le hasard ou la coïncidence, sur fond de festival de jazz à Beaune, en Bourgogne, et d’un procès dans lequel tous les personnages ont un rôle précis : décider du sort d’un des leurs

Je ne l’ai pas encore vu. 

 

ARRET – IMAGES

JOHNNY Hallyday et SYLVIE Vartan COUPLE DE LEGENDE années 70

HOMMAGE A JOHNNY HALLYDAY – 1943-2017

Les 20 images de Johnny que les français n’oublieront jamais

La suite

LES PLUS BEAUX TUBES DE JOHNNY

Et celui-ci qui nous invite à réfléchir et qui nous prend aux tripes.

L’envie d’avoir envie.

 

JEAN D’ORMESSON

JEAN D'ORMESSON academicienJEAN D'ORMESSON academicien

Il est mort comme il a vécu

Avec discrétion et élégance.

A 92 ans, il nous a quittés ce 5 décembre 2017 dans la nuit

Une Crise cardiaque en pleine nuit.

Un autre temps

Un autre monde

Il est l’Expression même de la littérature, Classique et moderne à la fois.

Avec lui, la Tradition n’est pas méprisable.

Il avait un sens aiguisé de la formule. Cela faisait aussi partie de son charme et de sa grande élégance.

«C’est quand il y a quelque chose au-dessus de la vie que la vie devient belle.»

Et celle-ci aussi:

«Personne ne sait jamais ce qu’on gagne avec une naissance. On n’y gagne que des espérances, des illusions et des rêves. Il faut attendre la mort pour savoir enfin ce qu’on perd.»

On pourrait faire un immense recueil de toutes ces petites phrases qui montrent son amour profond de la vie. Et la vie le lui a bien rendu. En cas de désespoir il est conseillé de les relire. En voici quelques-unes .

Ce « Monument de la littérature » nous laisse une image de Bienveillance, Douceur, Elégance, Erudition, Finesse, Générosité, Gentillesse, Grâce, Intelligence et Malice ( tellement de superlatifs élogieux que j’ai préféré les classer par ordre alphabétique)

Sa voix est toujours calme, suave, souriante et rassurante.

Que peut-on rêver de plus ?

Il montre une forme de liberté et d’inquiétude sereine par rapport à la vie. Il a une manière de prendre avec une sorte de fair-play les catastrophes. Un exemple à suivre.

« La vie c’est une fête et c’est un désastre » dit-il.

Il aime les bains de mer et de soleil en Méditerranée. Comme je le comprends.

C’est un grand amoureux des femmes et aussi leur soutien.

Il était moins romancier que philosophe.

Il faut « faire aimer les livres aux gens qui n’en lisent pas »…

 

* MA DERNIERE LECTURE

« Je dirai malgré tout que cette vie fut belle« 

J’ai aimé la manière originale de reprendre le cours de ses souvenirs. Face à un juge nommé MOI il se défend sous le beau nom de MOI.

Son  petit Moi insolent et ridicule, et son grand, omniscient, Noble et Implacable Sur-Moi de Génie, s’affrontent dans ce procès contre lui-même. Et c’est parti pour 462 pages à la Jean d’O… J’ai eu un peu de mal à le terminer. Certains reculeront devant son aspect « pavé » surdimensionné, mais pour les passionnés d’Histoire (je n’en suis pas) et les autres (comme moi), il représente un véritable tour du monde à travers un passé encore proche mais qui nous a souvent échappé. Son récit est truffé d’anecdotes et de rencontres incroyables. Tout Ormesson est dans ce livre : l’homme de tous les contrastes et de toutes les curiosités, léger et profond, caustique et indulgent, érudit et naïf, passionné et indifférent, spirituel et gaffeur, etc…

Pour se défendre dans ce procès qu’il s’intente à lui-même, l’auteur fait défiler au galop un passé évanoui.

On y croise du monde bien, mais tellement de monde, que j’ai eu l’impression qu’il avait rencontré la terre entière.

Il va de l’âge d’or d’un classicisme qui règne sur l’Europe à l’effondrement de ce «monde d’hier» si cher à Stefan Zweig. De Colbert, Fouquet, Bossuet ou Racine à François Mitterrand, Raymond Aron, Paul Morand et Aragon.

 «Quel meilleur interlocuteur que soi-même? Un moyen de pouvoir exprimer la complexité d’une pensée»…

Mais les charmes d’une vie et les tourbillons de l’histoire ne suffisent pas à l’accusé :

 «Vous n’imaginiez tout de même pas que j’allais me contenter de vous débiter des souvenirs d’enfance et de jeunesse? (…) Je ne me mets pas très haut, mais je ne suis pas tombé assez bas pour vous livrer ce qu’on appelle des Mémoires

Il est faussement modeste et son Sur-Moi le lui fait remarquer. J’ai l’impression de me rencontrer moi-même bien que je ne sois pas une personne illustre.

Ce sont les aventures d’un écrivain qui a aimé le bonheur et le plaisir en dépit de tant de malheurs cèdent peu à peu la place à un regard plus grave sur le drame qui ne cesse jamais de se jouer entre le temps et l’éternité, et qui nous emportera.

On y trouve aussi les bons conseils qu’il se plait à nous donner à travers sa propre histoire.

Avant de mourir, sa mère lui a laissé trois principes : 1) ne te fais jamais remarquer ; 2) ne parle jamais de toi ; 3) toute lettre mérite une réponse.

On ne présente plus d’Ormesson. Son style est connu ainsi que son charme et son sourire.

Jean d’Ormesson est un écrivain malicieux. Né en 1925. Il déclare n’avoir rien voulu faire de sa vie. Comme quoi, « Rien » peut mener à « Tout ».

Quelques phrases qui ont résonné en moi

« Je nourrissait en moi comme une soif de transgression »

« Mon père … vivait l’histoire comme une affaire de famille »

« Mes parents veillaient avec une tendre férocité à la priorité de ces obligations »

« Même sans rien faire, je ne me suis jamais ennuyé avec moi »

 « Mes premiers livres, on n’en parlait jamais dans Le Figaro car j’étais sur la liste noire »

Sa médiatisation en fit presque un incontournable du PAF.

* AU CINEMA

Dans « Les saveurs du palais » son deuxième rôle à l’écran (après « Éloge de l’amour », un Godard de 2000, où il tenait un petit rôle), il est égal à lui-même. Parfait !

 » Nous avons cherché ensemble le meilleur. Il fallait trouver le bon ton. Comme il n’était pas acteur, ce n’était pas évident au départ mais ça l’est très vite devenu. À cause de sa vie, de ce qu’il est, Jean avait en lui la possibilité poétique d’être Président. Sur le plateau, il était comme un jeune homme. Il m’a beaucoup touchée ». Catherine Frot

Un film gourmand et délicieux, chargé d’humour et d’émotions: un vrai  délice. J’ai adoré ce film et en particulier le dialogue entre la cuisinière et le président autour du livre « Éloge de la cuisine française » de leur jeunesse. J’ai même acheté le livre de la cuisinière.

A 87 ans , Jean d’Ormesson est très étonnant d’aisance et efficace avec sa douceur, sa lenteur et la joie qui irradie son visage lorsqu’il parle avec sa cuisinière en lecteur émerveillé amoureux des vieilles recettes , de ce superbe livre à la langue aussi délicieuse que les plats qu’il évoque avec elle. Un chef-d’œuvre mêlant littérature et recettes ! Il est réédité ici

« Ne pouvant se prévaloir d’une ressemblance physique avec le défunt Président et conservant la diction un peu ralentie qui lui est propre, l’académicien possède la prestance, le charisme et l’érudition qui donnent à voir un Président subtil et truculent lorsqu’il s’agit de parler de cuisine en tête-à-tête avec Hortense »

Une prestation savoureuse du duo Frot-Ormesson, entouré de seconds rôles convaincants dont Arthur Dupont touchant dans son rôle d’assistant étonné mais dévoué et ouvert à toutes les recherches de son chef.

Pour mieux cerner JEAN D’ORMESSON

-Connaissiez-vous l’histoire de Danièle Delpeuch, la cuisinière de François Mitterrand, qui a inspiré le film ?

-Pas du tout. J’ai fait confiance à Etienne Comar et Christian Vincent. J’avais vu Des hommes et des Dieux, ce film magnifique et cela me suffisait. J’ai fait la connaissance de Danièle Delpeuch un peu plus tard. C’est un sacré personnage.

-Comment avez-vous préparé ce personnage de Président ?

-Le scénario ne m’a pas quitté, je m’endormais même dessus. C’était utile car les scènes faisaient leur chemin dans la nuit. Je n’ai lu le livre de Danièle Delpeuch que bien plus tard. Et j’ai lu le merveilleux livre d’Edouard Nignon, Éloge de la cuisine française, dont le Président s’entretient avec le personnage d’Hortense, la cuisinière. Il me fallait me nourrir un peu de l’intérieur. Mais restons objectifs : ce personnage de Président, qu’on peut penser central, est tout à fait secondaire.

-Vous-même, êtes-vous épicurien comme ce Président qui goûte tant la Poularde demi-deuil?

Je suis très sensible à la nourriture. J’ai adoré la scène avec les truffes. On a dû la recommencer plusieurs fois- c’est très difficile d’être filmé lorsqu’on mange.

Bilan : j’ai dû manger trois truffes et c’était délicieux. Quand j’étais jeune, j’allais quelquefois chez Bocuse ou chez Troisgros. Les grandes tables m’amusaient.

Et il m’est arrivé, comme ce Président que j’interprète, de lire des recueils de littérature sur le sujet.

Publié dans ENO, Johnny Hallyday, Litterature, Musique | Pas de Commentaires »

Murs – Entretien avec Jacques Vazeille

Posté par ENO filles le 25 février 2016

 

Murs par Jacques Vazeille

Couverture du livre Murs

« C’est l’histoire d’une rencontre improbable entre Samson, un jeune homme autiste Asperger de 25 ans et Mine, une ado de 12 ans, une gamine pas autiste du tout. Ils se regardent, se parlent. Que voient-ils, que comprennent-ils ?… Entre eux va se tisser une relation incroyable et exclusive, somme toute assez rare. »

Prochainement une rencontre aura lieu avec son auteur dans le cadre du cercle de lecture que nous avons mis en place dans la résidence où je demeure. Il s’agit de l’écrivain-pédopsychiatre Jacques Vazeille.

Pourquoi ce choix ? Ce livre traite un sujet grave et qui nous touche de très près, l’autisme, sans que parfois nous en ayons conscience.

La plupart des psychiatres traitent les  « troubles du comportement ».  A noter que Jacques Vazeille préfère aborder le problème  des « comportements qui troublent ». « Le patient vit dans un entourage qui est affecté et subit douloureusement ».

Ici l’auteur en parle avec humour et émotion et nous pouvons réfléchir à certaines de nos expériences et nous poser toutes les questions sur ce sujet qui nous intrigue et nous interpelle.

Ce livre est une manière agréable et presque légère d’aborder ce sujet un peu troublant.

Il est plaisant et facile à lire.

Mais L’autisme, c’est quoi ?

Je laisse le Docteur Vazeille vous en parler.

ENTRETIEN AVEC JACQUES VAZEILLE

Depuis les années 50, sous l’impulsion des psychiatres américains, une nomenclature des troubles mentaux a été mise en place, en usage dans le monde entier.

C’est le DSM (Diagnostic and Statistical Manual of Mental Disorders) sans cesse remanié. Nous en sommes aujourd’hui à la cinquième version, le DSM 5.

L’autisme faisait partie des Troubles Envahissants du Développement (TED).

Aujourd’hui il entre dans la catégorie des Troubles du Spectre Autistique (TSA).

Il est caractérisé par l’association de « Troubles de la communication sociale » et de « comportements restreints et répétitifs ».

Les troubles du langage et de la communication qui constituaient un chapitre spécifique sont désormais noyés dans la communication sociale.

Jadis, ces troubles devaient apparaître avant 36 mois.

Aujourd’hui, cette échéance n’est plus nécessaire.

En 1943, aux Etats-Unis, Léo KANNER, pédopsychiatre d’origine autrichienne, a publié un article décrivant ce qu’il a appelé « l’autisme infantile précoce ».

L’année suivante à Vienne, Hans Asperger a publié « Les psychopathies autistiques dans l’enfance ».

Il s’intéressait à des enfants dotés de compétences intellectuelles exceptionnelles, connaissant en même temps les plus grandes difficultés dans leurs relations sociales. L’autisme et le syndrome d’Asperger étaient nés.

Depuis, les choses se sont incroyablement complexifiées, et chaque année, l’écheveau de l’autisme s’embrouille un peu plus.

D’une intelligence supérieure ou gravement déficitaire, une personne autiste, on dit aujourd’hui une personne avec autisme, établit avec le monde et ses habitants comme avec elle-même des rapports très particuliers. Sur le plan relationnel par exemple, il ne lui est pas possible de se représenter la pensée de l’autre. C’est donc sa pensée qui gouverne le monde.

Autisme. Un état ou une maladie ?

Il y a eu beaucoup de bagarres à ce sujet. Aujourd’hui il est admis que, si l’on est autiste, on le reste. Cela ne veut pas dire qu’il est impossible de s’en accommoder. Les progrès ont été considérables dans les aides, les accompagnements et les actions thérapeutiques qui peuvent être engagées.

Naît-on ou devient-on autiste ?

Les deux mon capitaine.

A sa naissance, le petit d’homme est loin d’être fini. Il n’est pas capable de grand-chose et il lui faut construire sa personne, son être psychique notamment.

A terme il accèdera à l’une des organisations de personnalité qui ont été décrites par la psychanalyse : Il sera névrotique, psychotique, pervers ou… autiste. Il n’y a pas d’autre choix. Et il faut bien être quelque chose. Et une fois qu’on y est, on y reste.

Je vais vous donner mon point de vue personnel. Certains le partagent. D’autres, et ils sont nombreux le discutent ou le combattent.

Les phénomènes qui déterminent la construction d’un être humain sont multiples : les gênes, la gestation, la naissance, les compétences sensorielles, le capital intellectuel, les évènements de la toute petite enfance, l’environnement… Tout cela entre en jeu dès la conception. Bien heureusement, presque toujours, tout se déroule pour le mieux. Mais pas toujours.

Parfois quelque chose intervient qui bloque le processus et le petit enfant reste enfermé en deçà du champ du langage. Je ne veux pas dire qu’il ne parlera pas, encore que ce soit souvent le cas, mais qu’il ne parviendra pas à partager une perception et une compréhension spontanées du monde, de ce qui lui arrive et de ceux qui l’entourent.

C’est l’autisme. On peut supposer, au regard de la clinique, que la plus ou moins grande précocité des phénomènes de blocage dans ce processus d’organisation du psychisme détermine les aspects plus ou moins déficitaires du tableau autistique.

La mère ?

Nous touchons là le point central des questions autour de l’autisme.

Les polémiques les plus sauvages, les anathèmes, les procès en sorcellerie, souvent avec une évidente mauvaise foi, trouvent leur origine dans le rôle de la mère. Pauvre mère !

Ce sont les psychanalystes qui ont commencé. Dès que l’on s’est penché sur la clinique des enfants autistes, il est apparu que les processus en jeu se déroulaient dans les premiers mois de la vie, le moment où la présence et le rôle de la mère sont primordiaux.

De là à conclure que si cela se passe mal, elle y est pour quelque chose, il n’y a qu’un pas que n’ont pas hésité à franchir beaucoup de psychiatres irréfléchis se réclamant d’une psychanalyse à laquelle ils ne comprenaient pas grand-chose.

Et, pendant des années, tous les jours, ça a été la fête des mères.

Evidemment, en miroir, une défense s’est organisée, qui a vite pris la forme d’une attaque en règle de la psychanalyse. Nombreux aujourd’hui sont ceux qui, s’appuyant sur ce procès aux mères, cherchent à évincer toute référence psychanalytique de la recherche et de la réflexion sur l’autisme. Peut-être ne sais-je pas lire. Je connais un peu la littérature sur la question. Je n’ai trouvé nulle part un texte imputant l’autisme d’un enfant à sa mère défaillante. Au contraire, lorsque ce rendez-vous primordial entre un nouveau-né et sa mère n’a pas lieu, la première à être dévastée, ravagée de souffrance, c’est bien elle. Et si quelqu’un a besoin d’aide à ce moment…

Bruno BETTELHEIM, pour certains le diable en personne, parce qu’il proposait dans sa clinique une séparation radicale entre l’enfant et ses parents, n’a nulle part formulé qu’un enfant devenait autiste en raison de sa mère inadéquate.

En tout cas, le mal est fait. Et nous croulons aujourd’hui sous les propos imbéciles et outranciers de l’accusation autant que de la réhabilitation de la cause des mères qui continuent de souffrir et méritent autre chose. Par exemple une écoute.

Donald WINNICOTT, un pédiatre et psychanalyste anglais disait qu’une mère doit être suffisamment bonne. Suffisamment bonne, c’est aussi suffisamment mauvaise. En effet une mère universellement parfaite, serait la pire éventualité pour un nourrisson qui, ainsi, ne manquerait jamais de rien et qui resterait continuellement dans un état de satisfaction absolue, sans avoir besoin de devenir grand et autonome.

Les mères des enfants autistes ont été injustement culpabilisées. Et elles n’en avaient nul besoin. Lorsqu’un petit enfant ne répond pas à l’attente de ses parents, la question surgit immédiatement : « Qu’ai-je fait qu’il ne fallait pas faire ? », ou « que n’ai-je pas fait que j’aurais dû faire ? ». Il faut croire que beaucoup de psychiatres et de psychanalystes n’avaient pas réglé leurs comptes avec leur propre mère pour que ce sujet prenne une telle ampleur, conforté par la culpabilité spontanée et naturelle qu’il s’agit d’évacuer plutôt que de la consacrer.

Juste à ce propos un petit mot sur les pères. Globalement je les trouve un peu « confortables », s’accommodant bien facilement de la situation. Cela ne veut pas dire qu’ils ne sont pas eux aussi ravagés par ce qui arrive à leur enfant, à leur famille. Il est vrai que, être père, ce n’est pas donné. C’est l’aboutissement d’une maturation parfois un peu longue. Et si l’enfant donne les signes d’une différence, tout peut se compliquer.

La cause de l’autisme

Elles sont multiples et nous n’en avons certainement pas fait le tour. Sans doute aussi que certains « terrains » prédisposent à la survenue de troubles autistiques.

Certaines maladies se manifestent transitoirement par des troubles d’allure autistique qui s’effacent au cours de l’évolution. Pour faire court, nous connaissons de plus en plus de choses dans ce domaine, mais notre ignorance reste immense. Cela n’empêche pas certains d’affirmer un minuscule savoir.

Il existe un syndrome assez répandu, notamment dans le monde des soignants. Il n’est pourtant jamais décrit. Les plus belles descriptions se rencontrent dans la littérature. Personne n’a songé à lui donner un nom. Je me risque à l’appeler le « diafoirisme » en référence au personnage de Molière.

Cela commence à se savoir dans mon entourage que je m’occupe un peu d’autisme. Souvent, par curiosité ou pour m’être agréable, on m’entreprend sur la question. J’essaie d’expliquer ce monde complexe. Presque chaque fois, quelqu’un intervient, péremptoire : « Maintenant on sait que c’est génétique ! ». Le diafoirisme a frappé. Je préfère alors parler d’autre chose.

Et pourtant les gènes ont manifestement une place parmi les causes de l’autisme. Mais pas toute la place.

En référence à son vécu dans les camps de concentration, B. BETTELHEIM a avancé que l’autisme était une réponse de l’individu à une menace imparable et absolue d’anéantissement à laquelle il ne pouvait se soustraire. Cette hypothèse a depuis été abandonnée. Et pourtant, il n’y a pas si longtemps, nous avons été confrontés à une véritable épidémie de troubles autistiques chez les petits enfants adoptés issus des orphelinats épouvantables de CEAUCESCU en Roumanie. BETTELHEIM n’avait peut-être pas complètement tort.

Continuons donc de chercher les causes. Nous en avons trouvé. Nous en trouverons d’autres. Et peut-être un jour une issue thérapeutique émergera pour certains. Méfions-nous cependant des « découvertes » qui révolutionnent la clinique de l’autisme et laissent espérer des avancées radicales. Il y en a plusieurs par an dans le monde, souvent farfelues. Jusqu’à présent sans lendemain.

Comment se comporter avec une personne autiste ?

La première chose consiste à se demander ce que l’on veut faire avec cette personne.

Si vous voulez l’amener à se conformer à nos façons d’être en société, lui inculquer les comportements adéquats, etc., le mieux est peut-être de vous occuper d’autre chose.

Si vous voulez comprendre sa lecture du monde, lui rendre notre société lisible et faire en sorte qu’il s’y sente à l’aise, vous allez devoir aller à sa rencontre  Pas trop vite, pas trop près.

Si vous faites attention à ses signaux, la personne autiste vous manifestera clairement comment vous devez vous tenir. Il faut savoir que, presque toujours, le langage parlé est compliqué pour un autiste. Parfois les paroles, même les plus bienveillantes sont des menaces pour lui. Très vite il ne comprend plus rien et se panique. Il convient d’être économe en paroles, de ne délivrer qu’une information à la fois et d’avoir une gestuelle et des mimiques conformes à notre propos. Très vite, l’aventure de la rencontre commence. Et… vous verrez bien.

Théo PEETERS, un grand connaisseur de l’autisme et un grand pédagogue dont les références théoriques reposent sur l’approche TEACCH , a un jour décliné les qualités nécessaires à toute personne prétendant s’occuper d’autisme. Beaucoup ne sont pas exclusives. Je vous les livre tout de même :

 « Etre professionnel auprès d’enfants autistes, c’est :

- être attiré par la différence

- avoir une imagination exceptionnelle

- avoir le courage de perdre son style

- avoir un grand sens de la responsabilité

- être humble

- avoir des dons didactiques exceptionnels

- pouvoir travailler en équipe

- pouvoir travailler avec des problèmes qui ne seront jamais résolus. » 

Lorsqu’on s’occupe d’autistes, on est très vite confronté aux « troubles du comportement ». Pour ma part je préfèrerais parler de « comportements qui troublent ». Ils sont de tous ordres et ont pour effet de perturber gravement la vie de la personne autiste et de son entourage : hétéro ou auto agressivité, automutilations, violences diverses, troubles des conduites sociales, alimentaires, que sais-je encore… Globalement, ces troubles sont la manifestation d’un état d’angoisse massive que le sujet ne sait comment métaboliser ni exprimer d’une autre façon.

C’est à nous de décrypter, de comprendre ce qui lui arrive.

Le risque est alors pour nous de projeter des modes de fonctionnement psychique qui nous sont propres mais qui n’ont pas forcément cours chez une personne autiste. Schématiquement, il s’agit pour la personne autiste de ne rien ressentir.

Une douleur, un inconfort, une jouissance, un imprévu sont autant d’évènements perturbateurs et menaçants à l’origine des « troubles du comportement ».

Encore une chose.

S’occuper de personnes autistes suppose de disposer au préalable d’un support théorique, d’un outil conceptuel sur lequel appuyer une pensée et une action.

Si on peut se référer à plusieurs théories, ce n’est pas plus mal.

C’est comme avoir plusieurs fers au feu. Contrairement à ce que beaucoup veulent nous faire croire, les différentes approches de l’autisme ne s’opposent pas et peuvent tout à fait cohabiter et même s’éclairer l’une l’autre.

Cognitivistes, et psychanalystes peuvent se parler et progresser ensemble.

Il y a trop eu, et encore aujourd’hui, de positions dogmatiques, d’anathèmes, de fatwas dont les autistes et leurs familles n’ont que faire et qui n’ont d’autre effet que d’obscurcir les connaissances. Je suis plus réticent à l’égard des pratiques comportementalistes. Ceci est lié à ma formation. Lorsque j’étais étudiant, dans les années 60, certains établissements éducatifs pratiquaient le « conditionnement opérant », une méthode éducative directement issue des théories comportementalistes. J’ai découvert par la suite que cette pratique servait de base aux méthodes enseignées dans les écoles vétérinaires pour aider les maîtres d’animaux de compagnie indociles. Ceci dit, pratiquées avec lucidité les méthodes comportementalistes ont fait la preuve de leur utilité. Le principal risque est que, préoccupé avant tout par l’assimilation de comportements adaptés, on peut faire l’impasse sur l’angoisse et la souffrance de la personne autiste.  

En quoi consiste votre travail ?

Je ne suis pas un savant, un théoricien de l’autisme. Il me suffit d’être un praticien, un fantassin. Je suis même un fantassin à la retraite. J’essaie néanmoins de rendre encore quelques services. Actuellement en France le problème crucial est le manque de places dans les établissements spécialisés. Les instances administratives nous adressent en priorité les sujets les plus problématiques, souvent très violents et destructeurs, espérant qu’une solution apaisante se fera jour pour eux. C’est devenu l’essentiel de mon travail.

Il s’agit pour nous de comprendre ce qui se passe pour ce sujet dévastateur et dévasté, de quelle menace il se protège.

Nous savons que pour la personne autiste, les paroles sont comme des coups qu’on lui porte. Très vite nous apprenons à utiliser le moins possible le langage verbal, et toujours les mêmes mots. Notre langage est corporel. Nous utilisons aussi le plus possible les supports visuels. En effet la personne autiste comprend beaucoup mieux ce qu’elle voit que ce qu’on lui dit.

La relation au temps

Pour la personne autiste, chaque instant est l’éternité. Il ne découle pas naturellement de l’instant précédent et il n’annonce pas l’instant suivant. Pour un autiste, le temps ne passe pas. Il reste. Il nous faut être attentifs à ce phénomène et en prendre la mesure. Les professionnels disposent de « timers », sorte de pendules qui indiquent visuellement l’écoulement du temps ainsi que le temps qui reste. On indique systématiquement ce qui se passera après le moment que l’on passe ensemble et ce que l’on fera ensuite.

Ainsi, peu à peu, nous parvenons à donner un sens aux actions que nous entreprenons. C’est la structuration du temps. Elle va de pair avec la structuration de l’espace. Chaque lieu est dédié à une activité et à une seule. Il en va ainsi pour tous les actes de la vie. Les techniques éducatives de cette structuration ont été largement mises au point dans l’approche TEACCH (Traitement and Education of Autistic and related Communication handicaped Children) qui est d’un grand secours dans notre travail d’accompagnement des autistes. Si je parle de TEACCH, je dois aussi parler d’ABA. Cette approche est issue des théories comportementalistes. Sans oublier mes réserves « philosophiques », je constate, qu’utilisée avec bon sens, cette méthode éducative est un outil précieux pour nombre de professionnels souvent désemparés en face de ces sujets étranges. Au fond toutes les références théoriques sont légitimes dans la mesure où on a l’intelligence d’en reconnaitre les limites.

Tout ce travail de structuration suppose un minimum d’organisation corporelle, ce qui est rarement le cas.

Le corps de l’autiste ne tient pas ensemble et la main de son interlocuteur est aussi sa main.

Ce qui rentre et ce qui sort, les aliments et les excréments, se tient dans une zone indéfinie, pas toujours dehors, pas forcément dedans.

C’est auprès du corps de la personne autiste que le premier travail est à faire.

C’est évident pour les sujets les plus désorganisés, mais on s’aperçoit vite que le chantier est immense dans ce domaine pour tous les autistes, même de haut niveau, comme on dit.

J’en viens au cœur de notre métier : la communication et les interactions sociales.

Il n’y a pas d’autisme sans trouble de la communication et des interactions sociales.

Il ne s’agit pas d’un trouble quantitatif, mais d’un trouble qualitatif. Les modalités d’échanges des personnes autistes nous sont étrangères… et réciproquement. Cela ne signifie pas que ces personnes autistes refusent le contact et les échanges. Elles s’y prennent toutefois d’une façon qui nous intrigue, nous inquiète ou nous rebute. Là encore, la réciproque est vraie. Ce trouble relationnel se manifeste différemment selon les compétences du sujet.

Joseph SCHOVANEC parcourt le monde. Il fait des conférences dans diverses langues, racontant son expérience d’autiste. Installé dans son personnage de conférencier sur son estrade, avec le micro la carafe et le verre, il est brillant et captive avec humour son auditoire. A la pause, le même connait les plus grandes difficultés pour demander un café au bar.

 Les sujets dont j’ai eu à m’occuper sont plus déficitaires et représentent l’immense majorité. Nous disposons d’outils spécifiques incluant des supports visuels (pictogrammes, PECS…) mis en œuvre le plus souvent par des orthophonistes spécialisées. Ces outils apportent une aide précieuse à la socialisation des jeunes autistes.

L’autiste et les autres ?

Les autres, c’est nous, les neurotypiques comme disent les autistes entre eux.

Je vis dans un petit village. J’ai l’habitude d’aller acheter mon pain à pied ou en vélo. Un autiste à ma place irait chercher son pain avec un semi-remorque de 35 tonnes. Ce n’est pas impossible, mais c’est compliqué. Imaginez que je vive dans un village conçu pour la circulation des 35 tonnes. J’aurai alors les pires difficultés pour aller à la boulangerie en vélo. Le moins que l’on puisse dire est que nos conceptions du monde ne s’accordent pas.

La personne autiste est toute entière dans l’instant vécu, dans son action, dans son propos. L’autiste ne connaît pas le doute, l’ambivalence, le faux fuyant, le mensonge. Impossible pour lui de se représenter ce qui se passe dans la tête de l’autre (la théorie de l’esprit). De la même façon il ne sait rien de l’empathie.

Son discours est plat, strictement digital et informatif, sans aucun sous-entendu.

Il ne parle jamais « pour ne rien dire ». Il n’évoque pas, n’imagine pas. Il dit ce qui est. Un point, c’est tout.

En somme, il n’a strictement rien à faire sur le divan du psychanalyste.

En revanche il s’accorde facilement avec les approches comportementalistes. C’est une raison majeure de ne pas les ignorer. Pour faire simple au risque de la caricature, la psychanalyse doit beaucoup aux autistes qui ont permis à nos plus grands penseurs d’élaborer un modèle de la construction du psychisme humain. Les autistes doivent aux comportementalistes d’avoir mis au point des stratégies d’échange et de rencontre utiles à leur insertion dans notre monde.

L’autiste et sa famille

L’arrivée d’un enfant dans la famille commence de façon paradisiaque en règle générale. C’est aussi le cas pour un enfant autiste. C’est un bébé parfait. On ne l’entend jamais pleurer. Il est même trop sage. Et puis le petit ange se charge vite d’ouvrir les portes de l’enfer. L’inquiétude se fait jour chez les parents incrédules. Le « pas normal » devient une évidence. Retard du développement, absence de langage, désintérêt, absence de réaction aux sollicitations, troubles du sommeil… Et un jour le verdict tombe. Notre enfant est autiste.

 La vie s’organise autour de ce petit être étrange, inaccessible et pourtant incroyablement présent. L’attention pour lui est totale et constante pour chacun, parents bien sûr, mais aussi frères et sœurs. Les troubles du comportement mobilisent l’énergie de tous. Et il faut apprendre à communiquer avec ce petit enfant à la fois absent et hyper réactif à son entourage. Le reste du monde s’éloigne. Le frère d’un jeune autiste me disait un jour : « Quand je vais à l’école je change de planète ».

Autour de l’enfant autiste, on organise l’espace, le temps, les échanges. Tout est structuré et codifié à l’extrême. On fait la chasse à l’imprévu. La moindre action est planifiée et à chaque manquement on risque le drame. En somme, l’autisme gouverne l’existence de chacun, au risque d’empêcher tout investissement extérieur. Lorsque les deux parents travaillent, la tentation est forte que l’un deux (la mère en général) cesse son activité. On oublie le théâtre, le cinéma, le sport, les sorties, les amis et les réceptions. Les frères et sœurs, petits ou grands, deviennent des auxiliaires parentaux.

 C’est une partie essentielle du travail des accompagnants de veiller au maintien et au développement des acquis d’une vie sociale accomplie pour tous les membres de la famille, et pas seulement pour le petit autiste.

On l’aura compris, les liens que tisse l’entourage avec le petit enfant autiste sont très forts et étroits. Ils sont encore renforcés par la fascination qu’exerce sur les non autistes cette manière particulière de percevoir et de comprendre le monde, cette capacité de mémorisation incroyable et cette impossibilité à organiser des échanges relationnels souples et aisés. En pratique, dès qu’il s’agit de faire quelque chose, une assistance se met instantanément en place, assumée d’abord par les parents, à défaut par un frère ou une sœur. Chaque membre de la famille devient vite un expert pour ce petit enfant qu’il est bien difficile de confier à d’autres, même s’ils font preuve de réelles compétences.

Chaque jour nous mesurons dans nos établissements que s’occuper d’enfants autistes, c’est d’abord s’occuper de leurs parents et de leur famille.

MA RENCONTRE AVEC L’AUTISME

A l’école maternelle

*Dans ma classe de PS (Une fillette d’âge GS) :

- Elle va avec les autres, les observe mais ne joue pas avec eux

- attirance vers la couleur « violette » : elle en badigeonne les dessins des autres enfants, leurs vêtements (de dos) et la moquette de la salle de musique. Elle se promène avec le pot et le pinceau.

-Elle me suit partout et observe ce que je fais.

Dans mon bureau, elle me voit tamponner des documents. Elle fait de même… partout

J’habite le logement de fonction de l’autre côté de la cour de récré. Elle a repéré ce lieu où je me rend régulièrement à certains moments de la journée. C’est mon logement de fonction. Elle finit par aller voir ce qui s’y passe. Tranquillement, un jour, elle s’y rend. Elle entre. L’appartement est occupé. Mon mari est là. Surprise, elle s’enfuit à toutes jambes. Elle se jette contre moi: « Il y a quelqu’un chez toi… Viens! »  Je pose des questions. Elle ne répond pas et s’en va.

- Dans la salle de musique, pendant une séance d’Education Physique,  je filme les élèves en action et ils peuvent se voir dans la TV.

Lorsqu’elle aperçoit son image, elle se jette d’abord par terre et se cache le visage dans ses bras. Puis elle le soulève et se regarde brièvement puis se cache. Elle renouvelle l’opération plusieurs fois. Je laisse faire mais elle finit par quitter la pièce.  Alors je coupe l’image. Et elle revient.

La fois suivante, elle allume la TV elle-même. mais elle n’y est pas. Elle frappe l’écran et me regarde. Mon caméscope n’est pas installé… Colère! Je suis obligée de la ramener en classe. Je vais plus tard lui présenter l’outil qui lui a montré son image. Elle me le demande inlassablement

-Une autre fois, elle vient dans mon bureau. Elle me voit tamponner des documents. Alors, brusquement, elle saisit le tampon, l’encre et tamponne très vite tout ce qui se trouve devant elle. Elle me regarde sans un mot mais j’ai l’impression qu’elle cherche mon approbation. Je lui explique à quoi ça sert et qu’on ne peut pas tout tamponner. Alors elle tourne les talons et s’en va.

*En MS, un garçonnet de 6 ans :

- Cet enfant a choisi de parler en Anglais. Selon les parents c’est arrivé au cours d’un voyage à Londres. Au bout de quelques jours il ne s’exprime plus que dans cette langue qu’il ne connaissait pas avant.

Il voue une passion à sa maman et reste plus méfiant envers son père souvent absent mais très attentif cependant à l’enfant. C’est une relation à 3 très étroite.

Lorsque les parents l’amènent dans mon bureau, il reste d’abord assis entre eux puis il vient se mettre près de moi et me regarde fixement. Je lui parle. Il regarde ses parents. On va lui faire visiter l’école. Les enfants sont en récréation. Il observe en silence, collé à sa mère.

Au bout d’un moment il ose et va se mêler et  rentrer en classe avec eux. Ensuite il s’assoit et attend. Il regarde, il écoute tout en regardant ailleurs et autour de lui mais ne parle pas. Il acceptera désormais de s’y rendre avec le groupe.

- Au début il se contente d’observer et de suivre. Quand la maîtresse pose un exercice écrit devant lui, il n’y touche pas. Il est installé à côté d’une fillette très douce qui lui parle. Il ne répond pas, mais il copie sur elle et fait son exercice. Puis il le porte à la maitresse avec les autres. On ne sait pas s’il est satisfait mais il va recommencer chaque jour sa démarche. la maîtresse en profite pour exploiter la situation.

- Plus tard, il va parler à sa voisine, puis à d’autres. Mais toujours un seul interlocuteur.

A la sortie, il s’habille et fait tous ce que les autres font.

Quand il voit ses parents il attend qu’on lui dise de bouger. Puis il se jette sur eux sans mot dire.

*Je rends visite avec ma fille à une de mes cousine chargée d’un petit groupe d’autistes de 5 à 12 ans (petits Parisiens en vacances à l’Hôpital de San Salvadour au bord de mer entre Toulon et Hyères:

Au début le groupe s’approche et nous touche d’abord derrière puis l’un s’enhardit, les autres suivent et se collent à nous. La maitresse leur demande de s’écarter mais ils se font menaçants. Finalement je m’approche de la table où ils étaient en train de dessiner et je fais de même. Alors tous viennent et font comme moi. C’est à qui prendra la place près de moi. Nous passons ainsi 1 heure au moins. Puis nous devons partir. Alors là !  Ils se mettent autour pour nous en empêcher et l’un se jette à terre et me prend par la cheville. Un second me prend l’autre cheville. Je reste sur place et j’attends. J’explique que je dois partir mais que je vais revenir. Ça dure un moment et puis petit à petit la tension se relâche. Nous revoilà entourées de bras. Ça dure encore un moment et enfin nous pouvons partir. De loin, je vois les enfants reprendre le cours de leurs activités.

Dans tous les cas, on note : silence, observation et imitation et relation entière et exclusive. Puis indifférence et retour à son monde.

Ma première rencontre en famille

J’avais un oncle de 35 ans. Je l’aimais beaucoup.

Moi j’avais 10 ans et j’aimais bien être avec lui. C’était un bon compagnon de jeu.

Il imitait mon écriture pour m’aider à faire mes punitions. En sixième, il m’aidait pour l’Anglais. Et si on voulait s’attaquer à moi, il me défendait et me protégeait. Nous étions toujours ensemble. Mais quand il me prenait dans ses bras, il me serrait si fort que cela faisait peur à ma mère. Pas à moi.

Il vivait en famille. Mi homme- mi enfant, on lui parlait tout à tour  comme s’il était l’un ou l’autre. Il ne remarquait pas la différence mais moi oui et j’étais toujours de son côté.

Tous les adultes de la maison s’occupaient bien de lui  et il obéissait en général à tout le monde.

Mais il était capable de crises de désespoir et de colères terribles qu’à l’époque nous ne comprenions pas, surtout quand on lui refusait quelque chose.

Un jour les crises se répétant trop souvent il avait fallu le mettre dans une institution qui malheureusement n’était pas adaptée à son cas. Il y est mort.

Mais que savions nous alors de l’autisme?

Il était séduisant et charmant et il plaisait à tous,  surtout aux femmes. Elles ne s’apercevaient pas tout de suite qu’il n’était pas comme tout le monde.

Il avait une immense mémoire et une grande intelligence.

J’étais émerveilléee: Il était capable de calculer très vite. Il parait qu’à l’école en CM2 le maître n’avait rien remarqué car il retenait sur le champ ses leçons et les récitait  par cœur. Jusqu’au jour où, envoyé au tableau, il refit le problème à l’envers… convocation de la famille et là … tout le monde se pose des questions…  sauf moi bien sûr, lorsqu’on me raconte cette histoire. On cherche des causes. Il a fait une chute d’une terrasse à 4 ans. Ca doit venir de là. Un point c’est tout.

Enfant, je me retrouve un peu dans la relation qui est décrite dans le livre. Je pourrais m’y glisser. C’est sans doute pour cela que j’ai plongé dans ce livre.

Paule et René

 

Finalement un enfant et un adulte Asperger ça a probablement des points communs.C’est sans doute pour cette raison que la relation de confiance et la communication  a pu s’établir entre eux.

Lisez cette lettre. Et comparez les mots avec le discours du héros du livre.

fichier pdf 31 aout 1949 Lettre de René 30 ans à Paule 8 ans

 

Alors peut-être faudrait-il s’interroger sur les similitudes positives qui pourraient être utiles à un adulte qui veut s’engager dans cette voie.

 

LIENS INTERESSANTS,  parmi des tas d’autres

* Jacques Vazeille sur Facebook

Jacques Vazeille

« Ça y est ! Mon premier roman, et vraisemblablement le dernier est référencé sur les grands sites : Chapitre, FNAC, Hachette, Amazon, Baudelaire… « MURS » éditions Baudelaire. … en librairie. J’attends les critiques de pied ferme. » Jacques Vazeille

J’ai découvert, au hasard de mes recherches ce document dont Jacques Vazeille pourra sans doute nous parler. Je ne suis pas assez compétente pour cela.

* Cliquez sur ce lien:  Lireettirelire

A quoi servent les livres s’ils ne ramènent pas vers la vie, s’ils ne parviennent pas à nous y faire boire avec plus d’avidité ?  [Henry Miller]  Extrait de Lire ou ne pas lire.Un mur ça peut séparer mais aussi réunir. Un mur ça peut protéger mais ça peut aussi s’abattre.

Des murs il y en a vraiment de toutes les sortes. Il y a des murs en briques, des murs en carton, des murs invisibles que l’on a en soi…
Pour Mine, 12 ans, le mur il est entre sa maison et le Château. Sa maison elle y vit avec sa mère et sa petite sœur avec la menace que fait planer la Mère DDASS (merdasse pour les intimes) de l’envoyer en foyer. Le mur la sépare des résidents du Château qui sont des adultes handicapés.
Pour Samson, il y a plusieurs murs. Il y a celui que «  le vieux Monsieur » lui a construit dans la chambre qu’il doit bientôt occuper au Château. Ce mur-là il est fait de boites de cartons. Il est facile de l’abattre et de le reconstruire aussi. Son autre mur, à Samson il est dans sa tête. Car Samson, même s’il ne sait pas trop bien ce que cela signifie, est autiste. Alors il y a entre lui et le monde un mur d’incompréhension, ou peut être plutôt de mécompréhension….
Mais qu’ils soient de briques ou de cartons, visibles ou invisibles, les murs de cette histoire ne résisteront pas longtemps.

 

* Livre : L’autisme, revu et corrigé par un autiste Asperger

TÉMOIGNAGE CONTROVERSÉ D’UN GÉNIE DE LA CONSCIENCE

Mot de l’Éditeur pour ce livre sur l’autisme10 raisons de lire ce livre controversé  sur l’autisme

  1. Vous découvrirez pourquoi les autistes en général, veulent rester autistes…
  2. Vous comprendrez pourquoi les parents défendent parfois avec véhémence et sans le savoir leurs enfants autistes prétextant d’accepter leur différence…
  3. Vous découvrirez la vraie réalité de l’autisme comme on ne vous l’a jamais présenté…
  4. Vous comprendrez les différents symptômes de l’autisme vus et vécus par un autiste Asperger Conscient comme jamais auparavant vous ne les avez vus, par exemple pourquoi la communication peut être défaillante chez certains et d’autres pas…
  5. Vous comprendrez pourquoi les relations humaines peuvent être nuisibles pour les autistes…
  6. Vous comprendrez pourquoi les autistes ont besoin de leur bulle…
  7. Vous serez en mesure de voir le potentiel qui existe dans la condition de l’autisme…
  8. Vous comprendrez comment certains autistes ont accès au génie en eux…
  9. Vous découvrirez quel est le message de Dieu derrière l’autisme…
  10. Vous comprendrez l’autisme au point même de vouloir devenir autiste…

* Le MUR, la psychanalyse à l’épreuve de l’autisme

Le film emblématique de la cause de l’autisme en France

Le MUR, la psychanalyse à l’épreuve de l’autisme, a été réalisé en 2011 par Sophie Robert, et produit par OCÉAN INVISIBLE PRODUCTIONS, en partenariat avec AUTISTES SANS FRONTIÈRES. Cette association, présidée par Vincent Gerhards, milite pour la scolarisation des enfants autistes. Ce film a permis de lever la chape de plomb qui pèse sur la prise en charge des troubles envahissants du développement en France, en Suisse romande et en Belgique francophone. Diffusé en septembre 2011 sur le site d’Autistes Sans Frontières, Le MUR, la psychanalyse à l’épreuve de l’autisme, s’est répandu en quelques jours de façon virale dans le monde entier, avant d’être poursuivi en justice par trois des psychanalystes interviewés, censuré pendant deux ans, et intégralement réhabilité par la cour d’appel de Douai le 16 janvier 2014.

Le MUR, la psychanalyse à l’épreuve de l’autisme expose le point de vue psychanalytique sur l’autisme, par la bouche de dix psychanalystes et d’un pédiatre proche des cercles lacaniens. Pour la première fois, ces professionnels expriment leurs théories dans un langage accessible aux profanes. Devant la caméra de Sophie Robert, ils exposent longuement leurs convictions intimes sur les causes de l’autisme : une psychose (folie) induite par une mauvaise relation maternelle, et les perspectives offertes par la prise en charge psychanalytique de ce trouble : le nihilisme thérapeutique, avec pour conséquence l’enfermement à vie en établissement psychiatrique.

* Le syndrome d’Asperger au féminin

* Le combat des femmes Asperger pour obtenir un diagnostic

* La parole aux personnes autistes: témoignages

Les sites ne manquent pas. mais rien ne vaut la rencontre et l’échange direct.

Je remercie Maurice Arnaud, voisin et résident du Parc, qui nous a présenté Jacques Vazeille que nous allons bientôt retrouver.

toi et moi

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Space Oddity. David Bowie was

Posté par ENO filles le 12 janvier 2016

Portrait de David Bowie 

Le monde du spectacle est en deuil. L’hécatombe de janvier 2016 continue.

David Bowie (nom de scène de David Robert Jones), chanteur, compositeur, producteur de disques et acteur britannique, né le 8 janvier 1947 à Londres, dans le quartier de Brixton, est mort à l’âge de 69 ans, ce 10 janvier 2016 à New York des suites d’un cancer… encore un.

L’icône de la pop et de la mode laisse derrière lui des millions de fans orphelins ! Pour rendre hommage à cet artiste inclassable, « Femmes Plus » revient en images sur ses looks improbables qui ont fait de lui une star mondialement adulée. Cliquez ici

L’annonce de la mort de David Bowie a fait réagir de nombreuses stars!

Paul McCartney, Christine and the Queens, Alizée… de nombreux artistes ont tenu à lui rendre hommage en photo. Découvrez les photos les plus touchantes.

En 1982 David Bowie est très présent dans notre vie de famille,

de par l’engouement que lui voue ma fille de 16 ans à cette période.

Le look suit.

 

1982

 

Nous étions très documentés sur la star de la Pop. Sa musique avait envahi notre espace. Et tout le monde se prêtait au jeu.

Avec « Space Oddity », c’est mon fils de 10 ans, passionné d’espace, qui se lance.

 

Space Oddity

 

David Bowie 1984 dessin au crayon de Paule

Mon hommage à l’artiste: ce portrait au crayon que j’avais réalisé alors pour elle.

 

Et le petit montage photo d’une rencontre improbable entre elle et l’artiste. Mais je ne l’ai pas retrouvé.

Mais qui était David Bowie ?

On le surnommait l’homme aux mille visages. Il dérange, il provoque, mais il fascine. Il estincontournable.

On le dit « inclassable » : En musique il anticipe et traverse les évolutions artistiques de notre époque avec aisance et sans tabous. Boulimique et inépuisable, il  puise dans toutes les disciplines artistiques. Rien ne lui fait peur. Il ose tout. Son look suit cette évolution incroyable

En affaire, il sait faire :

« Un business qui marche est le meilleur art qui soit« 

Et s’il est facile de vendre le talent, il n’est pas si facile de se vendre.

David Bowie fut un grand businessman.

Je vous invite à regarder ce diaporama

que j’avais créé en 2013 et qui dormait depuis

dans mon PC.

 

 Bowie aux mille visages

 

Expositions

« Nothing has changed by Bowie »

La Philharmonie de Paris consacre sa première exposition à David Bowie. Présentée au Victoria & Albert Museum de Londres en 2013, celle-ci sillonne la planète avec un succès retentissantArt. Evene. Le Figaro

 

« David Bowie is »

A Paris du 3 mars 2015 au 31 mai 2015

A un moment j’avais envisagé de m’y rendre mais c’est toujours un peu compliqué pour moi d’organiser ce type de voyage.

« Après son immense succès londonien, l’exposition « David Bowie is » est présentée dans une version légèrement remaniée à Paris en mars 2015 pour l’ouverture de la Philharmonie de Paris. Qu’il s’agisse du glam rock, du funk ou de la soul, du disco ou de l’électro, David Bowie endosse tous les genres avec une longueur d’avance. De « Major Tom » à « Ziggy Stardust », d’ « Aladdin Sane » à « Halloween Jack », David Bowie, fasciné par les avant-gardes, s’invente, se métamorphose et exhibe son corps devenu spectacle. Londres, New York, en passant par Berlin : sa géographie musicale anticipe et traverse les évolutions artistiques de notre histoire récente. 

C’est cet itinéraire riche et fascinant que l’exposition se propose de retracer.

Provenant essentiellement des archives de David Bowie, les documents visuels ou sonores inédits, photographies et films, costumes, éléments scéniques, manuscrits, dessins et instruments témoignent du parcours hors normes et de l’influence sur la culture populaire d’un artiste unique et « inclassable » et font de l’exposition une véritable expérience visuelle et sonore, réalisée en partenariat avec Sennheiser. » Doc. Evene- Le Figaro 

Selon  Olivier Nuc pour Le Figaroscope :

« Pour cette ambitieuse exposition, 300 objets ont été sélectionnés par les commissaires Victoria Broackes et Geoffrey Marsh, parmi les 75 000 stockés dans les archives personnelles de l’artiste.

Manuscrits de chansons, costumes, photographies, studio reconstitué, films, clips et décors racontent une carrière spectaculaire.

La première partie de l’expo montre la construction mentale et culturelle de David Jones. Influencé par son demi-frère Terry, le jeune homme absorbe aussi le jazz et le rock’n'roll venus d’Amérique.

 À 18 ans, en 1965, Jones devient Bowie : la lettre en attestant officiellement est présentée.

L’histoire s’accélère. Gilbert & George, Andy Warhol et Stanley Kubrick qui lui inspire « Space Oddity », son premier tube, imprègnent le travail du jeune homme.

Diffusé sur un écran géant, le passage de Bowie dans « Top of the Pops », le 6 juillet 1972, est le moment où l’exposition bascule, comme la carrière du chanteur : l’Angleterre découvre cette créature ultra sexuée et ambiguë.

La suite du parcours montre avec quelle virtuosité l’artiste se renouvellera sans cesse.

Des écrits de Tristan Tzara aux toiles de Sonia Delaunay en passant par la méthode du cut-up chère à l’écrivain William Burroughs, Bowie puise dans des disciplines nobles la matière de chansons populaires et consigne ses textes dans des cahiers, avec une écrite de petit garçon appliqué.

L’apport de Bowie à la vidéo musicale, indéniable, est résumé par des clips sidérants de modernité.

La section finale, elle, offre quelques-unes des plus belles performances scéniques de Bowie. » 

Biographie de David Bowie

Date de naissance : 8 Janvier 1947
Adolescent, David Robert Jones suit des cours de théâtre et de mime, tout en apprenant à jouer de divers instruments. Tout au long de sa carrière, Bowie mêlera intimement ces deux genres, créant des personnages pour théâtraliser sa musique.

Son parcours débute en 1965, son premier succès sera ‘Space Oddity’ en 1969.

L’éclosion d’un artiste majeur survient avec Hunky Dory en 1971, initiant le mouvement glam et préfigurant l’incroyable déferlante Ziggy Stardust, qui revisite le rock avec panache.

La personnalité de sa création sera si écrasante que Bowie y mettra fin en 1973 et se lancera dans de nouvelles perspectives musicales : le disco soul Station to Station, la préfiguration de la new wave avec la fameuse trilogie berlinoise : Low et Heroes, 1977.

Les années 1980 seront synonymes d’un grand passage à vide sur le plan musical et paradoxalement un grand succès commercial.

Entre-temps, il multiplie les rôles au cinéma Furyo.

Son grand retour survient avec les années 1990 avec Outside et ne se démentira pas ensuite, marquant un chemin artistique à la qualité et à la longévité exceptionnelles.

En 2003, il signe Reality. Il mettra dix ans à enregistrer un nouvel album studio, ce sera The Next Day en 2013.

Entre temps, David Bowie prête sa voix à quelques personnages de dessins animés. 

Son dernier et 26ème album, Blackstar, sort le 8 janvier 2016, le jour de son anniversaire. ,

Deux jours plus tard, le chanteur iconoclaste David Bowie, décède à l’âge de 69 ans, des suites d’un cancer contre lequel il se battait depuis 18 mois. 

 

David Bowie au Festival de Cannes

Une grosse bourde pour une faute de frappe, un malentendu cocasse, un peu de flemme… Il fait l’objet de l’une des anecdotes les plus étonnantes autour du plus grand festival de films au monde.

C’était en 1983. David Bowie est à l’affiche de « Furyo« , le film de Ōshima Nagisa, en compétition officielle. Quelques heures avant le palmarès, une fuite laisse entendre que « le film japonais » aura la Palme d’or. L’équipe d’Ōshima, dit-on, sable déjà le champagne, oubliant qu’un autre film japonais figure dans la sélection. Et ce sera « La Ballade de Narayama » de Shōhei Imamura qui sera récompensé ce soir-là…
Presque 10 ans plus tard, en 1992, le même Bowie et Chris Isaak ont tous deux un rôle dans le film de David Lynch  »Twin Peaks, Fire Walks With Me« .

Lors de la soirée organisée autour du film, ils doivent donner un concert commun… Croit-on du moins, car en lieu et place de Bowie et Isaak, les convives auront droit à un concert de… Pow woW.

Bowie en quelques citations

Esthétique, musique, célébrité… citations de David Bowie

Impossible de réduire un homme à quelques citations, encore moins un artiste total comme David Bowie. Mais on a tenté d’en retrouver les plus intéressantes.

 « Je pense que nous aimons tous les cheveux longs et nous ne voyons pas pourquoi nous devrions être persécutés pour cela. »

En 1964, David Jones a 17 ans et va sur le plateau de la BBC pour défendre ses choix esthétiques, en tant que président de The Society for the Prevention of Cruelty to Long-Haired Men (Société pour la prévention de la cruauté envers les hommes aux cheveux longs).

 « Vous savez comment j’ai connu Iggy et Lou Reed ? C’était à une fête de RCA au Max’s Kansas City à New York et on m’a présenté à Lou. Il a immédiatement commencé à me raconter une histoire sur un mec qui s’injectait de la drogue par le front – typique de Lou. Et alors apparaît ce petit mec marrant, tout loqueteux avec les dents cassées et Lou dit : “Ne lui parle pas, c’est un junkie.” C’était Iggy. On ne pouvait s’empêcher de l’aimer, il était si vulnérable. »

 

Interview au magazine de musique britannique Disc en 1973.

 « Non seulement je faisais une reprise d’une chanson du Velvet avant tout le monde, mais en plus je la faisais avant que l’album du Velvet  sorte. »

Extrait d’un article de Libération dans lequel Bowie raconte l’impact qu’a eu le Velvet Underground lorsqu’il l’a écouté pour la première fois.

 

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« J’aime le rock’n’roll. Tout ce que j’ai dit jusqu’ici à ce propos était faux. Je l’aime. Je l’aime parce que c’est rempli de menteurs. Jamais dans ma vie je n’ai été dans un milieu où je pouvais dire autant de bobards et m’amuser tellement en le faisant. »

 

Interview au magazine de musique américain Circus en 1976.

« J’essayais pratiquement tout. Et je crois avoir fait à peu près tout ce qu’il est possible de faire, à part les choses vraiment dangereuses, comme être un explorateur. Mais tout ce que la culture occidentale a à offrir, je l’ai vécu. »

 

 

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Bowie au festival de Cannes en 1978. (AFP)

 

Interview au journal britannique The Telegraph en 1996.

« Je suppose qu’en tant qu’artiste, il ne s’est pas toujours agi pour moi d’exprimer mon travail. Je voulais vraiment, plus que tout, contribuer d’une façon ou d’une autre à la culture dans laquelle je vivais. »

 

Interview au magazine GQ en 2002.

« J’ai l’impression d’avoir invariablement écrit sur les mêmes sujets depuis 35 ou 40 ans. Il n’y a eu que peu de place pour le changement avec moi. Tout n’est que découragement, désespoir, peur, isolement, abandon. »

 

Interview à la BBC en 2002. Bowie en 2002 ( AFP / MARTIN BUREAU)

« Je savais ce que je voulais être, à savoir un auteur-compositeur et un interprète, et je sentais que l’on me résumait désormais à cette bisexualité et pour très longtemps. L’Amérique est très puritaine et je pense que ça m’a empêché de faire beaucoup de choses. »

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Interview au magazine Blender en 2002.

« La célébrité, en soi, ne vous donne bien sûr le droit à rien d’autre qu’à une bonne table dans un restaurant. Cela doit être assez connu aujourd’hui. Je suis stupéfait par le postulat que la célébrité doit être l’alpha et l’oméga, et tous ces jeunes gens que l’on veut imposer au public et que l’on a convaincu que tout est permis pour devenir célèbre. C’est une triste situation. Ma génération était peut-être arrogante et ambitieuse, mais je pense que l’idée était que si on faisait quelque chose de vraiment bien, on deviendrait célèbre. Aujourd’hui, il faut tout faire pour être célèbre, ce qui n’est pas du tout la même chose. Et beaucoup d’entre eux se retrouveront avec ce sentiment de vide en eux. »

Extrait d’un entretien au magazine Performing Songwriter en 2003.

« Je ne sais pas où j’irai à partir d’ici, mais je vous promets que ça ne sera pas ennuyeux

Sur scène lors du concert

au Madison Square Garden pour ses 50 ans en 1998.

 

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David Bowie sur YouTube

Et quelques-uns de ses succès:

TINA TURNER ET DAVID BOWIE – TONIGHT

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QUEEN ANNIE LENNOX ET DAVID BOWIE

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QUEEN & DAVID BOWIE – UNDER PRESSURE

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MODERN LOVE

David Bowie & Mick Jagger – Dancing In The Street

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CHANGES

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THE STARS

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MOONAGE DAYDREAM

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THE MAN WHO SOLD THE WORLD

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VALENTINE’S DAY

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REBEL REBEL

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ABSOLUTE BEGINNER

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BLUE JEAN

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CHINA GIRL

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ASHES TO ASHES

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HEROES

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LIFE TO MARS

(j’adore)

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SPACE ODDITY

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LET’S DANCE

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BLACKSTAR

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et pour finir

SUR LE PORT D’AMSTERDM

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Saint-Valentin 2015

Posté par ENO filles le 13 février 2015

Saint Valentin 2012 dans 2012 Animation11

 

To my love

14 février  2015

Et s’il n’y en avait qu’une ce serait elle…

Ringarde ! Romantique !  La Saint-Valentin est loin de faire en apparence l’unanimité.

Logique! Elle est rangée elle aussi avec Halloween, Noël, Pâques etc. dans la catégorie « fêtes commerciales » -en 2015 tout est commence… , mais elle demeure le symbole de la fête de l’amour et comme Noël, elle se prépare parfois des semaines à l’avance.

Finalement peu de couples négligent en réalité le 14 février.

Soirée romantique, repas en amoureux… petits cadeaux, préparatifs à ne pas négliger pour une Saint-Valentin réussie. Chaque année, c’est le même casse-tête… ! Diner romantique, week-end en amoureux, soirée coquine ou plateau télé sur le canapé… 

Quel cadeau de Saint-Valentin offrir à sa moitié ?

Quel repas préparer pour le 14 février ?

Tous les conseils sur Magicmaman.

Premier conseil

Offrir des fleurs. Et quelles fleurs? La rose est la reine de la fête

offrir des roses

Mais pas n’importe laquelle.

En effet, les fleurs n’ont pas toutes la même signification.

Il y a la couleur bien sûr!

Le rouge? Tout le monde le sait!  Le jaune aussi ! Mais les autres?

quelle couleur

Attention donc aux faux-pas. Cette infographie pourrait bien vous sauver !

Il a aussi le nombre…

combien de roes

 

Et aussi la forme

En fonction de l’ouverture de la rose, ça change aussi ! Plus elle est ouverte, plus l’amour est passionné !

quelle forme de rose

et cette année il y a la taille…. 

regardez plutôt…

 

Rose géante présentée à Télématin aujourd'hui

 

Alors, laquelle allez-vous lui offrir!!!

De nos jours

La demande en mariage

Comment faire sa demande en mariage

il la demande en mariage avec un flashmob

Image de prévisualisation YouTube

La demande en mariage romantique

Voici une sélection non exhaustive de lieux mythiques pour déclarer sa flamme de la plus belle des manières

fichier ppt 2010 Les plus beaux lieux pour s’aimer

La demande en mariage traditionnelle

La demande en mariage est traditionnellement exprimée par l’homme, et selon la tradition, le jeune homme doit demander l’accord du père de la jeune fille. Ce dernier accepte ou non, prenant en compte les sentiments ainsi que  les conditions matérielles et financières du jeune homme, afin de s’assurer qu’il pourra subvenir aux besoins de sa fille. Aujourd’hui, les rares personnes qui respectent cette tradition le font généralement pour la forme, après s’être enquis au préalable de l’accord de la jeune fille.
Traditionnellement, on fait sa demande en mariage avec le genou posé à terre et la bague de fiançailles dans son écrin à la main. Pour une bague de fiançailles il est d’usage d’offrir un solitaire (bague composée d’un seul diamant principal). Les plus vendus à cette occasion ont un diamant de forme ronde, que l’on appelle un brillant. 
Malgré la tradition, les femmes franchissent de plus en plus le pas les premières. Il est devenu assez commun pour la femme de demander un homme en mariage. 
Il est classique d’organiser une fête pour célébrer ses fiançailles sa famille et ses amis.

L’Histoire de la Bague de Fiançailles
La coutume d’offrir une bague lors des fiançailles était déjà présente pendant l’Antiquité romaine et grecque et certains disent que la tradition remonte à l’Égypte antique. Au Moyen Age, lors des fiançailles, l’homme comme la femme échangeait un simple anneau sans pierre précieuse.

On raconte que la première femme à avoir porté des bijoux en diamants serait Agnès de Sorel (1422-1450), maîtresse de Charles VII. C’est à cette époque que remonte la tradition de porter une bague de mariage en diamant et l’archiduc Maximilien de Habsbourg en offrit une à Marie de Bourgogne en 1477. Le diamant, pierre extrêmement résistante, devient le symbole de la fidélité conjugale.

Pour une bague de fiançailles il est d’usage d’offrir un solitaire (bague composée d’un seul diamant). Les plus vendus à cette occasion ont un diamant de forme ronde, que l’on appelle un brillant.

La soirée romantique (!!!)

Nuit torride en vue… 9 fantasmes 1/2

Karine : « Je voudrais organiser une petite soirée chaude pour mon mari à l’occasion de son anniversaire. J’aimerais lui soumettre différents gages sur des petits cartons qu’il choisirait au grès de la soirée et de ses envies… Donc je vous sollicite pour avoir des idées de gages ; j’ai déjà une liste de gages mais j’attends vos idées. Merci à pour votre contribution à mon futur plaisir ! »

Voici les conseils des magicmamans !
Marine : « Voici quelques idées : demander la couleur de la petite culotte de la voisine, manger des huitres, du gingembre, du chocolat, s’habiller en nuisette, et aller chercher le courrier, téléphoner à un pote, et lui dire qu’il le voit d’un autre œil… »

Laure : « Et bien tu regardes « 9 semaines et demie », et tu as tout ! »
Julie : « Boire du lait tout en en laissant tomber délicatement sur son menton, le tout en peignoir et grosses chaussettes, il n’y a que Kim pour y arriver ! La seule fois où je me suis amusée à le faire, j’avais l’air d’une sale gamine dépenaillée et qui bavait ! »

Laure : « Tout l’art consiste à se laisser glisser langoureusement le long du frigo en buvant du lait qui dégouline mais en gardant un air purement sensuel ».

Léa : « Si tu veux du hard regarde « Lune de fiel » de Polanski… Avec ces deux films, tu es la déesse du sexe…. »

Karine : « Eh bien je n’ai plus qu’à louer les dvd … ».
Justine : « Pense aussi aux petits trucs à la chantilly ou au champagne. Amusez-vous bien »

Marion : « Voici mon idée : il doit te voir passer la serpillère en nuisette courte sans petite culotte ! »

Paule : « Est-ce que ton mari a une passion ? Le cinéma par exemple : tu te déguises et tu rejoue pour lui une scène de ciné chaude (« Basic instinct » ou « 9 semaines.. ».) »

Justine : « Basic Instinct…heu ça peut le refroidir si elle sort le pic à glace ! »

Paule : « Sinon tu as la fessée, les menottes, la confiture sur des parties intéressantes, les déguisements (infirmière, pompier ou je ne sais quoi), la lecture d’un livre érotique avec obligation de ne pas se tripoter, la webcam, etc… »

Martine : « Cela me fait penser à une copine qui voulait faire une soirée surprise à son homme. Elle lui avait laissé un petit mot à la maison avec « 20h ce soir » et une adresse. Arrivé là-bas, c’était un hôtel 4 étoiles. A la réception, on lui donne la clé de la chambre accompagnée d’un mot « mets-toi à l’aise, j’arrive ». Une fois dans la chambre, un autre mot qui lui disait qu’il pouvait profiter du champagne en l’attendant.

Elle arrive ensuite, vêtue d’un imper qui cachait un super ensemble sexy genre guêpière, porte jarretelles. Elle ne m’a pas raconté la suite mais je pense avoir largement deviné… Elle me dit qu’elle organise au moins deux fois par an ce genre de petit divertissement. Moi je trouve ça trop top! »

DES FILMS DE SAINT-VALENTIN

A choisir ici si vous aimez les films romantiques.

Cette année le film romantique a changé .

Le romantisme n’est plus ce qu’il était.

Loin de l’Univers de Peynet, vous avez le choix entre deux films.

 

50 nuances de Grey

 

« 50 nuances de Grey « :

« Le masochiste est celui qui vit l’attente à l’état pur » écrivait Deleuze dans son introduction à Sacher-Masoch. C’est la définition-même d’une jeune fille romantique.

C’est l’histoire d’une romance passionnelle, entre un jeune homme riche amateur de femmes, et une étudiante vierge de 22 ans, qui vire à une relation sexuelle sulfureuse teintée de sado-masochisme .

Phénomène cinématographique de l’année,  Cinquante Nuances de Grey est premier volet d’une trilogie racontant la relation sexuelle teintée de sado-masochisme entre une étudiante et un jeune milliardaire, impliquant la servitude, la discipline et différentes déclinaisons du sadisme et du masochisme.

Le roman a été un énorme succès de librairie avec plus de 70 millions d’exemplaires vendus dans 50 langues.

Au terme d’une bataille à coups de millions de dollars Universal remporte les droits d’adaptation en mars 2012. Après bien des migraines, des tergiversations, des abandons, le rôle du milliardaire Christian Grey est joué par le Jamie Dornan (élégant clean cérémonieux déterminé… et Sexy), qui jouait le comte Axel Fersen dans Marie-Antoinette de Sofia Coppola. Le rôle de l’étudiante Anastasia Steele sera pour sa part interprété par Dakota Johnson [21 Jump Street]

Mais tout ce tohu-bohu autour du caractère sulfureux du film n’était pas nécessaire. Mais le coup d’œil en vaut la peine. Les scènes « trashes » que le public attendait tellement ne le sont pas tant que ça. Seules quelques images furtives de seins et de fesses sont visibles à l’écran. Tournées d’une manière très artistique, les scènes de sexe ne mettent pas mal à l’aise, à l’exception bien sûr, des plans où le tourmenté Christian Grey corrige sa soumise. La tension sexuelle contenue de « Twilight » était beaucoup plus forte.

Les lecteurs du roman semblent le regretter.  Je suis quant à moi satisfaite de la retenue observée car ce film dans l’air du temps attire, un peu trop pour moi, un jeune public français non préparé.

Et oui! en France le film n’est interdit qu’au moins de 12 ans pour 16 dans les autres pays. [Ce soir mon cinéma habituel affiche complet].

et

« Toute première fois » :

 

affiche film Toute premiere fois

 

 

Jérémie, 34 ans, émerge dans un appartement inconnu aux côtés d’Adna, une ravissante suédoise aussi drôle qu’attachante. Le début dʼun conte de fées ? Rien nʼest moins sûr car Jérémie est sur le point de se marier… avec Antoine.

Comme je suis de nature curieuse, j’ai vu les deux

Je me contenterai de dire que dans les deux cas la notion classique des valeurs sociétales pourrait presque être considérée comme sauve.. pour l’instant … mais cela ne changera pas le vent de l’Histoire. Je m’abstiendrai de tout commentaire supplémentaire.

barrerose2

Archive pour la catégorie ‘Saint-Valentin’ sur le blog

fichier pps 14 février 2006 L’amour en héritage

Bientôt la Saint-Valentin Peynet éternel

14 février 2008 Attention! Un nouveau virus circule sur le Web aujourd’hui.

LES AMOUREUX PEYNET

14 février 2009 Les amoureux Peynet — patrimoine de l’imagerie populaire

fichier pps 2009 les amoureux Peynet

14 février 2009 Les plus Belles lettres d’amour

DIAPORAMA Les amoureux Peynet — patrimoine de l’imagerie populaire (repris ci-dessous)

9 février 2010 J-5 Quand revient la Saint-Valentin

Quelques sites sur Peynet

Raymond Peynet le site officiel

Raymond Peynet

Peynet shop

5 février 2011 Bientôt la Saint-Valentin Peynet éternel

10 février 2011 La Saint-Valentin

14 février 2011 Un peu, beaucoup, passionnément !

17 février 2011 Le musée Peynet d’Antibes

13 février 2012 Saint Valentin 2012

- Coeur de papier

- L’Amour est une route, diaporama

- Quelques citations

Jeudi 14 février 2013 – Un rendez-vous à ne pas manquer

-L’AMOUR EN CHANSONS

LOUIS CHEDID – On ne dit jamais assez aux gens qu’on aime qu’on les aime

UN HOMME ET UNE FEMME-Francis Lai

Image de prévisualisation YouTube

9 février 2011 Image de prévisualisation YouTube

Image de prévisualisation YouTube

https://www.youtube.com/watch?v=MuZ4-cdGgQE">https://www.youtube.com/watch?v=MuZ4-cdGgQE/0.jpg" alt="Image de prévisualisation YouTube" />

Document INA chansons d’amour

Parce que de nombreux artistes ont sublimé les mots doux avec des notes de musique, ina.fr vous propose une sélection de chansons d’amour. + de détails

Bardot et Becaud

http://www.ina.fr/video/MAN9003234946#rpctoken=1814076682&forcesecure=1

 

QUIZ DU BLOG

quiz amitié dans Amitié

Les couples célébres de la Mythologie et Autres couples célèbres

Mais que deviennent les histoires d’amour?

LECTURES

« Le Roman du mariage » aux Editions de l’Olivier

VIDEOS DU BLOG

Une chose rare…amour hétéro (vidéo supprimée)

Animations

Un peu d’humour

DIAPORAMAS DU BLOG

Certains diaporamas du blog on disparu, hélas avec leur hébergeur.

(Il est  conseillé d’enregistrer avant de visionner, c’est bien plus rapide).

 

 

 

 

 

Jeudi 14 février 2013 - Un rendez-vous à ne pas manquer dans 2013 animation1-300x132

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Halloween 2014

Posté par ENO filles le 31 octobre 2014

Happy Halloween! cliquez sur ce titre

Ce soir, c’est le grand soir…  celui où l’on a envie de se faire peur… exprès ! Pour rire ! Of course !

Mais faites gaffes aux imitations. Des clowns malveillants sévissent dans nos rues.

Les visages dissimulés sous des masques sont interdits C’est ça l’Actualité en 2014!

Alors, accompagnez vos enfants et soyez vigilants.

Ha ! Ha ! Ha ! Voici des farces ou je ne m’y connais pas !

Vous êtes bouillonnant d’idées? Vous calez?

En voici quelques-unes retrouvées dans les archives de mon ordinateur

« La saucisse infernale de Brunilda », un truc qui fait peur aux mamans

Tu construis ou tu prends une petite boîte et une saucisse de couleur marron clair ainsi que du ketchup.
En cachette, tu coupes la saucisse à la taille de ton doigt. Tu colles un faux ongle rouge ou pose un simple vernis à ongles. Tu mets la saucisse dans la boîte et du  Ketchup pour faire comme si ton doigt était coupé!
Tu fermes la boîte et la dépose devant la porte avec ce petit mot sanglant : « Ce doigt appartient à votre fille!!! »

Tu sonnes à la porte, tu te caches et tu attends…

De Sophie Corbin : prendre un œil par la main …

Les ingrédients :
- de la gelée aux fruits rouges
- du raisin blanc de préférence
- et un saladier
Tu retires la peau des raisins

Dans un saladier tu mets la gelée puis mélange les raisins pelés à la gelée.
Au milieu de ta fête tu prends la personne la moins trouillarde (sinon tu risques un problème ). Tu lui bandes les yeux et tu fais la fais patienter dans une pièce à part.
Tu demandes à un complice d’aller se coucher sur un lit ou un canapé et tu retournes voir la victime. Tu l’amènes devant le complice allongé et poses ses mains sur plusieurs parties du corps et en dernier sur les yeux. Là tu plonges ses mains dans la gelée, la victime va hurler car elle pensera qu’elle lui a arraché les yeux. Bien sûr à ce moment  en plus le complice criera de (fausse ) douleur.

Chez moi, pour Halloween

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Souvenirs

Album de famille

Les repas de Paule,

Chaque année, avant cette fameuse nuit d’Halloween, je décorais l’entrée de la maison.

Il y avait des citrouilles, des fantômes, des squelettes, des tombes dans le jardin…
Le plus important est ce fantôme fluorescent costumé en Dracula assis tout en haut, sur le muret de la terrasse. Ma voisine d’en face m’a demandé de le changer de place car cela l’effrayait quand elle ouvrait ses fenêtres. Depuis il avait émigré dans l’escalier.

Ce jour d’Halloween j’avais préparé la maison pour accueillir mes petits visiteurs.

A l’entrée un panneau de bois ensanglanté : « ici maison hantée » et une sonnette d’entrée qui hurle comme un fantôme.

Devant la porte intérieure un tapis hurlant caché sous le d’entrée. Lorsque les enfants franchissent la porte, l’horrible bruit résonne.  Les enfants se précipitent dans la maison.

C’est alors qu’un fantôme noir aux yeux rouges sort de son cadre avec un ricanement sinistre.

« Booooooooooooooooooooohhhhh!!!!!!!!! ».

Les enfants courageux, résistent à la peur.

Dans l’entrée, ils s’inquiètent un peu devant l’escalier aux murs recouverts de toiles sanglantes, en haut duquel veillent un squelette fluorescent, une sorcière armée d’un balai et des fantômes dressés le long des murs.

Partout volent, au milieu d’un fatras de toiles, des araignées et des chauves-souris.

Au bas de l’escalier un rat tente d’échapper au chat noir de Sabrina la petite sorcière.

J’invite les enfants à pénétrer dans la pièce de gauche, d’un geste de la main, aux ongles fourchus… Je suis déguisée en sorcière…

Le salon est plongé dans le noir, juste éclairé par une lumière violette qui fait briller les blancs fantômes de papier collés sur les vitres.

Des toiles d’araignées habitées pendent du plafond et recouvrent les fenêtres.

Au milieu de la pièce, sur le vieux coffre, trône un chaudron surmonté de cornes lumineuses clignotantes rempli de bonbons.

Au moment où ils franchissent la porte, une araignée leur tombe sur la tête et le miroir doré sur le mur du fond s’éclaire, laissant apercevoir une tête de squelette qui hurle « Boooooooooooo ! »

Simultanément, je déclenche à l’aide d’une télécommande un lecteur de CD que j’ai caché dans un coin de la pièce. Une musique effrayante explose dans les oreilles.

Alors là, tout courage disparaît. Les enfants ont la peur de leur vie. Ils en oublient les bonbons et se précipitent dehors en poussant des cris de frayeur.

Haaaaaaaaaaaaaa!

Une demi-heure plus tard on sonne à la porte. Je me prépare à recevoir de nouveaux visiteurs mais ce sont les mêmes qui reviennent, accompagnés de leurs mamans. Ils entrent crânement. Les mamans suivent. Ce sont elles qui crient cette fois.

Et cela finit dans les rires et dans la joie, comme à Halloween il se doit.

Placer dans la chambre de votre mère une grosse araignée en caoutchouc, la poser – tenue par une ficelle – sur le dessus de la porte entr’ouverte de manière à … … ce que ça lui tombe dessus le soir d’Halloween et qu’elle pousse un cri d’enfer !!!!!!!!!!

Des blagues

Et pour finir quelques blagues à raconter :

J’ai vu un super bon film dernièrement : « le squelette sauve sa peau ».

Que font des os qui parlent ensemble ?

Des osparleurs (haut-parleurs).

Ce sont 2 vampires qui discutent.

L’un dit à l’autre : «il vante pour rire, aujourd’hui ».

L’autre répond : «j’ai déjà vu des vampires (vents pires) ».

C’est un vampire qui entre, pressé, dans un bar et demande au barman

- »Vite un bloody, je suis assoiffé »

Une nuit, un vampire sort de son cercueil.
Il demande à un autre vampire quel vaisseau prendre.
L’autre lui répond : le vaisseau sanguin !

Il est minuit,
l’heure du crime …
Le boucher sort son couteau …
Et se beurre une tartine.

Des vidéos

Halloween en France n’est pas aussi célébrée qu’aux Etats-Unis mais tout de même, voici des vidéos qui vous prouveront que cette fête illumine l’entrée dans le mois le plus triste de l’année.

Halloween 2011 par François Charron

Halloween 2011

 

Halloween au rocher des pirates

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Des sons

Top horror themes: des sons pour votre soirée

The Ultimate Halloween Music Dance Remix

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Des lieux terrifiants

 

 

Cliquez ci-dessouscroque mort

fichier pps Les lieux les plus terrifiants du monde

 

Vous avez dit vampire

Pas d’Halloween sans vampire.

Une sinistre tombe renfermant un squelette avec un pieu planté dans la poitrine a été récemment mis au jour en Bulgarie.

 

Un vampire en Bulgarie

Alors qu’il effectuait des fouilles dans les ruines du site de Perperikon, au sud de la Bulgarie, Nikolai Ovtcharov a mis au jour la tombe d’un défunt vraisemblablement accusé de vampirisme.

En témoigne le squelette de celui-ci.

Excavé par l’archéologue, l’ossature de l’individu en question présente en effet un pieu de métal planté dans la poitrine.

Le sinistre tombeau a été retrouvé au sein de ce qui était autrefois la cité de Thrace.

Pour Nikolai Ovtcharov, le défunt a certainement été soumis à un rite destiné à lutter contre les vampires.

Il indique au Telegraph: « Sans aucun doute, nous avons une nouvelle fois affaire à un rituel anti-vampire« .

Un rituel pour les défunts morts dans d’inhabituelles circonstances.

Selon l’auteur de la découverte surnommé « l’Indiana Jones bulgare« , l’objet en métal aurait été planté dans son corps après sa mort afin de l’empêcher de ressusciter d’entre les morts et de hanter les vivants.

« Le rituel concernait souvent des personnes mortes dans des circonstances inhabituelles, comme le suicide par exemple », explique l’archéologue.

Autre détail intriguant : l’os figurant sous le genou de la jambe gauche a été enlevé et placé à côté du squelette du défunt.

Les études menées sur les ossements indiquent que la tombe remonte à la première moitié du 13e siècle.

Au moment de sa mort l’individu était âgé d’entre 40 et 50 ans.

Le pieu planté dans son cœur est en fait une partie du soc d’une charrue pesant près d’un kilogramme.

« Il est enfoncé dans le corps à travers l’os de l’épaule cassé. Vous pouvez clairement voir comment la clavicule est littéralement sortie« , a décrit le spécialiste repris par le Telegraph.

D’autres squelettes de vampire

Ce n’est pas la première fois qu’une sépulture de ce genre est découverte en Bulgarie.

En 2012, les archéologues ont découvert deux squelettes présentant également des pieux dans le buste, à quelque 3.000 kilomètres de là où a été réalisée la nouvelle découverte.

Les défunts seraient morts il y a environ 700 ans.

Selon la BBC, au moins 100 tombes présentant des caractéristiques similaires ont été retrouvées depuis 2012 au sein du pays où les légendes autour des vampires représentent une part importante du folklore de la région.

En savoir plus sur Maxisciences

(Copyright © Gentside Découverte, le site à découvrir)

Déco familiale à Aix

Le  salon mystérieux

Halloween a Aix

La citrouille fraîchement sculptée

 

Dur, dur de plonger ses mains dans la citrouille! N'est-ce pas mon Alain?

Dur, dur de plonger ses mains dans la citrouille! N’est-ce pas mon Alain?

 

J’attends la suite…

Et à toi Valérie, c’est chaque année la même chose.

Je te souhaite un énorme anniversaire halloweenesque.

Naitre un 31 octobre à minuit, ce n’est pas donné à tout le monde

Happy Birthday Valérie

 Horrible fête à tous

Paule

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GRACE DE MONACO fait l’ouverture du Festival de Cannes

Posté par ENO filles le 15 mai 2014

 

 

affiche

 

 

« L’idée que ma vie est un conte de fées est déjà en soi un conte de fée »

Cette petite phrase énoncée par Grace Kelly est la porte d’entrée du film du Français Olivier Dahan, que j’ai vu hier, dès l’ouverture du Festival ou je me suis ainsi invitée.

Et j’aime les contes de fées ou de « faits ».

« Le premier exploit du prince a été d’obtenir la main de Grace Kelly… »

LE FESTIVAL OUVRE SES PORTES

Le festival attendait avec impatience cette œuvre.

« Comme des images de rêve d’un magazine people sur papier glacé, le film « Grace de Monaco » a enfin été dévoilé mercredi en ouverture du festival de Cannes mais ce combat de femme incarnée par une Nicole Kidman super-glamour n’a pas toujours convaincu les cinéphiles

Pourtant Olivier Dahan avait  insisté devant la presse :

« Le film s’ouvre pourtant par cet avertissement: « Ceci est une fiction inspirée de faits réels ». « Ce n’est pas un Biopic … Je ne suis ni biographe, ni historien »

A nous de juger avec ce que nous en savons.

ALORS MOI?

Pourquoi vouloir à tout prix voir ce film, pourtant décrié par la critique et désapprouvé par la famille princière ? Mes raisons sont personnelles et multiples.

J’ai vu « Grace de Monaco » parce que j’ai vécu quelques années dans ce petit pays où les gens étaient chaleureux et familiers. Et je l’ai aimé. Revoir ce décor ou j’ai été heureuse m’a beaucoup émue.

1967 Monaco et moi

monaco

Je vais essayer de traduire ici l’émotion que j’ai ressentie en voyant ce minuscule bout de rocher où j’ai passé les plus belles années de ma vie, ces paysages magnifiques, ces décors de rêve et ces superbes images. On la voit à plusieurs reprises dévaler en voiture la descente vertigineuse de la grande corniche vers Monaco, que j’ai toujours eu peur d’emprunter et où elle a perdu la vie.

Il y avait à peine 3 mois que j’y demeurais et un jour alors que j’étais dans la salle d’attente de mon dentiste, un vieux monsieur m’a surprise par cette réflexion étonnante:

« Vous habitez Monaco?  … depuis longtemps? … depuis 3 mois!… C’est étonnant! Je ne vous connais pas! »

J’y ai eu très vite des amis très chaleureux et très conviviaux, pour qui la différence de niveau social n’était pas importante.

J’ai aimé cette famille princière qui porte le même nom de famille que ma grand-mère paternelle « Les Grimaldi », et dont la ressemblance avec les femmes des portraits de la galerie, du château me troublait.

(Grimaldi, nom d’une ancienne famille noble de Gènes, représente la variation corse et italienne de Grimaud, nom de personne d’origine germanique, issu de « grim » qui signifie cruel et « waldan » qui signifie gouverner, ancien surnom de gouverneur)

J’ai connu le Prince qui venait me dire bonjour très souvent sur le terrain du stade Louis II où j’emmenais mes CM2 jouer au foot deux fois par semaine.

Et nous bénéficions même de ses conseils car je ne connaissais rien aux règles – Ce sont mes élèves qui arbitraient….rires- ce qui l’amusait beaucoup.

J’ai aussi aimé la Princesse. Mais dans le film, sa lingerie ne vient pas du petit Monoprix du boulevard Princesse Charlotte où elle venait en toute « simplicité » l’acheter, avec toujours un petit mot gentil pour les vendeuses émerveillées et de grands sourires pour tous, magnifique, resplendissante comme Nicole Kidman dans le film. Dans le film j’ai cru avoir quelques éléments de réponse à cette attitude bon enfant.

Quant aux enfants, j’achetais à ma fille d’un an plus jeune, les mêmes vêtements que Stéphanie à la boutique « Cendrillon », dixit la vendeuse.

Le Prince Albert, adolescent, ami du fils de ma directrice, était à l’époque un adorable blondinet rougissant à la mèche sur l’œil et au sourire enjôleur.

Les Monégasques sont des gens chaleureux mais très discrets et ils n’ont jamais importuné cette famille qui se voulait proche de son peuple. Ils n’acceptent pas d’emblée les nouveaux habitants mais ils sont ouverts aux relations.

Je ne connaissais pas bien les termes du conflit avec de Gaulle, qui a eu lieu alors que nous étions encore en Algérie.

Mais il était sur toutes les lèvres monégasques et ce que j’en savais à l’époque, c’est qu’à cause de lui, nous étions, nous les Français, les seuls à payer des impôts à la France alors que tous nos amis venant d’autres pays ne payaient rien du tout. Pour pouvoir amarrer notre petit bateau au Port pour une somme modique, nous avions du le mettre au nom d’un ami belge.

Le film a essentiellement porté sur ce conflit où semble-t-il le comportement de la Princesse a eu une incidence. Est-ce vrai? Je n’en sais rien.

La visite d’Hitchcock n’a jamais eu lieu mais Grace était partagée entre l’envie de rester avec son Prince et son désir de continuer à tourner et à être la reine d’Hollywood.

Le réalisateur Olivier Dahan s’est arrangé avec la vérité et l’a même revendiqué et ceci n’a pas été apprécié par les enfants princiers, ce que je peux comprendre.

Si la famille princière a clairement montré sa désapprobation à la seule lecture du scenario, c’est sans doute en particulier en raison de la mise en cause de la sœur du Prince dans le conflit. Pourtant j’y ai trouvé des explications et des similitudes avec des propos entendus à l’époque.

Alors, la famille Grimaldi a-t-elle eu raison de s’émouvoir ?

Le film, ne fait pas preuve d’impudence à l’égard de la mère d’Albert II, Caroline et Stéphanie. Mais le réalisateur prétend qu’une taupe rode au Palais.

« Et c’est peut-être ce passage du scenario que la famille princière n’a pas apprécié, car Olivier Dahan fait de la propre sœur de Rainier, Antoinette -aujourd’hui décédée- une espionne à la solde des Français, prête à s’emparer du trône »

L’histoire commence ainsi, en 1962

Quelques images d’archives… Le mariage d’amour dure depuis six ans.

L’actrice américaine Grace Kelly n’a pas encore réussi à devenir princesse et à s’adapter à l’atmosphère affectée du palais.

Avec la cantatrice Maria Callas, compagne du richissime armateur Aristote Onassis, dont le yacht est amarré à Monaco elle écume grands couturiers et grands joailliers parisiens et enchaîne les tenues et les états d’âme.

Elle est entraînée à reprendre le chemin d’Hollywood et d’y tourner pour Hitchcock le fameux film

grace ancien

« Pas de printemps pour Marnie » qui aurait pu être le rôle de sa vie.

Mais Monaco est en conflit fiscal ouvert avec la France, au point que le général de Gaulle ordonne le blocus de la Principauté qui tente de résister.

Mais que veut de Gaulle ?

Il doit gérer la Guerre d’Algérie. Pour lui ce conflit est un mal nécessaire.

Il accuse le prince de faire une cour éhontée aux sociétés françaises.

Il veut que Monaco soit un protectorat et fasse cesser cette exonération fiscale. Il veut que les Français qui y résident payent des impôts. Et que les impôts perçus soient reversés à la France

« Ce n’est pas une négociation, c’est de l’extorsion »

Mais la Principauté n’a pas d’armée pour résister à de Gaulle.

La Principauté doit affronter l’Agent du trésor de de Gaulle et juge ce colonialisme d’un autre siècle. Le Prince est inquiet. A Monaco, pas d’armée pour résister à de Gaulle

Grace est préoccupée par l’apparente frivolité de la Principauté. Il y est question du bal annuel de la Croix Rouge alors que la Princesse voudrait plutôt que cette dépense soit mise au service de l’Hôpital. Elle affronte un peu trop vertement le débat.

Rainier ne veut pas que sa princesse adopte une attitude tropfranche, trop directe, trop américaine à son goût.:

« Vous êtes à Monaco et les bals ont autant d’importance que l’hôpital »

Grace se rebiffe : « Je ne sais pas si je pourrai passer le reste de ma vie dans un lieu où je ne peux pas être moi-même »

Grace doit choisir: rester aux côtés de Rainier ou reprendre sa carrière.

La princesse se confie au prince qui lui dit qu’elle agisse comme elle l’entend. Elle veut gérer elle-même la situation avant de se décider officiellement.

Mais un communiqué « venu du palais » court-circuite le projet : « la princesse aurait accepté de jouer le rôle de Marny pendant ses vacances d’été ». Hollywood est ébranlé par ce retour.

Nicole Kidman, lumineuse, incarne donc cette princesse tourmentée et partagée tandis que Rainier (Tim Roth) doit se débattre pour trouver une issue à son conflit avec la France.

Et la principauté ?

Rainier et Grace sont en conflit. Il va jusqu’à lui reprocher sa coupe de cheveux trop moderne.

L’union bat de l’aile. Divorce ou non? Ceci n’est plus un conte de fées.

De plus, s’il y avait séparation, Monaco serait perdue.

Les monégasques n’approuvent pas et la rejette. Les ragots vont bon train.

Actrice ou princesse ? Ils ne veulent pas des deux.

Comment va réagir de Gaulle?

Le conflit s’aggrave. C’est le blocus. *

À quelques jours d’une invasion, Rainier se mure dans le silence et la colère et ne veut pas céder :

« Nous sommes la plus ancienne couronne d’Europe (…) Monaco est le symbole de la liberté depuis 1914 »

(De 1793 à 1814 Monaco est donc intégrée à la France, sous le nom de Fort d’Hercule. Elle fait partie des Alpes-Maritimes, puis est rattachée à l’arrondissement de Sanremo)

La fin de la guerre d’Algérie survient. Mais l’Algérie ne veut pas de l’indépendance.

De Gaulle est affaibli. (Attentat contre de Gaulle à Paris)

Il se sert de la famille princière proche pour gagner.

Grace doit absolument choisir son camp. C’est très dur pour elle!

Mais qu’importe, l’amour triomphe toujours sur le Rocher et, comme dans les contes de fées, c’est un bal qui résoudra la crise diplomatique

 

EPILOGUE

« Le véritable amour c’est l’engagement (…) Je veux incarner la principauté… »

Elle va se soumettre à des cours de protocole  et  de maintien rigoureux. Elle devra séduire les monégasques méfiants.

Grace a choisi : elle choisit son prince et sa famille. Elle renonce à Hollywood.

Mais, lui dit Hitchcock : « Veillez toujours à rester dans le champ »

LE BAL DE LA CROIX ROUGE

Au Comité de la Croix Rouge il est décidé de relancer le bal pour le 9 octobre.

Grace ne se « défile » pas cette fois. Elle va s’y préparer avec soin.

Le général de Gaulle est convié. Le monde entier lui a tourné le dos. Le Chef de l’Etat hésite.

La Sœur de Rainier est bannie pour trahison. Mais auparavant son fils qui aurait été complice du Général dans cette affaire, doit mystifier de Gaulle qui, dupé et coincé, va accepter l’invitation.

Mai 1963 signe la fin du blocus.

Au bal Grace a enfin trouvé son véritable rôle.

Elle est « Son Altesse Sérénissime la Princesse Grace de Monaco, Présidente de la Croix Rouge monégasque »

Elle va prononcer un discours magnifique et émouvant dont en voici des bribes :

« Faire la même prière chaque soir (…) La croix rouge est une force du bien  (…) un mariage royal implique de faire des choix  (…) J’ai choisi la maison de Monaco  (…)

Tout peut sembler dérisoire, (…) les Monégasques sont des gens dignes qui aiment et respectent leur petit bout de planète  (…) Face à une tâche qui vous dépasse on doit jouer tous les rôles  (…) Tout ouvre sa place dans le monde et sans le monde  (…)

Aimer et  être aimée sans condition. Ce sera mon conte de fée  (…) 

« Et, dans les années à venir on continuera  à murmurer votre  nom… »

Pas de happy-end pourtant… C’est la vie qui continue.

Durant le bal, La Callas nous enchante de ses merveilleuses notes

 

la callas

BANDE ANNONCE DU FILM

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Et Grace à la fin du film s’exprime ainsi :

« Je crois en l’amour »

 LE HAPPY-END C’EST CA!

QU’EN PENSE «  LA » CRITIQUE?

Même les Etats-Unis pourront le voir  assure le mercredi Olivier Dahan à la Presse.

Le conflit artistique qui opposait Olivier Dahan à son distributeur américain Harvey Weinstein, est en voie d’être résolu.

Olivier Dahan accusait ce génie du marketing de vouloir « un film commercial, au ras des pâquerettes » et Weinstein refusait de sortir le film dans le montage voulu par Dahan.

« Harvey va sortir cette version-là et s’il y a quelques changements à faire, on les fera ensemble. Il n’y a plus de polémique »,

Les premières critiques pourtant ne sont pas tendres.

« Comment est-il même possible de faire un film ennuyeux à partir d’une histoire riche en ragots croustillants? », s’interroge le Hollywood Reporter, l’une des bibles américaines du cinéma.

« Cannes ouvre avec un biopic royal pire que Diana », le four dans lequel avait tourné Naomi Watts, écrit le Britannique The Guardian, tandis que son compatriote The Telegraph parle de « mélodrame incroyablement idiot ».

En France, le magazine Telerama a vu un « film très premier degré, à la limite de la niaiserie ». Je ne suis pas étonnée !

« Grace » a pourtant tout pour séduire un large public.

Et en tout cas, moi, modeste spectatrice et cinéphile bienveillante j’ai été séduite, émue, enchantée par la beauté et le talent de la star hollywoodienne, du cadre et de la musique. Que demander de plus à un cinéaste.

Les critiques sont glaciales, mais j’assume. J’ai passé un très bon moment.

monaco la nuit

 

C’était « La môme » à Hollywood.

 

MUSIQUE

album film grace-kellyOlivier Dahan en ouverture du Festival de Cannes, l’album « Grace Kelly et La Musique » explore les bandes originales des films d’une icône du cinéma. »Fenêtre sur Cour » d’Hitchcock, « Le Train Sifflera Trois Fois » de Zinnemann ou bien encore « Le Cygne » de Vidor, ces films cultes des années 1950 ont tous été portés par des musiques devenues mythiques aujourd’hui.Sur cet album sorti en janvier dernier (Milan Music), 24 titres intégralement remastérisés permettent de se replonger le temps d’une chanson dans l’univers cinématographique de Grace Kelly, qui fut d’abord la princesse d’Hollywood avant de devenir la princesse de Monaco.L’album « Grace Kelly et La Musique » est notamment disponible au format numérique sur iTunes, au prix de 9,90 euros.

PROPOS DU REALISATEUR SUR LA MUSIQUE

« C’est un processus de création long et compliqué, parce que je me suis pas mal interrogé pour savoir si on en mettait trop ou pas assez. La musique a été composée par Christopher Gunning, et elle comporte également des musiques additionnelles signées Guillaume Roussel. Au début, j’étais parti sur quelque chose d’assez herrmannien, et petit à petit on a changé de direction pour aller vers quelque chose de plus intime et plus moderne. »

LES TITRES
1. Grace of Monaco – Main Title – Guillaume Roussel(3:26)
2. Alarmed by the Press (2:35)3. Grace Being Trained (1:52)4. O Mio Babbino Caro – Gianni Schicchi – Giacomo Puccini, Performed by Maria
Callas, Philharmonia Orchestra, Tullio Serafin (2:31)5. Committee Meeting – And Grace Goes to Paris! (1:37)6. Gymnopedie No. 3 – Erik Satie, Performed by Orchestre du Capitole de
Toulouse, Michel Plasson (4:09)7. Grace Riding (1:20)8. Grace Practising (1:59)9. European Summit (0:52)10. Collation – Guillaume Roussel (0:56)11. La Wally – Ebben?…Ne Andro Lontana – Aldredo Catalini – Performed by Maria Callas, Philharmonia Orchestra, Tullio Serafin (4:47)
12. Night – Guillaume Roussel (1:17) 13. Hitch – Guillaume Roussel (2:08)
14. Valse triste, Op. 44 – Jean Sibelius – Performed by The Estonian National Symphony Orchestra, Paavo Järvi (4:44)
15. Rainier Lashes out, and Grace Seeks Tucker’s Advice (2:39)
16. Grace Drives to Tucker (0:30)
17. Border Control – Fernandez with Rainier (2:02)
18. Grace in Paris and De Gaulle’s Deliberations (1:16)
19. Ancient Monaco (1:05)
20. Grace’s Speech (3:18)
21. Miserere – Trinity College Choir, Cambridge (8:15)
22. Time Flows Like Tears – Fox (3:22)L’interprète au piano est Ludovico Einaudi, la musique est Divenire

J’ai adoré la musique de fin.

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BO du film

RAPPEL HISTORIQUE

Document INA

fichier pdf La crise franco-monegasque

Ndlr: j’ai eu beaucoup de mal a écrire cet article. J’ai rencontré des problèmes avec  l’éditeur de texte du blog: il y manque des boutons. pas de choix d’écriture, de couleur, de taille, mise en page difficile etc… Pardonnez-moi pour ces petites imperfections.  J’espère que cela se règlera.

Publié dans ENO, Festival de Cannes | Pas de Commentaires »

Samedi 8 mars 2014 – Journée de la femme

Posté par ENO filles le 7 mars 2014

Happy Woman

 

 

 

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Etre une femme, c’est parfois un peu compliqué. Mais c’est surtout une grande partie de plaisir !
A l’occasion de la Journée de la Femme, partagez avec nous vos petits plaisirs

Elue femme de l’année en France

Cliquez sur l’image

Elue femme de l'année

 

HISTOIRE DE LA JOURNEE – PETIT RAPPEL

La journée de la femme trouve ses origines dans les mouvements révolutionnaires socialistes européens du début du XXe siècle. Les insurgées de l’époque c’était elles, des femmes ordinaires, des ouvrières, des mères de famille et femmes de soldats, des Françaises, des Russes, voyant leurs droits mais également leurs valeurs ignorés. Les premières journées de la femme marqueront le début d’une longue lutte pour l’égalité et la paix.

- 1910, Copenhague : lors de la deuxième conférence de l’Internationale socialiste des femmes, la proposition de Clara Zetkin de créer une Journée internationale de la femme est adoptée
- 19 mars 1911 : 1 million de femmes manifestent en Allemagne, Autriche, Suisse, Suède et au Danemark pour réclamer, entre autres, le droit de vote
- 8 mars 1977 : Les Nations Unies adoptent une résolution enjoignant ses pays membres à célébrer une « Journée des Nations Unies pour les droits de la femme et la paix internationale »
- 8 mars 1982, le gouvernement socialiste de François Mitterrand donne un statut officiel à la journée de la femme en France.

EN 2013 : le thème choisi était: La violence faite aux femmes

« Une promesse est une promesse : il est temps de passer à l’action

pour mettre fin à la violence à l’égard des femmes ».

- See more at

Ecoutez la chanson lancée le 8 mars 2013 par le système des Nations Unies,

Nous sommes « One Woman » une seule femme

Cette chanson constitue un cri de ralliement qui incite ceux qui l’écoutent à se joindre aux efforts entrepris en faveur des droits des femmes et de l’égalité des sexes. « One Woman » a été composée pour ONU Femmes, l’organisation de défense mondiale des femmes et des filles partout sur la planète, afin de célébrer sa mission et d’œuvrer pour l’amélioration de la vie des femmes dans le monde entier.

« One Woman » nous rappelle qu’ensemble, nous pouvons surmonter la violence et la discrimination à l’égard des femmes et nous engager vers un avenir meilleur :

« We shall shine ! » (Nous allons briller !).

Selon les statistiques cette promesse n’est pas vraiment tenue. Difficile de promettre à la place des autres.

Qu’a-t-on mis en œuvre pour cela ?

mesures contre la violence

 

Les femmes osent-elles davantage porter plainte et se faire aider ?

Télécharger les principales mesures du plan de lutte contre les violences faites aux femmes (PDF - 227.9 ko)

TEMOIGNAGE

Cécile D. victime de violences conjugales

Un numéro d’aide: le 3919 

EN 2014 : ON REPARLE D’EGALITE POUR LES FEMMES

 « L’égalité pour les femmes, c’est le progrès pour toutes et tous »

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De quel progrès parle-t-on ?

La Journée internationale de la femme sera célébrée au Siège des Nations Unies à New York le 7 Mars, à la veille de la 58ème session de la Commission de la condition de la femme, qui commence le 10 Mars.

L’événement devrait être assisté par le Secrétaire général de l’ONU et la Directrice exécutive d’ONU Femmes, Phumzile Mlambo-Ngcuka, entre autres dignitaires.

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STATISTIQUES

- Actrices du changement, les femmes ne constituent que 20,9% des parlementaires mondiaux.

Pourtant, les pays où plus de 30% des sièges des instances politiques sont occupés par des femmes sont plus ouverts, plus égalitaires et plus démocratiques.

- 1 fille sur 5 qui entre à l’école primaire ne va pas jusqu’au bout de sa scolarité.

Pourtant, chaque année passée à l’école permet à une fille d’augmenter ses revenus futurs de 20%.

- Les femmes gagnent 10% des revenus mondiaux alors qu’elles sont à l’origine des 2/3 des heures travaillées dans le monde.

Pourtant, lorsque les femmes gagnent de l’argent, elles en réinvestissent la majorité pour le bien-être de leur famille (éducation, alimentation, santé…).

- 1 fille sur 7 est mariée avant ses 15 ans dans les pays en développement.

Pourtant, lorsque que, dans un pays en développement, une fille va à l’école pendant 7 ans, elle se
marie 4 ans plus tard et a en moyenne 2,2 enfants de moins.

RECAPITULATIF

Ce petit diaporama que j’ai créé à partir d’images trouvées sur le WEB m’a fait réfléchir à ce que l’on appelle l’égalité :

- La femme peut exercer les métiers dits « d’hommes » mais il parait qu’à travail égal elle gagne moins. Ceci reste à vérifier. Le travail est-il égal ?

- La femme est l’égale de l’homme. Alors pourquoi lui propose-t-on des faveurs ?

- La femme est-elle prête à abandonner toutes les formes de courtoisie qui leur sont réservées ?

- La femme a droit à la reconnaissance de son travail,

- La femme a droit à la reconnaissance de son intégrité en tant qu’être vivant et pensant.

- La femme a droit de participer à la vie de son pays, à en devenir un membre prédominant et dirigeant

- La femme a le droit de faire ce qu’elle veut de son corps sans pour autant en faire une arme d’attaque.

 CONCOURS NATIONAL

 

 

Titre du site concours

 

Et voilà que je viens de tomber sur un concours organisé par La France à cette occasion.

16-25ans

Réservé aux 16-25 ans.

Très restrictives, les limites d’âge !

Règles et prix du concours

« En vue de la prochaine journée internationale des Droits des femmes le 8 mars 2014, le ministère des Droits des femmes lance le premier concours officiel à destination des jeunes, de 16 à 25 ans, sur le thème de l’égalité entre les femmes et les hommes.

Choisissez le thème !

Quelques idées … au cas où vous n’en auriez pas !!!

Pour vous inspirer, vous pouvez choisir l’un de ces slogans féministes et l’illustrer ou le revisiter !
« Mon corps m’appartient ».
« Ne me libérez pas, je m’en charge. »
« Il y a plus inconnu que le soldat inconnu : sa femme »
« Le féminisme n’a jamais tué personne, le machisme, lui, tue tous les jours. »
« Un homme sur deux est une femme. »
« On est tous fichus de faire le ménage. »
« La rue est à nous aussi ! »
« Femmes, reprenons la nuit. »
« Nos bodies are perfect. »
« Je ne suis pas normâle. »
« Double travail, demi-salaire. »
« Quand une femme dit non c’est non. »
« Nous ne sommes pas des poupées. »
« Ils ne décideront plus pour nous. »
« L’homme invisible est une femme. »

Filmez, dessinez, racontez ce que représente pour vous l’égalité femmes-hommes en 2014. Laissez parler votre imagination ! Toutes les formes sont permises : sketch, chanson, interview, dessin, poème…

Et réservez votre vendredi 7 mars pour la remise des prix par les membres du Jury et par Najat Vallaud-Belkacem, ministre des Droits des femmes.

QU’EST-CE QUE LA FEMINITE ?

« A l’occasion de la Journée de la Femme, vous êtes conviées à venir exprimer toute votre « féminité » à l’occasion d’un shooting photo organisé par l’association WoMen’Up.

Venez « prouver » qu’en 2014, être une femme est une fête en venant poser devant l’objectif de photographes professionnels.

Doit-elle en « faire la preuve ? Pourquoi ? Pour qui ?

Quelle en sera la récompense ?

Un but :

Faire progresser la mixité dans les entreprises – sous l’angle de la Génération Y.

Un conseil :

« Pensez à un mot qui définit la Femme de 2014 »

Un mot ? Un seul mot ?

Comment peut-on définir la Femme avec un seul mot ?

En quoi Paris peut-il devient « femme »

ANTHROPOLOGIE – QU’EST-CE QU’UNE FEMME ?

bandeau Qu'est ce qu'une femme

Un thème de réflexion pour tous proposé par Évelyne Peyre et Joëlle Wiels, chercheuses au CNRS et féministes.

Qu’est-ce qu’une femme ?

Quoi de plus objectif que la science pour déterminer ce qu’est un homme, ce qu’est une femme ?

Loin des préjugés et des stéréotypes, les biologistes, les généticiens, les anthropologues devraient être capables de nous fournir des réponses satisfaisantes… Et pourtant, même la science succombe parfois aux clichés sur le genre !

C’est une évidence que l’on oublie trop souvent : les scientifiques sont, comme les autres humains, des produits de leur époque, avec ses croyances et ses idées reçues. Cela est particulièrement vrai à propos des questions de genre, d’autant que l’écrasante majorité de ces scientifiques sont des hommes…

Pour faire connaître d’autres points de vue, l’association Genres Pluriels a invité, dans le cadre du festival « Tous les genres sont dans la culture », Évelyne Peyre et Joëlle Wiels, toutes deux chercheuses au prestigieux institut de recherche français CNRS, mais également féministes intégrant dans leurs travaux une lecture de genre.

Le cheval et l’autruche

Biologiste et anthropologue, Évelyne Peyre a fait une brillante démonstration des mille astuces utilisées au fil des siècles par la science pour « construire » les différences entre hommes et femmes.

Alors que le premier squelette humain, présenté par Vésale en 1543, était « asexué », les représentations différenciées de « l’homme » et de « la femme » sont apparues au 18e siècle.

L’une des illustrations de l’époque est très suggestive : non seulement le squelette masculin est plus grand – ce qui peut encore se comprendre, même si l’écart de taille est nettement exagéré –, mais d’autres détails sont là pour accentuer les différences.

Ainsi, les femmes sont dessinées avec un torse très étroit sans mention du fait que, dans les classes sociales élevées, les filles portaient, dès l’âge de dix ans, un corset empêchant le développement normal du torse. Une mutilation présentée comme « naturelle »…

Le décor de l’image n’est pas neutre non plus puisque le squelette masculin apparaît devant un manoir, un cheval à ses côtés. La femme, elle, est montrée en pleine nature, avec pour compagne une autruche !

Au milieu du 19e siècle

Une nouvelle science naît, l’anthropologie. Comparant différentes « peuplades » – tel était le vocabulaire de l’époque –, elle s’intéresse notamment à la forme du crâne et au volume du cerveau pour arriver à la conclusion que femmes et « primitifs » montrent des similitudes, ce qui confirme la suprématie de l’être le plus évolué : l’homme blanc !

Il faut citer ici Gustave Le Bon qui a vu dans les crânes féminins une proximité avec ceux des « nègres » – racisme et sexisme vont souvent de pair – et des gorilles, tous ces cerveaux étant selon lui inaccessibles à la raison.

« Créées pour la vie intérieure et les occupations du foyer, les femmes n’en doivent pas sortir », conclut-il.

On doit à la vérité historique de préciser que Le Bon a fini par être exclu de la Société d’Anthropologie pour aller sévir dans le domaine de la psychologie sociale.

Des clichés tenaces… Et aujourd’hui, qu’en est-il ?

Si la forme du crâne ou le poids du cerveau ont été abandonnés comme critères de prétendue infériorité des femmes, certaines idées fausses restent bien ancrées.

On les retrouve notamment dans ces ouvrages qui nous expliquent que les hommes viennent de Mars et les femmes de Vénus, ou pourquoi les femmes ne savent pas lire les cartes routières tandis que les hommes ont un sens de l’orientation surdéveloppé (lequel, il faut l’ajouter, semble s’arrêter à l’entrée de la cuisine…).

Même s’ils prétendent faire œuvre de vulgarisation scientifique, ces livres reposent en réalité sur les clichés les plus ancestraux.

Il y a aussi des différences physiques qui nous paraissent évidentes, comme la forme du bassin qui serait, chez les femmes, faite pour porter les enfants et les mettre au monde. Évelyne Peyre balaie cette autre idée reçue : chez les humains, la forme du bassin a surtout évolué… pour s’adapter au fait que nous marchons sur deux pieds et non à quatre pattes.

Et les variations à l’intérieur d’une même catégorie de sexe sont plus grandes qu’entre hommes et femmes.

En réalité, 66 % des squelettes sont sexuellement indéterminés.

Et d’après leur morphologie, la plupart des hommes seraient parfaitement capables d’accoucher… ( ????)

LA GENETIQUE – Femelle par défaut ?

Mais alors, si on ne peut pas se fier aux apparences, est-il au moins possible d’asseoir des certitudes grâce à la science la plus moderne, à savoir la génétique ?

XX : ceci est une femme. XY : ceci est un homme.

La généticienne Joëlle Wiels nous met en garde : ce n’est pas si simple !

CHEZ LES ANIMAUX

Tout d’abord, l’idée que deux chromosomes semblables définiraient la femelle, tandis que deux chromosomes différents feraient le mâle connaît un grand nombre d’exceptions, à commencer par certaines espèces animales.

Chez les oiseaux, par exemple, les chromosomes sont semblables pour le mâle et différents pour la femelle ; chez les abeilles, c’est le nombre de chromosomes qui détermine le sexe : le mâle en a moins.

Le plus surprenant se passe chez les crocodiles et les tortues, où c’est la température d’incubation des œufs qui détermine le sexe.

CHEZ LES HUMAINS

Pour en revenir aux humains, Joëlle Wiels insiste sur l’existence de configurations atypiques comme XXY, XYY ou XO.

Ces combinaisons concernent un nombre non négligeable de personnes (1 naissance sur 500 est de type XXY).

Génétiquement donc, le sexe est une chose complexe, où « masculin » et « féminin » ne sont pas aussi tranchés qu’on le pense.

Il faut également prendre en compte l’influence hormonale, le « sexe psychologique » (qui peut être différent de l’apparence physique) ou encore les enfants qui naissent avec des caractères des deux sexes. Ces personnes dites « intersexuées » représentent environ 2 % de la population.

Pendant de nombreuses années, les scientifiques – suivis par les magazines de vulgarisation – ont considéré que ce qui définissait la femelle, c’était l’absence d’un chromosome Y.

On devenait en quelque sorte « femelle par défaut« .

Une conception qui a notamment favorisé les recherches sur la formation des testicules au détriment des études sur les ovaires, supposés se former de manière « passive », bien que les deux organes présentent le même degré de complexité…

On a donc longtemps cherché ce qui faisait exactement le mâle.

Et ce n’est qu’en 1994 que, pour la première fois, deux chercheuses (tiens ! tiens !) mettent en avant le gène DAX1 qui pourrait être, explique Joëlle Wiels, un gène actif dans la féminisation.

On ne devient donc pas simplement femme parce que le chromosome Y est aux abonnés absents !

Les recherches continuent et apporteront encore bien des surprises… Même si l’on peut craindre que, chassées par la porte scientifique, les idées reçues ne reviennent toujours par la fenêtre de nos préjugés !

QU’EST-CE QU’UNE FEMME LIBRE ?

Dossier sous la direction de Fabrice Gaignault, avec Elisabeth Alexandre, Béatrix de l’Aulnoit, Catherine Castro, Corine Goldberger, Marianne Mairesse et Caroline Rochet

« Est-elle libre, celle qui supporte les errances sexuelles de son homme? Celle qui envoie un tweet à hauts risques? Celle qui vend son corps?

De récentes affaires ont mis en évidence la difficulté qu’ont encore les Françaises à s’accorder sur cette notion»…

La suite ici

QU’EST-CE QU’UNE FEMME LIBEREE ?

Vous n’avez sans doute pas oublié le clip de Cookie Dingler:  Femme libérée

Image de prévisualisation YouTube

 

Il n’y a pas de femme  » libérée… Libérée de quoi ? De qui ? Comment ? …

Il n’y a que des femmes qui  » osent  » transgresser tous les tabous… érigés par les hommes,  les coutumes, les lois et les religions…

Une femme « libérée » est sans doute une femme qui a su se libérer des conventions sociales de la soumission au père puis au mari, gagner en indépendance et mener une vie selon ses projets personnels. Mais… il n’y a pas de paradis sans enfer et pas d’été sans moustiques

Il faut le demander à celles qui disent qu’elles le sont.

La femme libérée paye généralement le prix fort… qui pourrait aller d’une vie de solitude à la perte de leur vie !

QU’EST-CE QU’UNE FEMME ATTEND D’UN HOMME ?

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Fort et viril mais pas macho ???

Dynamique mais aussi capable de cocooner

Gentil et Gentleman

Tendre et attentionné et complimenteur mais pas compli-menteur.

Propre et ordonné mais pas maniaque

Généreux mais pas prodigue…

Honnête et sincère…

Bon tellement de choses que:

EN SAVOIR PLUS

Je vous renvoie aux réflexions de plusieurs femmes, de l’artiste à la working girl, en passant par la femme au foyer) qui vous feront part de leurs désirs sur ce délicieux sujet (…) En quelques mots, voici le débrief….

Certaines attendent :

- un homme sur lequel elles peuvent compter, un roc sur lequel elles vont pouvoir s’appuyer dès qu’elles en ont besoin ; un homme de confiance, fidèle, qui se projette avec elle et qui affronte la vie en étant confiant en son couple. Elles attendent des valeurs communes comme la famille, le respect, l’éthique ; des passions communes, surtout si elles sont chronophages comme la chasse.

- Un homme qui n’a pas peur de s’engager !

- un homme rayonnant, charismatique, qui dit ce qu’il fait et qui fait ce qu’il dit. Un homme qui s’occupe d’elle ; optimiste, réaliste, qui les inclus dans sa vie familiale et professionnelle, qui soit à l’écoute de leurs besoins, qui leur fasse des surprises

- un homme carriériste qui assure le côté matériel de couple.

- un homme honnête, qui soit bien dans sa peau, qui sache reconnaître quand il s’est trompé, qui sache dire également si il y a quelques chose qui ne va pas, BREF QUI COMMNUNIQUE !

D’autres attendent :

- quelqu’un de dynamique, qui les boostent et les fasse rire, qui soit force de proposition et organise le week-end, les vacances, qui soit en quelques sorte leur ministre des loisirs.

- un homme tendre et posé, avec qui cocooner et regarder des DVD en dégustant une plaquette de chocolat.

- un homme qui s’implique beaucoup dans sa vie familiale (par exemple qui s’occupe des enfants, qui fassent la cuisine …)

Alors vous allez me dire :

«  Et bien ! Ça n’est pas simple ! Quelles exigences! »
Rassurez-vous, une femme ne s’attend pas à ce que vous lui apportiez tout ça !
Nous sommes toutes différentes, et nos attentes sont donc très différentes les unes des autres !
Il n’y a pas de profil d’homme idéal !
Alors comment savoir ce que votre chérie attend?
Demandez-lui!
Communiquez! Organisez lui un petit dîner et partez à la découverte de ses attentes, et de ses désirs les plus fous !

Aller, je vous en dis un peu plus !

De façon générale la femme a trois attentes fortes :
Etre admirée, être respectée et surtout être aimée.

Vous allez me dire : «  C’est bien gentil tout ça, je lui dis que je l’aime ».
Et je lui montre : « je l’ai emmenée dans un restaurant étoilé pour notre anniversaire de rencontre, je lui ai préparé un petit dîner pour la St Valentin. Existe-t-il une limite à la quantité de preuves dont une femme a besoin ? »
Certes, vous lui dites. Mais… Prenez conscience que la femme a besoin de plus qu’un «  je t’aime » une fois de temps en temps et un petit restaurant pour fêter un anniversaire.

Nous apprécions lorsque notre ami remarque avec quelle intelligence nous avons négocié notre dernière transaction ou avec quelle créativité nous avons redécoré la salle à manger.

Vous devez nous exprimer et nous montrer votre amour au quotidien

Comment ?

1/ Par vos « MERCI »
« Merci d’avoir été cherché mon costume chez le pressing » « Merci d’avoir préparé le dîner. » « Merci d’être là quand j’en ai besoin. » « Merci d’avoir fait la queue à la poste pour récupérer ma lettre recommandée ».

2/ Par vos compliments
«Ton gâteau au chocolat était délicieux.», «Tu as très bien gérer ce dossier épineux.» «Cette robe te va trop bien». Même un sourire ou un regard appréciateur peut en dire long.

3/ Par vos attentions
Nous aimons avoir quelqu’un qui s’occupe de nous,
« Si tu veux je peux allez chercher ta mère à l’aéroport, cela te laissera plus de temps pour te préparer, cela t’évitera de courir à la fin de ta réunion. »
« Tu as besoin d’aller acheter du lait ? Je m’en occupe.»

4/ Par votre écoute attentive
Les femmes veulent être vues (et complimentées sur leur apparence), mais elles ont aussi désespérément besoin d’être entendues.
Il n’y a rien de plus frustrant que de parler à son homme en train de travailler sur son ordinateur ou en train de trifouiller son iPhone !
Chers hommes, faites un effort! Ecoutez nous réellement. S’il s’agissait d’un important contrat d’affaire, votre attention serait entièrement monopolisée, alors dites-vous que votre femme est votre contrat le plus important.
Petits conseils du coach : 93 % de la communication passe par le non verbal (langage du corps, le regard, le sourire, la gestuel, la posture…).
C’est le regard qui crée la relation. Alors c’est normal que nous ayons l’impression que vous ne nous écoutez pas, si vous ne nous regardez pas.
Alors quand nous vous parlons, regardez-nous !

5/ Par de l’affection

Quand vous rentrez de votre journée de travail, et que vous franchissez la porte d’entrée, la première action c’est d’aller embrasser votre femme.

6/ Par votre honnêteté

Soyez en cohérence, entre ce que vous pensez, ce que vous faites et ce que vous dites :
Pas la peine de lui faire croire monts et merveilles si vous ne le pensez pas.
Montrez-vous tel que vous êtes, pas la peine de vous créer un personnage, la femme s’en apercevra…
L’honnêteté, c’est la base de la confiance, excellente base pour créer une relation saine.

Alors à la question:

Que veulent vraiment les femmes ?

Le Roi Arthur de Camelot avait raison :

« Pour réussir avec une femme, il faut l’aimer, tout simplement l’aimer. »

Et alors, comment réussir avec un homme? Y-a-t-il une différence?

COMMENT UN HOMME PERCOIT LES FEMMES

          UN POEME POUR LES FEMMES

Sous toutes les coutures…

Sous toutes les dentelles et sous toutes les coutures
Mesdames je vous assure, vous êtes les plus belles
Peu importe le temps, d’automne ou de printemps
que l’hiver soit froid, ou que l’été soit roi.

Dans les yeux de tout homme et peu importe l’âge
Vous êtes pour lui, « en sommes » le plus beau paysage
Une carte postale du cœur dans vos dessous de soie
Cette image du bonheur qui nourrit leurs émois

Une image d’Epinal dans une robe de satin
d’une douceur vestale aux effluves des parfums
et senteurs qui changent au gré du temps qui passe
ne jamais vous dérange pour afficher votre grâce

Que vous ayez vingt ans, moins ou bien plus encore
Soyez en sûr mesdames vous nourrissez le temps
Car peu importe l’âge et peu importe le corps
Vous êtes pour tout  homme le bonheur présent…

Tiens! Tiens! … Aie ! Aie ! … L’image est-elle satisfaisante? … Bonne méditation !

COMMENT DESSINER UNE FEMME

Habituellement les hommes déshabillent les femmes pour admirer ce qui est caché . . . . ! ! !

Comment dessiner une femme en commençant par l’intérieur,

Regardez jusqu’au bout , c’est génial . . …

Cliquer sur la femme et regardez

comment dessiner une femme

 

COMMENT TRAITER LE THEME DE LA FEMME

Tout en restant très prudent(e)s, sur leur interprétation, voici plusieurs pistes de réflexions.

Spécial 8 mars : à vos talons, citoyens !

Devinez qui porte ces chaussures !

Elisabeth Badinter: « Dès l’école, il faut pousser les filles à être ambitieuses »

Irène Frachon : être une femme libre c’est «agir et raisonner selon sa conscience»

Audrey Pulvar : être une femme libre c’est «être indépendante financièrement»

Laure Manaudou: être une femme libre, c’est « être libre de ses choix »

Rachida Dati : être une femme libre c’est «être autonome dans ses idées»

Zahia : être une femme libre c’est «être authentique»

 COMMENTAIRES

J’aimerais bien des commentaires sur ce thème.

Femme je suis,

Femme je reste,

Femme je veux rester.

Paule

 

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SITES CONSULTES

AU FEMININ.COM

ONU FEMMES

Man World

Fourmies, villes en campagne

Mairie de Paris

La Journée de la Femme Digitale – 7 mars 2014

Maman douceur blagues

CARE

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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