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Les voeux de Papy qui compte 2019 années

Posté par ENO filles le 1 janvier 2019

LES VŒUX DE PAPY QUI COMPTE toujours aussi bien dans la langue de Molière

ECOUTEZ-LE EN CLIQUANT SUR SON AVATAR 

 

Papy qui compte

Papy qui compte

Bonjour, Au tout début d’une nouvelle année peut-être eut-il été préférable de faire une épitaphe pour celle qui vient de s’achever ? Un peu dans le style de celle de Seikilos*, « signe immortel d’un souvenir éternel », mais il aurait fallu qu’on la chantât ! Et là… Alors, j’ai seulement pioché dans les bons mots de notre belle langue.   

Alors il acheva…

Ainsi nous revoilà Gros-Jean comme devant*,

Face au grand retour, du sacré Nouvel an !

En Janvier de l’an, deux-mille dix-neuf, le Premier,

Un Papy désœuvré se mit à toupiller*,

Très engé* de trouver des vœux originaux

Qui combleraient, famille, amis et…  marginaux ?

Oui, mais quoi ? Surtout ne pas être gnomique*,

Éviter, bien sûr, le style hyperbolique*

Trop de vœux tue les vœux, c’est bien calamiteux !

Il imagina, donc, réduire ses tas de vœux.

Et, telle une épenthèse* qui se griffe dans un mot,

S’inséra dans chacune des pensées du cerveau,

En cherchant à outrance, en fronçant la taroupe*,

Il regroupa ses vœux, en pensant à la troupe* ;

Choisit les plus précieux ;

Fit ainsi pour le mieux.

Alors, Il acheva sa tâche magistrale

Et, devant l’assemblée,

Un moment stimulée,

D’un air très solennel et d’un ton triomphal,

Il se prit à les dire…

Et flatteurs d’applaudir*.

Ainsi, on perçut, dans un grand cérémonial,

Croître ce friseli*

Qui, comme une sygysie*,

Fit frémir l’auditoire en ce mois hivernal :

En un : Santé : Évident. – L’Arc-en-Ciel !

En deux : Prospérité - Le matériel !

Et en trois : Bonheur - Pour tous… Éternel !

Mais  si tu préfères simplement, si tu veux :

D.T.C.T.P. : Dé..brouille-Toi Comme TPeux !

C’était la martingale d’un Papy fraternel.

Mais il se pourrait bien, que pour plaire à certains,

Le Papy utilise-je sais, ce n’est pas bien-

Une prose spéciale, un peu apodictique*,

Juste pour satisfaire les esprits pragmatiques :

Le Papy vous invite, en ce début de nouvelle année, à vous saisir des pensées ultra positives, aussi appelées « Philosophie du Jardin », liées aux remarques d’Épicure, pour vous imprégner de ce qui concerne le Bonheur. Il vous invite, aussi, à développer votre Capital, tout en conservant un degré de croyance raisonnable, grâce à la mise en pratique de la rationalité et de l’objectivité, qui émanent des recherches de John M. Keynes*, à propos de sa « Théorie générale de l’emploi, de l’intérêt et de la monnaie ». Enfin, il insiste pour que vous ne négligiez pas d’appliquer les conseils; issus des études basées sur l’émotion et la subjectivité d’Hippocrate, si vous voulez consolider et prolonger votre Santé, bien sûr .En ce qui le concerne, pour résumer et, dans le doute, il vous demande d’appliquer, en 2019, la règle universelle, bien connue de tous :  D.T.C.T.P. (Dé…brouille-Toi Comme TPeux !)  afin que vous puissiez mieux vous enjailler* !

Bonne et heureuse année à tous

 

Re-gros tas de bises hypocoristiques, aux unes, Re-gros tas d’amitiés à tous  Henri le Papy Qui a Compté, en 2018, moins qu’en 2017, ses tas (d’em … ) euh, moins de tas, quoi !

Épitaphe de Seikilos : Fragment d’inscription épigraphique, accompagné d’une notation musicale, gravé sur une colonne de marbre qu’un certain Seikilos a faite ériger sur la tombe de son épouse ou de son père, près de Tralles (Asie Mineure). Ici, un aperçu de cette musique, reconstituée, du Ier ou IIème s.

Image de prévisualisation YouTube

 LEXIQUE DES MOTS  PAPYLIENS

Gros-Jean comme devant : Merci La Fontaine « La laitière et le pot au lait ». (Désuet). Après avoir espéré de grands avantages ou s’être cru dans une brillante position, se retrouver dans l’état où l’on était avant.

Toupiller : Aller et venir avec agitation, sans motif réel.

Engé : part. passé d’enger. Terme familier. Embarrassé. « me voilà engé de ce lourdaud ».

Gnomique : (adj.) Sentencieux. Qui exprime des vérités morales sous forme de proverbes ou de maximes.

Hyperbolique : ici dans le sens d’un style pompeux, grandiloquent. (Euh… Voir le dénommé Jacques pour plus d’explications )  

Épenthèse : (n.f.) Allez, quoi ! Juste une petite recherche dans votre dictionnaire favori, le Larousse par exemple, et vous saurez.

Taroupe : (n.f.) Au niveau de la «  glabelle », pilosité variable, suffisamment importante pour former une continuité entre les deux sourcils. (Nom savant : Synophridie).

La Troupe : « Famille, amis et…  marginaux » Comme pour Noël, les invités de la dernière heure !

Énallage : (Rhét.) Figure consistant à introduire dans une phrase un changement de mode, de temps, de genre ou de nombre, contrairement à celui qu’appelait la syntaxe. « Ainsi dit le renard, et flatteurs d’applaudir ». La Fontaine, Fables, VII, 1.

Friseli : (n.m.) Léger mouvement souvent accompagné de murmures : frémissement de l’onde, des feuilles, sous l’action du vent…

Sygysie* : (n.f.)  Mouvement régulier d’oscillation de la mer : les grandes marées.

John Meynard Keynes : 1883-1946. (Baron de) Fondateur de la macroéconomie keynésienne.

Apodictique : (adj.) Se dit d’un énoncé nécessaire, qui ne peut être nié.

Enjailler : (v. pron.) Séduire ; faire la fête ; s’amuser ; passer du bon temps.  

Épitaphe de Seikilos ( Wikipédia et youtube ) :

HENRI Épitaphe de Seikilos

 

« La pierre que je suis est une image.

Seikilos me place ici,

Signe immortel d’un souvenir éternel. »

 

L’inscription contient ensuite les paroles suivantes sur lesquelles se déroule la mélodie :

HENRI Épitaphe reconstituée

Épitaphe reconstituée

« Tant que tu vis, brille !

Ne t’afflige absolument de rien !

La vie ne dure guère.

Le temps exige son tribut. »

— Traduction de Théodore Reinach —

   

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Hommmage à Jean d’Ormesson

Posté par ENO filles le 8 décembre 2017

 

« Et moi qui m’imaginais devoir vivre pour toujours, qu’est-ce que je deviens ? »

« La mort est la fin et le couronnement de toute une vie »

A méditer!

JEAN D'ORMESSON

Hommage national pour Jean d’Ormesson et Hommage Populaire pour Johnny. Les termes sont bien définis et je remercie notre Président d’avoir fait la différence. Les deux types de cérémonies sont réservées à des personnalités qui ont marqué le pays ou des militaires tombés pour la France

L’hommage national diffère des obsèques nationales, ces dernières relevant d’un décret du président et étant exclusivement à la charge de l’État.

Un hommage national a été rendu à des personnalités politiques comme Michel Rocard en 2016, à Simone Veil cette année, à Aimé Césaire en Martinique en 2008.

Parmi les écrivains y ont eu droit Victor Hugo, Pierre Loti, Maurice Barrès, Paul Valéry et Colette.

Hommage national à la chanteuse noire Joséphine Baker, somptueuse meneuse de revue, mais cet hommage lui avait était rendu pour sa lutte contre le racisme et en faveur de l’enfance qui lui avait valu bien des incompréhensions et bien des déboires.

Le 15 avril 1975, ses obsèques ont également eu lieu en l’église de la Madeleine.  De nombreuses personnalités et un public fidèle étaient présents pour lui rendre hommage.

Obsèques Joséphine Baker

Il y a eu également la chanteuse Édith Piaf en octobre 1963, dont la disparition s’est télescopée avec celle de l’académicien Jean Cocteau.

L’histoire se répète avec le décès de Jean d’Ormesson qui a précédé de quelques heures la disparition de «l’idole des jeunes» Johnny Hallyday

Et pourtant il avait évoqué avec justesse cette situation dans une interview du Figaro.

ECOUTEZ-LE!

Mais différence ne fait pas classement. Tous deux ont marqués nos vies. Tous deux resteront des légendes du patrimoine français. Nous ne les oublierons pas.

Certes, depuis l’annonce de leur départ, l’image de  Johnny a envahi nos écrans et c’était un plaisir de revoir toutes ces images, d’entendre toutes ces musiques qui nous ont transportées  avec émotion vers toutes les périodes  de notre vie.

On aurait pu penser que notre géant de la littérature avait été un peu oublié. J’en ai été un peu choquée.

Jean d’Ormesson, dont tout le monde a entendu parler en raison de son incontournable  présence médiatique n’est pas aussi connu du public. Peut-être son départ donnera-t-il envie à certains de se pencher sur ces écrits remarquables.

C’est en 1971 que débute réellement sa carrière littéraire, avec la parution de « La Gloire de l’Empire », Grand prix du roman de l’Académie française

Académicien, il n’oublie pas son statut de directeur du  journal Le Figaro.

Il aspire à un monde « traditionnellement moderne » et il insuffle à ses écrits un peu de lui. C’est ce qui en fait leur charme. 

Mais, s’il aime parler de lui-même il n’oublie pas à travers cette analyse de transmettre à la nouvelle génération ses réflexions philosophiques.

Et c’est ce que j’apprécie le plus dans son œuvre. C’est ce que je recherche dans mes lectures.

Aujourd’hui lui sera rendu un l’hommage national rendu à l’ Académicien sera présidé par Emmanuel Macron dans la cour d’honneur des Invalides, sera précédé par une messe célébrée à 10h30 en la cathédrale Saint-Louis des Invalides.

Une cérémonie à suivre en direct sur France TV à partir de midi. C’est l’académicien Jean-Marie Rouart qui prononcera l’éloge de son ami disparu.

Parmi les invités figureront deux anciens président de la République: Nicolas Sarkozy – qui a dit pleurer «un ami» – et François Hollande – qui l’avait élevé à la dignité de grand-croix de la Légion d’honneur.

La dépouille de Jean d’Ormesson sera incinérée «plus tard» dans l’intimité.

Le romancier, qui est décédé dans la nuit de lundi à mardi d’une crise cardiaque à son domicile de Neuilly-sur-Seine, était l’archétype, le modèle parfait de l’écrivain à la française, charmant et charmeur, intelligent et cultivé, brillant et modeste à la fois.

Homme brillant, espiègle, volontiers séducteur derrière son regard bleu malicieux, l’ancien directeur du Figaro restera comme l’un des plus grands écrivains populaires français.

«J’ai écrit mon premier roman pour plaire à une fille»

JEAN D'ORMESSON

Chacune de ses formules faisait écho et école pour et en chacun de nous.

En voici une:

«Une beauté pour toujours. Tout passe. Tout finit. Tout disparaît. Et moi qui m’imaginais devoir vivre pour toujours, qu’est-ce que je deviens ? » Jean d’Ormesson

EN ECOUTER PLUS

 « En fait, il est toujours là et restera parmi nous avec ses merveilleux livres», confiait jeudi à l’AFP sa fille, l’éditrice Héloïse d’Ormesson. Il en a écrit plus d’une quarantaine.

QUELQUES EXTRAITS DE SA PROLIFIQUE BIBLIOGRAPHIE

En 2003, « C’était bien » raconte la vie de l’auteur et anticipe même sa mort.

En 2005, avec « Une fête en larme », il tente l’originalité et, toujours en se mettant en scène, il se met à raconter son roman idéal à un journaliste.
En 2006, il se laisse aller et publie « La Création du monde », roman d’un nouveau genre pour lui et très attendu par la critique littéraire.
En 2007 paraît son nouveau roman « Odeur du temps » aux éditions Héloïse d’Ormesson, maison dirigée par sa fille.
En 2009, il publie coup sur coup deux ouvrages, « L’Enfant qui attendait un train », un album jeunesse, et « Saveur du temps », le deuxième tome de ses chroniques au Figaro.
En 2012, il joue le rôle du Président de la République au côté de Catherine Frot dans « Les délices du palais » de Christian Vincent. Il m’a fait presque aimer ce Président (ndlr)
En 2013, «Un jour je m’en irai sans en avoir tout dit»

Il évoque son cancer de la vessie qui lui a coûté 8 mois de souffrances et de séjours à l’hôpital mais dont il est en rémission.

En 2014, épuisé par la maladie, il sort tout de même un nouveau roman « Comme un chant d’espérance ».
En 2016, « Je dirai malgré tout que cette vie fut belle » et le petit manuel « Guide des égarés », un titre emprunté à Maimonide, qui lui permet en vingt-neuf chapitres de revenir sur ses thèmes de prédilection.

J’en retiens deux, parmi mes dernières lectures.

«Un jour je m’en irai sans en avoir tout dit» et « Je dirai malgré tout que cette vie fut belle »

Il s’en va à 92 ans.

 A REGARDER

Jean d’Ormesson, les cinq vies d’un Immortel Par Margaux Lannuzel (EUROPE 1 )

 

12h50 La cérémonie est maintenant terminée

Le Président Emmanuel Macron a pris la parole et la Marseillaise a retenti lors de la cérémonie d’hommage national dans la cour d’honneur des Invalides

Magnifique discours!

Je suis bouleversée par votre discours, Monsieur le Président.

À la hauteur du personnage et de votre rang et de votre fonction!
Bravo ! Vous démontrez ici vos liens et votre réel amour des belles lettres et votre aisance avec les mots. C’est plus qu’un flirt avec la littérature.
Avec ce discours vous avez touché mon cœur d’amoureuse des mots et aujourd’hui d’électrice.
Je n’ai pas voté pour vous. Je n’avais pas confiance.
Si ce discours avait eu lieu avant, je crois que j’aurais tenté l’aventure.
Quand on est capable de prononcer de tels mots avec tellement d’empathie, de justesse et d’humanité, on est capable de bien plus que cela, on est certainement capable de diriger un pays. Ne nous décevez pas. Vous savez manier les mots. Saurez-vous aussi bien manier l’avenir de notre pays?

« Il faut à  la fois rechercher et mépriser les honneurs ». Cette phrase est aussi valable pour vous. J’adhère!

Pour terminer votre éloge, Monsieur le président, vous avez déposé ce crayon des enchantements comme le nommait Jean d’Ormesson. C’était le geste le plus charmant et le plus symbolique pour ponctuer votre discours.

Jean d’Ormesson aurait aimé !

 JEAN D'ORMESSON CEREMONIE

 photos prises sur mon Téléviseur.

 

Rendez-vous sur place ou devant vos écrans dans une demi-heure!

 SUIVEZ EN LIVE

A LIRE

Jean d’Ormesson et Johnny Hallyday, deux numéros exceptionnels de Paris Match

PARIS MATCH JEAN D'ORMESSON ET JOHNNY HALLYDAY

 

A SUIVRE

La France rendra samedi un «hommage populaire» à l’interprète de «Que je t’aime».

 

Vous y serez conviés.

 

 

Publié dans ENO | 1 Commentaire »

Le solennel adagio de l’hiver

Posté par ENO filles le 6 décembre 2017

 » La société de masse ne veut pas la culture mais les loisirs » déclare Hannah Arendt dans son livre « La crise de la culture » en 1961 et 1968. Mais en ce mois de décembre ce sont les deux qui nous ont quittés.

JEAN D'ORMESSON  JOHNNY HALLYDAY 2014 Salaud on t'aime

                                         Au revoir Monsieur d’Ormesson                                Au revoir Johnny

Aujourd’hui ils ne sont plus.

Jean d’Ormesson, parfois surnommé Jean d’O, né le 16 juin 1925 à Paris est mort le 5 décembre 2017 à Neuilly-sur-Seine

Le rockeur préféré des Français est mort  dans la nuit du mardi 5 au mercredi 6 décembre 2017.  Il était âgé de 74 ans.

La France a du chagrin.

Moi aussi j’ai du chagrin.

Tous deux sont partis comme ils ont vécu.

Ils auraient pu se mourir sur scène, comme Molière (en réalité Molière ne meurt pas sur scène, mais dans son lit. Il succombe à une hémorragie, quelques heures après une représentation du « Malade imaginaire » le 17 février 1673)

On les pensait immortels. Ils le sont

Jean d’O, comme on le surnommait avec affection, écrivain prolifique et très médiatique, allant de grandes fresques historiques aux essais philosophiques, partageant ses réflexions sur la vie, la mort ou l’existence de Dieu, est le premier immortel entré à l’Académie française à 48 ans en 1973. Il est régulièrement invité pour son érudition et son art de la conversation. Amoureuse des mots, j’adore les siens.

Johnny,  par ses chansons, en révolutionnant le paysage français musical dans les années 60, a fait entrer une part d’Amérique au Panthéon national. Une légende française. Une immense carrière de 57 ans, intergénérationnelle.

Par leurs mots, par leur musique, par leur force et par leur rage de vivre à la poursuite du bonheur.

Gémeaux comme moi (j’ai toujours eu des affinités avec les gens de mon signe), ce sont des personnes que j’ai aimées et qui ont laissé et laisseront des traces dans ma vie. Ils ont enchanté nos vies.

JOHNNY HALLYDAY

« Que je t’aime »

Un monument du rock français s’en est allé. Il symbolise la culture rock populaire.

Que va-t-on retenir de Johnny ?

C’est un archange du rock ‘n’ roll, sa voix déchirante, son Sourire extraordinaire, les yeux d’un bleu lac, autant à l’aise dans le rock que dans la douceur.

L’ENFANCE – LES DEBUTS

Fils d’Huguette, mannequin de cabine et de Léon Smet, acteur, chanteur et danseur belge, Jean-Philippe naît dans le 9e arrondissement de Paris, le 15 juin 1943 Son père le  reconnait, le 7 septembre 1944. Il se nomme désormais Jean-Philippe Smet. Il sera élevé par sa tante paternelle Hélène Mar aidée de ses filles Desta et Menen.

À 3 ans commence pour Jean-Philippe une vie d’enfant de la balle.

il vit à Londres durant deux ans.

Ses cousines sont des danseuses classiques.

Desta épouse Lee Lemoine Ketcham, un danseur américain connu sous le nom de scène de Lee Halliday.

Lee Halliday, son père de cœur qui est pour lui une incarnation du rêve américain, le surnomme Johnny.

Il optera pour le nom de scène de Hallyday.

Il vivra 2 ans à Genève et plus tard à Paris.

Il va obtenir quelques petits rôles, tourne une Pub.

À 14 ans, en voyant au cinéma le film Amour frénétique, Johnny découvre Elvis Presley et le rock ‘n’ roll. C’est une révélation et, convaincu d’avoir trouvé sa voie, il décide de devenir rockeur.

1958  Johnny débute avec le soutien de ses proches.

Il devient dans le même temps possesseur d’une collection de disques alors inconnus en France.

Johnny fréquente ce qui bientôt devient le lieu culte du rock français : le Golf-Drouot.

C’est là qu’il retrouve d’autres copains, futurs confrères et concurrents : Long Chris, Dany Logan, Jacques Dutronc et Eddy Mitchell.

S’inspirant de ses idoles, il chante des reprises et adaptations françaises du répertoire américain en s’accompagnant à la guitare.

Il obtient ses premiers succès publics en chantant pour les GIs dans les bases américaines.

Le 30 décembre 1959, il est remarqué par Jil et Jan, deux auteurs-compositeurs enthousiasmés par sa prestation, ils le présentent à Jacques Wolfsohn de la maison de disques Vogue.

Depuis 1960, Johnny Hallyday a enregistré plus de 1 000 titres, dont une centaine de sa composition et vendu 110 millions de disques, pour une discographie officielle qui compte 50 albums studio et 27 albums live… 

DE LUI ON RETIENT

* LE SYMBOLE D’UNE JEUNESSE REBELLE.

Un modèle. Toujours très bien décidé à faire ce qu’il veut faire.

« Ma gueule qu’est-ce qu’elle a ma gueule »

* LE GUERRIER

Sa vie a toujours été un combat. Il a toujours relevé le défi, toujours plus haut toujours plus fort. Il a été un phare, un exemple de combativité, un modèle élégance, d’humilité.

Pour nous c’était la GUERRE d’ALGERIE.

* LES COPAINS

2012 En tournée, il n’est jamais seul

En décembre 2016, « Les vieilles canailles »

Johnny Hallyday, Eddy Mitchell et Jacques Dutronc avaient annoncé les retrouvailles des Vieilles Canailles pour une tournée estivale en 2017.

* LE ROI DU Rock ‘n’ roll

Le Service militaire va servir à la propagande.

En mai 1964, avant son départ à l’armée, sous l’objectif de Jean-Marie Périer, Johnny pose en tenue militaire devant le drapeau tricolore pour la couverture de « Salut les copains ».

1960 L’homme à la moto…

« On a tous quelque chose en nous de Tennessee »

JEAN D'ORMESSON academicienA quelques jours de son départ, il prend livraison de sa première Harley-Davidson, une Electra Glide rouge et blanche à laquelle il fait ajouter des sacoches de cow-boy.

JOHNNY LA MOTO

 

* L’ IDOLE DES JEUNES

100 millions de disques ! « Le charisme ça ne s’invente pas »

* LES CONCERTS

1982 Johnny Hallyday au Palais des Sports

26 Mars 2016 Johnny Hallyday Rester Vivant au Palais 12 a Bruxelles

Il est capable d’impro. La preuve : ce concert improvisé pour «Salut les copains»

1963 Concert de la Nation, Salut les Copains, Paris La Nation, 22 juin

1963 Johnny Hallyday Live  Amsterdam

1987 Bercy

1991 Johnny Hallyday à Paris Place de la Nation – Hommage à la jeunesse russe

1992 – Johnny à Bercy

1993 Le Parc des Princes

1996 Johnny Hallyday LAS VEGAS

1998 Le Stade de France

Johnny Hallyday  entre au stade de France en hélicoptère

2006 – Le Palais des Sports

* SES SPECTACLES  XXL

Le 30 mai 2009 son premier grand concert au stade de France est dans toutes les mémoires.

Voir aussi  ici et

2012 Entrée scène Johnny Hallyday

« Pour moi la vie va commencer »

 

IL EST LE ROCKER DE LA DEMESURE

Il est de toutes les époques : Rock ‘n’ roll , yéyé, hard rock …

Il a mis le feu dans sa vie, à sa vie et dans la vie de trois générations.

Allumer le feu

Chacun a l’impression qu’il est de sa famille. Aucune considération d’âge ni d’époque.

Il est la bande-son de nos vies.

« IL A ECLAIRE NOTRE JEUNESSE »

Dans les années 60, Il nous a mis la télé en couleur.

« On a tous en nous quelque chose »… de Johnny Hallyday.

IL SYMBOLYSE LE  Rock ‘n’ roll made in France

Il a insufflé l’esprit rock.

En 1960 il est déjà une immense vedette

Les Beatles n’avaient pas encore sorti de disque

Il a insufflé dans la France, le côté américain.

Pour en parfaire l’image, il choisit le nom américain de son père.

Aznavour réagi : « Etre américain avec l’accent de Ménilmontant. Non! Il ne faut pas mentir »

SOUVENIRS DE JEUNESSE

« Souvenirs, souvenirs»

Je me souviens…

Aujourd’hui, ma jeunesse revient comme un boomerang.

1960, la guerre d’Algérie, Johnny, mes 19 ans et ses 17 ans à Oran.

Il était venu chanter dans le petit club où nous dansions avec les copains l’après-midi.

Nous étions amis, nous étions rock et lui, chantait pour nous.

Il était très beau et très timide.

Sa voix mesurée, chaude et douce nous a séduits avec « Retiens la nuit »

Et nous à réveillés avec « Souvenirs, souvenirs ».

Il était à nous ce jour-là.

NOS VIES

Fan de rock et fan de Johnny, pendant longtemps j’ai suivi nos vies de près.

Naissance : Deux ans d’écart. Johnny : 15 juin 1943 et moi 29 mai 1941.

Signe : Gémeaux.

On dit que Gémeaux est un signe qui est né avec un micro à la main et qui aime la fête… Je n’ai jamais osé… mais aussi sous des apparences un peu légères, ils savent apprivoiser leur inguérissable solitude, le travail et l’effort.

LES DATES QUI COINCIDENT

1965 Le Mariage : 12 Avril pour Johnny et Sylvie, 23 décembre pour moi

1966 : Naissance du 1er enfant. 14 août, son fils, David – 17 septembre, ma fille

1980 : Le Divorce après 15 ans – Moi : 1er octobre, Johnny et Sylvie 5 novembre

* LE SOUVENIR MUSICAL

Beaucoup de titres resteront dans nos mémoires.

* LA MALADIE

2009 Premier bulletin de santé inquiétant.

Mais il se relève et enchaîne les albums

« Mes jours ne sont pas en danger », dit-il sans cesse

Il vit comme si la maladie n’existait pas…

On vivait tous comme s’il allait s’en sortir…

On attendait toujours des miracles de Johnny.

On l’a cru immortel. Il est immortel car il va continuer à exister par ses chansons.

Il s’est battu jusqu’au bout. .

Et comme aurait dit Jean Do : « la vie est belle parce qu’elle a une fin »

* IL RELEVE LE DEFI DU CINEMA

C’est une star de la toile.

Il a l’envie de jouer, d’être vrai. Quelques-uns de mes films préférés.

1963 «D’où viens-tu Johnny, » de Noël Howard son premier long-métrage

(Western à la française, dans une Camargue-Far West, avec des gardians-cow boys et des Gitans-Mexicains, Johnny Hallyday- Elvis Presley, dans un rôle Hollywoodien, à savoir un scénario convenu prétexte à glisser çà et là quelques chansons. Johnny chanteur-acteur en interprète trois en solo et une en duo avec Sylvie Vartan. Bagarres, chevauchées, amour et chansons… et inévitable dénouement heureux -Chanson de Jean-Jacques Debout-

1969 : « Le Spécialiste » de Sergio Corbucci 

(Hud est le spécialiste le plus redouté de l’Ouest. Il arrive dans la ville de Blackstone, déterminé à venger son frère Charlie, lynché par les habitants du village après avoir dérobé l’argent de la banque…)

1972 «L’aventure c’est l’aventure» de Claude Lelouch 

(Trois truands (Lino Ventura, Jacques Brel, Charles Denner) et leurs sous-fifres (Charles Gérard, Aldo Maccione) recyclent leurs méthodes traditionnelles de gangsters et décident de jouer la politique pour leurs méfaits dont l’enlèvement de Johnny Hallyday…)

Timide début

1985 « Détective » de Jean-Luc Godard, façon Série Noire. 

2002 « L’homme du train» de Patrice Leconte

(Milan (Johnny Hallyday), un homme au physique marqué genre gangster) ayant pour seul bagage un sac de voyage, descend d’un train dans la petite ville d’Annonay en Ardèche. Il souffre de migraines et passe donc à la pharmacie pour acheter de l’aspirine. Il y rencontre Manesquier (Jean Rochefort), un professeur de français à la retraite qui vit coincé entre ses souvenirs et ses petites habitudes. Ce dernier lui propose l’hospitalité, Milan l’accepte. Se crée alors entre Milan, taciturne et cynique, et Manesquier, grand bavard adepte du monologue alambiqué, une relation faite de fascination mutuelle et d’amitié…)

2006 « Jean-Philippe »,  film français de Laurent Tuel.

 Bande-annonce

(Fabrice (Lucchini) est un cadre moyen, admirateur inconditionnel, incompris par sa femme et sa fille, de Johnny, grand collectionneur de produits dérivés se rapportant à son idole. Après une soirée bien arrosée il rentre chez lui en chantant, ce qui lui vaut de recevoir un violent coup de poing au visage de la part d’un voisin agacé. Lorsqu’il se réveille à l’hôpital, Fabrice se rend progressivement compte qu’il est dans un monde parallèle où Jean-Philippe Smet n’est jamais devenu « l’idole des jeunes…)

2009 «Vengeance»

(Francis Costello vient à Macao pour venger sa fille, Irène, dont la famille a été assassinée par des tueurs à gages mandatés par un chef de la triade locale. Perdu dans une ville qu’il ne connaît pas, il rencontre, alors qu’il rentre à son hôtel, trois tueurs venus exécuter leur contrat en assassinant l’amante infidèle de Mr Fung. Costello, témoin de la scène, garde le silence sur leur identité en échange de leur engagement pour retrouver le commanditaire et les assassins de sa fille...)

Film franco-hongkongais de Johnnie To présenté au festival de cannes, qui fait référence à Jeff Costello, le tueur à gages interprété en 1967 par Alain Delon dans Le Samouraï de Jean-Pierre Melville. Un film magnifique, aussi implacable et glaçant que le bleu des yeux de Johnny. Un Johnny Impressionnant! J’ai adoré. Il n’a pas obtenu le succès qu’il méritait.

2014 «Salaud on t’aime» de Claude Lelouch

(Pour réconcilier son meilleur ami Jacques Kaminsky et ses quatre filles, Printemps, Été, Automne et Hiver, issues de quatre unions différentes, un médecin annonce à celles-ci que leur père est atteint d’une maladie incurable qui ne lui laisse que peu à vivre...)

2017 « Rock ‘n’ roll » de Guillaume Canet qui se met en scène.

(Guillaume Canet -Johnny Hallyday-, comédien de 43 ans, se remet en question le jour où, sur un plateau de tournage, sa jeune partenaire à l’écran lui dit qu’il n’est plus un objet de désir pour les femmes de la jeune génération. La raison? Sa vie de famille bien rangée avec Marion Cotillard, son fils Lucien, sa maison de campagne, sa passion pour les chevaux. Guillaume comprend qu’il faut tout faire pour changer cette image ringarde et plus vraiment sexy…)

2017 «Chacun sa vie» de Claude Lelouch

Plusieurs histoires d’amour, des tranches de vie et des destins liés par le hasard ou la coïncidence, sur fond de festival de jazz à Beaune, en Bourgogne, et d’un procès dans lequel tous les personnages ont un rôle précis : décider du sort d’un des leurs

Je ne l’ai pas encore vu. 

 

ARRET – IMAGES

JOHNNY Hallyday et SYLVIE Vartan COUPLE DE LEGENDE années 70

HOMMAGE A JOHNNY HALLYDAY – 1943-2017

Les 20 images de Johnny que les français n’oublieront jamais

La suite

LES PLUS BEAUX TUBES DE JOHNNY

Et celui-ci qui nous invite à réfléchir et qui nous prend aux tripes.

L’envie d’avoir envie.

 

JEAN D’ORMESSON

JEAN D'ORMESSON academicienJEAN D'ORMESSON academicien

Il est mort comme il a vécu

Avec discrétion et élégance.

A 92 ans, il nous a quittés ce 5 décembre 2017 dans la nuit

Une Crise cardiaque en pleine nuit.

Un autre temps

Un autre monde

Il est l’Expression même de la littérature, Classique et moderne à la fois.

Avec lui, la Tradition n’est pas méprisable.

Il avait un sens aiguisé de la formule. Cela faisait aussi partie de son charme et de sa grande élégance.

«C’est quand il y a quelque chose au-dessus de la vie que la vie devient belle.»

Et celle-ci aussi:

«Personne ne sait jamais ce qu’on gagne avec une naissance. On n’y gagne que des espérances, des illusions et des rêves. Il faut attendre la mort pour savoir enfin ce qu’on perd.»

On pourrait faire un immense recueil de toutes ces petites phrases qui montrent son amour profond de la vie. Et la vie le lui a bien rendu. En cas de désespoir il est conseillé de les relire. En voici quelques-unes .

Ce « Monument de la littérature » nous laisse une image de Bienveillance, Douceur, Elégance, Erudition, Finesse, Générosité, Gentillesse, Grâce, Intelligence et Malice ( tellement de superlatifs élogieux que j’ai préféré les classer par ordre alphabétique)

Sa voix est toujours calme, suave, souriante et rassurante.

Que peut-on rêver de plus ?

Il montre une forme de liberté et d’inquiétude sereine par rapport à la vie. Il a une manière de prendre avec une sorte de fair-play les catastrophes. Un exemple à suivre.

« La vie c’est une fête et c’est un désastre » dit-il.

Il aime les bains de mer et de soleil en Méditerranée. Comme je le comprends.

C’est un grand amoureux des femmes et aussi leur soutien.

Il était moins romancier que philosophe.

Il faut « faire aimer les livres aux gens qui n’en lisent pas »…

 

* MA DERNIERE LECTURE

« Je dirai malgré tout que cette vie fut belle« 

J’ai aimé la manière originale de reprendre le cours de ses souvenirs. Face à un juge nommé MOI il se défend sous le beau nom de MOI.

Son  petit Moi insolent et ridicule, et son grand, omniscient, Noble et Implacable Sur-Moi de Génie, s’affrontent dans ce procès contre lui-même. Et c’est parti pour 462 pages à la Jean d’O… J’ai eu un peu de mal à le terminer. Certains reculeront devant son aspect « pavé » surdimensionné, mais pour les passionnés d’Histoire (je n’en suis pas) et les autres (comme moi), il représente un véritable tour du monde à travers un passé encore proche mais qui nous a souvent échappé. Son récit est truffé d’anecdotes et de rencontres incroyables. Tout Ormesson est dans ce livre : l’homme de tous les contrastes et de toutes les curiosités, léger et profond, caustique et indulgent, érudit et naïf, passionné et indifférent, spirituel et gaffeur, etc…

Pour se défendre dans ce procès qu’il s’intente à lui-même, l’auteur fait défiler au galop un passé évanoui.

On y croise du monde bien, mais tellement de monde, que j’ai eu l’impression qu’il avait rencontré la terre entière.

Il va de l’âge d’or d’un classicisme qui règne sur l’Europe à l’effondrement de ce «monde d’hier» si cher à Stefan Zweig. De Colbert, Fouquet, Bossuet ou Racine à François Mitterrand, Raymond Aron, Paul Morand et Aragon.

 «Quel meilleur interlocuteur que soi-même? Un moyen de pouvoir exprimer la complexité d’une pensée»…

Mais les charmes d’une vie et les tourbillons de l’histoire ne suffisent pas à l’accusé :

 «Vous n’imaginiez tout de même pas que j’allais me contenter de vous débiter des souvenirs d’enfance et de jeunesse? (…) Je ne me mets pas très haut, mais je ne suis pas tombé assez bas pour vous livrer ce qu’on appelle des Mémoires

Il est faussement modeste et son Sur-Moi le lui fait remarquer. J’ai l’impression de me rencontrer moi-même bien que je ne sois pas une personne illustre.

Ce sont les aventures d’un écrivain qui a aimé le bonheur et le plaisir en dépit de tant de malheurs cèdent peu à peu la place à un regard plus grave sur le drame qui ne cesse jamais de se jouer entre le temps et l’éternité, et qui nous emportera.

On y trouve aussi les bons conseils qu’il se plait à nous donner à travers sa propre histoire.

Avant de mourir, sa mère lui a laissé trois principes : 1) ne te fais jamais remarquer ; 2) ne parle jamais de toi ; 3) toute lettre mérite une réponse.

On ne présente plus d’Ormesson. Son style est connu ainsi que son charme et son sourire.

Jean d’Ormesson est un écrivain malicieux. Né en 1925. Il déclare n’avoir rien voulu faire de sa vie. Comme quoi, « Rien » peut mener à « Tout ».

Quelques phrases qui ont résonné en moi

« Je nourrissait en moi comme une soif de transgression »

« Mon père … vivait l’histoire comme une affaire de famille »

« Mes parents veillaient avec une tendre férocité à la priorité de ces obligations »

« Même sans rien faire, je ne me suis jamais ennuyé avec moi »

 « Mes premiers livres, on n’en parlait jamais dans Le Figaro car j’étais sur la liste noire »

Sa médiatisation en fit presque un incontournable du PAF.

* AU CINEMA

Dans « Les saveurs du palais » son deuxième rôle à l’écran (après « Éloge de l’amour », un Godard de 2000, où il tenait un petit rôle), il est égal à lui-même. Parfait !

 » Nous avons cherché ensemble le meilleur. Il fallait trouver le bon ton. Comme il n’était pas acteur, ce n’était pas évident au départ mais ça l’est très vite devenu. À cause de sa vie, de ce qu’il est, Jean avait en lui la possibilité poétique d’être Président. Sur le plateau, il était comme un jeune homme. Il m’a beaucoup touchée ». Catherine Frot

Un film gourmand et délicieux, chargé d’humour et d’émotions: un vrai  délice. J’ai adoré ce film et en particulier le dialogue entre la cuisinière et le président autour du livre « Éloge de la cuisine française » de leur jeunesse. J’ai même acheté le livre de la cuisinière.

A 87 ans , Jean d’Ormesson est très étonnant d’aisance et efficace avec sa douceur, sa lenteur et la joie qui irradie son visage lorsqu’il parle avec sa cuisinière en lecteur émerveillé amoureux des vieilles recettes , de ce superbe livre à la langue aussi délicieuse que les plats qu’il évoque avec elle. Un chef-d’œuvre mêlant littérature et recettes ! Il est réédité ici

« Ne pouvant se prévaloir d’une ressemblance physique avec le défunt Président et conservant la diction un peu ralentie qui lui est propre, l’académicien possède la prestance, le charisme et l’érudition qui donnent à voir un Président subtil et truculent lorsqu’il s’agit de parler de cuisine en tête-à-tête avec Hortense »

Une prestation savoureuse du duo Frot-Ormesson, entouré de seconds rôles convaincants dont Arthur Dupont touchant dans son rôle d’assistant étonné mais dévoué et ouvert à toutes les recherches de son chef.

Pour mieux cerner JEAN D’ORMESSON

-Connaissiez-vous l’histoire de Danièle Delpeuch, la cuisinière de François Mitterrand, qui a inspiré le film ?

-Pas du tout. J’ai fait confiance à Etienne Comar et Christian Vincent. J’avais vu Des hommes et des Dieux, ce film magnifique et cela me suffisait. J’ai fait la connaissance de Danièle Delpeuch un peu plus tard. C’est un sacré personnage.

-Comment avez-vous préparé ce personnage de Président ?

-Le scénario ne m’a pas quitté, je m’endormais même dessus. C’était utile car les scènes faisaient leur chemin dans la nuit. Je n’ai lu le livre de Danièle Delpeuch que bien plus tard. Et j’ai lu le merveilleux livre d’Edouard Nignon, Éloge de la cuisine française, dont le Président s’entretient avec le personnage d’Hortense, la cuisinière. Il me fallait me nourrir un peu de l’intérieur. Mais restons objectifs : ce personnage de Président, qu’on peut penser central, est tout à fait secondaire.

-Vous-même, êtes-vous épicurien comme ce Président qui goûte tant la Poularde demi-deuil?

Je suis très sensible à la nourriture. J’ai adoré la scène avec les truffes. On a dû la recommencer plusieurs fois- c’est très difficile d’être filmé lorsqu’on mange.

Bilan : j’ai dû manger trois truffes et c’était délicieux. Quand j’étais jeune, j’allais quelquefois chez Bocuse ou chez Troisgros. Les grandes tables m’amusaient.

Et il m’est arrivé, comme ce Président que j’interprète, de lire des recueils de littérature sur le sujet.

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Le muguet du 1er mai 2016

Posté par ENO filles le 30 avril 2016

 

 Pour vous

 Joyeux 1er mai à tous mes amis

DISCOURS des FLEURS

Le dicours des fleurs

Paroles: Georges Brassens. Musique: Eric Zimmermann   1957

***

clochette

Une jolie chanson pour les enfants

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Muguet et  fête du travail

Pourquoi offre-t-on du muguet au 1er mai

Le premier Mai c’est la fête du travail, mais c’est aussi la fête du Muguet !

Mais pourquoi du Muguet ? Pourquoi en offre-t-on à nos proches le premier Mai ?

Et comment s’est-il retrouvé associé à la fête du travail ?

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 Tout est dit

A propos de ce jour férié incontournable vous trouverez tout ce que vous voudrez dans les Archives du blog

 

*2008: (volet5) Le petit brin de muguet

Diaporama: « Un Brin de bonheur » (musique: le temps du muguet)

Poésie: « Histoire du brin de muguet perdu dans un livre » de Paule Chadeau

Poésie: « Un bouquet de muguet » poésie de Robert Desnos

Vidéos musicales: « Le temps du muguet »

Les vidéos présentes sur YouTube en 2008 ayant été supprimées du site – argent, roi du monde!- je vous en propose d’autres. Il ne vous reste plus qu’à les enregistrer avant disparition… Et l’on dit que la culture doit être proposée à tous !!! – certes, la création appartient aux créateurs mais quand ceux-ci ont disparu, il serait tellement bien de pouvoir faire en sorte que personne ne les oublie

 

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*2010:

Samedi 1er mai avec diaporamas

 

*2011: Article du 30 avril: Joyeux 1er mai

*2012: Le muguet du 1er mai (volet9)

Article du 29 avril   Muguet du 1er mai

Article du 30 avril : 1er mai 2012 Fête du muguet, fête du travail

- Quelques citations et réflexions

– avec musique

– et diaporama

*2014:

30 avril 2014 – Jeudi 1er mai 2014

1er mai 2014 Aujourd’hui 1er mai 2014

 

* 2015 Muguet du 1er mai 2015

POUR VOS PETITS  Coloriage d’un brin de muguet en ligne. Cliquer ici

Tout le monde, ou presque reçoit du muguet au 1er mai et a envie de le conserver jusqu’à l’année prochaine… Mais comment faire ?

 

 * 2016 Tout savoir sur le muguet

Le muguet ou muguet de mai est une herbacée des régions tempérées.

Il est originaire de l’Hémisphère nord

Il s’agit d’une plante vivace tapissante très reconnaissable grâce à ses petites fleurs blanches en forme de clochettes, suspendues autour d’une hampe au milieu de feuilles longues et vertes (il arrive cependant qu’il soit confondu, avant floraison, avec l’ail des ours).

Sa hauteur est de 30cm

Son feuillage est caduc

Chaque brin de muguet, appelé hampe, est encadré de deux feuilles, de 10 à 20cm de hauteur. Les fleurs sont disposées en grappe, d’un seul côté de la hampe. On peut compter une vingtaine de fleurs par brin, mais en général seule une dizaine arrive à s’épanouir.

Les petites fleurs blanches, parfois roses, ont une odeur très caractéristique, recherchée en parfumerie.

Le muguet est très rustique. Il ne tire pas ses tiges d’une racine, mais d’un rhizome horizontal rampant, qui peut s’étendre rapidement dans des conditions favorables. Attention à bien le contenir car il peut devenir envahissant !

La Floraison du muguet varie suivant les conditions météorologiques, d’avril à juillet.

La tradition la situe au 1er mai et il est d’usage courant de l’offrir à cette occasion, comme porte-bonheur. Mais si la tradition fixe sa floraison au 1er mai, il est rarement exact au rendez-vous, et est même souvent fané à cette époque.

En Amérique du Nord, il est plus tardif qu’en Europe, et ne se montre souvent en fleurs qu’à partir de la mi-mai.

Plantation du muguet

Comment le garder, Où le planter ?

Il est souvent planté dans une potée ou une jardinière composée.

Mais il préfère la pleine terre, dans un emplacement mi- ombragé ou ombragé, un sol léger, riche en humus, frais et meuble et d’une acidité neutre, et d’une humidité normale

Donc pas de vrai problème. Si le sol de qualité moyenne, il faut l’aider d’un peu de terreau ou de compost.

Multiplication du muguet

Le muguet ne produit pas de racines mais des rhizomes. On peut donc le diviser facilement.

La bonne période pour le faire est l’automne. On arrache le pied de muguet en enlevant toutes les feuilles fanées.  A l’aide d’une serpette, on divise la griffe formée par l’ensemble des racines, faisant attention de conserver un départ de feuilles

 

Période de plantation

Pour une floraison au printemps, c’est à l’automne, plus précisément au mois d’octobre qu’il convient de mettre les griffes de muguet en terre. On le trouve en jardineries parmi les bulbes de printemps, dans des sachets qui les préservent du dessèchement et de la lumière.

Les griffes doivent être plantées à une dizaine de centimètres les unes des autres.

La pointe effleure à peine de la terre. On recouvre d’une couche de terreau et on arrose généreusement.

Attention ! Le muguet est une plante très toxique !

Malgré les apparences, il faut toujours se rappeler que toutes les parties de la plante sont hautement toxiques. Une simple gorgée d’eau de muguet peut se révéler fatale en seulement quelques minutes. En cas d’ingestion, il faut impérativement contacter le centre antipoison le plus rapidement possible.

Son principal ennemi est la  pourriture grise

 

Un peu de botanique

Règne: Plantae

Sous-règne: Tracheobionta

Division: Magnoliophyta

Classe: Liliopsida

Sous-classe: Liliidae

Ordre: Liliales

Famille: Liliaceae

Genre: Convallaria

Nom binomial: Convallaria majalis

Et pour occuper  cette belle journée, ne boudez pas ce  petit  » travail » et,

Testez vos connaissances en cliquant sur l’image

Que savez-vous sur le muguet

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Murs – Entretien avec Jacques Vazeille

Posté par ENO filles le 25 février 2016

 

Murs par Jacques Vazeille

Couverture du livre Murs

« C’est l’histoire d’une rencontre improbable entre Samson, un jeune homme autiste Asperger de 25 ans et Mine, une ado de 12 ans, une gamine pas autiste du tout. Ils se regardent, se parlent. Que voient-ils, que comprennent-ils ?… Entre eux va se tisser une relation incroyable et exclusive, somme toute assez rare. »

Prochainement une rencontre aura lieu avec son auteur dans le cadre du cercle de lecture que nous avons mis en place dans la résidence où je demeure. Il s’agit de l’écrivain-pédopsychiatre Jacques Vazeille.

Pourquoi ce choix ? Ce livre traite un sujet grave et qui nous touche de très près, l’autisme, sans que parfois nous en ayons conscience.

La plupart des psychiatres traitent les  « troubles du comportement ».  A noter que Jacques Vazeille préfère aborder le problème  des « comportements qui troublent ». « Le patient vit dans un entourage qui est affecté et subit douloureusement ».

Ici l’auteur en parle avec humour et émotion et nous pouvons réfléchir à certaines de nos expériences et nous poser toutes les questions sur ce sujet qui nous intrigue et nous interpelle.

Ce livre est une manière agréable et presque légère d’aborder ce sujet un peu troublant.

Il est plaisant et facile à lire.

Mais L’autisme, c’est quoi ?

Je laisse le Docteur Vazeille vous en parler.

ENTRETIEN AVEC JACQUES VAZEILLE

Depuis les années 50, sous l’impulsion des psychiatres américains, une nomenclature des troubles mentaux a été mise en place, en usage dans le monde entier.

C’est le DSM (Diagnostic and Statistical Manual of Mental Disorders) sans cesse remanié. Nous en sommes aujourd’hui à la cinquième version, le DSM 5.

L’autisme faisait partie des Troubles Envahissants du Développement (TED).

Aujourd’hui il entre dans la catégorie des Troubles du Spectre Autistique (TSA).

Il est caractérisé par l’association de « Troubles de la communication sociale » et de « comportements restreints et répétitifs ».

Les troubles du langage et de la communication qui constituaient un chapitre spécifique sont désormais noyés dans la communication sociale.

Jadis, ces troubles devaient apparaître avant 36 mois.

Aujourd’hui, cette échéance n’est plus nécessaire.

En 1943, aux Etats-Unis, Léo KANNER, pédopsychiatre d’origine autrichienne, a publié un article décrivant ce qu’il a appelé « l’autisme infantile précoce ».

L’année suivante à Vienne, Hans Asperger a publié « Les psychopathies autistiques dans l’enfance ».

Il s’intéressait à des enfants dotés de compétences intellectuelles exceptionnelles, connaissant en même temps les plus grandes difficultés dans leurs relations sociales. L’autisme et le syndrome d’Asperger étaient nés.

Depuis, les choses se sont incroyablement complexifiées, et chaque année, l’écheveau de l’autisme s’embrouille un peu plus.

D’une intelligence supérieure ou gravement déficitaire, une personne autiste, on dit aujourd’hui une personne avec autisme, établit avec le monde et ses habitants comme avec elle-même des rapports très particuliers. Sur le plan relationnel par exemple, il ne lui est pas possible de se représenter la pensée de l’autre. C’est donc sa pensée qui gouverne le monde.

Autisme. Un état ou une maladie ?

Il y a eu beaucoup de bagarres à ce sujet. Aujourd’hui il est admis que, si l’on est autiste, on le reste. Cela ne veut pas dire qu’il est impossible de s’en accommoder. Les progrès ont été considérables dans les aides, les accompagnements et les actions thérapeutiques qui peuvent être engagées.

Naît-on ou devient-on autiste ?

Les deux mon capitaine.

A sa naissance, le petit d’homme est loin d’être fini. Il n’est pas capable de grand-chose et il lui faut construire sa personne, son être psychique notamment.

A terme il accèdera à l’une des organisations de personnalité qui ont été décrites par la psychanalyse : Il sera névrotique, psychotique, pervers ou… autiste. Il n’y a pas d’autre choix. Et il faut bien être quelque chose. Et une fois qu’on y est, on y reste.

Je vais vous donner mon point de vue personnel. Certains le partagent. D’autres, et ils sont nombreux le discutent ou le combattent.

Les phénomènes qui déterminent la construction d’un être humain sont multiples : les gênes, la gestation, la naissance, les compétences sensorielles, le capital intellectuel, les évènements de la toute petite enfance, l’environnement… Tout cela entre en jeu dès la conception. Bien heureusement, presque toujours, tout se déroule pour le mieux. Mais pas toujours.

Parfois quelque chose intervient qui bloque le processus et le petit enfant reste enfermé en deçà du champ du langage. Je ne veux pas dire qu’il ne parlera pas, encore que ce soit souvent le cas, mais qu’il ne parviendra pas à partager une perception et une compréhension spontanées du monde, de ce qui lui arrive et de ceux qui l’entourent.

C’est l’autisme. On peut supposer, au regard de la clinique, que la plus ou moins grande précocité des phénomènes de blocage dans ce processus d’organisation du psychisme détermine les aspects plus ou moins déficitaires du tableau autistique.

La mère ?

Nous touchons là le point central des questions autour de l’autisme.

Les polémiques les plus sauvages, les anathèmes, les procès en sorcellerie, souvent avec une évidente mauvaise foi, trouvent leur origine dans le rôle de la mère. Pauvre mère !

Ce sont les psychanalystes qui ont commencé. Dès que l’on s’est penché sur la clinique des enfants autistes, il est apparu que les processus en jeu se déroulaient dans les premiers mois de la vie, le moment où la présence et le rôle de la mère sont primordiaux.

De là à conclure que si cela se passe mal, elle y est pour quelque chose, il n’y a qu’un pas que n’ont pas hésité à franchir beaucoup de psychiatres irréfléchis se réclamant d’une psychanalyse à laquelle ils ne comprenaient pas grand-chose.

Et, pendant des années, tous les jours, ça a été la fête des mères.

Evidemment, en miroir, une défense s’est organisée, qui a vite pris la forme d’une attaque en règle de la psychanalyse. Nombreux aujourd’hui sont ceux qui, s’appuyant sur ce procès aux mères, cherchent à évincer toute référence psychanalytique de la recherche et de la réflexion sur l’autisme. Peut-être ne sais-je pas lire. Je connais un peu la littérature sur la question. Je n’ai trouvé nulle part un texte imputant l’autisme d’un enfant à sa mère défaillante. Au contraire, lorsque ce rendez-vous primordial entre un nouveau-né et sa mère n’a pas lieu, la première à être dévastée, ravagée de souffrance, c’est bien elle. Et si quelqu’un a besoin d’aide à ce moment…

Bruno BETTELHEIM, pour certains le diable en personne, parce qu’il proposait dans sa clinique une séparation radicale entre l’enfant et ses parents, n’a nulle part formulé qu’un enfant devenait autiste en raison de sa mère inadéquate.

En tout cas, le mal est fait. Et nous croulons aujourd’hui sous les propos imbéciles et outranciers de l’accusation autant que de la réhabilitation de la cause des mères qui continuent de souffrir et méritent autre chose. Par exemple une écoute.

Donald WINNICOTT, un pédiatre et psychanalyste anglais disait qu’une mère doit être suffisamment bonne. Suffisamment bonne, c’est aussi suffisamment mauvaise. En effet une mère universellement parfaite, serait la pire éventualité pour un nourrisson qui, ainsi, ne manquerait jamais de rien et qui resterait continuellement dans un état de satisfaction absolue, sans avoir besoin de devenir grand et autonome.

Les mères des enfants autistes ont été injustement culpabilisées. Et elles n’en avaient nul besoin. Lorsqu’un petit enfant ne répond pas à l’attente de ses parents, la question surgit immédiatement : « Qu’ai-je fait qu’il ne fallait pas faire ? », ou « que n’ai-je pas fait que j’aurais dû faire ? ». Il faut croire que beaucoup de psychiatres et de psychanalystes n’avaient pas réglé leurs comptes avec leur propre mère pour que ce sujet prenne une telle ampleur, conforté par la culpabilité spontanée et naturelle qu’il s’agit d’évacuer plutôt que de la consacrer.

Juste à ce propos un petit mot sur les pères. Globalement je les trouve un peu « confortables », s’accommodant bien facilement de la situation. Cela ne veut pas dire qu’ils ne sont pas eux aussi ravagés par ce qui arrive à leur enfant, à leur famille. Il est vrai que, être père, ce n’est pas donné. C’est l’aboutissement d’une maturation parfois un peu longue. Et si l’enfant donne les signes d’une différence, tout peut se compliquer.

La cause de l’autisme

Elles sont multiples et nous n’en avons certainement pas fait le tour. Sans doute aussi que certains « terrains » prédisposent à la survenue de troubles autistiques.

Certaines maladies se manifestent transitoirement par des troubles d’allure autistique qui s’effacent au cours de l’évolution. Pour faire court, nous connaissons de plus en plus de choses dans ce domaine, mais notre ignorance reste immense. Cela n’empêche pas certains d’affirmer un minuscule savoir.

Il existe un syndrome assez répandu, notamment dans le monde des soignants. Il n’est pourtant jamais décrit. Les plus belles descriptions se rencontrent dans la littérature. Personne n’a songé à lui donner un nom. Je me risque à l’appeler le « diafoirisme » en référence au personnage de Molière.

Cela commence à se savoir dans mon entourage que je m’occupe un peu d’autisme. Souvent, par curiosité ou pour m’être agréable, on m’entreprend sur la question. J’essaie d’expliquer ce monde complexe. Presque chaque fois, quelqu’un intervient, péremptoire : « Maintenant on sait que c’est génétique ! ». Le diafoirisme a frappé. Je préfère alors parler d’autre chose.

Et pourtant les gènes ont manifestement une place parmi les causes de l’autisme. Mais pas toute la place.

En référence à son vécu dans les camps de concentration, B. BETTELHEIM a avancé que l’autisme était une réponse de l’individu à une menace imparable et absolue d’anéantissement à laquelle il ne pouvait se soustraire. Cette hypothèse a depuis été abandonnée. Et pourtant, il n’y a pas si longtemps, nous avons été confrontés à une véritable épidémie de troubles autistiques chez les petits enfants adoptés issus des orphelinats épouvantables de CEAUCESCU en Roumanie. BETTELHEIM n’avait peut-être pas complètement tort.

Continuons donc de chercher les causes. Nous en avons trouvé. Nous en trouverons d’autres. Et peut-être un jour une issue thérapeutique émergera pour certains. Méfions-nous cependant des « découvertes » qui révolutionnent la clinique de l’autisme et laissent espérer des avancées radicales. Il y en a plusieurs par an dans le monde, souvent farfelues. Jusqu’à présent sans lendemain.

Comment se comporter avec une personne autiste ?

La première chose consiste à se demander ce que l’on veut faire avec cette personne.

Si vous voulez l’amener à se conformer à nos façons d’être en société, lui inculquer les comportements adéquats, etc., le mieux est peut-être de vous occuper d’autre chose.

Si vous voulez comprendre sa lecture du monde, lui rendre notre société lisible et faire en sorte qu’il s’y sente à l’aise, vous allez devoir aller à sa rencontre  Pas trop vite, pas trop près.

Si vous faites attention à ses signaux, la personne autiste vous manifestera clairement comment vous devez vous tenir. Il faut savoir que, presque toujours, le langage parlé est compliqué pour un autiste. Parfois les paroles, même les plus bienveillantes sont des menaces pour lui. Très vite il ne comprend plus rien et se panique. Il convient d’être économe en paroles, de ne délivrer qu’une information à la fois et d’avoir une gestuelle et des mimiques conformes à notre propos. Très vite, l’aventure de la rencontre commence. Et… vous verrez bien.

Théo PEETERS, un grand connaisseur de l’autisme et un grand pédagogue dont les références théoriques reposent sur l’approche TEACCH , a un jour décliné les qualités nécessaires à toute personne prétendant s’occuper d’autisme. Beaucoup ne sont pas exclusives. Je vous les livre tout de même :

 « Etre professionnel auprès d’enfants autistes, c’est :

- être attiré par la différence

- avoir une imagination exceptionnelle

- avoir le courage de perdre son style

- avoir un grand sens de la responsabilité

- être humble

- avoir des dons didactiques exceptionnels

- pouvoir travailler en équipe

- pouvoir travailler avec des problèmes qui ne seront jamais résolus. » 

Lorsqu’on s’occupe d’autistes, on est très vite confronté aux « troubles du comportement ». Pour ma part je préfèrerais parler de « comportements qui troublent ». Ils sont de tous ordres et ont pour effet de perturber gravement la vie de la personne autiste et de son entourage : hétéro ou auto agressivité, automutilations, violences diverses, troubles des conduites sociales, alimentaires, que sais-je encore… Globalement, ces troubles sont la manifestation d’un état d’angoisse massive que le sujet ne sait comment métaboliser ni exprimer d’une autre façon.

C’est à nous de décrypter, de comprendre ce qui lui arrive.

Le risque est alors pour nous de projeter des modes de fonctionnement psychique qui nous sont propres mais qui n’ont pas forcément cours chez une personne autiste. Schématiquement, il s’agit pour la personne autiste de ne rien ressentir.

Une douleur, un inconfort, une jouissance, un imprévu sont autant d’évènements perturbateurs et menaçants à l’origine des « troubles du comportement ».

Encore une chose.

S’occuper de personnes autistes suppose de disposer au préalable d’un support théorique, d’un outil conceptuel sur lequel appuyer une pensée et une action.

Si on peut se référer à plusieurs théories, ce n’est pas plus mal.

C’est comme avoir plusieurs fers au feu. Contrairement à ce que beaucoup veulent nous faire croire, les différentes approches de l’autisme ne s’opposent pas et peuvent tout à fait cohabiter et même s’éclairer l’une l’autre.

Cognitivistes, et psychanalystes peuvent se parler et progresser ensemble.

Il y a trop eu, et encore aujourd’hui, de positions dogmatiques, d’anathèmes, de fatwas dont les autistes et leurs familles n’ont que faire et qui n’ont d’autre effet que d’obscurcir les connaissances. Je suis plus réticent à l’égard des pratiques comportementalistes. Ceci est lié à ma formation. Lorsque j’étais étudiant, dans les années 60, certains établissements éducatifs pratiquaient le « conditionnement opérant », une méthode éducative directement issue des théories comportementalistes. J’ai découvert par la suite que cette pratique servait de base aux méthodes enseignées dans les écoles vétérinaires pour aider les maîtres d’animaux de compagnie indociles. Ceci dit, pratiquées avec lucidité les méthodes comportementalistes ont fait la preuve de leur utilité. Le principal risque est que, préoccupé avant tout par l’assimilation de comportements adaptés, on peut faire l’impasse sur l’angoisse et la souffrance de la personne autiste.  

En quoi consiste votre travail ?

Je ne suis pas un savant, un théoricien de l’autisme. Il me suffit d’être un praticien, un fantassin. Je suis même un fantassin à la retraite. J’essaie néanmoins de rendre encore quelques services. Actuellement en France le problème crucial est le manque de places dans les établissements spécialisés. Les instances administratives nous adressent en priorité les sujets les plus problématiques, souvent très violents et destructeurs, espérant qu’une solution apaisante se fera jour pour eux. C’est devenu l’essentiel de mon travail.

Il s’agit pour nous de comprendre ce qui se passe pour ce sujet dévastateur et dévasté, de quelle menace il se protège.

Nous savons que pour la personne autiste, les paroles sont comme des coups qu’on lui porte. Très vite nous apprenons à utiliser le moins possible le langage verbal, et toujours les mêmes mots. Notre langage est corporel. Nous utilisons aussi le plus possible les supports visuels. En effet la personne autiste comprend beaucoup mieux ce qu’elle voit que ce qu’on lui dit.

La relation au temps

Pour la personne autiste, chaque instant est l’éternité. Il ne découle pas naturellement de l’instant précédent et il n’annonce pas l’instant suivant. Pour un autiste, le temps ne passe pas. Il reste. Il nous faut être attentifs à ce phénomène et en prendre la mesure. Les professionnels disposent de « timers », sorte de pendules qui indiquent visuellement l’écoulement du temps ainsi que le temps qui reste. On indique systématiquement ce qui se passera après le moment que l’on passe ensemble et ce que l’on fera ensuite.

Ainsi, peu à peu, nous parvenons à donner un sens aux actions que nous entreprenons. C’est la structuration du temps. Elle va de pair avec la structuration de l’espace. Chaque lieu est dédié à une activité et à une seule. Il en va ainsi pour tous les actes de la vie. Les techniques éducatives de cette structuration ont été largement mises au point dans l’approche TEACCH (Traitement and Education of Autistic and related Communication handicaped Children) qui est d’un grand secours dans notre travail d’accompagnement des autistes. Si je parle de TEACCH, je dois aussi parler d’ABA. Cette approche est issue des théories comportementalistes. Sans oublier mes réserves « philosophiques », je constate, qu’utilisée avec bon sens, cette méthode éducative est un outil précieux pour nombre de professionnels souvent désemparés en face de ces sujets étranges. Au fond toutes les références théoriques sont légitimes dans la mesure où on a l’intelligence d’en reconnaitre les limites.

Tout ce travail de structuration suppose un minimum d’organisation corporelle, ce qui est rarement le cas.

Le corps de l’autiste ne tient pas ensemble et la main de son interlocuteur est aussi sa main.

Ce qui rentre et ce qui sort, les aliments et les excréments, se tient dans une zone indéfinie, pas toujours dehors, pas forcément dedans.

C’est auprès du corps de la personne autiste que le premier travail est à faire.

C’est évident pour les sujets les plus désorganisés, mais on s’aperçoit vite que le chantier est immense dans ce domaine pour tous les autistes, même de haut niveau, comme on dit.

J’en viens au cœur de notre métier : la communication et les interactions sociales.

Il n’y a pas d’autisme sans trouble de la communication et des interactions sociales.

Il ne s’agit pas d’un trouble quantitatif, mais d’un trouble qualitatif. Les modalités d’échanges des personnes autistes nous sont étrangères… et réciproquement. Cela ne signifie pas que ces personnes autistes refusent le contact et les échanges. Elles s’y prennent toutefois d’une façon qui nous intrigue, nous inquiète ou nous rebute. Là encore, la réciproque est vraie. Ce trouble relationnel se manifeste différemment selon les compétences du sujet.

Joseph SCHOVANEC parcourt le monde. Il fait des conférences dans diverses langues, racontant son expérience d’autiste. Installé dans son personnage de conférencier sur son estrade, avec le micro la carafe et le verre, il est brillant et captive avec humour son auditoire. A la pause, le même connait les plus grandes difficultés pour demander un café au bar.

 Les sujets dont j’ai eu à m’occuper sont plus déficitaires et représentent l’immense majorité. Nous disposons d’outils spécifiques incluant des supports visuels (pictogrammes, PECS…) mis en œuvre le plus souvent par des orthophonistes spécialisées. Ces outils apportent une aide précieuse à la socialisation des jeunes autistes.

L’autiste et les autres ?

Les autres, c’est nous, les neurotypiques comme disent les autistes entre eux.

Je vis dans un petit village. J’ai l’habitude d’aller acheter mon pain à pied ou en vélo. Un autiste à ma place irait chercher son pain avec un semi-remorque de 35 tonnes. Ce n’est pas impossible, mais c’est compliqué. Imaginez que je vive dans un village conçu pour la circulation des 35 tonnes. J’aurai alors les pires difficultés pour aller à la boulangerie en vélo. Le moins que l’on puisse dire est que nos conceptions du monde ne s’accordent pas.

La personne autiste est toute entière dans l’instant vécu, dans son action, dans son propos. L’autiste ne connaît pas le doute, l’ambivalence, le faux fuyant, le mensonge. Impossible pour lui de se représenter ce qui se passe dans la tête de l’autre (la théorie de l’esprit). De la même façon il ne sait rien de l’empathie.

Son discours est plat, strictement digital et informatif, sans aucun sous-entendu.

Il ne parle jamais « pour ne rien dire ». Il n’évoque pas, n’imagine pas. Il dit ce qui est. Un point, c’est tout.

En somme, il n’a strictement rien à faire sur le divan du psychanalyste.

En revanche il s’accorde facilement avec les approches comportementalistes. C’est une raison majeure de ne pas les ignorer. Pour faire simple au risque de la caricature, la psychanalyse doit beaucoup aux autistes qui ont permis à nos plus grands penseurs d’élaborer un modèle de la construction du psychisme humain. Les autistes doivent aux comportementalistes d’avoir mis au point des stratégies d’échange et de rencontre utiles à leur insertion dans notre monde.

L’autiste et sa famille

L’arrivée d’un enfant dans la famille commence de façon paradisiaque en règle générale. C’est aussi le cas pour un enfant autiste. C’est un bébé parfait. On ne l’entend jamais pleurer. Il est même trop sage. Et puis le petit ange se charge vite d’ouvrir les portes de l’enfer. L’inquiétude se fait jour chez les parents incrédules. Le « pas normal » devient une évidence. Retard du développement, absence de langage, désintérêt, absence de réaction aux sollicitations, troubles du sommeil… Et un jour le verdict tombe. Notre enfant est autiste.

 La vie s’organise autour de ce petit être étrange, inaccessible et pourtant incroyablement présent. L’attention pour lui est totale et constante pour chacun, parents bien sûr, mais aussi frères et sœurs. Les troubles du comportement mobilisent l’énergie de tous. Et il faut apprendre à communiquer avec ce petit enfant à la fois absent et hyper réactif à son entourage. Le reste du monde s’éloigne. Le frère d’un jeune autiste me disait un jour : « Quand je vais à l’école je change de planète ».

Autour de l’enfant autiste, on organise l’espace, le temps, les échanges. Tout est structuré et codifié à l’extrême. On fait la chasse à l’imprévu. La moindre action est planifiée et à chaque manquement on risque le drame. En somme, l’autisme gouverne l’existence de chacun, au risque d’empêcher tout investissement extérieur. Lorsque les deux parents travaillent, la tentation est forte que l’un deux (la mère en général) cesse son activité. On oublie le théâtre, le cinéma, le sport, les sorties, les amis et les réceptions. Les frères et sœurs, petits ou grands, deviennent des auxiliaires parentaux.

 C’est une partie essentielle du travail des accompagnants de veiller au maintien et au développement des acquis d’une vie sociale accomplie pour tous les membres de la famille, et pas seulement pour le petit autiste.

On l’aura compris, les liens que tisse l’entourage avec le petit enfant autiste sont très forts et étroits. Ils sont encore renforcés par la fascination qu’exerce sur les non autistes cette manière particulière de percevoir et de comprendre le monde, cette capacité de mémorisation incroyable et cette impossibilité à organiser des échanges relationnels souples et aisés. En pratique, dès qu’il s’agit de faire quelque chose, une assistance se met instantanément en place, assumée d’abord par les parents, à défaut par un frère ou une sœur. Chaque membre de la famille devient vite un expert pour ce petit enfant qu’il est bien difficile de confier à d’autres, même s’ils font preuve de réelles compétences.

Chaque jour nous mesurons dans nos établissements que s’occuper d’enfants autistes, c’est d’abord s’occuper de leurs parents et de leur famille.

MA RENCONTRE AVEC L’AUTISME

A l’école maternelle

*Dans ma classe de PS (Une fillette d’âge GS) :

- Elle va avec les autres, les observe mais ne joue pas avec eux

- attirance vers la couleur « violette » : elle en badigeonne les dessins des autres enfants, leurs vêtements (de dos) et la moquette de la salle de musique. Elle se promène avec le pot et le pinceau.

-Elle me suit partout et observe ce que je fais.

Dans mon bureau, elle me voit tamponner des documents. Elle fait de même… partout

J’habite le logement de fonction de l’autre côté de la cour de récré. Elle a repéré ce lieu où je me rend régulièrement à certains moments de la journée. C’est mon logement de fonction. Elle finit par aller voir ce qui s’y passe. Tranquillement, un jour, elle s’y rend. Elle entre. L’appartement est occupé. Mon mari est là. Surprise, elle s’enfuit à toutes jambes. Elle se jette contre moi: « Il y a quelqu’un chez toi… Viens! »  Je pose des questions. Elle ne répond pas et s’en va.

- Dans la salle de musique, pendant une séance d’Education Physique,  je filme les élèves en action et ils peuvent se voir dans la TV.

Lorsqu’elle aperçoit son image, elle se jette d’abord par terre et se cache le visage dans ses bras. Puis elle le soulève et se regarde brièvement puis se cache. Elle renouvelle l’opération plusieurs fois. Je laisse faire mais elle finit par quitter la pièce.  Alors je coupe l’image. Et elle revient.

La fois suivante, elle allume la TV elle-même. mais elle n’y est pas. Elle frappe l’écran et me regarde. Mon caméscope n’est pas installé… Colère! Je suis obligée de la ramener en classe. Je vais plus tard lui présenter l’outil qui lui a montré son image. Elle me le demande inlassablement

-Une autre fois, elle vient dans mon bureau. Elle me voit tamponner des documents. Alors, brusquement, elle saisit le tampon, l’encre et tamponne très vite tout ce qui se trouve devant elle. Elle me regarde sans un mot mais j’ai l’impression qu’elle cherche mon approbation. Je lui explique à quoi ça sert et qu’on ne peut pas tout tamponner. Alors elle tourne les talons et s’en va.

*En MS, un garçonnet de 6 ans :

- Cet enfant a choisi de parler en Anglais. Selon les parents c’est arrivé au cours d’un voyage à Londres. Au bout de quelques jours il ne s’exprime plus que dans cette langue qu’il ne connaissait pas avant.

Il voue une passion à sa maman et reste plus méfiant envers son père souvent absent mais très attentif cependant à l’enfant. C’est une relation à 3 très étroite.

Lorsque les parents l’amènent dans mon bureau, il reste d’abord assis entre eux puis il vient se mettre près de moi et me regarde fixement. Je lui parle. Il regarde ses parents. On va lui faire visiter l’école. Les enfants sont en récréation. Il observe en silence, collé à sa mère.

Au bout d’un moment il ose et va se mêler et  rentrer en classe avec eux. Ensuite il s’assoit et attend. Il regarde, il écoute tout en regardant ailleurs et autour de lui mais ne parle pas. Il acceptera désormais de s’y rendre avec le groupe.

- Au début il se contente d’observer et de suivre. Quand la maîtresse pose un exercice écrit devant lui, il n’y touche pas. Il est installé à côté d’une fillette très douce qui lui parle. Il ne répond pas, mais il copie sur elle et fait son exercice. Puis il le porte à la maitresse avec les autres. On ne sait pas s’il est satisfait mais il va recommencer chaque jour sa démarche. la maîtresse en profite pour exploiter la situation.

- Plus tard, il va parler à sa voisine, puis à d’autres. Mais toujours un seul interlocuteur.

A la sortie, il s’habille et fait tous ce que les autres font.

Quand il voit ses parents il attend qu’on lui dise de bouger. Puis il se jette sur eux sans mot dire.

*Je rends visite avec ma fille à une de mes cousine chargée d’un petit groupe d’autistes de 5 à 12 ans (petits Parisiens en vacances à l’Hôpital de San Salvadour au bord de mer entre Toulon et Hyères:

Au début le groupe s’approche et nous touche d’abord derrière puis l’un s’enhardit, les autres suivent et se collent à nous. La maitresse leur demande de s’écarter mais ils se font menaçants. Finalement je m’approche de la table où ils étaient en train de dessiner et je fais de même. Alors tous viennent et font comme moi. C’est à qui prendra la place près de moi. Nous passons ainsi 1 heure au moins. Puis nous devons partir. Alors là !  Ils se mettent autour pour nous en empêcher et l’un se jette à terre et me prend par la cheville. Un second me prend l’autre cheville. Je reste sur place et j’attends. J’explique que je dois partir mais que je vais revenir. Ça dure un moment et puis petit à petit la tension se relâche. Nous revoilà entourées de bras. Ça dure encore un moment et enfin nous pouvons partir. De loin, je vois les enfants reprendre le cours de leurs activités.

Dans tous les cas, on note : silence, observation et imitation et relation entière et exclusive. Puis indifférence et retour à son monde.

Ma première rencontre en famille

J’avais un oncle de 35 ans. Je l’aimais beaucoup.

Moi j’avais 10 ans et j’aimais bien être avec lui. C’était un bon compagnon de jeu.

Il imitait mon écriture pour m’aider à faire mes punitions. En sixième, il m’aidait pour l’Anglais. Et si on voulait s’attaquer à moi, il me défendait et me protégeait. Nous étions toujours ensemble. Mais quand il me prenait dans ses bras, il me serrait si fort que cela faisait peur à ma mère. Pas à moi.

Il vivait en famille. Mi homme- mi enfant, on lui parlait tout à tour  comme s’il était l’un ou l’autre. Il ne remarquait pas la différence mais moi oui et j’étais toujours de son côté.

Tous les adultes de la maison s’occupaient bien de lui  et il obéissait en général à tout le monde.

Mais il était capable de crises de désespoir et de colères terribles qu’à l’époque nous ne comprenions pas, surtout quand on lui refusait quelque chose.

Un jour les crises se répétant trop souvent il avait fallu le mettre dans une institution qui malheureusement n’était pas adaptée à son cas. Il y est mort.

Mais que savions nous alors de l’autisme?

Il était séduisant et charmant et il plaisait à tous,  surtout aux femmes. Elles ne s’apercevaient pas tout de suite qu’il n’était pas comme tout le monde.

Il avait une immense mémoire et une grande intelligence.

J’étais émerveilléee: Il était capable de calculer très vite. Il parait qu’à l’école en CM2 le maître n’avait rien remarqué car il retenait sur le champ ses leçons et les récitait  par cœur. Jusqu’au jour où, envoyé au tableau, il refit le problème à l’envers… convocation de la famille et là … tout le monde se pose des questions…  sauf moi bien sûr, lorsqu’on me raconte cette histoire. On cherche des causes. Il a fait une chute d’une terrasse à 4 ans. Ca doit venir de là. Un point c’est tout.

Enfant, je me retrouve un peu dans la relation qui est décrite dans le livre. Je pourrais m’y glisser. C’est sans doute pour cela que j’ai plongé dans ce livre.

Paule et René

 

Finalement un enfant et un adulte Asperger ça a probablement des points communs.C’est sans doute pour cette raison que la relation de confiance et la communication  a pu s’établir entre eux.

Lisez cette lettre. Et comparez les mots avec le discours du héros du livre.

fichier pdf 31 aout 1949 Lettre de René 30 ans à Paule 8 ans

 

Alors peut-être faudrait-il s’interroger sur les similitudes positives qui pourraient être utiles à un adulte qui veut s’engager dans cette voie.

 

LIENS INTERESSANTS,  parmi des tas d’autres

* Jacques Vazeille sur Facebook

Jacques Vazeille

« Ça y est ! Mon premier roman, et vraisemblablement le dernier est référencé sur les grands sites : Chapitre, FNAC, Hachette, Amazon, Baudelaire… « MURS » éditions Baudelaire. … en librairie. J’attends les critiques de pied ferme. » Jacques Vazeille

J’ai découvert, au hasard de mes recherches ce document dont Jacques Vazeille pourra sans doute nous parler. Je ne suis pas assez compétente pour cela.

* Cliquez sur ce lien:  Lireettirelire

A quoi servent les livres s’ils ne ramènent pas vers la vie, s’ils ne parviennent pas à nous y faire boire avec plus d’avidité ?  [Henry Miller]  Extrait de Lire ou ne pas lire.Un mur ça peut séparer mais aussi réunir. Un mur ça peut protéger mais ça peut aussi s’abattre.

Des murs il y en a vraiment de toutes les sortes. Il y a des murs en briques, des murs en carton, des murs invisibles que l’on a en soi…
Pour Mine, 12 ans, le mur il est entre sa maison et le Château. Sa maison elle y vit avec sa mère et sa petite sœur avec la menace que fait planer la Mère DDASS (merdasse pour les intimes) de l’envoyer en foyer. Le mur la sépare des résidents du Château qui sont des adultes handicapés.
Pour Samson, il y a plusieurs murs. Il y a celui que «  le vieux Monsieur » lui a construit dans la chambre qu’il doit bientôt occuper au Château. Ce mur-là il est fait de boites de cartons. Il est facile de l’abattre et de le reconstruire aussi. Son autre mur, à Samson il est dans sa tête. Car Samson, même s’il ne sait pas trop bien ce que cela signifie, est autiste. Alors il y a entre lui et le monde un mur d’incompréhension, ou peut être plutôt de mécompréhension….
Mais qu’ils soient de briques ou de cartons, visibles ou invisibles, les murs de cette histoire ne résisteront pas longtemps.

 

* Livre : L’autisme, revu et corrigé par un autiste Asperger

TÉMOIGNAGE CONTROVERSÉ D’UN GÉNIE DE LA CONSCIENCE

Mot de l’Éditeur pour ce livre sur l’autisme10 raisons de lire ce livre controversé  sur l’autisme

  1. Vous découvrirez pourquoi les autistes en général, veulent rester autistes…
  2. Vous comprendrez pourquoi les parents défendent parfois avec véhémence et sans le savoir leurs enfants autistes prétextant d’accepter leur différence…
  3. Vous découvrirez la vraie réalité de l’autisme comme on ne vous l’a jamais présenté…
  4. Vous comprendrez les différents symptômes de l’autisme vus et vécus par un autiste Asperger Conscient comme jamais auparavant vous ne les avez vus, par exemple pourquoi la communication peut être défaillante chez certains et d’autres pas…
  5. Vous comprendrez pourquoi les relations humaines peuvent être nuisibles pour les autistes…
  6. Vous comprendrez pourquoi les autistes ont besoin de leur bulle…
  7. Vous serez en mesure de voir le potentiel qui existe dans la condition de l’autisme…
  8. Vous comprendrez comment certains autistes ont accès au génie en eux…
  9. Vous découvrirez quel est le message de Dieu derrière l’autisme…
  10. Vous comprendrez l’autisme au point même de vouloir devenir autiste…

* Le MUR, la psychanalyse à l’épreuve de l’autisme

Le film emblématique de la cause de l’autisme en France

Le MUR, la psychanalyse à l’épreuve de l’autisme, a été réalisé en 2011 par Sophie Robert, et produit par OCÉAN INVISIBLE PRODUCTIONS, en partenariat avec AUTISTES SANS FRONTIÈRES. Cette association, présidée par Vincent Gerhards, milite pour la scolarisation des enfants autistes. Ce film a permis de lever la chape de plomb qui pèse sur la prise en charge des troubles envahissants du développement en France, en Suisse romande et en Belgique francophone. Diffusé en septembre 2011 sur le site d’Autistes Sans Frontières, Le MUR, la psychanalyse à l’épreuve de l’autisme, s’est répandu en quelques jours de façon virale dans le monde entier, avant d’être poursuivi en justice par trois des psychanalystes interviewés, censuré pendant deux ans, et intégralement réhabilité par la cour d’appel de Douai le 16 janvier 2014.

Le MUR, la psychanalyse à l’épreuve de l’autisme expose le point de vue psychanalytique sur l’autisme, par la bouche de dix psychanalystes et d’un pédiatre proche des cercles lacaniens. Pour la première fois, ces professionnels expriment leurs théories dans un langage accessible aux profanes. Devant la caméra de Sophie Robert, ils exposent longuement leurs convictions intimes sur les causes de l’autisme : une psychose (folie) induite par une mauvaise relation maternelle, et les perspectives offertes par la prise en charge psychanalytique de ce trouble : le nihilisme thérapeutique, avec pour conséquence l’enfermement à vie en établissement psychiatrique.

* Le syndrome d’Asperger au féminin

* Le combat des femmes Asperger pour obtenir un diagnostic

* La parole aux personnes autistes: témoignages

Les sites ne manquent pas. mais rien ne vaut la rencontre et l’échange direct.

Je remercie Maurice Arnaud, voisin et résident du Parc, qui nous a présenté Jacques Vazeille que nous allons bientôt retrouver.

toi et moi

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Publié dans Autisme, Santé | 1 Commentaire »

Space Oddity. David Bowie was

Posté par ENO filles le 12 janvier 2016

Portrait de David Bowie 

Le monde du spectacle est en deuil. L’hécatombe de janvier 2016 continue.

David Bowie (nom de scène de David Robert Jones), chanteur, compositeur, producteur de disques et acteur britannique, né le 8 janvier 1947 à Londres, dans le quartier de Brixton, est mort à l’âge de 69 ans, ce 10 janvier 2016 à New York des suites d’un cancer… encore un.

L’icône de la pop et de la mode laisse derrière lui des millions de fans orphelins ! Pour rendre hommage à cet artiste inclassable, « Femmes Plus » revient en images sur ses looks improbables qui ont fait de lui une star mondialement adulée. Cliquez ici

L’annonce de la mort de David Bowie a fait réagir de nombreuses stars!

Paul McCartney, Christine and the Queens, Alizée… de nombreux artistes ont tenu à lui rendre hommage en photo. Découvrez les photos les plus touchantes.

En 1982 David Bowie est très présent dans notre vie de famille,

de par l’engouement que lui voue ma fille de 16 ans à cette période.

Le look suit.

 

1982

 

Nous étions très documentés sur la star de la Pop. Sa musique avait envahi notre espace. Et tout le monde se prêtait au jeu.

Avec « Space Oddity », c’est mon fils de 10 ans, passionné d’espace, qui se lance.

 

Space Oddity

 

David Bowie 1984 dessin au crayon de Paule

Mon hommage à l’artiste: ce portrait au crayon que j’avais réalisé alors pour elle.

 

Et le petit montage photo d’une rencontre improbable entre elle et l’artiste. Mais je ne l’ai pas retrouvé.

Mais qui était David Bowie ?

On le surnommait l’homme aux mille visages. Il dérange, il provoque, mais il fascine. Il estincontournable.

On le dit « inclassable » : En musique il anticipe et traverse les évolutions artistiques de notre époque avec aisance et sans tabous. Boulimique et inépuisable, il  puise dans toutes les disciplines artistiques. Rien ne lui fait peur. Il ose tout. Son look suit cette évolution incroyable

En affaire, il sait faire :

« Un business qui marche est le meilleur art qui soit« 

Et s’il est facile de vendre le talent, il n’est pas si facile de se vendre.

David Bowie fut un grand businessman.

Je vous invite à regarder ce diaporama

que j’avais créé en 2013 et qui dormait depuis

dans mon PC.

 

 Bowie aux mille visages

 

Expositions

« Nothing has changed by Bowie »

La Philharmonie de Paris consacre sa première exposition à David Bowie. Présentée au Victoria & Albert Museum de Londres en 2013, celle-ci sillonne la planète avec un succès retentissantArt. Evene. Le Figaro

 

« David Bowie is »

A Paris du 3 mars 2015 au 31 mai 2015

A un moment j’avais envisagé de m’y rendre mais c’est toujours un peu compliqué pour moi d’organiser ce type de voyage.

« Après son immense succès londonien, l’exposition « David Bowie is » est présentée dans une version légèrement remaniée à Paris en mars 2015 pour l’ouverture de la Philharmonie de Paris. Qu’il s’agisse du glam rock, du funk ou de la soul, du disco ou de l’électro, David Bowie endosse tous les genres avec une longueur d’avance. De « Major Tom » à « Ziggy Stardust », d’ « Aladdin Sane » à « Halloween Jack », David Bowie, fasciné par les avant-gardes, s’invente, se métamorphose et exhibe son corps devenu spectacle. Londres, New York, en passant par Berlin : sa géographie musicale anticipe et traverse les évolutions artistiques de notre histoire récente. 

C’est cet itinéraire riche et fascinant que l’exposition se propose de retracer.

Provenant essentiellement des archives de David Bowie, les documents visuels ou sonores inédits, photographies et films, costumes, éléments scéniques, manuscrits, dessins et instruments témoignent du parcours hors normes et de l’influence sur la culture populaire d’un artiste unique et « inclassable » et font de l’exposition une véritable expérience visuelle et sonore, réalisée en partenariat avec Sennheiser. » Doc. Evene- Le Figaro 

Selon  Olivier Nuc pour Le Figaroscope :

« Pour cette ambitieuse exposition, 300 objets ont été sélectionnés par les commissaires Victoria Broackes et Geoffrey Marsh, parmi les 75 000 stockés dans les archives personnelles de l’artiste.

Manuscrits de chansons, costumes, photographies, studio reconstitué, films, clips et décors racontent une carrière spectaculaire.

La première partie de l’expo montre la construction mentale et culturelle de David Jones. Influencé par son demi-frère Terry, le jeune homme absorbe aussi le jazz et le rock’n'roll venus d’Amérique.

 À 18 ans, en 1965, Jones devient Bowie : la lettre en attestant officiellement est présentée.

L’histoire s’accélère. Gilbert & George, Andy Warhol et Stanley Kubrick qui lui inspire « Space Oddity », son premier tube, imprègnent le travail du jeune homme.

Diffusé sur un écran géant, le passage de Bowie dans « Top of the Pops », le 6 juillet 1972, est le moment où l’exposition bascule, comme la carrière du chanteur : l’Angleterre découvre cette créature ultra sexuée et ambiguë.

La suite du parcours montre avec quelle virtuosité l’artiste se renouvellera sans cesse.

Des écrits de Tristan Tzara aux toiles de Sonia Delaunay en passant par la méthode du cut-up chère à l’écrivain William Burroughs, Bowie puise dans des disciplines nobles la matière de chansons populaires et consigne ses textes dans des cahiers, avec une écrite de petit garçon appliqué.

L’apport de Bowie à la vidéo musicale, indéniable, est résumé par des clips sidérants de modernité.

La section finale, elle, offre quelques-unes des plus belles performances scéniques de Bowie. » 

Biographie de David Bowie

Date de naissance : 8 Janvier 1947
Adolescent, David Robert Jones suit des cours de théâtre et de mime, tout en apprenant à jouer de divers instruments. Tout au long de sa carrière, Bowie mêlera intimement ces deux genres, créant des personnages pour théâtraliser sa musique.

Son parcours débute en 1965, son premier succès sera ‘Space Oddity’ en 1969.

L’éclosion d’un artiste majeur survient avec Hunky Dory en 1971, initiant le mouvement glam et préfigurant l’incroyable déferlante Ziggy Stardust, qui revisite le rock avec panache.

La personnalité de sa création sera si écrasante que Bowie y mettra fin en 1973 et se lancera dans de nouvelles perspectives musicales : le disco soul Station to Station, la préfiguration de la new wave avec la fameuse trilogie berlinoise : Low et Heroes, 1977.

Les années 1980 seront synonymes d’un grand passage à vide sur le plan musical et paradoxalement un grand succès commercial.

Entre-temps, il multiplie les rôles au cinéma Furyo.

Son grand retour survient avec les années 1990 avec Outside et ne se démentira pas ensuite, marquant un chemin artistique à la qualité et à la longévité exceptionnelles.

En 2003, il signe Reality. Il mettra dix ans à enregistrer un nouvel album studio, ce sera The Next Day en 2013.

Entre temps, David Bowie prête sa voix à quelques personnages de dessins animés. 

Son dernier et 26ème album, Blackstar, sort le 8 janvier 2016, le jour de son anniversaire. ,

Deux jours plus tard, le chanteur iconoclaste David Bowie, décède à l’âge de 69 ans, des suites d’un cancer contre lequel il se battait depuis 18 mois. 

 

David Bowie au Festival de Cannes

Une grosse bourde pour une faute de frappe, un malentendu cocasse, un peu de flemme… Il fait l’objet de l’une des anecdotes les plus étonnantes autour du plus grand festival de films au monde.

C’était en 1983. David Bowie est à l’affiche de « Furyo« , le film de Ōshima Nagisa, en compétition officielle. Quelques heures avant le palmarès, une fuite laisse entendre que « le film japonais » aura la Palme d’or. L’équipe d’Ōshima, dit-on, sable déjà le champagne, oubliant qu’un autre film japonais figure dans la sélection. Et ce sera « La Ballade de Narayama » de Shōhei Imamura qui sera récompensé ce soir-là…
Presque 10 ans plus tard, en 1992, le même Bowie et Chris Isaak ont tous deux un rôle dans le film de David Lynch  »Twin Peaks, Fire Walks With Me« .

Lors de la soirée organisée autour du film, ils doivent donner un concert commun… Croit-on du moins, car en lieu et place de Bowie et Isaak, les convives auront droit à un concert de… Pow woW.

Bowie en quelques citations

Esthétique, musique, célébrité… citations de David Bowie

Impossible de réduire un homme à quelques citations, encore moins un artiste total comme David Bowie. Mais on a tenté d’en retrouver les plus intéressantes.

 « Je pense que nous aimons tous les cheveux longs et nous ne voyons pas pourquoi nous devrions être persécutés pour cela. »

En 1964, David Jones a 17 ans et va sur le plateau de la BBC pour défendre ses choix esthétiques, en tant que président de The Society for the Prevention of Cruelty to Long-Haired Men (Société pour la prévention de la cruauté envers les hommes aux cheveux longs).

 « Vous savez comment j’ai connu Iggy et Lou Reed ? C’était à une fête de RCA au Max’s Kansas City à New York et on m’a présenté à Lou. Il a immédiatement commencé à me raconter une histoire sur un mec qui s’injectait de la drogue par le front – typique de Lou. Et alors apparaît ce petit mec marrant, tout loqueteux avec les dents cassées et Lou dit : “Ne lui parle pas, c’est un junkie.” C’était Iggy. On ne pouvait s’empêcher de l’aimer, il était si vulnérable. »

 

Interview au magazine de musique britannique Disc en 1973.

 « Non seulement je faisais une reprise d’une chanson du Velvet avant tout le monde, mais en plus je la faisais avant que l’album du Velvet  sorte. »

Extrait d’un article de Libération dans lequel Bowie raconte l’impact qu’a eu le Velvet Underground lorsqu’il l’a écouté pour la première fois.

 

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« J’aime le rock’n’roll. Tout ce que j’ai dit jusqu’ici à ce propos était faux. Je l’aime. Je l’aime parce que c’est rempli de menteurs. Jamais dans ma vie je n’ai été dans un milieu où je pouvais dire autant de bobards et m’amuser tellement en le faisant. »

 

Interview au magazine de musique américain Circus en 1976.

« J’essayais pratiquement tout. Et je crois avoir fait à peu près tout ce qu’il est possible de faire, à part les choses vraiment dangereuses, comme être un explorateur. Mais tout ce que la culture occidentale a à offrir, je l’ai vécu. »

 

 

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Bowie au festival de Cannes en 1978. (AFP)

 

Interview au journal britannique The Telegraph en 1996.

« Je suppose qu’en tant qu’artiste, il ne s’est pas toujours agi pour moi d’exprimer mon travail. Je voulais vraiment, plus que tout, contribuer d’une façon ou d’une autre à la culture dans laquelle je vivais. »

 

Interview au magazine GQ en 2002.

« J’ai l’impression d’avoir invariablement écrit sur les mêmes sujets depuis 35 ou 40 ans. Il n’y a eu que peu de place pour le changement avec moi. Tout n’est que découragement, désespoir, peur, isolement, abandon. »

 

Interview à la BBC en 2002. Bowie en 2002 ( AFP / MARTIN BUREAU)

« Je savais ce que je voulais être, à savoir un auteur-compositeur et un interprète, et je sentais que l’on me résumait désormais à cette bisexualité et pour très longtemps. L’Amérique est très puritaine et je pense que ça m’a empêché de faire beaucoup de choses. »

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Interview au magazine Blender en 2002.

« La célébrité, en soi, ne vous donne bien sûr le droit à rien d’autre qu’à une bonne table dans un restaurant. Cela doit être assez connu aujourd’hui. Je suis stupéfait par le postulat que la célébrité doit être l’alpha et l’oméga, et tous ces jeunes gens que l’on veut imposer au public et que l’on a convaincu que tout est permis pour devenir célèbre. C’est une triste situation. Ma génération était peut-être arrogante et ambitieuse, mais je pense que l’idée était que si on faisait quelque chose de vraiment bien, on deviendrait célèbre. Aujourd’hui, il faut tout faire pour être célèbre, ce qui n’est pas du tout la même chose. Et beaucoup d’entre eux se retrouveront avec ce sentiment de vide en eux. »

Extrait d’un entretien au magazine Performing Songwriter en 2003.

« Je ne sais pas où j’irai à partir d’ici, mais je vous promets que ça ne sera pas ennuyeux

Sur scène lors du concert

au Madison Square Garden pour ses 50 ans en 1998.

 

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David Bowie sur YouTube

Et quelques-uns de ses succès:

TINA TURNER ET DAVID BOWIE – TONIGHT

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QUEEN ANNIE LENNOX ET DAVID BOWIE

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QUEEN & DAVID BOWIE – UNDER PRESSURE

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MODERN LOVE

David Bowie & Mick Jagger – Dancing In The Street

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CHANGES

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THE STARS

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MOONAGE DAYDREAM

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THE MAN WHO SOLD THE WORLD

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VALENTINE’S DAY

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REBEL REBEL

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ABSOLUTE BEGINNER

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BLUE JEAN

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CHINA GIRL

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ASHES TO ASHES

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HEROES

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LIFE TO MARS

(j’adore)

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SPACE ODDITY

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LET’S DANCE

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BLACKSTAR

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et pour finir

SUR LE PORT D’AMSTERDM

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La fin du chemin

Posté par ENO filles le 3 janvier 2016

Samedi 2 janvier 2016
Le chanteur français Michel Delpech succombe à un cancer de la gorges et éteint à l’hôpital de Puteaux. Il a 69 ans.
Fin 2014, il  tire à sa façon sa révérence avec cette toute dernière chanson qui évoquait avec élégance et sans détour la mort qui approche.
est une chanson émouvante tirée du conte musical
Dolly Bible
Dolly Bibble (une histoire d’actualité).
Voici la fin de mon chemin
Sur terre .
Je suis à toi
Accueille-moi
Mon père.
Voici mon âme .
Séchez vos larmes
Mes frères .
Je m’en vais là
Où brille la Lumière.,
Cher Tsar
Ouvre tes bras,
J’arrive !
Tu penses à moi .
Prépare-moi la rive.
Voici la fin de mon chemin
Sur terre.
Je viens vers toi .
Accueille-moi
Mon père.
Adieu la vie!
Mais je bénis
Ma chance.
La vérité;
L’éternité commence.
Commence!
Commence!
La vérité,
L’éternité commence!
Au revoir et bonne route !
Je suis en parfaite harmonie avec cette chanson.
Il semblerait que la maladie du siècle ait encore frappé.
Et chose étrange, nous sommes toujours atteints là où nous nous reconnaissons le plus. Mes amis comprendront.
La seule chose positive: il a fini de souffrir et de faire souffrir ceux qui l’aiment.
Ils ne devront garder de lui que les moments heureux et le sentiment de sa présence dans leur cœur.
 

Merci l’artiste et merci pour ces belles mélodies qui ont raconté la vie avec tendresse et nostalgie.

Merci Michel de nous avoir tant donné.

Une vie c’est ça.

 MD

Le talent ne meurt jamais. Ses chansons lui donnent la vie éternelle.

En 1964, jeune chanteur à contre-courant des yéyés il tente sa chance  alors que les Rolling Stones émergent tout juste outre-Manche. Le  succès est quasi immédiat.
Personne n’a oublié « Chez Laurette » où il évoque ses souvenirs d’ado.
Cette année-là, je fréquente aussi la fac de Jussieu et un bistrot proche qui accueille tous les étudiants et dont la patronne dont j’ai oublié le nom, ressemble étrangement à cette Laurette. Cette chanson devient la mienne.

Avec « Wight is Wight« , hymne à la gloire des hippies,  il devient un très gros vendeur de disque avec ses trois millions d’exemplaires.

Les tubes succèdent aux tubes.

Il sera le chanteur des années 1970 avec sa voix de velours, son  sourire et ses rouflaquettes.
Après  » Pour un flirt » il va aller plus loin en chantant le divorce: encore un sujet qui me parle.
« Je suis venu te dire que je m’en vais  » (de S. Gainsbourg)
Et chacun va se retrouver dans au moins l’une de ses chansons
Malgré le succès, le doute de ses débuts est toujours là. demeure et la dépression le rattrape.
Puis il réapprendra le plaisir de la scène

Voici quelques autres de ses succès.

« Que Marianne était jolie« 

« Le Loir et Cher« 

« Loin d’ici« 

« Quand j’étais chanteur« 

« Le Chasseur « 

 
« Loin d’ici« 
Paule

 

 

Merci à toi papa

 

Emma­nuel, le fils de Michel Delpech a réagi à la mort de son père a 25 ans. Il évolue égale­ment dans le monde musi­cal, mais il préfère rester dans l’ombre, puisque cet artiste plutôt méconnu du grand public signe des bandes origi­nales de films.

 

Dans cette parodie  de la chanson de son père, il rend hommage à celui-ci.

Cliquez sur l’image

 

 

 

emmanuel delpech

 

 

 

Merci Roselyne pour cet envoi. Ça m’a fait pleurer.

 

Si tous les enfants pouvaient parler ainsi de leurs parents!

 

Cet amour clamé au monde entier c’est cela qui rend éternel et j’espère que  de Là-Haut il pourra l’entendre.

 

 

 

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Pâques 2015

Posté par ENO filles le 4 avril 2015

 

PÂQUES

joyeuses paques

Quand religion et traditions font le bonheur des petits et des grands

Ce week-end on célèbre l’une des principales fêtes chrétiennes, Pâques. 

Avec Pâques reviennent les cloches et avec elles, les œufs et les lapins. Mais d’où viennent ces traditions ?

Cette fête commémore la résurrection de Jésus Christ et marque également la fin des quarante jours de carême.

Chez les juifs Pessa’h, la Pâques juive, célèbre l’exode des Juifs hors d’Egypte.  A cette occasion, les juifs mangent de l’agneau. Et les chrétiens aussi d’ailleurs. C’est l’agneau pascal.

Martine Bacher dessine et raconte aux enfants  l’histoire de Pâques, celle de la mort et de la résurrection du Christ.

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Mais si Pâques est avant tout une fête religieuse, elle est également présenté dans les traditions païennes où l’on retrouve

une fête similaire qui célèbre l’arrivée du printemps.

printemps de Paques

L’œuf est le symbole de la fête de Pâques.

 oeufs a colorier œufs à colorier

Mais pour pourquoi des œufs ?

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Dans l’antiquité, chez les Egyptiens et les Perses, l’œuf était le symbole de fécondité et du renouveau. C’était un porte-bonheur que les gens s’offraient au printemps.

Par ailleurs, au Moyen-Age, il était interdit de manger des œufs durant le carême. Ainsi, les gens s’offraient les œufs accumulés durant quarante jours. Ce qui explique la forme que l’on a donné plus tard aux chocolats que l’on mange à Pâques.

Au XVème siècle, les fidèles commencent à peindre et à décorer les œufs. Cette tradition est encore très présente  chez nous et dans tout l’Est de l’Europe.

 

Mais pourquoi les cloches ?

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Comme il est interdit de faire sonner les cloches des églises entre le Jeudi saint et le dimanche de Pâques, en signe de deuil, les parents racontaient alors à leurs enfants qu’elles étaient parties se faire bénir par le Pape à Rome. Et comme elles se remettent ensuite à carillonner pour annoncer la résurrection du Christ, on leur a raconté qu’à leur retour elles rapportaient des œufs en chocolat qu’elles semaient dans les jardins. D’ou la chasse aux œufs.

Mais pourquoi les lapins?

le lapin de paques

Qui dit œufs, dit poule. Mais dans la tradition germanique, c’est le lapin qui symbolise la fertilité et le printemps. Alors, dans certains territoires comme l’Allemagne, les pays anglophones ou encore l’Est de la France, le lapin ou le lièvre sont le symbole de Pâques.

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Mais pourquoi le chocolat?

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Au XIXème siècle, le chocolat s’invite à la Cour. Dès lors on a remplacé les œufs par du chocolat.

Le carême représente quarante jours de privations alimentaires, durant lesquels il est interdit de manger des sucreries. A la fin du carême il est à nouveau permis de manger du chocolat.

Mais il ne faut pas en abuser sous peine de prise de poids et de crise de foie.

A Noël et à Pâques les français ont une légère tendance à en abuser.

Il paraît qu’en 2014, le marché des chocolats de Pâques s’est élevé à 14 940 tonnes.

Mais il y a chocolat et chocolat.

Alors  comment choisir son chocolat de Pâques ?

Hier j’ai fait le tour des pâtisseries, des boulangeries, des supermarchés et même des jardineries. Choisir est très compliqué.

La variété des offres est vertigineuse et souvent les prix aussi. En premier, il faut lire la liste des ingrédients… Aïe ! Lire c’est grossir …

Il en résulte que pour manger bon et bien, la plupart du temps il faut payer cher.

Tout dépend de ce que l’on recherche, au fond.

Se faire plaisir avec le chocolat?  Alors  il convient de choisir du vrai chocolat, c’est-à-dire un produit qui soit le plus riche possible en éléments de chocolat : le beurre de cacao et la masse de cacao. Et là, il y a moins de folie à moins d’y mettre le prix.

Ensuite il y a le chocolat fantaisie, pour faire plaisir. Ce n’est pas le chocolat des connaisseurs et le plus souvent il ne contient qu’une part vraiment infime de cacao. Or les atouts nutritionnels sont très concentrés dans le cacao.

Dans le cadre des « fantaisies » usuellement vendues à Pâques, on est donc en face d’une situation délicate.

Pour la chasse aux œufs, le mieux est de varier les choix: quelques sujets ludiques et du bon chocolat, agrémentés de quelques fruits secs, comme les amandes et  les noisettes. Mais attention au sucre. Si vous regardez bien l’étiquette, c’est l’ingrédient principal, même dans les chocolats dits de fabrication artisanale. Je l’ai vérifié.

Les chocolats de pâtissier sont le plus souvent réalisés avec du chocolat de couverture. C’est donc du vrai chocolat. Néanmoins, dans les grands œufs en chocolats, on retrouve des petites garnitures faites de chocolat au lait ou de chocolat noir qui ne sont pas de meilleure qualité que celle d’une tablette classique. Mais il y a aussi d’autres garnitures désignées comme « pralinées » qui contiennent de la graisse de palme, et du sucre. Beaucoup plus que du cacao.

Il faut donc avoir conscience qu’une garniture à moins d’un euros les cent grammes, n’est pas du chocolat. Le sucre est également une denrée onéreuse, ce qui signifie qu’il s’agit de garnitures à base de graisse de palme et de sucre de glucose-fructose

Donc il vaut mieux consommer moins mais consommer bon.

On peut aussi réaliser ses propres chocolats… Pourquoi pas!

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Pour les enfants les œufs en chocolat peuvent être remplacés par des œufs à jouer. Le plaisir sera toujours là.

Le bon chocolat reste un produit très gras, très sucré et très calorique. Même si on se régale, notre organisme n’est pas entraîné à cette consommation excessive. Donc, toujours garder la main légère et ne pas se laisser entraîner par la gourmandise, afin de ne pas devenir comme un  gros coq en pâte…de chocolat.

le coq de Pâques

Bon à savoir

Un exemple. Les « pralines Belges » apportent entre 60 et 100 calories la pièce. En manger dix représente donc un apport de 1 000 calories et à Pâques on a tendance à doubler ou tripler cet apport. Et là, le foie ne le tolérera pas. Pour pallier ce risque il faudra se restreindre ce jour-là sur le fromage, la viande, les graisses, les cacahuètes…

Pour les enfants, éviter les fantaisies et se contenter de chocolat simple, le vrai chocolat étant souvent trop amer. Pensez aux smarties et autres. C’est du vrai chocolat mais le sucre qui les entoure en masque l’amertume. Les enfants adorent. Et les grands aussi.

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Quelques extraits de certains sites créatifs pour vos enfants.

poussin bricolage

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Gravure sur oeuf

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Comment réaliser un » oeuforique »

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En découvrir plus sur :

Aliexpress , décos de Pâques

Coloriages de Paques

Œufs à colorier

Tête à modeler

Coloriages-biz

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17 mars 2015 Bonne Saint-Patrick

Posté par ENO filles le 16 mars 2015

Hey! 06 Porte-bonheur

 

 

 

 

 

 

Que le bonheur soit !

Gros plan sur la fête!

Patrick, le Saint Patron de l’Irlande, est né soit dans une famille écossaise, soit dans une famille anglaise au cours du quatrième siècle.

Lorsqu’il était adolescent, il a été enlevé par un homme qui s’appelait Niall of the Nine Hostages.

Niall est devenu plus tard roi d’Irlande. Patrick est mort le 17 mars de l’année 461 à l’âge de 76 ans.

Il y a plusieurs monuments à sa mémoire en Irlande, bien qu’on ne soit pas vraiment sûr de la tombe où sont ses restes.

Le jour de la Saint Patrick est  Fête Nationale en Irlande.

Les Irlandais du monde entier célèbrent leur Saint national en ne s’habillant que de vert, la couleur de l’Irlande, et en défilant dans les rues

 

Aux USA, les Irlandais n’ont pas oublié cette fête qui est largement célébrée.

Le vert est partout!

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Ici, il s’agit d’une photographie de la rivière Chicago teintée en verte pour la célébration du jour de la Saint Patrick.

En travers de la rivière  le pont à deux étages de Michigan Avenue. Sur la gauche, Wacker Drive, où il passe de trois à deux niveaux.

Cette photographie a été prise depuis le pont de Columbus Drive le 12 mars 2005

Chicago River dyed green, focus on river

 

En route pour l’Irlande

En France, c’est l’occasion de se laisser emporter par  des musiques celtiques  vers l’époustouflant spectacle des landes sauvages du Connemara, de  vous plonger dans la chaleur des pubs irlandais à l’ambiance électrique et de partager l’histoire séculaire du peuple de l’Ile d’Emeraude.

ST-PATRICK in Paris

Sean McCarthy, le Houdini de la musique traditionnelle irlandaise. Sous sa houlette, 6 musiciens accompagnent vingt jeunes danseurs et danseuses à la virtuosité papillonesque, dirigés par la talentueuse chorégraphe Jacintha Sharpe.

Vidéo ici

A la sortie du spectacle, vous n’aurez qu’une seule envie…… acheter un aller simple pour l’Irlande.

Entrainez-vous!

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Le blog souhaite une joyeuse fête à tous les Patrick!

Happy Saint Patrick

 

 

 

Saint-Patrick 17 mars dans Fêtes Evénements stpatrick2La Saint-Patrick sur le blog

Saint Patrick 17 mars

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Dimanche 8 mars 2015 Journée de la femme

Posté par ENO filles le 7 mars 2015

 

affiche2015 jdlf

 

 

La journée la plus sexiste de l’année

« Chaque 8 mars, depuis 1975, nous célébrons la journée de la femme, ou bien la journée internationale des femmes ou encore la journée internationale des droits des femmes. Mais ceci ne sert pas à faire avancer la cause des femmes mais à une récupération sans limite commerciale, médiatique et politique.

A force de parler d’égalité et de parité on parle d’émissions spéciales, de postes réservés aux femmes, de mode pour les femmes, de lieux pour les femmes, d’offres spéciales femmes. Et pourquoi donc ?

 

 

journée de la femme

 

FEMMES, JE VOUS AIME

ARCHIVES DU BLOG

Le 8mars – Journée de la femme

-Article du 16 mai 2007- Un envoi de Papy

-Article du mai 2007-Diaporama  Allez les filles!

-Article du 26 janvier 2009- Nous les femmes…

-Article du 27 janvier 2009- Nous les femmes…une réponse de Papy qui compte

-Article du 25 mars 2011- Mignonne, allons voir si …

-Article du 20 février 2012- Pour vous Mesdames - le mimosa nouveau

-Article du 10 avril 2012 (le 3e âge)-  Mignonne allons voir si…

-Article du 8 mars 2008: Journée de la femme

*Diaporama : Journée de la femme

*Album: Les femmes de ma famille      

*Album: femmes fatales

Article du 8 mars 2011  Journée de la femme… journée d’une femme suite

Article du 11 mars 2011 Journée de la femme

Article du 7 mars 2012: Journée de la femme

- Le rituel dans l’expérience humaine

- Origine de l’événement

 

Clara Zetkin

C’est la journaliste allemande Clara Zetkin qui a lancé l’idée d’une

Journée internationale des femmes

( Clara Zetkin née Clara Eissner le 5 juillet 1857 à Wiederau, en Saxe et morte

à Arkhangelskoïe,  près de Moscou, le 20 juin 1933 est une enseignante, journaliste

et femme politique marxiste allemande, figure historique du féminisme

- Historique

- Les stéréotypes de la femme dans la publicité ont-ils évolué ?

*Les femmes… Ce que vous en pensez !

-Article du 8 mars 2012 Enfin en librairie

- Le premier tome du livre « Comprendre les femmes »

-Article du 8 mars 2013: Journée de la femme 8 mars 2013

*La pub du jour: Laboratoire de l’égalité

-Article du 6 octobre 2013

*Tellement vrai

-Article du 13 octobre 2013Femmes intelligentes, suite

- Article du 29 octobre 2013Une Réponse à “Chroniques martiennes”

- Article du 7 mars 2014 Samedi 8 mars 2014 – Journée de la femme 

- Happy Woman

- Elue femme de l’année en France

- HISTOIRE DE LA JOURNEE – PETIT RAPPEL

*On a tué Wonderwoman

*EN 2013 : le thème choisi était: La violence faite aux femmes

*EN 2014 : ON REPARLE D’EGALITE POUR LES FEMMES

*CONCOURS NATIONAL

*ANTHROPOLOGIE – QU’EST-CE QU’UNE FEMME ?

*LA GENETIQUE – Femelle par défaut ?

*QU’EST-CE QU’UNE FEMME LIBRE ?

*QU’EST-CE QU’UNE FEMME LIBEREE ?

*QU’EST-CE QU’UNE FEMME ATTEND D’UN HOMME ?

*Que veulent vraiment les femmes ?

*COMMENT UN HOMME PERCOIT LES FEMMES

*Poème

- COMMENT DESSINER UNE FEMME

*COMMENT TRAITER LE THEME DE LA FEMME

- Article du 19 mars 2014Femmes … Ce que pensent les Enorques

Mais qui sont les femmes?

La femme parfaite est une connasse ! par Girard

Ce livre est LE GUIDE pour toutes les femmes imparfaites (c’est-à-dire grosso-modo pour toutes les femmes*).

« Vous y apprendrez notamment comment garder votre dignité quand vous êtes complètement bourrée, qui sont ces filles qui ne mangent qu’une salade par jour, les questions qu’il ne faut pas poser à un homme si vous ne voulez pas entendre la réponse, ou ce qu’il faut faire de toute urgence si votre mec veut ’acheter des Crocs.
* Il peut également être lu par les hommes qui n’ont pas peur de découvrir ce que les filles se racontent entre elles dès qu’ils ont le dos tourné… »

Existe en ebook… Je l’ai dans mon e-bibliothèque. Très drôle.

Un extrait de mon film préféré

« Vive les femmes »

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CE QUE PENSENT LES HOMMES

NORMAN – 10 CHOSES QUE LES FEMMES FONT MIEUX QUE LES HOMMES

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Un envoi de mon petit-fils, publié sur Facebook par mes soins.

21 règles que tous les hommes ont, et que les femmes devraient vraiment connaître. La 9 est tellement vraie !

https://www.facebook.com/paulelou/posts/10205019389462167?pnref=story

En réponse: 

47 trucs que les hommes devraient savoir sur les femmes

1. les femmes aiment faire du shopping. Les magasins sont les seuls endroits au monde où elles sont vraiment à leur aise.

2. les femmes adorent faire une « affaire ». Ce n’est pas une question de « besoin » mais plutôt une envie irrésistible d’acheter.

3. Les femmes n’ont jamais rien à se mettre. Et ne posez pas de question stupide sur la quantité de vêtements qui encombrent la penderie parce que « vous ne pouvez pas comprendre! ».

4. les femmes ont besoin de pleurer. Et elles ne le feront pas dans leur coin et toutes seules, non… Sauf si elles sont sûres que vous pourrez les entendre.

5. les femmes vont toujours vous poser des questions pour lesquelles il n’y a pas de bonne réponse. C’est juste pour que vous vous sentiez coupables.

6. les femmes aiment parler. Le silence leur fait peur et elles préfèrent dire n’importe quoi pour l’éviter.

7. les femmes ont besoin de savoir qu’il existe des gens pires qu’elles. C’est la raison pour laquelle elles adorent regarder des soaps à la télé et les talk show où on déballe une vie privée sordide.

8. les femmes n’ont pas besoin d’autant de rapports sexuels que les hommes. C’est pourquoi les hommes voient les choses du sexe sous l’aspect physique alors que les femmes le voient sous l’aspect sentimental. En fait, rien que le fait de savoir qu’un homme veut avoir des rapports sexuels avec elles suffit à les combler sexuellement.

9. les femmes haïssent les insectes et autres bestioles. Même les plus fortes d’entre-elles ont besoin d’un homme pour se débarrasser d’une araignée ou d’une guêpe.

10. les femmes ne savent pas garder un secret. Pour elles, en parler à deux ou trois personnes, ce n’est pas le divulguer. Et puis à quoi bon être au courant d’un secret si on ne peut pas en parler à quelqu’un?

11. les femmes vont toujours aux toilettes en groupe. Ça leur donne une occasion de cancaner.

12. les femmes ne savent pas « ne pas répondre à un téléphone qui sonne », qu’importe ce qu’elles font à ce moment-là, c’est peut-être « la valise RTL ».

13. les femmes pensent que toutes les bières se ressemblent.

14. les femmes ont toujours au moins trois shampooings différents, plus deux ou trois après-shampooing. Et on ne parle pas de tout l’attirail des crèmes de jour, de nuit, de crépuscule etc…

15. les femmes ne comprennent pas l’engouement des hommes pour les sports. Les hommes ont besoin de ça pour échapper à la réalité quotidienne, alors que les femmes recherchent quelque chose qui leur rappelle comment la réalité « pourrait » être horrible.

16. Si un homme part en voyage pour une semaine, il prendra des fringues pour 5 jours (ou moins) et mettra certains habits deux fois; si c’est une femme qui part en voyage pour une semaine, elle prendra 21 tenues différentes parce qu’elle ne sait pas de quelle humeur elle sera chaque jour.

17. les femmes se coiffent « avant » d’aller au lit.

18. Regardez comment une femme mange sa glace et vous aurez une bonne idée de ses talents au lit.

19. les femmes sont moins payées que les hommes. Sauf une catégorie: les Top models.

20. les femmes n’ont « jamais » tort. S’excuser incombe toujours à l’homme « C’est écrit dans la Bible ». Hmmm, qui a tendu la pomme à Adam?

21. les femmes n’y connaissent rien en voitures.

22. les toilettes des femmes sont « toujours » plus propres que celles des hommes. Quelquefois il y a même des chaises, de la moquette…. Les hommes se partagent un urinoir.

23. Le nombre moyen d’objets dans une salle de bain fréquentée par une femme est de 437. Un homme normalement constitué ne sera jamais capable de reconnaître plus du quart de ces objets.

24. les femmes aiment « les chats ». Les hommes aussi disent qu’ils aiment les chats, mais dès que les femmes tournent le dos, ils leur balancent un bon coup de pied au cul.

25. les femmes aiment parler au téléphone. Une femme peut passer l’après-midi à papoter chez une amie. Puis elle rentre chez elle et elle rappelle cette amie au téléphone pour parler encore pendant deux heures.

26. Une femme va se mettre sur son 31 pour faire ses courses, pour arroser les plantes, pour vider la poubelle, pour répondre au téléphone, pour lire un livre, ou pour aller chercher le courrier. Un homme préférera un survêtement.

27. les femmes préféreront faire plus d’une dizaine de kilomètres en trop, plutôt que de prendre le risque de se perdre en utilisant un raccourci.

28. les femmes se fatiguent moins que les hommes pendant l’amour. Après tout, elles ne s’endorment pas comme une masse après, elles.

29. les femmes « ne veulent pas » de réponse honnête à la question « est-ce que ça me va? De quoi j’ai l’air? »

30. Les règles, c’est le calvaire que doivent subir les hommes tous les mois. C’est comme ça et pis c’est tout.

31. Le premier homme nu que voient les femmes, c’est Ken…

32. les femmes ne sont jamais sûres d’elles pour trois choses: leur poids, leur popotin et la taille de leurs seins.

33. les femmes considèrent qu’un feu rouge est une occasion supplémentaire de se maquiller.

34. « Oh, rien… » a une signification totalement différente en langage féminin par rapport au langage masculin.

35. La chenille de Lewis Carroll n’avait rien contre les femmes.

36. les femmes ne savent pas utiliser une carte sans la tourner obligatoirement dans la direction qu’elles utilisent.

37. Toutes les femmes ont, d’après elles, des kilos à perdre; en général, il s’agit de 2-3 kilos, mais ne vous avisez pas de mettre cette question sur le tapis à moins qu’elles aient réellement des kilos à perdre.

38. Si ce n’est pas le jour de la St Valentin, et que vous voyez un homme chez un fleuriste en train d’acheter des fleurs pour sa femme, vous pouvez entamer la conversation avec lui par « Qu’est-ce que vous avez fait comme bêtise? »

39. les femmes voudraient être les égales des hommes, mais sans en subir les inconvénients. Elles voudraient tous les avantages, mais ne pas avoir à partager les toilettes masculines, ne pas avoir à sortir la poubelle et surtout, ne pas avoir à sortir le chéquier.

40. Certaines femmes font acheter à leur mari des couvercles de sièges de toilettes en tissu. Ça leur réchauffe le popotin, mais ensuite, le couvercle ne peut plus tenir debout, et les hommes sont obligés de faire de la gymnastique pour aller pisser. C’est lamentable.

41. les femmes ne vérifient jamais que la lunette des WC est abaissée. Elles préfèrent bondir de surprise lorsque leur popotin touche l’émail tout froid (et engueuler ensuite le mari qui a laissé la lunette relevée), plutôt que de prendre une seconde pour abaisser la lunette elles-mêmes.

42. les femmes parviennent à faire sauter leurs contraventions en minaudant. Avec la même méthode, les hommes se feraient arrêter.

43. les femmes n’en ont rien à faire du sens de l’humour chez un mec, alors qu’elles clament le contraire. Vous pensez réellement que Timsit les attire plus que Redford?

44. les femmes simulent l’orgasme parce que les hommes simulent les préliminaires.

45. On ne trouve rien à redire si on voit deux femmes danser ensemble, on ne les prend pas pour des lesbiennes pour autant. Essayez d’imaginer la même chose avec des hommes.

46. les femmes passent des heures à s’habiller pour sortir, et quand elles sont à la soirée, elles passent tout leur temps à voir comment les autres femmes sont habillées.

47. Les hommes n’attrapent jamais leur femme en train de mater un autre homme; une femme verra toujours au premier coup d’œil quand son mec matera une autre femme qu’elle.

Et ce n’est pas fini….

LE CORSET

Le corset dont s’était libérée la femme a-t-il vraiment disparu ?

Je vous présente ici ce livre d’Eliette Abecassis et Caroline Bongrand (Ladies Room)

 

Le corset invisible

 

« Le Corset invisible » et vous livre quelques annotations qui me semblent très justes.

A savoir les conséquences néfastes de la lutte féministe de 1970… Lire ici

Peut-on être à la foi une femme chef d’entreprise, une mère et une épouse ?

C’est toujours la question que je me suis posée comme tant d’autres.

On parle toujours de la femme multiple et là on touche le fond du problème.

Il est impossible de mener de front une carrière à l’extérieur de sa famille et lui accorder toute l’attention indispensable sur le plan matériel et affectif. La femme parfaite devra alors s’équiper de moyens humains et matériels pour pallier ces difficultés. Mais toutes ne peuvent pas se le permettre.

Et comment font-elles ?

Toujours pressées, souvent épuisées, énervées et insatisfaites.

Et au travail ? Salaire moindre, voire salaire dit « d’appoint », considération à acquérir par la force ou la séduction. Les capacités ne sont pas souvent reconnues d’emblée.

La femme « cheffe » est parfois regardée comme celle qui veut seulement dominer. Le travail qu’elle fournit n’est jamais apprécié à sa juste valeur, même pas par ses consœurs, collègues ou subalternes.

On pourra même lui dire « qu’elle fait ça parce qu’elle aime ça ».

Oui. Pour de nombreuses femmes libération égale accroissement des tâches au détriment des loisirs et de la légèreté où de la futilité : reproche fait souvent aux femmes.

Et ceci a entrainé pour elle de nouvelles pathologies. Et parmi une contrainte importante et pas toujours souhaitée : la séduction : la beauté à tout prix, la jeunesse éternelle, la minceur etc…

Sylvie Flepp

Dans leur livre  » Le corset invisible », Eliette Abecassis et Caroline Bongrand présentent » des témoignages de femmes, à la fois lucides et émouvants ».

Les mythes demeurent : amour, mariage, fidélité, maternité, organisation de la maison, services à la famille, éducation des enfants. Peu d’hommes assument vraiment.

Actuellement le partage des tâches semble mis en place. Mais les hommes ne sont pas à court d’idées pour se défendre.

Soit ils inversent les rôles. C’est rare encore ! Mais souvent plus confortable, une fois toute fierté masculine mise de côté.

Soit ils encensent leurs femmes parfaites qui sait si bien mener tout ça de front. Et la femme se laisse prendre à ce nouveau statut qu’elle a voulu et chèrement payé.

Quant à sa libération sexuelle, n’en parlons pas. Elle est de plus en plus « obéissante » au désir de l’homme qui la veut courtisane, séduisante, sexuellement disponible, libre quoi !!!

Le corset encore apprécié

Chantal Thomass remet à nouveau le corset en tête de sa collection.

Skyblog consacré aux corsets et autres plaisirs féminins!

  » Je consacre ce blog au corset que j’affectionne particulièrement, parce que je trouve ça magnifique et qu’il n’y a rien de tel pour sublimer le corps d’une femme! C’est comme un papier cadeau!  » Parole de femme !!!   

                         

Photo de Corset
Mais que veulent les femmes ???

Le syndrome du prince Charmant.  Et le couple dans tout ça?

 « Et ils se marièrent et eurent beaucoup d’enfants…

Auparavant, les épouses devaient la plupart du temps vivre dans l’ombre de leurs Princes Charmants, en retrait, « aux crochets » de leurs époux, supporter d’avoir plus de devoirs que de droits, elle se trouvaient devant l’impossibilité de s’accomplir dans d’autres missions et dans leur vie intérieure. Maintenant elles le peuvent !… du moins certaines.

Pour les autres, la vie s’est compliquée.

Avant le mariage c’était « pour la vie » avec tout ce que cela impliquait.

Maintenant, l’union libre, le pacs, le divorce permettent à chacun de perdre ou de reprendre ses illusions, c’est selon… L’épouse doit souvent laisser la place à la jeune maîtresse –c’était elle qui restait dans l’ombre auparavant-

Certes, les femmes peuvent faire de même mais est-ce vraiment leur souhait ?

On continue cependant de se marier : avec ou sans bague, avec ou sans cérémonie mais toujours avec conviction. L’association Homme + femme= enfant(s) continue toujours à fonctionner sur le même moule mais ça ne fonctionne plus et même la femme la plus lucide, la plus évoluée, la plus libérée, n’est pas devenue libre pour autant.

Il est difficile de ne pas prendre en compte les contraintes naturelles de la vie de la « femelle » et ce qui en découle pour la femme et sa participation à la vie en société.

La création commence par la naissance et seule la femme peut mettre au monde. Certes il y a les bébés-éprouvettes. Mais ce n’est qu’une étape de la recherche. 

Il y a encore beaucoup de progrès à faire, des règles de respect, de considération, d’humanité. Ces règles ne sont pas toujours appliquées et défendues. Mais à toujours vouloir s’occuper de tout le monde, on oublie de regarder autour de soi… tout près là… à notre porte.

Nos jeunes filles sont en danger. Elles en savent trop et pas assez. Elles ne savent plus qui elles sont, comment elles doivent agir, comment elles doivent se comporter. On leur enseigne « tout » et « son contraire ». Mais où en est l’éducation ? Et qui s’en charge ?

La défense de la femme doit se poursuivre dans tous les pays, les plus « civilisés » et ceux « en voie de développement ».

La femme est le pilier d’une société et sa protectrice. Et c’est par elle qu’avance le progrès.

Egalité des sexes ou pas,  je souhaite une « longue et heureuse vie à toutes les femmes du monde entier »

MESSAGES AUX FEMMES

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PAROLES DE FEMMES

Ceci est un hommage à Françoise Hardy dont la vie décline de jours en jours. Une pensée pour cette vie qui s’en va. Elle avait tout pour être heureuse. Douce, belle, talentueuse, tolérante, dévouée, elle a tout supporté, par amour et par respect. A-t-elle été une femme libre et heureuse. Elle seule peut y répondre

Françoise Hardy – Je suis moi

https://www.youtube.com/watch?v=0sXua2I_VLE

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-Réutilisée dans le film de François Ozon « Jeune & Jolie« .

Ce qu’une femme peut dire à un homme

« Message personnel » par Francoise Hardy

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Barbara « ma plus belle histoire d’amour c’est vous »

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Qu’appelle-on égalité des sexes ?

J’aimerais qu’on m’explique. Je n’ai pas encore compris.

J’ai l’impression que plus on milite pour cette égalité, plus on régresse. Où ? En France ? Ailleurs ? Pourquoi ? Comment ?

Je cite l’OMS

«En France, une femme décède tous les trois jours sous les coups de son conjoint” (…) « 40% des cas de violences conjugales débutent lors de la première grossesse”

“7% des femmes seront victimes d’un viol au cours de leur vie”

“86% des viols ou tentatives sont perpétrés par des proches”

“720 millions de filles victimes de mariages précoces”

“15 millions de jeunes filles sont mariées avant 18 ans chaque année15 millions de jeunes filles sont mariées avant 18 ans chaque année”

“En France aussi, le mariage forcé existe”

“Près de 130 millions de femmes ont subi des mutilations génitales”

“Malgré les progrès accomplis et l’intérêt accru pour ce sujet ces dernières années, les violences faites aux femmes et aux filles atteignent encore un niveau « inacceptable » selon l’OMS qui juge les efforts déployés insuffisants. Ces violences, « exacerbées lors de conflits et de crises humanitaires », ont des conséquences dramatiques pour la santé mentale et physique des victimes”,

 

Un essai de réponse ici :

VINCENT CASSEL ET LEA SEDOUX

« Donne du pouvoir aux femmes si t’es un homme. »

L’irrésistible montée en puissance des femmes

Vincent Cassel et Léa Seydoux invitent les hommes à défendre les droits des femmes

Je les cite:

« Aujourd’hui encore, être une femme limite l’accès aux droits et aux opportunités, explique Léa Seydoux. Nous devons nous mobiliser contre ces discriminations, partout dans le monde. L’égalité des sexes est l’affaire de tous. L’ensemble de la société a tout à y gagner. » 

Vincent Cassel souhaite également impliquer les hommes et faire de la cause des femmes une cause universelle : « Les hommes doivent agir pour que hommes et femmes soient des partenaires égaux. Nous sommes trop facilement influencés par certains stéréotypes discriminatoires à l’égard des femmes. Il est urgent de changer ces attitudes. Aujourd’hui, chacun à son niveau peut devenir acteur de ce changement. » 

 PARIS OSE

La Journée de la Femme se déroulera demain dimanche 8 mars partout dans le monde.

De nombreux événements sont organisés tout le week-end pour célébrer la gent féminine.

Que se passe-t-il à Paris ?

Parce que l’égalité femmes-hommes n’est toujours pas assimilée et que les conditions de vie des femmes sont encore déplorables dans certains pays, cette journée si particulière est là pour le rappeler et militer pour les droits des femmes.

Découvrez le programme de cette journée.

visites, flash mob, colloques, débats soirées, activités, musées, théâtres et autres lieux culturels, restaurants, les bars : tout sera accordé au féminin.

*Journée de la Femme digitale

Le 13 mars 2015, lors d’un colloque au Palais de la Bourse, des femmes entrepreneures parleront de leur réussite dans le domaine digital.

*Les Musées de Paris fêtent les femmes

Le 8 mars et après, le Musée Cernuschii, le Musée Carnavalet, le Louvre et d’autres musées de Paris vous ouvrent leurs portes pour des animations dans leurs collections. L’idée est de mettre la femme à l’honneur dans l’art. 

*Toutes en Moto, une manifestation de motardes à Paris

Toutes les femmes motardes sont conviées le dimanche 8 mars 2015, à défiler en moto à l’occasion de la Journée Internationale de la Femme à Paris. 

L’évènement Toutes en Moto veut combattre les stéréotypes dont les femmes sont encore la cible et montrer que cet engin à deux roues n’est pas si masculin. 

*Journée de la Femme au Palais de la Femme

Le samedi 7 mars, l’Armée du Salut invite les femmes dans le Palais de la Femme. La journée sera consacrée au bien-être.  

*La Journée de la Femme dans les bars et restaurants parisiens

Le 8 mars, plus de 450 bars, brasseries et restaurants vont participer à l’opération « Femmes en fête » pour offrir une rose aux dames et autres surprises et attentions toutes particulières. 

*La Journée Rose avec le Moulin Rose

Le samedi 7 mars, rendez-vous au Moulin Rose dans la Love Capsule du Five Hôtel pour une journée tellement sexy, avec à la clé : un défilé de lingerie, une découverte des nouveautés, et autres surprises. 

*Le Festival du Féminin 2015

Du 6 au 8 mars, le Festival du Féminin fêtera sa 12e édition, au Centre Tao Paris.

Ce festival pluridisciplinaire propose un riche programme pour tous les publics. Vous pourrez assister à des représentations théâtrales au slam en passant par les lectures, projections ou encore la danse.

 

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