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NON A L’ECRITURE INCLUSIVE

Posté par ENO filles le 9 avril 2021

NON A L'ECRITURE INCLUSIVEUN MESSAGE DE SOS EDUCATION

Chère amie, Cher ami,

En 2017, SOS Éducation a mené une action importante contre l’écriture inclusive, après la publication d’un manuel scolaire utilisant cette graphie.

À l’époque, l’affaire avait fait grand bruit !

Au sein même du gouvernement, le débat a été animé.

Mais les politiques n’ont pas eu le courage de trancher la question.

Et aujourd’hui le sujet est au cœur de l’actualité, avec notamment :

  • deux propositions de loi pour l’interdire
  • des professeurs qui en font la promotion, certains bonifiant les copies des étudiants qui l’appliquent
  • des maires qui l’utilisent dans des documents publics
  • des institutions publiques qui en truffent leurs formulaires
  • des enseignants qui l’utilisent dans les leçons écrites. Vu en CE2 !

J’ai demandé à René Chiche son analyse sur ce phénomène très inquiétant qui se diffuse largement.

Cliquez ci-dessous pour découvrir dès maintenant cet entretien vidéo :

Accédez à cet entretien vidéo en cliquant ici.

 

René Chiche est agrégé de philosophie, matière qu’il enseigne avec passion dans un établissement public.

Pour faire entendre la voix des enseignants qui enseignent, il s’est engagé dans l’action syndicale. Il est vice-président du syndicat de l’Éducation nationale Action et Démocratie et siège au Conseil supérieur de l’Éducation.

René Chiche est l’auteur d’un ouvrage dont je vous recommande la lecture, au titre tristement évocateur : « La désinstruction nationale » paru en novembre 2019 aux éditions OVADIA.

Compte tenu du retour en force de l’écriture inclusive, nous avons porté notre discussion sur le mouvement et les risques qui se cachent derrière ce qu’il nomme un artefact.

  • Il reproche l’immobilisme du ministère de l’Éducation nationale sur ce sujet « comme sur tant d’autres »,
  • Il rappelle « le niveau de quasi illettrisme des copies », l’écriture inclusive représentant un obstacle supplémentaire pour les élèves
  • Il met « sur le même plan l’écriture inclusive et le port du voile, comme des signes ostentatoires de convictions que l’on cherche à imposer à autrui »,
  • Il explique le mouvement plus profond « de critique permanente de l’héritage » dans les années 70 à l’université :
  • « on faisait carrière en démontrant que les grands auteurs s’étaient trompés »
  • Il dénonce un problème GRAVE : « un problème fondamental d’Éducation plus que d’instruction. C’est-à-dire la place que les adultes prennent dans l’ordre des générations ».

Avec ces idéologies « ils sont en train de priver leurs propres enfants de ce dont ils ont  eux-mêmes bénéficié ».

  • Il se désole de “la baisse du niveau intellectuel général”.
  • Il défend les enseignants dont “une majorité est compétente” mais il regrette que cette majorité soit inaudible.

Nous tenons à remercier chaleureusement Monsieur Chiche pour cet échange.

Vous aussi, faites barrage à l’écriture inclusive !

Ensemble nous pouvons faire bouger les lignes.

Ensemble nous devons nous opposer à l’écriture inclusive à l’école !

  • NON à l’enseignement de l’écriture inclusive à nos enfants
  • NON aux manuels et leçons qui utilisent l’écriture inclusive
  • NON à l’usage de l’écriture inclusive à l’École

Signez dès maintenant notre grande pétition contre l’écriture inclusive

En suivant ce lien.

Priorité à l’Éducation !

Sophie Audugé,
Déléguée Générale de SOS Éducation

P.S. : SOS Éducation est totalement indépendante, elle ne touche aucune subvention.

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SOS Éducation

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25 rue de Ponthieu, 75008 Paris, France
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Hommage à Jean d’Ormesson – discours du Président Macron

Posté par ENO filles le 11 décembre 2017

Ce vendredi 8 décembre, la nation a rendu hommage à l’académicien disparu à l’âge de 92 ans.

Après la célébration en son honneur à la cathédrale Saint-Louis des Invalides, le président de la République a présidé la cérémonie au cours de laquelle il a livré un discours brillant.

C’est dans la cour d’honneur des Invalides qu’Emmanuel Macron s’est adressé une dernière fois à Jean d’Ormesson.

Dans un discours intense et poignant, le président a salué l’intelligence, le talent et la légèreté de l’écrivain qui le définissait si bien. Au terme de son discours, il est allé déposer sur le cercueil de l’académicien un crayon à papier, «un simple crayon, le crayon des enchantements», comme le souhaitait Jean d’Ormesson.

Retrouvez ici l’intégralité de son discours.

2017-12-11

«Messieurs les présidents, Monsieur le Premier ministre, Mesdames et Messieurs les ministres, Mesdames et Messieurs les parlementaires, Mesdames et Messieurs les académiciens, Mesdames et Messieurs les membres du corps préfectoral, Mesdames et Messieurs les membres du corps diplomatique, chère Françoise d’Ormesson, chère Héloïse d’Ormesson, chers membres de la famille, chère Marie-Sarah, Mesdames et Messieurs.

«Si claire est l’eau de ces bassins, qu’il faut se pencher longtemps au-dessus pour en comprendre la profondeur». Ces mots sont ceux qu’André Gide écrit dans son Journal à propos de la Bruyère.

Ils conviennent particulièrement à Jean d’Ormesson.

Car plus qu’aucun autre il aima la clarté. Celle des eaux de la Méditerranée, dont il raffolait, celle du ciel d’Italie, celle des maisons blanches de Simi, cette île secrète des écrivains. Celle des pentes enneigées et éclatantes où il aimait à skier, comme celles des criques de la côte turque, inondées de soleil.

Ne fut-il pas lui-même un être de clarté?

Il n’était pas un lieu, pas une discussion, pas une circonstance, que sa présence n’illuminât. Il semblait fait pour donner aux mélancoliques le goût de vivre et aux pessimistes celui de l’avenir.

Il était trop conscient des ruses de l’Histoire pour se navrer des temps présents, et sa conversation, elle-même, était si étincelante qu’elle nous consolait de tout ce que la vie, parfois, peut avoir d’amer.

«Cette grâce lumineuse, contagieuse, a conquis ses lecteurs qui voyaient en lui un antidote à la grisaille des jours»

Jean d’Ormesson fut ainsi cet homme entouré d’amis, de camarades, offrant son amitié et son admiration avec enthousiasme, sans mesquinerie. Ce fut un égoïste passionné par les autres. Sans doute son bréviaire secret, était-il Les Copains de Jules Romains, auquel il avait succédé à l’Académie française. Berl, Caillois, Hersch, Mohrt, Déon, Marceau, Rheims, Sureau, Rouart, Deniau, Fumaroli, Nourissier, Orsenna, Lambron ou Baer… je ne peux les citer tous, mais cette cohorte d’amis, ce furent des vacances, des poèmes récités, de la liberté partagée.

Pour ceux qu’il accompagna jusqu’au terme ultime, sa présence et sa parole furent des baumes incomparables. Comme son cher Chateaubriand le disait de Rancé, «on croyait ne pouvoir bien mourir qu’entre ses mains, comme d’autres y avaient voulu vivre».

Cette grâce lumineuse, contagieuse, a conquis ses lecteurs qui voyaient en lui un antidote à la grisaille des jours. Paul Morand disait de lui qu’il était un «gracieux dévorant», rendant la vie intéressante à qui le croisait. C’est cette clarté qui d’abord nous manquera, et qui déjà nous manque en ce jour froid de décembre.

Jean d’Ormesson fut ce long été, auquel, pendant des décennies, nous sommes chauffés avec gourmandise et gratitude. Cet été fut trop court, et déjà quelque chose en nous est assombri.

Mais celui que l’on voyait caracoler, doué comme il l’était pour l’existence et le plaisir, n’était pas le ludion auquel quelques esprits chagrins tentèrent, d’ailleurs en vain, de le réduire.

«Jean d’Ormesson était de ceux qui nous rappelaient que la légèreté n’est pas le contraire de la profondeur, mais de la lourdeur»

La France est ce pays complexe où la gaieté, la quête du bonheur, l’allégresse, qui furent un temps les atours de notre génie national, furent un jour, on ne sait quand, comme frappés d’indignité. On y vit le signe d’une absence condamnable de sérieux ou d’une légèreté forcément coupable. Jean d’Ormesson était de ceux qui nous rappelaient que la légèreté n’est pas le contraire de la profondeur, mais de la lourdeur.

Comme le disait Nietzsche de ces Grecs anciens, parmi lesquels Jean d’Ormesson eût rêvé de vivre, il était «superficiel par profondeur».

Lorsqu’on a reçu en partage les facilités de la lignée, du talent, du charme, on ne devient normalement pas écrivain, on ne se veut pas à toute force écrivain, sans quelques failles, sans quelques intranquillités secrètes et fécondes.

«J’écris parce que quelque chose ne va pas» disait-il, et lorsqu’on lui demandait quoi, il répondait: «Je ne sais pas». Ou, plus évasivement encore: «Je ne m’en souviens plus.» Telle était son élégance dans l’inquiétude.

Et c’est là que l’eau claire du bassin soudain se trouble. C’est là que l’exquise transparence laisse paraître des ombres au fond du bleu cobalt. Un jour vint où Jean-qui-rit admit la présence tenaillante, irréfragable, d’un manque, d’une fêlure, et c’est alors qu’il devint écrivain.

Ses yeux aujourd’hui se sont fermés, le rire s’est tu, et nous voici, cher Jean, face à vous. C’est-à-dire face à vos livres. Tous ceux que vous aviez égarés par vos diversions, que vous aviez accablés de votre modestie, tous ceux à qui vous aviez assuré que vous ne dureriez pas plus qu’un déjeuner de soleil, sont face à cette évidence, dont beaucoup déjà avaient conscience, se repassant le mot comme un secret.

Cette évidence, c’est votre œuvre. Je ne dis pas: vos livres, je ne dis pas: vos romans. Je dis: votre œuvre. Car ce que vous avez construit avec la nonchalance de qui semble ne pas y tenir, se tient devant nous, avec la force d’un édifice où tout est voulu et pensé, où l’on reconnaît à chaque page ce que les historiens de l’art appellent une palette, c’est-à-dire cette riche variété de couleurs que seule la singularité d’un regard unit.

La clarté était trompeuse, elle était un miroir où l’on se leurre, et le temps est venu pour vous de faire mentir votre cher Toulet. «Que mon linceul au moins me serve de mystère», écrivait-il. Votre linceul, lui, désormais vous révèle.

Nous devrons, pour vous entendre, à présent tendre l’oreille, et derrière les accords majeurs nous entendrons, comme chez Mozart, la nuance si profonde des accords mineurs.

Ce que votre politesse et votre pudeur tentaient de nous cacher, vous l’aviez mis dans vos livres.

Et ce sont les demi-teintes, le «sfumato» subtil, qui vont à présent colorer la surface claire.

Ce sont ces mille couleurs qui flottent comme sur de la «moire» précisément, dont Cocteau parlait en essayant de qualifier les blancs de Cézanne.

Nous ne vous découvrirons ni triste, ni sombre, mais derrière votre ardeur nous saurons voir une fièvre, derrière vos plaisirs une insatisfaction, et derrière votre bonheur quelque chose d’éperdu, de haletant, qui nous touche en plein cœur.

«C’est ainsi que vous avez noué avec les Français (…) une relation particulière, une proximité en humanité qui n’était qu’à vous

Nous entrerons dans le secret de cette âme qui s’est si longtemps prétendue incrédule pour comprendre qu’elle ne cessa d’embrasser le monde avec une ferveur mystique, débusquant partout, au cœur de son ordre improbable et évident, ce Dieu, au fond si mal caché, dont vous espériez et redoutiez la présence et qui, peut-être, dans quelque empyrée, vous fit enfin: «La fête continue

Vous ne nous aviez pas si bien trompés, il est vrai. Nous savons que votre conversation la plus personnelle était réservée à ces écrivains que fascinèrent les mystères du monde, et d’abord l’insondable mystère du temps.

Cheminer avec Saint-Augustin, Chateaubriand, Proust, c’est n’être point dupe des arcanes de la vie.

S’entretenir par-delà la mort avec Caillois, Berl, ou votre père, c’est frayer dans des contrées parfois austères où vous alliez nourrir la force de vos livres.

C’est dans ces confrontations intimes que vous alliez puiser cette énergie incomparable. Contrairement à Chateaubriand, encore lui, qui se désespérait de durer, vous avez cru qu’en plongeant au cœur des abîmes de la vie vous trouveriez la matière revigorante et universelle de livres où chacun reconnaîtrait sa condition, où chacun se consolerait de ses contradictions.

Et pour cela vous avez inventé, presque sans la chercher, cette forme nouvelle tenant de l’essai, de l’entretien, de la confession et du récit, une conversation tantôt profonde, tantôt légère, un art libertin et métaphysique.

C’est ainsi que vous avez noué avec les Français, et avec vos lecteurs dans tant de pays, une relation particulière, une proximité en humanité qui n’était qu’à vous.

Le courage de l’absolu dans la politesse d’un sourire.

C’est cela votre œuvre, elle vous lie à Montaigne, à Diderot, à La Fontaine et Chateaubriand, à Pascal et Proust, elle vous lie à la France, à ce que la France a de plus beau et de plus durable: sa littérature.

«Nous vous demandons pardon, Monsieur, de ne pas vous avoir tout à fait écouté, pardon pour cette pompe qui n’ajoute rien à votre gloire»

C’est le moment de dire, comme Mireille à l’enterrement de Verlaine: «Regarde, tous tes amis sont là.» Oui, nous sommes là, divers par l’âge, par la condition, par le métier, par les opinions politiques, et pourtant profondément unis par ce qui est l’essence même de la France: l’amour de la littérature et l’amitié pour les écrivains.

Et ce grand mouvement qu’a provoqué votre mort, cette masse d’émotion, derrière nous, derrière ces murs, autour de nous et dans le pays tout entier, n’a pas d’autres causes. À travers vous la France rend hommage à ce que Rinaldi appelait «la seule chose sérieuse en France, si l’on raisonne à l’échelle des siècles».

Évoquant, dans un livre d’entretien, votre enterrement, vous aviez écrit: «À l’enterrement de Malraux, on avait mis un chat près du cercueil, à celui de Defferre c’était un chapeau, moi je voudrais un crayon, un crayon à papier, les mêmes que dans notre enfance. Ni épée, ni Légion d’honneur, un simple crayon à papier

Nous vous demandons pardon, Monsieur, de ne pas vous avoir tout à fait écouté, pardon pour cette pompe qui n’ajoute rien à votre gloire. Avec un sourire auriez-vous pu dire peut-être que nous cherchions là à vous attraper par la vanité et peut-être même que cela pourrait marcher.

Non, cette cérémonie, Monsieur, nous permet de manifester notre reconnaissance et donc nous rassure un peu. Du moins puis-je, au nom de tous, vous rester fidèle en déposant sur votre cercueil ce que vous allez et ce que vous aviez voulu y voir, un crayon, un simple crayon, le crayon des enchantements, qu’il soit aujourd’hui celui de notre immense gratitude et celui du souvenir.

Je vous remercie.»

Magnifique discours!

Document envoyé par Yvette B., organisatrice du Club de lecture d’Isthmia (ma résidence).

Merci Yvette

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Murs – Entretien avec Jacques Vazeille

Posté par ENO filles le 25 février 2016

 

Murs par Jacques Vazeille

Couverture du livre Murs

« C’est l’histoire d’une rencontre improbable entre Samson, un jeune homme autiste Asperger de 25 ans et Mine, une ado de 12 ans, une gamine pas autiste du tout. Ils se regardent, se parlent. Que voient-ils, que comprennent-ils ?… Entre eux va se tisser une relation incroyable et exclusive, somme toute assez rare. »

Prochainement une rencontre aura lieu avec son auteur dans le cadre du cercle de lecture que nous avons mis en place dans la résidence où je demeure. Il s’agit de l’écrivain-pédopsychiatre Jacques Vazeille.

Pourquoi ce choix ? Ce livre traite un sujet grave et qui nous touche de très près, l’autisme, sans que parfois nous en ayons conscience.

La plupart des psychiatres traitent les  « troubles du comportement ».  A noter que Jacques Vazeille préfère aborder le problème  des « comportements qui troublent ». « Le patient vit dans un entourage qui est affecté et subit douloureusement ».

Ici l’auteur en parle avec humour et émotion et nous pouvons réfléchir à certaines de nos expériences et nous poser toutes les questions sur ce sujet qui nous intrigue et nous interpelle.

Ce livre est une manière agréable et presque légère d’aborder ce sujet un peu troublant.

Il est plaisant et facile à lire.

Mais L’autisme, c’est quoi ?

Je laisse le Docteur Vazeille vous en parler.

ENTRETIEN AVEC JACQUES VAZEILLE

Depuis les années 50, sous l’impulsion des psychiatres américains, une nomenclature des troubles mentaux a été mise en place, en usage dans le monde entier.

C’est le DSM (Diagnostic and Statistical Manual of Mental Disorders) sans cesse remanié. Nous en sommes aujourd’hui à la cinquième version, le DSM 5.

L’autisme faisait partie des Troubles Envahissants du Développement (TED).

Aujourd’hui il entre dans la catégorie des Troubles du Spectre Autistique (TSA).

Il est caractérisé par l’association de « Troubles de la communication sociale » et de « comportements restreints et répétitifs ».

Les troubles du langage et de la communication qui constituaient un chapitre spécifique sont désormais noyés dans la communication sociale.

Jadis, ces troubles devaient apparaître avant 36 mois.

Aujourd’hui, cette échéance n’est plus nécessaire.

En 1943, aux Etats-Unis, Léo KANNER, pédopsychiatre d’origine autrichienne, a publié un article décrivant ce qu’il a appelé « l’autisme infantile précoce ».

L’année suivante à Vienne, Hans Asperger a publié « Les psychopathies autistiques dans l’enfance ».

Il s’intéressait à des enfants dotés de compétences intellectuelles exceptionnelles, connaissant en même temps les plus grandes difficultés dans leurs relations sociales. L’autisme et le syndrome d’Asperger étaient nés.

Depuis, les choses se sont incroyablement complexifiées, et chaque année, l’écheveau de l’autisme s’embrouille un peu plus.

D’une intelligence supérieure ou gravement déficitaire, une personne autiste, on dit aujourd’hui une personne avec autisme, établit avec le monde et ses habitants comme avec elle-même des rapports très particuliers. Sur le plan relationnel par exemple, il ne lui est pas possible de se représenter la pensée de l’autre. C’est donc sa pensée qui gouverne le monde.

Autisme. Un état ou une maladie ?

Il y a eu beaucoup de bagarres à ce sujet. Aujourd’hui il est admis que, si l’on est autiste, on le reste. Cela ne veut pas dire qu’il est impossible de s’en accommoder. Les progrès ont été considérables dans les aides, les accompagnements et les actions thérapeutiques qui peuvent être engagées.

Naît-on ou devient-on autiste ?

Les deux mon capitaine.

A sa naissance, le petit d’homme est loin d’être fini. Il n’est pas capable de grand-chose et il lui faut construire sa personne, son être psychique notamment.

A terme il accèdera à l’une des organisations de personnalité qui ont été décrites par la psychanalyse : Il sera névrotique, psychotique, pervers ou… autiste. Il n’y a pas d’autre choix. Et il faut bien être quelque chose. Et une fois qu’on y est, on y reste.

Je vais vous donner mon point de vue personnel. Certains le partagent. D’autres, et ils sont nombreux le discutent ou le combattent.

Les phénomènes qui déterminent la construction d’un être humain sont multiples : les gênes, la gestation, la naissance, les compétences sensorielles, le capital intellectuel, les évènements de la toute petite enfance, l’environnement… Tout cela entre en jeu dès la conception. Bien heureusement, presque toujours, tout se déroule pour le mieux. Mais pas toujours.

Parfois quelque chose intervient qui bloque le processus et le petit enfant reste enfermé en deçà du champ du langage. Je ne veux pas dire qu’il ne parlera pas, encore que ce soit souvent le cas, mais qu’il ne parviendra pas à partager une perception et une compréhension spontanées du monde, de ce qui lui arrive et de ceux qui l’entourent.

C’est l’autisme. On peut supposer, au regard de la clinique, que la plus ou moins grande précocité des phénomènes de blocage dans ce processus d’organisation du psychisme détermine les aspects plus ou moins déficitaires du tableau autistique.

La mère ?

Nous touchons là le point central des questions autour de l’autisme.

Les polémiques les plus sauvages, les anathèmes, les procès en sorcellerie, souvent avec une évidente mauvaise foi, trouvent leur origine dans le rôle de la mère. Pauvre mère !

Ce sont les psychanalystes qui ont commencé. Dès que l’on s’est penché sur la clinique des enfants autistes, il est apparu que les processus en jeu se déroulaient dans les premiers mois de la vie, le moment où la présence et le rôle de la mère sont primordiaux.

De là à conclure que si cela se passe mal, elle y est pour quelque chose, il n’y a qu’un pas que n’ont pas hésité à franchir beaucoup de psychiatres irréfléchis se réclamant d’une psychanalyse à laquelle ils ne comprenaient pas grand-chose.

Et, pendant des années, tous les jours, ça a été la fête des mères.

Evidemment, en miroir, une défense s’est organisée, qui a vite pris la forme d’une attaque en règle de la psychanalyse. Nombreux aujourd’hui sont ceux qui, s’appuyant sur ce procès aux mères, cherchent à évincer toute référence psychanalytique de la recherche et de la réflexion sur l’autisme. Peut-être ne sais-je pas lire. Je connais un peu la littérature sur la question. Je n’ai trouvé nulle part un texte imputant l’autisme d’un enfant à sa mère défaillante. Au contraire, lorsque ce rendez-vous primordial entre un nouveau-né et sa mère n’a pas lieu, la première à être dévastée, ravagée de souffrance, c’est bien elle. Et si quelqu’un a besoin d’aide à ce moment…

Bruno BETTELHEIM, pour certains le diable en personne, parce qu’il proposait dans sa clinique une séparation radicale entre l’enfant et ses parents, n’a nulle part formulé qu’un enfant devenait autiste en raison de sa mère inadéquate.

En tout cas, le mal est fait. Et nous croulons aujourd’hui sous les propos imbéciles et outranciers de l’accusation autant que de la réhabilitation de la cause des mères qui continuent de souffrir et méritent autre chose. Par exemple une écoute.

Donald WINNICOTT, un pédiatre et psychanalyste anglais disait qu’une mère doit être suffisamment bonne. Suffisamment bonne, c’est aussi suffisamment mauvaise. En effet une mère universellement parfaite, serait la pire éventualité pour un nourrisson qui, ainsi, ne manquerait jamais de rien et qui resterait continuellement dans un état de satisfaction absolue, sans avoir besoin de devenir grand et autonome.

Les mères des enfants autistes ont été injustement culpabilisées. Et elles n’en avaient nul besoin. Lorsqu’un petit enfant ne répond pas à l’attente de ses parents, la question surgit immédiatement : « Qu’ai-je fait qu’il ne fallait pas faire ? », ou « que n’ai-je pas fait que j’aurais dû faire ? ». Il faut croire que beaucoup de psychiatres et de psychanalystes n’avaient pas réglé leurs comptes avec leur propre mère pour que ce sujet prenne une telle ampleur, conforté par la culpabilité spontanée et naturelle qu’il s’agit d’évacuer plutôt que de la consacrer.

Juste à ce propos un petit mot sur les pères. Globalement je les trouve un peu « confortables », s’accommodant bien facilement de la situation. Cela ne veut pas dire qu’ils ne sont pas eux aussi ravagés par ce qui arrive à leur enfant, à leur famille. Il est vrai que, être père, ce n’est pas donné. C’est l’aboutissement d’une maturation parfois un peu longue. Et si l’enfant donne les signes d’une différence, tout peut se compliquer.

La cause de l’autisme

Elles sont multiples et nous n’en avons certainement pas fait le tour. Sans doute aussi que certains « terrains » prédisposent à la survenue de troubles autistiques.

Certaines maladies se manifestent transitoirement par des troubles d’allure autistique qui s’effacent au cours de l’évolution. Pour faire court, nous connaissons de plus en plus de choses dans ce domaine, mais notre ignorance reste immense. Cela n’empêche pas certains d’affirmer un minuscule savoir.

Il existe un syndrome assez répandu, notamment dans le monde des soignants. Il n’est pourtant jamais décrit. Les plus belles descriptions se rencontrent dans la littérature. Personne n’a songé à lui donner un nom. Je me risque à l’appeler le « diafoirisme » en référence au personnage de Molière.

Cela commence à se savoir dans mon entourage que je m’occupe un peu d’autisme. Souvent, par curiosité ou pour m’être agréable, on m’entreprend sur la question. J’essaie d’expliquer ce monde complexe. Presque chaque fois, quelqu’un intervient, péremptoire : « Maintenant on sait que c’est génétique ! ». Le diafoirisme a frappé. Je préfère alors parler d’autre chose.

Et pourtant les gènes ont manifestement une place parmi les causes de l’autisme. Mais pas toute la place.

En référence à son vécu dans les camps de concentration, B. BETTELHEIM a avancé que l’autisme était une réponse de l’individu à une menace imparable et absolue d’anéantissement à laquelle il ne pouvait se soustraire. Cette hypothèse a depuis été abandonnée. Et pourtant, il n’y a pas si longtemps, nous avons été confrontés à une véritable épidémie de troubles autistiques chez les petits enfants adoptés issus des orphelinats épouvantables de CEAUCESCU en Roumanie. BETTELHEIM n’avait peut-être pas complètement tort.

Continuons donc de chercher les causes. Nous en avons trouvé. Nous en trouverons d’autres. Et peut-être un jour une issue thérapeutique émergera pour certains. Méfions-nous cependant des « découvertes » qui révolutionnent la clinique de l’autisme et laissent espérer des avancées radicales. Il y en a plusieurs par an dans le monde, souvent farfelues. Jusqu’à présent sans lendemain.

Comment se comporter avec une personne autiste ?

La première chose consiste à se demander ce que l’on veut faire avec cette personne.

Si vous voulez l’amener à se conformer à nos façons d’être en société, lui inculquer les comportements adéquats, etc., le mieux est peut-être de vous occuper d’autre chose.

Si vous voulez comprendre sa lecture du monde, lui rendre notre société lisible et faire en sorte qu’il s’y sente à l’aise, vous allez devoir aller à sa rencontre  Pas trop vite, pas trop près.

Si vous faites attention à ses signaux, la personne autiste vous manifestera clairement comment vous devez vous tenir. Il faut savoir que, presque toujours, le langage parlé est compliqué pour un autiste. Parfois les paroles, même les plus bienveillantes sont des menaces pour lui. Très vite il ne comprend plus rien et se panique. Il convient d’être économe en paroles, de ne délivrer qu’une information à la fois et d’avoir une gestuelle et des mimiques conformes à notre propos. Très vite, l’aventure de la rencontre commence. Et… vous verrez bien.

Théo PEETERS, un grand connaisseur de l’autisme et un grand pédagogue dont les références théoriques reposent sur l’approche TEACCH , a un jour décliné les qualités nécessaires à toute personne prétendant s’occuper d’autisme. Beaucoup ne sont pas exclusives. Je vous les livre tout de même :

 « Etre professionnel auprès d’enfants autistes, c’est :

- être attiré par la différence

- avoir une imagination exceptionnelle

- avoir le courage de perdre son style

- avoir un grand sens de la responsabilité

- être humble

- avoir des dons didactiques exceptionnels

- pouvoir travailler en équipe

- pouvoir travailler avec des problèmes qui ne seront jamais résolus. » 

Lorsqu’on s’occupe d’autistes, on est très vite confronté aux « troubles du comportement ». Pour ma part je préfèrerais parler de « comportements qui troublent ». Ils sont de tous ordres et ont pour effet de perturber gravement la vie de la personne autiste et de son entourage : hétéro ou auto agressivité, automutilations, violences diverses, troubles des conduites sociales, alimentaires, que sais-je encore… Globalement, ces troubles sont la manifestation d’un état d’angoisse massive que le sujet ne sait comment métaboliser ni exprimer d’une autre façon.

C’est à nous de décrypter, de comprendre ce qui lui arrive.

Le risque est alors pour nous de projeter des modes de fonctionnement psychique qui nous sont propres mais qui n’ont pas forcément cours chez une personne autiste. Schématiquement, il s’agit pour la personne autiste de ne rien ressentir.

Une douleur, un inconfort, une jouissance, un imprévu sont autant d’évènements perturbateurs et menaçants à l’origine des « troubles du comportement ».

Encore une chose.

S’occuper de personnes autistes suppose de disposer au préalable d’un support théorique, d’un outil conceptuel sur lequel appuyer une pensée et une action.

Si on peut se référer à plusieurs théories, ce n’est pas plus mal.

C’est comme avoir plusieurs fers au feu. Contrairement à ce que beaucoup veulent nous faire croire, les différentes approches de l’autisme ne s’opposent pas et peuvent tout à fait cohabiter et même s’éclairer l’une l’autre.

Cognitivistes, et psychanalystes peuvent se parler et progresser ensemble.

Il y a trop eu, et encore aujourd’hui, de positions dogmatiques, d’anathèmes, de fatwas dont les autistes et leurs familles n’ont que faire et qui n’ont d’autre effet que d’obscurcir les connaissances. Je suis plus réticent à l’égard des pratiques comportementalistes. Ceci est lié à ma formation. Lorsque j’étais étudiant, dans les années 60, certains établissements éducatifs pratiquaient le « conditionnement opérant », une méthode éducative directement issue des théories comportementalistes. J’ai découvert par la suite que cette pratique servait de base aux méthodes enseignées dans les écoles vétérinaires pour aider les maîtres d’animaux de compagnie indociles. Ceci dit, pratiquées avec lucidité les méthodes comportementalistes ont fait la preuve de leur utilité. Le principal risque est que, préoccupé avant tout par l’assimilation de comportements adaptés, on peut faire l’impasse sur l’angoisse et la souffrance de la personne autiste.  

En quoi consiste votre travail ?

Je ne suis pas un savant, un théoricien de l’autisme. Il me suffit d’être un praticien, un fantassin. Je suis même un fantassin à la retraite. J’essaie néanmoins de rendre encore quelques services. Actuellement en France le problème crucial est le manque de places dans les établissements spécialisés. Les instances administratives nous adressent en priorité les sujets les plus problématiques, souvent très violents et destructeurs, espérant qu’une solution apaisante se fera jour pour eux. C’est devenu l’essentiel de mon travail.

Il s’agit pour nous de comprendre ce qui se passe pour ce sujet dévastateur et dévasté, de quelle menace il se protège.

Nous savons que pour la personne autiste, les paroles sont comme des coups qu’on lui porte. Très vite nous apprenons à utiliser le moins possible le langage verbal, et toujours les mêmes mots. Notre langage est corporel. Nous utilisons aussi le plus possible les supports visuels. En effet la personne autiste comprend beaucoup mieux ce qu’elle voit que ce qu’on lui dit.

La relation au temps

Pour la personne autiste, chaque instant est l’éternité. Il ne découle pas naturellement de l’instant précédent et il n’annonce pas l’instant suivant. Pour un autiste, le temps ne passe pas. Il reste. Il nous faut être attentifs à ce phénomène et en prendre la mesure. Les professionnels disposent de « timers », sorte de pendules qui indiquent visuellement l’écoulement du temps ainsi que le temps qui reste. On indique systématiquement ce qui se passera après le moment que l’on passe ensemble et ce que l’on fera ensuite.

Ainsi, peu à peu, nous parvenons à donner un sens aux actions que nous entreprenons. C’est la structuration du temps. Elle va de pair avec la structuration de l’espace. Chaque lieu est dédié à une activité et à une seule. Il en va ainsi pour tous les actes de la vie. Les techniques éducatives de cette structuration ont été largement mises au point dans l’approche TEACCH (Traitement and Education of Autistic and related Communication handicaped Children) qui est d’un grand secours dans notre travail d’accompagnement des autistes. Si je parle de TEACCH, je dois aussi parler d’ABA. Cette approche est issue des théories comportementalistes. Sans oublier mes réserves « philosophiques », je constate, qu’utilisée avec bon sens, cette méthode éducative est un outil précieux pour nombre de professionnels souvent désemparés en face de ces sujets étranges. Au fond toutes les références théoriques sont légitimes dans la mesure où on a l’intelligence d’en reconnaitre les limites.

Tout ce travail de structuration suppose un minimum d’organisation corporelle, ce qui est rarement le cas.

Le corps de l’autiste ne tient pas ensemble et la main de son interlocuteur est aussi sa main.

Ce qui rentre et ce qui sort, les aliments et les excréments, se tient dans une zone indéfinie, pas toujours dehors, pas forcément dedans.

C’est auprès du corps de la personne autiste que le premier travail est à faire.

C’est évident pour les sujets les plus désorganisés, mais on s’aperçoit vite que le chantier est immense dans ce domaine pour tous les autistes, même de haut niveau, comme on dit.

J’en viens au cœur de notre métier : la communication et les interactions sociales.

Il n’y a pas d’autisme sans trouble de la communication et des interactions sociales.

Il ne s’agit pas d’un trouble quantitatif, mais d’un trouble qualitatif. Les modalités d’échanges des personnes autistes nous sont étrangères… et réciproquement. Cela ne signifie pas que ces personnes autistes refusent le contact et les échanges. Elles s’y prennent toutefois d’une façon qui nous intrigue, nous inquiète ou nous rebute. Là encore, la réciproque est vraie. Ce trouble relationnel se manifeste différemment selon les compétences du sujet.

Joseph SCHOVANEC parcourt le monde. Il fait des conférences dans diverses langues, racontant son expérience d’autiste. Installé dans son personnage de conférencier sur son estrade, avec le micro la carafe et le verre, il est brillant et captive avec humour son auditoire. A la pause, le même connait les plus grandes difficultés pour demander un café au bar.

 Les sujets dont j’ai eu à m’occuper sont plus déficitaires et représentent l’immense majorité. Nous disposons d’outils spécifiques incluant des supports visuels (pictogrammes, PECS…) mis en œuvre le plus souvent par des orthophonistes spécialisées. Ces outils apportent une aide précieuse à la socialisation des jeunes autistes.

L’autiste et les autres ?

Les autres, c’est nous, les neurotypiques comme disent les autistes entre eux.

Je vis dans un petit village. J’ai l’habitude d’aller acheter mon pain à pied ou en vélo. Un autiste à ma place irait chercher son pain avec un semi-remorque de 35 tonnes. Ce n’est pas impossible, mais c’est compliqué. Imaginez que je vive dans un village conçu pour la circulation des 35 tonnes. J’aurai alors les pires difficultés pour aller à la boulangerie en vélo. Le moins que l’on puisse dire est que nos conceptions du monde ne s’accordent pas.

La personne autiste est toute entière dans l’instant vécu, dans son action, dans son propos. L’autiste ne connaît pas le doute, l’ambivalence, le faux fuyant, le mensonge. Impossible pour lui de se représenter ce qui se passe dans la tête de l’autre (la théorie de l’esprit). De la même façon il ne sait rien de l’empathie.

Son discours est plat, strictement digital et informatif, sans aucun sous-entendu.

Il ne parle jamais « pour ne rien dire ». Il n’évoque pas, n’imagine pas. Il dit ce qui est. Un point, c’est tout.

En somme, il n’a strictement rien à faire sur le divan du psychanalyste.

En revanche il s’accorde facilement avec les approches comportementalistes. C’est une raison majeure de ne pas les ignorer. Pour faire simple au risque de la caricature, la psychanalyse doit beaucoup aux autistes qui ont permis à nos plus grands penseurs d’élaborer un modèle de la construction du psychisme humain. Les autistes doivent aux comportementalistes d’avoir mis au point des stratégies d’échange et de rencontre utiles à leur insertion dans notre monde.

L’autiste et sa famille

L’arrivée d’un enfant dans la famille commence de façon paradisiaque en règle générale. C’est aussi le cas pour un enfant autiste. C’est un bébé parfait. On ne l’entend jamais pleurer. Il est même trop sage. Et puis le petit ange se charge vite d’ouvrir les portes de l’enfer. L’inquiétude se fait jour chez les parents incrédules. Le « pas normal » devient une évidence. Retard du développement, absence de langage, désintérêt, absence de réaction aux sollicitations, troubles du sommeil… Et un jour le verdict tombe. Notre enfant est autiste.

 La vie s’organise autour de ce petit être étrange, inaccessible et pourtant incroyablement présent. L’attention pour lui est totale et constante pour chacun, parents bien sûr, mais aussi frères et sœurs. Les troubles du comportement mobilisent l’énergie de tous. Et il faut apprendre à communiquer avec ce petit enfant à la fois absent et hyper réactif à son entourage. Le reste du monde s’éloigne. Le frère d’un jeune autiste me disait un jour : « Quand je vais à l’école je change de planète ».

Autour de l’enfant autiste, on organise l’espace, le temps, les échanges. Tout est structuré et codifié à l’extrême. On fait la chasse à l’imprévu. La moindre action est planifiée et à chaque manquement on risque le drame. En somme, l’autisme gouverne l’existence de chacun, au risque d’empêcher tout investissement extérieur. Lorsque les deux parents travaillent, la tentation est forte que l’un deux (la mère en général) cesse son activité. On oublie le théâtre, le cinéma, le sport, les sorties, les amis et les réceptions. Les frères et sœurs, petits ou grands, deviennent des auxiliaires parentaux.

 C’est une partie essentielle du travail des accompagnants de veiller au maintien et au développement des acquis d’une vie sociale accomplie pour tous les membres de la famille, et pas seulement pour le petit autiste.

On l’aura compris, les liens que tisse l’entourage avec le petit enfant autiste sont très forts et étroits. Ils sont encore renforcés par la fascination qu’exerce sur les non autistes cette manière particulière de percevoir et de comprendre le monde, cette capacité de mémorisation incroyable et cette impossibilité à organiser des échanges relationnels souples et aisés. En pratique, dès qu’il s’agit de faire quelque chose, une assistance se met instantanément en place, assumée d’abord par les parents, à défaut par un frère ou une sœur. Chaque membre de la famille devient vite un expert pour ce petit enfant qu’il est bien difficile de confier à d’autres, même s’ils font preuve de réelles compétences.

Chaque jour nous mesurons dans nos établissements que s’occuper d’enfants autistes, c’est d’abord s’occuper de leurs parents et de leur famille.

MA RENCONTRE AVEC L’AUTISME

A l’école maternelle

*Dans ma classe de PS (Une fillette d’âge GS) :

- Elle va avec les autres, les observe mais ne joue pas avec eux

- attirance vers la couleur « violette » : elle en badigeonne les dessins des autres enfants, leurs vêtements (de dos) et la moquette de la salle de musique. Elle se promène avec le pot et le pinceau.

-Elle me suit partout et observe ce que je fais.

Dans mon bureau, elle me voit tamponner des documents. Elle fait de même… partout

J’habite le logement de fonction de l’autre côté de la cour de récré. Elle a repéré ce lieu où je me rend régulièrement à certains moments de la journée. C’est mon logement de fonction. Elle finit par aller voir ce qui s’y passe. Tranquillement, un jour, elle s’y rend. Elle entre. L’appartement est occupé. Mon mari est là. Surprise, elle s’enfuit à toutes jambes. Elle se jette contre moi: « Il y a quelqu’un chez toi… Viens! »  Je pose des questions. Elle ne répond pas et s’en va.

- Dans la salle de musique, pendant une séance d’Education Physique,  je filme les élèves en action et ils peuvent se voir dans la TV.

Lorsqu’elle aperçoit son image, elle se jette d’abord par terre et se cache le visage dans ses bras. Puis elle le soulève et se regarde brièvement puis se cache. Elle renouvelle l’opération plusieurs fois. Je laisse faire mais elle finit par quitter la pièce.  Alors je coupe l’image. Et elle revient.

La fois suivante, elle allume la TV elle-même. mais elle n’y est pas. Elle frappe l’écran et me regarde. Mon caméscope n’est pas installé… Colère! Je suis obligée de la ramener en classe. Je vais plus tard lui présenter l’outil qui lui a montré son image. Elle me le demande inlassablement

-Une autre fois, elle vient dans mon bureau. Elle me voit tamponner des documents. Alors, brusquement, elle saisit le tampon, l’encre et tamponne très vite tout ce qui se trouve devant elle. Elle me regarde sans un mot mais j’ai l’impression qu’elle cherche mon approbation. Je lui explique à quoi ça sert et qu’on ne peut pas tout tamponner. Alors elle tourne les talons et s’en va.

*En MS, un garçonnet de 6 ans :

- Cet enfant a choisi de parler en Anglais. Selon les parents c’est arrivé au cours d’un voyage à Londres. Au bout de quelques jours il ne s’exprime plus que dans cette langue qu’il ne connaissait pas avant.

Il voue une passion à sa maman et reste plus méfiant envers son père souvent absent mais très attentif cependant à l’enfant. C’est une relation à 3 très étroite.

Lorsque les parents l’amènent dans mon bureau, il reste d’abord assis entre eux puis il vient se mettre près de moi et me regarde fixement. Je lui parle. Il regarde ses parents. On va lui faire visiter l’école. Les enfants sont en récréation. Il observe en silence, collé à sa mère.

Au bout d’un moment il ose et va se mêler et  rentrer en classe avec eux. Ensuite il s’assoit et attend. Il regarde, il écoute tout en regardant ailleurs et autour de lui mais ne parle pas. Il acceptera désormais de s’y rendre avec le groupe.

- Au début il se contente d’observer et de suivre. Quand la maîtresse pose un exercice écrit devant lui, il n’y touche pas. Il est installé à côté d’une fillette très douce qui lui parle. Il ne répond pas, mais il copie sur elle et fait son exercice. Puis il le porte à la maitresse avec les autres. On ne sait pas s’il est satisfait mais il va recommencer chaque jour sa démarche. la maîtresse en profite pour exploiter la situation.

- Plus tard, il va parler à sa voisine, puis à d’autres. Mais toujours un seul interlocuteur.

A la sortie, il s’habille et fait tous ce que les autres font.

Quand il voit ses parents il attend qu’on lui dise de bouger. Puis il se jette sur eux sans mot dire.

*Je rends visite avec ma fille à une de mes cousine chargée d’un petit groupe d’autistes de 5 à 12 ans (petits Parisiens en vacances à l’Hôpital de San Salvadour au bord de mer entre Toulon et Hyères:

Au début le groupe s’approche et nous touche d’abord derrière puis l’un s’enhardit, les autres suivent et se collent à nous. La maitresse leur demande de s’écarter mais ils se font menaçants. Finalement je m’approche de la table où ils étaient en train de dessiner et je fais de même. Alors tous viennent et font comme moi. C’est à qui prendra la place près de moi. Nous passons ainsi 1 heure au moins. Puis nous devons partir. Alors là !  Ils se mettent autour pour nous en empêcher et l’un se jette à terre et me prend par la cheville. Un second me prend l’autre cheville. Je reste sur place et j’attends. J’explique que je dois partir mais que je vais revenir. Ça dure un moment et puis petit à petit la tension se relâche. Nous revoilà entourées de bras. Ça dure encore un moment et enfin nous pouvons partir. De loin, je vois les enfants reprendre le cours de leurs activités.

Dans tous les cas, on note : silence, observation et imitation et relation entière et exclusive. Puis indifférence et retour à son monde.

Ma première rencontre en famille

J’avais un oncle de 35 ans. Je l’aimais beaucoup.

Moi j’avais 10 ans et j’aimais bien être avec lui. C’était un bon compagnon de jeu.

Il imitait mon écriture pour m’aider à faire mes punitions. En sixième, il m’aidait pour l’Anglais. Et si on voulait s’attaquer à moi, il me défendait et me protégeait. Nous étions toujours ensemble. Mais quand il me prenait dans ses bras, il me serrait si fort que cela faisait peur à ma mère. Pas à moi.

Il vivait en famille. Mi homme- mi enfant, on lui parlait tout à tour  comme s’il était l’un ou l’autre. Il ne remarquait pas la différence mais moi oui et j’étais toujours de son côté.

Tous les adultes de la maison s’occupaient bien de lui  et il obéissait en général à tout le monde.

Mais il était capable de crises de désespoir et de colères terribles qu’à l’époque nous ne comprenions pas, surtout quand on lui refusait quelque chose.

Un jour les crises se répétant trop souvent il avait fallu le mettre dans une institution qui malheureusement n’était pas adaptée à son cas. Il y est mort.

Mais que savions nous alors de l’autisme?

Il était séduisant et charmant et il plaisait à tous,  surtout aux femmes. Elles ne s’apercevaient pas tout de suite qu’il n’était pas comme tout le monde.

Il avait une immense mémoire et une grande intelligence.

J’étais émerveilléee: Il était capable de calculer très vite. Il parait qu’à l’école en CM2 le maître n’avait rien remarqué car il retenait sur le champ ses leçons et les récitait  par cœur. Jusqu’au jour où, envoyé au tableau, il refit le problème à l’envers… convocation de la famille et là … tout le monde se pose des questions…  sauf moi bien sûr, lorsqu’on me raconte cette histoire. On cherche des causes. Il a fait une chute d’une terrasse à 4 ans. Ca doit venir de là. Un point c’est tout.

Enfant, je me retrouve un peu dans la relation qui est décrite dans le livre. Je pourrais m’y glisser. C’est sans doute pour cela que j’ai plongé dans ce livre.

Paule et René

 

Finalement un enfant et un adulte Asperger ça a probablement des points communs.C’est sans doute pour cette raison que la relation de confiance et la communication  a pu s’établir entre eux.

Lisez cette lettre. Et comparez les mots avec le discours du héros du livre.

fichier pdf 31 aout 1949 Lettre de René 30 ans à Paule 8 ans

 

Alors peut-être faudrait-il s’interroger sur les similitudes positives qui pourraient être utiles à un adulte qui veut s’engager dans cette voie.

 

LIENS INTERESSANTS,  parmi des tas d’autres

* Jacques Vazeille sur Facebook

Jacques Vazeille

« Ça y est ! Mon premier roman, et vraisemblablement le dernier est référencé sur les grands sites : Chapitre, FNAC, Hachette, Amazon, Baudelaire… « MURS » éditions Baudelaire. … en librairie. J’attends les critiques de pied ferme. » Jacques Vazeille

J’ai découvert, au hasard de mes recherches ce document dont Jacques Vazeille pourra sans doute nous parler. Je ne suis pas assez compétente pour cela.

* Cliquez sur ce lien:  Lireettirelire

A quoi servent les livres s’ils ne ramènent pas vers la vie, s’ils ne parviennent pas à nous y faire boire avec plus d’avidité ?  [Henry Miller]  Extrait de Lire ou ne pas lire.Un mur ça peut séparer mais aussi réunir. Un mur ça peut protéger mais ça peut aussi s’abattre.

Des murs il y en a vraiment de toutes les sortes. Il y a des murs en briques, des murs en carton, des murs invisibles que l’on a en soi…
Pour Mine, 12 ans, le mur il est entre sa maison et le Château. Sa maison elle y vit avec sa mère et sa petite sœur avec la menace que fait planer la Mère DDASS (merdasse pour les intimes) de l’envoyer en foyer. Le mur la sépare des résidents du Château qui sont des adultes handicapés.
Pour Samson, il y a plusieurs murs. Il y a celui que «  le vieux Monsieur » lui a construit dans la chambre qu’il doit bientôt occuper au Château. Ce mur-là il est fait de boites de cartons. Il est facile de l’abattre et de le reconstruire aussi. Son autre mur, à Samson il est dans sa tête. Car Samson, même s’il ne sait pas trop bien ce que cela signifie, est autiste. Alors il y a entre lui et le monde un mur d’incompréhension, ou peut être plutôt de mécompréhension….
Mais qu’ils soient de briques ou de cartons, visibles ou invisibles, les murs de cette histoire ne résisteront pas longtemps.

 

* Livre : L’autisme, revu et corrigé par un autiste Asperger

TÉMOIGNAGE CONTROVERSÉ D’UN GÉNIE DE LA CONSCIENCE

Mot de l’Éditeur pour ce livre sur l’autisme10 raisons de lire ce livre controversé  sur l’autisme

  1. Vous découvrirez pourquoi les autistes en général, veulent rester autistes…
  2. Vous comprendrez pourquoi les parents défendent parfois avec véhémence et sans le savoir leurs enfants autistes prétextant d’accepter leur différence…
  3. Vous découvrirez la vraie réalité de l’autisme comme on ne vous l’a jamais présenté…
  4. Vous comprendrez les différents symptômes de l’autisme vus et vécus par un autiste Asperger Conscient comme jamais auparavant vous ne les avez vus, par exemple pourquoi la communication peut être défaillante chez certains et d’autres pas…
  5. Vous comprendrez pourquoi les relations humaines peuvent être nuisibles pour les autistes…
  6. Vous comprendrez pourquoi les autistes ont besoin de leur bulle…
  7. Vous serez en mesure de voir le potentiel qui existe dans la condition de l’autisme…
  8. Vous comprendrez comment certains autistes ont accès au génie en eux…
  9. Vous découvrirez quel est le message de Dieu derrière l’autisme…
  10. Vous comprendrez l’autisme au point même de vouloir devenir autiste…

* Le MUR, la psychanalyse à l’épreuve de l’autisme

Le film emblématique de la cause de l’autisme en France

Le MUR, la psychanalyse à l’épreuve de l’autisme, a été réalisé en 2011 par Sophie Robert, et produit par OCÉAN INVISIBLE PRODUCTIONS, en partenariat avec AUTISTES SANS FRONTIÈRES. Cette association, présidée par Vincent Gerhards, milite pour la scolarisation des enfants autistes. Ce film a permis de lever la chape de plomb qui pèse sur la prise en charge des troubles envahissants du développement en France, en Suisse romande et en Belgique francophone. Diffusé en septembre 2011 sur le site d’Autistes Sans Frontières, Le MUR, la psychanalyse à l’épreuve de l’autisme, s’est répandu en quelques jours de façon virale dans le monde entier, avant d’être poursuivi en justice par trois des psychanalystes interviewés, censuré pendant deux ans, et intégralement réhabilité par la cour d’appel de Douai le 16 janvier 2014.

Le MUR, la psychanalyse à l’épreuve de l’autisme expose le point de vue psychanalytique sur l’autisme, par la bouche de dix psychanalystes et d’un pédiatre proche des cercles lacaniens. Pour la première fois, ces professionnels expriment leurs théories dans un langage accessible aux profanes. Devant la caméra de Sophie Robert, ils exposent longuement leurs convictions intimes sur les causes de l’autisme : une psychose (folie) induite par une mauvaise relation maternelle, et les perspectives offertes par la prise en charge psychanalytique de ce trouble : le nihilisme thérapeutique, avec pour conséquence l’enfermement à vie en établissement psychiatrique.

* Le syndrome d’Asperger au féminin

* Le combat des femmes Asperger pour obtenir un diagnostic

* La parole aux personnes autistes: témoignages

Les sites ne manquent pas. mais rien ne vaut la rencontre et l’échange direct.

Je remercie Maurice Arnaud, voisin et résident du Parc, qui nous a présenté Jacques Vazeille que nous allons bientôt retrouver.

toi et moi

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Publié dans Autisme, Santé | 1 Commentaire »

Tu es mon autre

Posté par ENO filles le 6 janvier 2016

 

Jean a envoyé une vidéo très intéressante et je veux à mon tour en faire profiter tous mes amis du Blog. Merci Jean

Je suis comme toi . On ne se refait pas :) )

 

Image de prévisualisation YouTube

 Voici son message

Mon amie Maria, prof de français à Sopron (Hongrie) m’a envoyé cette vidéo superbe où deux jeunes Hongroises chantent en français :  « Tu es mon autre » !

J’aime vous faire partager mes émotions, même si je vous donne parfois de tristes nouvelles. On ne se refait pas !

Jean Weingaertner JWG

Publié dans Actualité, France | Pas de Commentaires »

5 minutes de bonheur… Après les bisous, les compliments

Posté par ENO filles le 2 juin 2015

 

Que le monde est bon!

 Prenez le temps de regarder cette petite vidéo , cela fait vraiment du Bien !!

Parce que vous aussi vous êtes SUPER…!!!

Image de prévisualisation YouTube

merci vous etes super

Merci Marie-Françoise. Ca fait du bien, au petit-déjeuner

 

 

 

Publié dans Journée de la gentillesse | Pas de Commentaires »

Saint-Valentin 2015

Posté par ENO filles le 13 février 2015

Saint Valentin 2012 dans 2012 Animation11

 

To my love

14 février  2015

Et s’il n’y en avait qu’une ce serait elle…

Ringarde ! Romantique !  La Saint-Valentin est loin de faire en apparence l’unanimité.

Logique! Elle est rangée elle aussi avec Halloween, Noël, Pâques etc. dans la catégorie « fêtes commerciales » -en 2015 tout est commence… , mais elle demeure le symbole de la fête de l’amour et comme Noël, elle se prépare parfois des semaines à l’avance.

Finalement peu de couples négligent en réalité le 14 février.

Soirée romantique, repas en amoureux… petits cadeaux, préparatifs à ne pas négliger pour une Saint-Valentin réussie. Chaque année, c’est le même casse-tête… ! Diner romantique, week-end en amoureux, soirée coquine ou plateau télé sur le canapé… 

Quel cadeau de Saint-Valentin offrir à sa moitié ?

Quel repas préparer pour le 14 février ?

Tous les conseils sur Magicmaman.

Premier conseil

Offrir des fleurs. Et quelles fleurs? La rose est la reine de la fête

offrir des roses

Mais pas n’importe laquelle.

En effet, les fleurs n’ont pas toutes la même signification.

Il y a la couleur bien sûr!

Le rouge? Tout le monde le sait!  Le jaune aussi ! Mais les autres?

quelle couleur

Attention donc aux faux-pas. Cette infographie pourrait bien vous sauver !

Il a aussi le nombre…

combien de roes

 

Et aussi la forme

En fonction de l’ouverture de la rose, ça change aussi ! Plus elle est ouverte, plus l’amour est passionné !

quelle forme de rose

et cette année il y a la taille…. 

regardez plutôt…

 

Rose géante présentée à Télématin aujourd'hui

 

Alors, laquelle allez-vous lui offrir!!!

De nos jours

La demande en mariage

Comment faire sa demande en mariage

il la demande en mariage avec un flashmob

Image de prévisualisation YouTube

La demande en mariage romantique

Voici une sélection non exhaustive de lieux mythiques pour déclarer sa flamme de la plus belle des manières

fichier ppt 2010 Les plus beaux lieux pour s’aimer

La demande en mariage traditionnelle

La demande en mariage est traditionnellement exprimée par l’homme, et selon la tradition, le jeune homme doit demander l’accord du père de la jeune fille. Ce dernier accepte ou non, prenant en compte les sentiments ainsi que  les conditions matérielles et financières du jeune homme, afin de s’assurer qu’il pourra subvenir aux besoins de sa fille. Aujourd’hui, les rares personnes qui respectent cette tradition le font généralement pour la forme, après s’être enquis au préalable de l’accord de la jeune fille.
Traditionnellement, on fait sa demande en mariage avec le genou posé à terre et la bague de fiançailles dans son écrin à la main. Pour une bague de fiançailles il est d’usage d’offrir un solitaire (bague composée d’un seul diamant principal). Les plus vendus à cette occasion ont un diamant de forme ronde, que l’on appelle un brillant. 
Malgré la tradition, les femmes franchissent de plus en plus le pas les premières. Il est devenu assez commun pour la femme de demander un homme en mariage. 
Il est classique d’organiser une fête pour célébrer ses fiançailles sa famille et ses amis.

L’Histoire de la Bague de Fiançailles
La coutume d’offrir une bague lors des fiançailles était déjà présente pendant l’Antiquité romaine et grecque et certains disent que la tradition remonte à l’Égypte antique. Au Moyen Age, lors des fiançailles, l’homme comme la femme échangeait un simple anneau sans pierre précieuse.

On raconte que la première femme à avoir porté des bijoux en diamants serait Agnès de Sorel (1422-1450), maîtresse de Charles VII. C’est à cette époque que remonte la tradition de porter une bague de mariage en diamant et l’archiduc Maximilien de Habsbourg en offrit une à Marie de Bourgogne en 1477. Le diamant, pierre extrêmement résistante, devient le symbole de la fidélité conjugale.

Pour une bague de fiançailles il est d’usage d’offrir un solitaire (bague composée d’un seul diamant). Les plus vendus à cette occasion ont un diamant de forme ronde, que l’on appelle un brillant.

La soirée romantique (!!!)

Nuit torride en vue… 9 fantasmes 1/2

Karine : « Je voudrais organiser une petite soirée chaude pour mon mari à l’occasion de son anniversaire. J’aimerais lui soumettre différents gages sur des petits cartons qu’il choisirait au grès de la soirée et de ses envies… Donc je vous sollicite pour avoir des idées de gages ; j’ai déjà une liste de gages mais j’attends vos idées. Merci à pour votre contribution à mon futur plaisir ! »

Voici les conseils des magicmamans !
Marine : « Voici quelques idées : demander la couleur de la petite culotte de la voisine, manger des huitres, du gingembre, du chocolat, s’habiller en nuisette, et aller chercher le courrier, téléphoner à un pote, et lui dire qu’il le voit d’un autre œil… »

Laure : « Et bien tu regardes « 9 semaines et demie », et tu as tout ! »
Julie : « Boire du lait tout en en laissant tomber délicatement sur son menton, le tout en peignoir et grosses chaussettes, il n’y a que Kim pour y arriver ! La seule fois où je me suis amusée à le faire, j’avais l’air d’une sale gamine dépenaillée et qui bavait ! »

Laure : « Tout l’art consiste à se laisser glisser langoureusement le long du frigo en buvant du lait qui dégouline mais en gardant un air purement sensuel ».

Léa : « Si tu veux du hard regarde « Lune de fiel » de Polanski… Avec ces deux films, tu es la déesse du sexe…. »

Karine : « Eh bien je n’ai plus qu’à louer les dvd … ».
Justine : « Pense aussi aux petits trucs à la chantilly ou au champagne. Amusez-vous bien »

Marion : « Voici mon idée : il doit te voir passer la serpillère en nuisette courte sans petite culotte ! »

Paule : « Est-ce que ton mari a une passion ? Le cinéma par exemple : tu te déguises et tu rejoue pour lui une scène de ciné chaude (« Basic instinct » ou « 9 semaines.. ».) »

Justine : « Basic Instinct…heu ça peut le refroidir si elle sort le pic à glace ! »

Paule : « Sinon tu as la fessée, les menottes, la confiture sur des parties intéressantes, les déguisements (infirmière, pompier ou je ne sais quoi), la lecture d’un livre érotique avec obligation de ne pas se tripoter, la webcam, etc… »

Martine : « Cela me fait penser à une copine qui voulait faire une soirée surprise à son homme. Elle lui avait laissé un petit mot à la maison avec « 20h ce soir » et une adresse. Arrivé là-bas, c’était un hôtel 4 étoiles. A la réception, on lui donne la clé de la chambre accompagnée d’un mot « mets-toi à l’aise, j’arrive ». Une fois dans la chambre, un autre mot qui lui disait qu’il pouvait profiter du champagne en l’attendant.

Elle arrive ensuite, vêtue d’un imper qui cachait un super ensemble sexy genre guêpière, porte jarretelles. Elle ne m’a pas raconté la suite mais je pense avoir largement deviné… Elle me dit qu’elle organise au moins deux fois par an ce genre de petit divertissement. Moi je trouve ça trop top! »

DES FILMS DE SAINT-VALENTIN

A choisir ici si vous aimez les films romantiques.

Cette année le film romantique a changé .

Le romantisme n’est plus ce qu’il était.

Loin de l’Univers de Peynet, vous avez le choix entre deux films.

 

50 nuances de Grey

 

« 50 nuances de Grey « :

« Le masochiste est celui qui vit l’attente à l’état pur » écrivait Deleuze dans son introduction à Sacher-Masoch. C’est la définition-même d’une jeune fille romantique.

C’est l’histoire d’une romance passionnelle, entre un jeune homme riche amateur de femmes, et une étudiante vierge de 22 ans, qui vire à une relation sexuelle sulfureuse teintée de sado-masochisme .

Phénomène cinématographique de l’année,  Cinquante Nuances de Grey est premier volet d’une trilogie racontant la relation sexuelle teintée de sado-masochisme entre une étudiante et un jeune milliardaire, impliquant la servitude, la discipline et différentes déclinaisons du sadisme et du masochisme.

Le roman a été un énorme succès de librairie avec plus de 70 millions d’exemplaires vendus dans 50 langues.

Au terme d’une bataille à coups de millions de dollars Universal remporte les droits d’adaptation en mars 2012. Après bien des migraines, des tergiversations, des abandons, le rôle du milliardaire Christian Grey est joué par le Jamie Dornan (élégant clean cérémonieux déterminé… et Sexy), qui jouait le comte Axel Fersen dans Marie-Antoinette de Sofia Coppola. Le rôle de l’étudiante Anastasia Steele sera pour sa part interprété par Dakota Johnson [21 Jump Street]

Mais tout ce tohu-bohu autour du caractère sulfureux du film n’était pas nécessaire. Mais le coup d’œil en vaut la peine. Les scènes « trashes » que le public attendait tellement ne le sont pas tant que ça. Seules quelques images furtives de seins et de fesses sont visibles à l’écran. Tournées d’une manière très artistique, les scènes de sexe ne mettent pas mal à l’aise, à l’exception bien sûr, des plans où le tourmenté Christian Grey corrige sa soumise. La tension sexuelle contenue de « Twilight » était beaucoup plus forte.

Les lecteurs du roman semblent le regretter.  Je suis quant à moi satisfaite de la retenue observée car ce film dans l’air du temps attire, un peu trop pour moi, un jeune public français non préparé.

Et oui! en France le film n’est interdit qu’au moins de 12 ans pour 16 dans les autres pays. [Ce soir mon cinéma habituel affiche complet].

et

« Toute première fois » :

 

affiche film Toute premiere fois

 

 

Jérémie, 34 ans, émerge dans un appartement inconnu aux côtés d’Adna, une ravissante suédoise aussi drôle qu’attachante. Le début dʼun conte de fées ? Rien nʼest moins sûr car Jérémie est sur le point de se marier… avec Antoine.

Comme je suis de nature curieuse, j’ai vu les deux

Je me contenterai de dire que dans les deux cas la notion classique des valeurs sociétales pourrait presque être considérée comme sauve.. pour l’instant … mais cela ne changera pas le vent de l’Histoire. Je m’abstiendrai de tout commentaire supplémentaire.

barrerose2

Archive pour la catégorie ‘Saint-Valentin’ sur le blog

fichier pps 14 février 2006 L’amour en héritage

Bientôt la Saint-Valentin Peynet éternel

14 février 2008 Attention! Un nouveau virus circule sur le Web aujourd’hui.

LES AMOUREUX PEYNET

14 février 2009 Les amoureux Peynet — patrimoine de l’imagerie populaire

fichier pps 2009 les amoureux Peynet

14 février 2009 Les plus Belles lettres d’amour

DIAPORAMA Les amoureux Peynet — patrimoine de l’imagerie populaire (repris ci-dessous)

9 février 2010 J-5 Quand revient la Saint-Valentin

Quelques sites sur Peynet

Raymond Peynet le site officiel

Raymond Peynet

Peynet shop

5 février 2011 Bientôt la Saint-Valentin Peynet éternel

10 février 2011 La Saint-Valentin

14 février 2011 Un peu, beaucoup, passionnément !

17 février 2011 Le musée Peynet d’Antibes

13 février 2012 Saint Valentin 2012

- Coeur de papier

- L’Amour est une route, diaporama

- Quelques citations

Jeudi 14 février 2013 – Un rendez-vous à ne pas manquer

-L’AMOUR EN CHANSONS

LOUIS CHEDID – On ne dit jamais assez aux gens qu’on aime qu’on les aime

UN HOMME ET UNE FEMME-Francis Lai

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9 février 2011 Image de prévisualisation YouTube

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Document INA chansons d’amour

Parce que de nombreux artistes ont sublimé les mots doux avec des notes de musique, ina.fr vous propose une sélection de chansons d’amour. + de détails

Bardot et Becaud

http://www.ina.fr/video/MAN9003234946#rpctoken=1814076682&forcesecure=1

 

QUIZ DU BLOG

quiz amitié dans Amitié

Les couples célébres de la Mythologie et Autres couples célèbres

Mais que deviennent les histoires d’amour?

LECTURES

« Le Roman du mariage » aux Editions de l’Olivier

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Une chose rare…amour hétéro (vidéo supprimée)

Animations

Un peu d’humour

DIAPORAMAS DU BLOG

Certains diaporamas du blog on disparu, hélas avec leur hébergeur.

(Il est  conseillé d’enregistrer avant de visionner, c’est bien plus rapide).

 

 

 

 

 

Jeudi 14 février 2013 - Un rendez-vous à ne pas manquer dans 2013 animation1-300x132

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Noël, fête des lumières « Et que la lumière soit »

Posté par ENO filles le 18 décembre 2014

18

Noël, fête des lumières « Et que la lumière soit » dans Fête des lumières la-fete-des-lumieres-2014

Tombent les nuits à la lueur de bougies qui fondent
Et que la lumière soit
Passent les heures que s’écoulent à jamais les secondes

Dieu dit « La lumière est semée pour le juste, Et la joie pour ceux dont le cœur est droit ».

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Pas de panique! Cliquez sur l’image… vous serez illuminés. Magnifiques réalisations

→ En savoir plus avec le livre de la Génèse ou avec l’interprétation de Louis Segond, plus facile à lire.

A  Lyon, comme chaque année, la ville, fidèle à sa tradition s’illumine, toujours plus, toujours plus belle grâce au génie des hommes. Toutefois, à l’époque où j’y résidais nous nous contentions de huit modestes lumignons sur le rebord de la fenêtre.

lumignon-fete-des-lumieres

« En traversant le temps, ce qui était un geste de Foi s’est dilué dans le patrimoine laïc lyonnais et le fait de mettre quelques bougies à la fenêtre le 8 décembre, se perpétuera dans toutes les familles – toutes religions confondues. Comme pour écarter un ancien malheur, comme le remerciement d’une ville d’être encore vivante, comme un geste de joie ».

Et je l’ai fait avec foi et bonheur.

 

Pour en savoir plus, cliquez sur ce site Les légendes et l’histoire vraie des Illuminations ou de la Fête des lumières

« Marie nous a sauvés et j’aime raconter cette histoire aux étrangers qui ne connaissent pas ce qu’il s’est passé à Lyon et qui viennent voir « la fête des Lumières » en oubliant « la célébration de l’Immaculée Conception »…Quel bel hommage à Marie! Pour tous les amoureux de cette tradition et de l’histoire lyonnaise, voici un très bon roman noir sur les illuminations lyonnaises : « L’ombre du 8 décembre », de Christophe Cornillon, aux éditions La Taillanderie. A lire un soir du 8 décembre… » Un commentaire de Flo du 2 mai 2010.

Malgré la laïcisation à outrance de cette célébration, les « Illuminations » de Lyon devenues aujourd’hui « Fête des lumières » est devenue incontournable et, chaque année, notre fidèle amie Sabine, nous offre ce spectacle époustouflant que tous n’ont pas la chance de voir.

bougies sabyplanete

 

Pour mémoire :

En 2009 (Volet 6)

Samedi 5- 6-7 décembre Lyon Fête des lumières

Mardi 8 Décembre – Lyon Fête des lumières dernier jour

 

Lyon en 2012 (volet 9)

Et en 2014 la fête continue

Dès le 7 décembre, Sabyplanète nous offre un petit florilège des installations  vues en une soirée… Fête des lumières au Parc de la Tête d’or

 

Retrouvez-là dès le lendemain au PARC DE LA TETE D’OR pour admirer le Jardin d’hiver de Christophe Martine, et autres cerfs-volants, lanternes et méduses flottantes.. Un petit air de déjà vu pour des habitués de la Fête des Lumières comme nous…Mais pour vous ?… Cliquez ici

11 décembre Fête des Lumières 2014 aux Terreaux

Fete-des-Lumieres-2014-Terreaux

« Après notre visite des attractions du côté Rhône, nous voilà donc revenus à la Fête des Lumières pour une deuxième soirée de balade, cette fois du côté Saône, depuis les Terreaux L’animation de la place des Terreaux est un incontournable qui attire toujours une foule compacte…

Heureusement, nous arrivons tôt sur la place et bénéficions de la première projection de la soirée, à 17h45… pas encore trop de spectateurs, du coup, on en profitera deux fois !

L’artiste a eu la bonne idée de mettre à l’honneur tout ce qui fait la spécificité de Lyon dans le domaines des Arts avec des clins d’œil au Musée St Pierre, au Musée d’Art Contemporain, à l’Opéra et à la Biennale de la danse…

C’est dynamique, coloré, plein de jolies idées (les tableaux qui s’animent, la danseuse de Degas qui perd son tutu pour revêtir un justaucorps quand elle change de tableau puis lance la musique d’un tango…) et pour couronner le tout, un génial mix danse classique /hip hop ! »

Pour lire la suite cliquez ici

Mais prenez garde de ne pas finir « glacés »

glacés

 

Et ce n’est pas fini !… La suite sur LYON : Fête des Lumières 2014

 

Les huit bougies

La fête des lumières est célébrée par tous.

Ce message de notre amie Mireille Assouly-Loeb le 16 décembre 2012 garde toute sa place ici. Merci Mireille. Pour le lire cliquez ici

17 décembre Tout le monde s’en mêle

Pour illustrer la magie de Noël, cette famille illumine sa maison au rythme de la chanson de La Reine des Neiges « Let it Go »

Image de prévisualisation YouTube

« C’est dans cette maison située aux États-Unis, plus précisément au Texas, que cette famille a mis au point un système de plus de 25 000 ampoules, toutes réglées comme du papier à musique. Un spectacle qui coûte tout de même la bagatelle de 15 dollars à chaque représentation. Certaines personnes font preuve d’une imagination débordante pour décorer leur maison à l’approche des fêtes. Chaque année, nous sommes éblouis par la découverte de ces véritables antres de Père Noël. Admirez alors cette maison au Texas dont l’éclairage est synchronisé au titre « Let it Go » de La Reine des Neiges». 

Et quoi de mieux que le cristal pour sublimer la lumière. Cette exposition est faite pour vous

Encore plus fort

(Vu sur Daily geek show)

Tous les habitants de ce quartier ont synchronisé leurs éclairages de Noël pour un résultat musical déjanté.

Les habitants de ce joli petit quartier ont eu une idée super originale : coordonner leurs éclairages avec des musiques de Noël. Le résultat est un spectacle époustouflant, filmé pour l’occasion depuis un drone. Un régal pour les yeux et pour les oreilles !

Jeff Maxey a filmé à l’aide d’un drone son quartier de la ville de Yucaipa (Californie) où l’éclairage de Noël d’un groupe entier de maisons est synchronisé avec des musiques comme « Wizards in Winter » du Trans-Siberian Orchestra, « All I Want for Christmas Is You » de Mariah Carey ou encore « Blue Christmas » interprétée par Harry Connick Jr.

Vrai ou faux?

En tout cas, si c’est faux, le montage est intéressant

 

Image de prévisualisation YouTube 

Baccarat, la légende du cristal

Baccarat

Exposition du  15 Octobre 2014 au 4 Janvier 2015 au Petit Palais à Paris (75008)

Dans le cadre du 250e anniversaire de la fondation de la manufacture de Baccarat, le Petit Palais regroupe quelques 300 pièces de cristal provenant de la célèbre manufacture lorraine, issues d’emprunts prestigieux au musée d’Orsay, au Louvre, aux Arts décoratifs, à la Cité de la Céramique, aux Arts et Métiers, au château de Compiègne et aux musées de Nancy.

Et pour terminer cet article, il faut bien que ça s’arrête !… je vous offre une de ces merveilleuses cartes
de Jacquie Lawson. Cliquez sur l’image

The Christmas Tree J.Lawson

 

Et c’est pas fini…

 

Publié dans Fête des lumières, Noël | 1 Commentaire »

La vie

Posté par ENO filles le 12 novembre 2014

 

Un montage vidéo FORMIDABLE… Awesome …  A voir et à revoir.

Moi, je n’avais jamais vu. Merci Jeannine D.

 

La vie dans Portrait la-vie2

Superbe animation

 

Publié dans Portrait | Pas de Commentaires »

GRACE DE MONACO fait l’ouverture du Festival de Cannes

Posté par ENO filles le 15 mai 2014

 

 

affiche

 

 

« L’idée que ma vie est un conte de fées est déjà en soi un conte de fée »

Cette petite phrase énoncée par Grace Kelly est la porte d’entrée du film du Français Olivier Dahan, que j’ai vu hier, dès l’ouverture du Festival ou je me suis ainsi invitée.

Et j’aime les contes de fées ou de « faits ».

« Le premier exploit du prince a été d’obtenir la main de Grace Kelly… »

LE FESTIVAL OUVRE SES PORTES

Le festival attendait avec impatience cette œuvre.

« Comme des images de rêve d’un magazine people sur papier glacé, le film « Grace de Monaco » a enfin été dévoilé mercredi en ouverture du festival de Cannes mais ce combat de femme incarnée par une Nicole Kidman super-glamour n’a pas toujours convaincu les cinéphiles

Pourtant Olivier Dahan avait  insisté devant la presse :

« Le film s’ouvre pourtant par cet avertissement: « Ceci est une fiction inspirée de faits réels ». « Ce n’est pas un Biopic … Je ne suis ni biographe, ni historien »

A nous de juger avec ce que nous en savons.

ALORS MOI?

Pourquoi vouloir à tout prix voir ce film, pourtant décrié par la critique et désapprouvé par la famille princière ? Mes raisons sont personnelles et multiples.

J’ai vu « Grace de Monaco » parce que j’ai vécu quelques années dans ce petit pays où les gens étaient chaleureux et familiers. Et je l’ai aimé. Revoir ce décor ou j’ai été heureuse m’a beaucoup émue.

1967 Monaco et moi

monaco

Je vais essayer de traduire ici l’émotion que j’ai ressentie en voyant ce minuscule bout de rocher où j’ai passé les plus belles années de ma vie, ces paysages magnifiques, ces décors de rêve et ces superbes images. On la voit à plusieurs reprises dévaler en voiture la descente vertigineuse de la grande corniche vers Monaco, que j’ai toujours eu peur d’emprunter et où elle a perdu la vie.

Il y avait à peine 3 mois que j’y demeurais et un jour alors que j’étais dans la salle d’attente de mon dentiste, un vieux monsieur m’a surprise par cette réflexion étonnante:

« Vous habitez Monaco?  … depuis longtemps? … depuis 3 mois!… C’est étonnant! Je ne vous connais pas! »

J’y ai eu très vite des amis très chaleureux et très conviviaux, pour qui la différence de niveau social n’était pas importante.

J’ai aimé cette famille princière qui porte le même nom de famille que ma grand-mère paternelle « Les Grimaldi », et dont la ressemblance avec les femmes des portraits de la galerie, du château me troublait.

(Grimaldi, nom d’une ancienne famille noble de Gènes, représente la variation corse et italienne de Grimaud, nom de personne d’origine germanique, issu de « grim » qui signifie cruel et « waldan » qui signifie gouverner, ancien surnom de gouverneur)

J’ai connu le Prince qui venait me dire bonjour très souvent sur le terrain du stade Louis II où j’emmenais mes CM2 jouer au foot deux fois par semaine.

Et nous bénéficions même de ses conseils car je ne connaissais rien aux règles – Ce sont mes élèves qui arbitraient….rires- ce qui l’amusait beaucoup.

J’ai aussi aimé la Princesse. Mais dans le film, sa lingerie ne vient pas du petit Monoprix du boulevard Princesse Charlotte où elle venait en toute « simplicité » l’acheter, avec toujours un petit mot gentil pour les vendeuses émerveillées et de grands sourires pour tous, magnifique, resplendissante comme Nicole Kidman dans le film. Dans le film j’ai cru avoir quelques éléments de réponse à cette attitude bon enfant.

Quant aux enfants, j’achetais à ma fille d’un an plus jeune, les mêmes vêtements que Stéphanie à la boutique « Cendrillon », dixit la vendeuse.

Le Prince Albert, adolescent, ami du fils de ma directrice, était à l’époque un adorable blondinet rougissant à la mèche sur l’œil et au sourire enjôleur.

Les Monégasques sont des gens chaleureux mais très discrets et ils n’ont jamais importuné cette famille qui se voulait proche de son peuple. Ils n’acceptent pas d’emblée les nouveaux habitants mais ils sont ouverts aux relations.

Je ne connaissais pas bien les termes du conflit avec de Gaulle, qui a eu lieu alors que nous étions encore en Algérie.

Mais il était sur toutes les lèvres monégasques et ce que j’en savais à l’époque, c’est qu’à cause de lui, nous étions, nous les Français, les seuls à payer des impôts à la France alors que tous nos amis venant d’autres pays ne payaient rien du tout. Pour pouvoir amarrer notre petit bateau au Port pour une somme modique, nous avions du le mettre au nom d’un ami belge.

Le film a essentiellement porté sur ce conflit où semble-t-il le comportement de la Princesse a eu une incidence. Est-ce vrai? Je n’en sais rien.

La visite d’Hitchcock n’a jamais eu lieu mais Grace était partagée entre l’envie de rester avec son Prince et son désir de continuer à tourner et à être la reine d’Hollywood.

Le réalisateur Olivier Dahan s’est arrangé avec la vérité et l’a même revendiqué et ceci n’a pas été apprécié par les enfants princiers, ce que je peux comprendre.

Si la famille princière a clairement montré sa désapprobation à la seule lecture du scenario, c’est sans doute en particulier en raison de la mise en cause de la sœur du Prince dans le conflit. Pourtant j’y ai trouvé des explications et des similitudes avec des propos entendus à l’époque.

Alors, la famille Grimaldi a-t-elle eu raison de s’émouvoir ?

Le film, ne fait pas preuve d’impudence à l’égard de la mère d’Albert II, Caroline et Stéphanie. Mais le réalisateur prétend qu’une taupe rode au Palais.

« Et c’est peut-être ce passage du scenario que la famille princière n’a pas apprécié, car Olivier Dahan fait de la propre sœur de Rainier, Antoinette -aujourd’hui décédée- une espionne à la solde des Français, prête à s’emparer du trône »

L’histoire commence ainsi, en 1962

Quelques images d’archives… Le mariage d’amour dure depuis six ans.

L’actrice américaine Grace Kelly n’a pas encore réussi à devenir princesse et à s’adapter à l’atmosphère affectée du palais.

Avec la cantatrice Maria Callas, compagne du richissime armateur Aristote Onassis, dont le yacht est amarré à Monaco elle écume grands couturiers et grands joailliers parisiens et enchaîne les tenues et les états d’âme.

Elle est entraînée à reprendre le chemin d’Hollywood et d’y tourner pour Hitchcock le fameux film

grace ancien

« Pas de printemps pour Marnie » qui aurait pu être le rôle de sa vie.

Mais Monaco est en conflit fiscal ouvert avec la France, au point que le général de Gaulle ordonne le blocus de la Principauté qui tente de résister.

Mais que veut de Gaulle ?

Il doit gérer la Guerre d’Algérie. Pour lui ce conflit est un mal nécessaire.

Il accuse le prince de faire une cour éhontée aux sociétés françaises.

Il veut que Monaco soit un protectorat et fasse cesser cette exonération fiscale. Il veut que les Français qui y résident payent des impôts. Et que les impôts perçus soient reversés à la France

« Ce n’est pas une négociation, c’est de l’extorsion »

Mais la Principauté n’a pas d’armée pour résister à de Gaulle.

La Principauté doit affronter l’Agent du trésor de de Gaulle et juge ce colonialisme d’un autre siècle. Le Prince est inquiet. A Monaco, pas d’armée pour résister à de Gaulle

Grace est préoccupée par l’apparente frivolité de la Principauté. Il y est question du bal annuel de la Croix Rouge alors que la Princesse voudrait plutôt que cette dépense soit mise au service de l’Hôpital. Elle affronte un peu trop vertement le débat.

Rainier ne veut pas que sa princesse adopte une attitude tropfranche, trop directe, trop américaine à son goût.:

« Vous êtes à Monaco et les bals ont autant d’importance que l’hôpital »

Grace se rebiffe : « Je ne sais pas si je pourrai passer le reste de ma vie dans un lieu où je ne peux pas être moi-même »

Grace doit choisir: rester aux côtés de Rainier ou reprendre sa carrière.

La princesse se confie au prince qui lui dit qu’elle agisse comme elle l’entend. Elle veut gérer elle-même la situation avant de se décider officiellement.

Mais un communiqué « venu du palais » court-circuite le projet : « la princesse aurait accepté de jouer le rôle de Marny pendant ses vacances d’été ». Hollywood est ébranlé par ce retour.

Nicole Kidman, lumineuse, incarne donc cette princesse tourmentée et partagée tandis que Rainier (Tim Roth) doit se débattre pour trouver une issue à son conflit avec la France.

Et la principauté ?

Rainier et Grace sont en conflit. Il va jusqu’à lui reprocher sa coupe de cheveux trop moderne.

L’union bat de l’aile. Divorce ou non? Ceci n’est plus un conte de fées.

De plus, s’il y avait séparation, Monaco serait perdue.

Les monégasques n’approuvent pas et la rejette. Les ragots vont bon train.

Actrice ou princesse ? Ils ne veulent pas des deux.

Comment va réagir de Gaulle?

Le conflit s’aggrave. C’est le blocus. *

À quelques jours d’une invasion, Rainier se mure dans le silence et la colère et ne veut pas céder :

« Nous sommes la plus ancienne couronne d’Europe (…) Monaco est le symbole de la liberté depuis 1914 »

(De 1793 à 1814 Monaco est donc intégrée à la France, sous le nom de Fort d’Hercule. Elle fait partie des Alpes-Maritimes, puis est rattachée à l’arrondissement de Sanremo)

La fin de la guerre d’Algérie survient. Mais l’Algérie ne veut pas de l’indépendance.

De Gaulle est affaibli. (Attentat contre de Gaulle à Paris)

Il se sert de la famille princière proche pour gagner.

Grace doit absolument choisir son camp. C’est très dur pour elle!

Mais qu’importe, l’amour triomphe toujours sur le Rocher et, comme dans les contes de fées, c’est un bal qui résoudra la crise diplomatique

 

EPILOGUE

« Le véritable amour c’est l’engagement (…) Je veux incarner la principauté… »

Elle va se soumettre à des cours de protocole  et  de maintien rigoureux. Elle devra séduire les monégasques méfiants.

Grace a choisi : elle choisit son prince et sa famille. Elle renonce à Hollywood.

Mais, lui dit Hitchcock : « Veillez toujours à rester dans le champ »

LE BAL DE LA CROIX ROUGE

Au Comité de la Croix Rouge il est décidé de relancer le bal pour le 9 octobre.

Grace ne se « défile » pas cette fois. Elle va s’y préparer avec soin.

Le général de Gaulle est convié. Le monde entier lui a tourné le dos. Le Chef de l’Etat hésite.

La Sœur de Rainier est bannie pour trahison. Mais auparavant son fils qui aurait été complice du Général dans cette affaire, doit mystifier de Gaulle qui, dupé et coincé, va accepter l’invitation.

Mai 1963 signe la fin du blocus.

Au bal Grace a enfin trouvé son véritable rôle.

Elle est « Son Altesse Sérénissime la Princesse Grace de Monaco, Présidente de la Croix Rouge monégasque »

Elle va prononcer un discours magnifique et émouvant dont en voici des bribes :

« Faire la même prière chaque soir (…) La croix rouge est une force du bien  (…) un mariage royal implique de faire des choix  (…) J’ai choisi la maison de Monaco  (…)

Tout peut sembler dérisoire, (…) les Monégasques sont des gens dignes qui aiment et respectent leur petit bout de planète  (…) Face à une tâche qui vous dépasse on doit jouer tous les rôles  (…) Tout ouvre sa place dans le monde et sans le monde  (…)

Aimer et  être aimée sans condition. Ce sera mon conte de fée  (…) 

« Et, dans les années à venir on continuera  à murmurer votre  nom… »

Pas de happy-end pourtant… C’est la vie qui continue.

Durant le bal, La Callas nous enchante de ses merveilleuses notes

 

la callas

BANDE ANNONCE DU FILM

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Et Grace à la fin du film s’exprime ainsi :

« Je crois en l’amour »

 LE HAPPY-END C’EST CA!

QU’EN PENSE «  LA » CRITIQUE?

Même les Etats-Unis pourront le voir  assure le mercredi Olivier Dahan à la Presse.

Le conflit artistique qui opposait Olivier Dahan à son distributeur américain Harvey Weinstein, est en voie d’être résolu.

Olivier Dahan accusait ce génie du marketing de vouloir « un film commercial, au ras des pâquerettes » et Weinstein refusait de sortir le film dans le montage voulu par Dahan.

« Harvey va sortir cette version-là et s’il y a quelques changements à faire, on les fera ensemble. Il n’y a plus de polémique »,

Les premières critiques pourtant ne sont pas tendres.

« Comment est-il même possible de faire un film ennuyeux à partir d’une histoire riche en ragots croustillants? », s’interroge le Hollywood Reporter, l’une des bibles américaines du cinéma.

« Cannes ouvre avec un biopic royal pire que Diana », le four dans lequel avait tourné Naomi Watts, écrit le Britannique The Guardian, tandis que son compatriote The Telegraph parle de « mélodrame incroyablement idiot ».

En France, le magazine Telerama a vu un « film très premier degré, à la limite de la niaiserie ». Je ne suis pas étonnée !

« Grace » a pourtant tout pour séduire un large public.

Et en tout cas, moi, modeste spectatrice et cinéphile bienveillante j’ai été séduite, émue, enchantée par la beauté et le talent de la star hollywoodienne, du cadre et de la musique. Que demander de plus à un cinéaste.

Les critiques sont glaciales, mais j’assume. J’ai passé un très bon moment.

monaco la nuit

 

C’était « La môme » à Hollywood.

 

MUSIQUE

album film grace-kellyOlivier Dahan en ouverture du Festival de Cannes, l’album « Grace Kelly et La Musique » explore les bandes originales des films d’une icône du cinéma. »Fenêtre sur Cour » d’Hitchcock, « Le Train Sifflera Trois Fois » de Zinnemann ou bien encore « Le Cygne » de Vidor, ces films cultes des années 1950 ont tous été portés par des musiques devenues mythiques aujourd’hui.Sur cet album sorti en janvier dernier (Milan Music), 24 titres intégralement remastérisés permettent de se replonger le temps d’une chanson dans l’univers cinématographique de Grace Kelly, qui fut d’abord la princesse d’Hollywood avant de devenir la princesse de Monaco.L’album « Grace Kelly et La Musique » est notamment disponible au format numérique sur iTunes, au prix de 9,90 euros.

PROPOS DU REALISATEUR SUR LA MUSIQUE

« C’est un processus de création long et compliqué, parce que je me suis pas mal interrogé pour savoir si on en mettait trop ou pas assez. La musique a été composée par Christopher Gunning, et elle comporte également des musiques additionnelles signées Guillaume Roussel. Au début, j’étais parti sur quelque chose d’assez herrmannien, et petit à petit on a changé de direction pour aller vers quelque chose de plus intime et plus moderne. »

LES TITRES
1. Grace of Monaco – Main Title – Guillaume Roussel(3:26)
2. Alarmed by the Press (2:35)3. Grace Being Trained (1:52)4. O Mio Babbino Caro – Gianni Schicchi – Giacomo Puccini, Performed by Maria
Callas, Philharmonia Orchestra, Tullio Serafin (2:31)5. Committee Meeting – And Grace Goes to Paris! (1:37)6. Gymnopedie No. 3 – Erik Satie, Performed by Orchestre du Capitole de
Toulouse, Michel Plasson (4:09)7. Grace Riding (1:20)8. Grace Practising (1:59)9. European Summit (0:52)10. Collation – Guillaume Roussel (0:56)11. La Wally – Ebben?…Ne Andro Lontana – Aldredo Catalini – Performed by Maria Callas, Philharmonia Orchestra, Tullio Serafin (4:47)
12. Night – Guillaume Roussel (1:17) 13. Hitch – Guillaume Roussel (2:08)
14. Valse triste, Op. 44 – Jean Sibelius – Performed by The Estonian National Symphony Orchestra, Paavo Järvi (4:44)
15. Rainier Lashes out, and Grace Seeks Tucker’s Advice (2:39)
16. Grace Drives to Tucker (0:30)
17. Border Control – Fernandez with Rainier (2:02)
18. Grace in Paris and De Gaulle’s Deliberations (1:16)
19. Ancient Monaco (1:05)
20. Grace’s Speech (3:18)
21. Miserere – Trinity College Choir, Cambridge (8:15)
22. Time Flows Like Tears – Fox (3:22)L’interprète au piano est Ludovico Einaudi, la musique est Divenire

J’ai adoré la musique de fin.

Image de prévisualisation YouTube

 

 

BO du film

RAPPEL HISTORIQUE

Document INA

fichier pdf La crise franco-monegasque

Ndlr: j’ai eu beaucoup de mal a écrire cet article. J’ai rencontré des problèmes avec  l’éditeur de texte du blog: il y manque des boutons. pas de choix d’écriture, de couleur, de taille, mise en page difficile etc… Pardonnez-moi pour ces petites imperfections.  J’espère que cela se règlera.

Publié dans ENO, Festival de Cannes | Pas de Commentaires »

NOSTALGERIE

Posté par ENO filles le 21 mars 2014

 ALGERIE

NostAlgérie

Je reçois de nombreux mails comportant des liens vers Oran et d’autres lieux d’Algérie qui vous ont été chers.
Cette page vous permettra de retrouver les articles et de les consulter également sans encombrer vos BAL et vos ordinateurs.
Mettez le lien en mémoire dans vos favoris.

* ALBUM D’ORAN VERS ALGER

publié le 13 avril 2017

ALBUM D’ORAN VERS ALGER DE 1870 A 1963

* DECOUVRIR ORAN ET SES ENVIRONS

Un message de GR

« De retour à la maison, je vous invite à vous balader un peu dans notre ville, cela fera remonter quelques souvenirs. C’est le document le plus complet que j’ai pu recevoir jusqu’à présent.  N’oubliez pas de cliquer sur « suite » à chaque fin de chapitre… Chaque oranais peut retrouver son quartier, son immeuble, son école, son Lycée, son cinéma, en un mot ses souvenirs. Merci à l’auteur pour cette reconstitution illustrée et argumentée. Bonne promenade Une (très) grande ballade à travers notre ville d’Oran. On  ne s’en lasse pas pourtant… C’est notre seul moyen pour retourner nous promener là où nous avons grandi ».

GR CLIQUEZ SUR  REDECOUVRIR ORAN ET SES ENVIRONS   

 

* L’AUBERGE ESPAGNOLE

Une participation de Jeannine GENESTOUX

Pieds noirs, descendants ou pas…………. Tout un tas de docs historique sur L’Afrique du Nord et l’Algérie, depuis la nuit des temps……..  Ouvrez et cliquez sur le choix retenu, fabuleux !!!

 

L'Auberge espagnole

 

Le commentaire de Jean WG

« Vraiment superbe…
Beaucoup y trouveront leurs comptes… Histoire…Musique…Danse… et aussi :

L’Histoire…

Des espagnols d’Algérie…

Des juifs d’Algérie…

Des italiens d’Algérie…
Des berbères d’Algérie…
De l’esclavage des Chrétiens…
Et aussi un régiment étranger de parachutistes..
Et pour accompagner, la musique des années 50-60 et bien d’autres surprises… »

* DES LIVRES SUR L’ALGERIE

Des livres il y en a des centaines sur le sujet, écrits par des PN qui veulent transmettre leur histoire pour lutter contre l’oubli et aussi pour l’expliquer à ceux qui ne savent pas mais qui voudraient savoir.

Certains d’entre eux me contactent pour que je vous les signale. Voilà c’est fait. En voici deux.

« L’ETE 62 OU LE FAUX ETE » par Raymond Aldeguer

Et pour accompagner ces textes un site qui m’a été conseillé par notre Papy qui compte

Oran – Notre ville natale

Couleurs d’Algérie par Abdelkhalek LABBIZE

Bon voyage !!!

* ORAN DES MI VIDA

Oran de Mi Vida

Posté par ENO filles le 24 mai 2014

Un envoi de Juan Bauza

* BLASONS D’ALGERIE

1°- Page  « Blasons Algérie » qui vous renseigne entre autres sur  la symbolique des « objets » héraldiques de certains blasons et éventuellement des remarques sur les doublons pour une même commune  et sur l’historique de certains blasons comme celui d’ORAN dans ses versions successives.

* ENCYCLOPEDIE DE L’AFN ET DOCUMENTATION PN

2°- Site de  » Documentation-Pn.org » , « petit frère » de l’Encyclopédie de l’AFN, destiné à recevoir vos documents divers, pour un travail ultérieur dans l’Encyclopédie elle même ! Cet espace va remplacer TOTALEMENT l’album photos PN qui n’aura plus de raison d’être !

Beaucoup de documents et de photos.

Document Dépôt Collectif

Nostalgérie par JWG

Posté par ENO filles le 12 janvier 2018

Je retrouve dans mes documents des photos d’Algérie d’Arthus Bertrand bien meilleures que les images de la télé .

Elles ont illustré un calendrier de  2010 et je les garde précieusement  « par devers moi » . JWG

PPS: L’OUEST ALGERIEN.pps

<a href= »http://www.fichier-pps.fr/2015/07/01/l-ouest-algerien/ »>fichier PPS: L’OUEST ALGERIEN.pps</a>

http://www.fichier-pps.fr/2015/07/01/l-ouest-algerien/

http://www.fichier-pps.fr/r/gqO5/

http://www.fichier-pps.fr/2015/07/02/algerie-de-l-ouest/

Voir les autres régions du pays vue du ciel L’Ouest Algérien Centre-ville de Tlemcen Mansourah Tlemcen La grande mosquée Tlemcen Cultures près de Tlemcen Les Djedars  monuments funéraires près de Fenda Marabout de Sidi Hosni Mairie de S.B.A Sidi Bel Abbès Sidi Bel Abbès Eglise entre les habitants Domaine agricole près de Sidi Bel Abbès Vue générale d’Oran La gare d’Oran Les arènes d’Oran Salines d’Arzew Mers El-Kebir Kristel Oran Cap El Maleh Aïn El Turk Cap Falcon Cap d’Acra Beni Saf La cote de Ghazaouet Oued el Malah Culture sur Falaises Oued el Malah Mont de Traras Ghazaouet Ghazaouet La cote de Ghazaouet Pêcheurs à Ghazaouet Cap Zedjar, Oued El Melah  Daïet El Ferd Tlemcen Daïet El Ferd Tlemcen

 

Pour ma part, les photos de YAB idéalise le pays qui utilise son magnifique talent de photographe. Merci Photoshop et autres techniques photographiques.

Mais L’essentiel est que demeure  quelque part ce dont on a vécu. Et les coutumes. Et la maison des souvenirs. Antoine de Saint-Exupéry

 

 

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