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Le Loup de Wall Street

Posté par ENO filles le 1 février 2014

 

«Le Loup de Wall Street» est-il fidèle à la réalité?

Primé aux Golden Globes et déjà vu par plus de 1,7 million de spectateurs en France, le dernier Scorsese s’inspire des mémoires du trader véreux Jordan Belfort.

Mais entre le film et le livre, et le livre et la vérité, des différences se sont glissées… lire la suite

Le vrai et l'acteur

« Le Loup de Wall Street finalement autorisé aux mineurs » (adolescents de 17 ans et moins)

Tout de même pas ! Non, chaque chose en son temps ! Ce monde n’est pas à mettre sous les yeux d’un public non averti. Les adultes d’aujourd’hui ne mesurent vraiment pas l’impact de ce sujet et le choc de ces images sur des êtres en formation.

casting

Le sujet

Le film met l’accent sur l’ascension et la chute de Jordan Belfort, ex courtier en bourse. Et pour moi, c’est plutôt une réussite!

Bon le film ne prétend pas nous expliquer le fonctionnement de Wall Street, ce n’est pas le but du film, et c’est tant mieux.

C’est le personnage de Jordan Belfort que l’on suit, un « jeune loup » qui en veut toujours plus : plus d’argent, plus de drogue, plus de femmes… et en définitive c’est juste un être humain que l’on suit, un loup parmi tous ceux de la meute.

J’ai longtemps hésité à aller voir ce film car autour de moi les critiques étaient peu engageantes.

Finalement je suis allée le voir « seule » afin de pouvoir sortir avant la fin si cela ne me convenait pas.

Et je suis restée scotchée à mon siège. Un signe pour moi « Je n’ai dormi à aucun moment » durant ces trois heures d’un rythme soutenu.

Il y a beaucoup d’adjectifs pour qualifier ce film :

Enorme, excessif, démesuré, extravagant, dépravé, méprisant mais on s’éclate devant des personnages naifs, puis cyniques mais toujours tragiques et irrésistiblement pathétiques.

C’est du Grand Guignol à la sauce XXIe siècle, une sorte de symphonie fantastique, un numéro de trapèze volant qui nous essouffle tout au long du film.

 « Vendez-moi ce stylo », le préalable avant chaque embauche…

C’est le portrait d’un vendeur au niveau inégalé.

Ce courtier en bourse qui ne vit que pour l’argent.

Cynisme et cupidité à tous les étages

L’ARGENT est la pire des drogues.

Le fric les rend  fous!

Cette drogue débouche obligatoirement sur d’autres débauches, d’autres addictions : « Une addiction aux substances prohibées et au sexe, consommé à la chaîne, avec boulimie, sans appétit, parce qu’il faut bien combler le vide, se sentir vivants. »

Le langage est celui de la vulgarité des riches des puissants qui osent tout, se permettent tout.

« Se branler est salvateur (…)

« Lâcher la purée pour épurer ton sang…  » (…)

Rien qu’en te branlant tu penseras au fric » (…)

Tout cela serait obscène dans le monde normal mais pas dans la « Strattonsphère » où tout se transforme en éclat de rire.

« La magie des cachets »

« Et pour tenir dans cette aliénation il n’y a qu’un moyen, le Mandrax ou Méthaqualone *

« C’est d’abord un Sédatif contre les troubles du sommeil.

Mais si on résiste plus de 15 mn c’est la vraie défonce » (…)

Ce n’est pas du voyeurisme, c’est un constat froid et sans concession du monde de la Finance qui nous a tous mis sous sa coupe.

Non, je n’ai pas été choquée par ce film mais sidérée par tant de réalisme outrancier et néanmoins proche de la réalité.

J’ai adoré.

Les affaires qui nous préoccupent depuis un certain temps déjà trouvent ici une terrible explication.

Ce monde de l’Argent est étranger à beaucoup d’entre nous. Mais il existe ! Et souvent la réalité dépasse la fiction.

L’Argent est le « Maître » de notre siècle. C’est pour cela que nous ne parvenons plus à nous y retrouver.

On est abasourdi face à ce cynisme et ce mépris, devant les dérives outrancières et scandaleuses de ce « héros » sans morale, si ce n’est celle du plaisir.  A côté, les gangsters des « Affranchis » ont presque l’air de garçonnets en culottes courtes.

Les conseils de notre courtier à succès sont toujours les mêmes.

Il y a « Danger à chaque coin de rue » (…)

« Il n’y a aucune noblesse à être pauvre » (…)

« Je vais vous rendre plus riche que tous les PDG des États-Unis…(…)

« Ta seule obsession :

Le beurre dans les épinards chaque jour »

La finance c’est du vent, du bluff, de la poudre aux yeux (…)

« C’est vendre de la merde à des merdeux en m’en mettant plein les poches » (…)

« Vous êtes sur la terre des opportunités » (…)

Le client croit qu’il devient hyperactif riche mais c’est le courtier qui gagne qui est dans le réel.

Une seule raison pour excuser ce comportement, dit-il :

« L’argent fait de vous un homme meilleur.. »

D’ailleurs tout le monde l’aime… sauf un policier qui veut sa peau, plus par envie que par morale, aurait-on envie de dire.

Son enterrement de vie de garçon est une orgie: 2 millions de dollars pour une seule nuit

Combien d’hommes en rêvent!

Scorsese est un virtuose. Il y a dans ce film un florilège de scènes d’anthologie dont « la mise en scène épouse les contours avec un talent sidérant » (Le Monde) .

Il franchit certes les limites du bon goût mais il  conçoit une « véritable bombe cinématographique » (un spectateur) qui mettent  Tarantino ou Oliver Stone au second rang.

« Tous les ingrédients de ses films sont ici réunis : charisme, situation drôle , stressante , sexe drogue, police, justice » (Allo Ciné).

Quant à Leonardo Di Caprio, il est fabuleux. Son talent est immense.

Dans Gatzby le magnifique il ne montrait qu’une petite partie de sa puissance de jeu.

Un oscar pourrait très bien lui convenir.

Il est assisté de très bons seconds rôles que je ne connaissais pas excepté Matthew McConaughey, dévastateur,

 

Matthew McConaughey

 

Jean Dujardin beau comme un Dieu. Un rôle très secondaire mais  très hilarant. Il n’apparaît qu’après plus d’une heure de film. Les débuts à Hollywood ne sont pas toujours fracassants. Mais il y est. Carrière à suivre…

Le synopsis

Le film retrace assez fidèlement les grandes lignes de la biographie de Belfort: un commercial de Long Island, talentueux mais tirant le diable par la queue, trouve un poste dans la vénérable compagnie d’investissement L.F. Rotschild et se retrouve débarqué lors du fameux Lundi noir.

Il est alors engagé chez Investors Center, une compagnie d’investissement, avant d’ouvrir, un an plus tard, «une franchise de Stratton Securities, petite société financière» dans «le local d’un ami revendeur d’automobiles».

Lui et son associé gagnent bientôt assez d’argent pour racheter Stratton et créer Stratton Oakmont, dont Belfort fait l’une des plus grandes compagnies de courtage en gré à gré des Etats-Unis. (Et comme dans le film, il embauche quelques vieux amis.)

Il consomme d’énormes quantités de drogue -dont, en effet, du Lemmon 714 , emploie les services d’un nombre incalculable de prostituées et finit par se retrouver en prison en raison des fraudes financières qui ont fait de lui un homme riche.

La plupart des répliques de DiCaprio proviennent du livre de Belfort, comme la plupart de ses mésaventures, parfois difficiles à croire: l’atterrissage de son hélicoptère alors qu’il est défoncé, l’accident de voiture alors qu’il a pris une énorme quantité de Quaaludes, la fois où il insiste pour que le capitaine de son yacht navigue dans des eaux dangereuses pour finir par chavirer et être secouru par la marine italienne. La suite ici  …

 Cette critique n’engage que moi !

* Trouvé sur Wikipedia :

« Le méthaqualone est un sédatif dont les effets sont similaires à ceux des barbituriques. C’est un dépresseur du système nerveux central. Employé comme sédatif, il était également utilisé comme drogue récréative dans les années 1970 en Amérique du Nord et dans les années 2000 en Afrique du Sud ».

« Les Quaaludes/ methaqualone/ Lemon740 n’existent plus depuis les années 80, si quelqu’un t’en propose c’est une arnaque. Ca a disparu à peu près en même temps que les barbituriques lourds, et ça faisait à peu près les mêmes effets, semblables aux benzos mais plus euphorique, paraitrait-il ».

 

 

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