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Le Festival de Cannes 2019 ouvre ses portes

Posté par ENO filles le 14 mai 2019

CANNES 2019

FESTIVAL CANNES 2019 PALME

Site officiel

EN DIRECT

MAITRE DE CEREMONIE:  Édouard Baer

FESTIVAL CANNES 2019 EDOUARD BAER

Image du site La Voix du Nord

20H LE FILM D’OUVERTURE

FESTIVAL CANNES 2019 FILM OUVERTURE

Vivez l’ouverture en direct ou presque dans votre cinéma   à 20h15 et 22h30 

AU CINEMA PATHE – AVE 83 

03 FESTIVAL CANNES 2019 FILM OUVERTURE

Comédie (1h45)

Interdit -12 ans
sortie le 14 mai 2019
U.S.A.
Réalisateur : Jim Jarmusch
avec : Chloë Sevigny , Bill Murray , Tilda Swinton , Adam Driver , Danny Glover ,Steve Buscemi , Tom Waits , Selena Gomez, Caleb Landry Jones , Austin Butler

Le film est présenté en ouverture du Festival.

Un film d’horreur en ouverture du Festival de Cannes ce n’est pas courant.

Et juste après le discours d’Édouard Baer, maitre de la cérémonie il sera possible de découvrir en avant-première -la veille de sa sortie en France-, le film comédie-horrifique de Jim Jarmusch « The Dead

Le film se déroule un casting prestigieux avec Bill Murray, Iggy Pop, Tilda Swinton ou encore Selena

4 Iggy Pop

IMAGE DU SITE DES ZOMBIES SUR LA CROISETTE

Comme dans tout bon film de zombies, l’histoire débute avec des morts qui reviennent à la vie…

La lune est omniprésente dans le ciel, la lumière du jour se manifeste à des horaires imprévisibles et les animaux commencent à avoir des comportements inhabituels… Personne ne sait vraiment pourquoi. Les nouvelles sont effrayantes et les scientifiques sont inquiets.

Nul ne pouvait prévoir l’évènement le plus étrange et dangereux qui allait s’abattre sur Centerville : THE DEAD DON’T DIE

Les morts sortent de leurs tombes et s’attaquent sauvagement aux vivants pour s’en nourrir.

La bataille pour la survie commence pour les habitants de la ville.

 

Pourquoi cette année le festival ouvre-t-il ses portes avec un film d’horreur?

LE CINÉMA ENTRE ILLUSION ET REALITE

Comme je vous l’ai déjà dit, je suis une passionnée de cinéma et ce depuis toute petite.

Le cinéma sublime la vie quotidienne et fait rêver… ou cauchemarder !

Il nous fait découvrir le monde à la manière de Jules Verne par exemple.

Les romans de cape m’ont enthousiasmée : j’ai vu Scaramouche sept fois en 1952. J’avais 11 ans. Je crois qu’on n’a jamais fait mieux depuis.

Le cinéma on peut s’en douter m’a souvent permis de m’évader. Le cinéma c’est l’aventure au quotidien.

Et ce d’autant plus que je fus depuis ma plus tendre enfance, entourée de plusieurs membres de ma famille.

Cette passion du cinéma ne s’est jamais dissipée et mon approche des films s’est approfondie en même temps que la connaissance grandissait.

La connaissance fait grandir notre vision du monde même si elle ne la rend pas forcément plus claire. Nous cherchons sans cesse à comprendre, à analyser, à déduire. Alors dans les films nous découvrons des messages qui semblent s’adresser à nous et vouloir nous éclairer et répondre à nos interrogations.

Le cinéma n’est pas une simple distraction. Les réalisateurs y mettent leurs âmes et les acteurs apprennent en entrant dans ces rôles qu’on leur attribue.

Quand on les écoute parler de leurs films au cours de leur carrière on s’aperçoit de leur évolution dans tous les domaines.

Nous savons que selon les époques les films ont délivré ou ont tenté de nous délivrer certains messages.

De nombreux films véhiculent des messages politiques. D’autres s’attachent aux grands problèmes sociétaux. Et ils sont nombreux !

Le cinéma est aussi un moyen de vente. Certains films sont de vrais messages publicitaires.

La guerre est toujours un thème vendeur. Les soldats sont représentés comme des tops models, des héros. On a eu Superman, La guerre des étoiles

Et on aboutit tout naturellement au paranormal, à l’au-delà… et aux zombies.

Mais cela reste une comédie.

Et le cinéma reste un art : il est toujours engagé sur le chemin de la découverte, du progrès et de la technique.

Le choix d’un tel thème au festival de Cannes ne peut que nous interpeller tant il colle à la réalité :

Avec la télé, les sites comme Netflix. Avec ces séries qui maintiennent les gens en appétit, les médias qui ont envahi notre quotidien, les réseaux sociaux qui incitent les gens à tout dévoiler et à se mettre en scène, avec le WEB qui déverse sur nous des flots d’informations, le monde est en ébullition autour de nous et nos rêves ont changé, bien malgré nous.  

Personne ne peut y échapper.

 

HISTOIRE DU FESTIVAL CANNES

 

La naissance du Festival de Cannes en 1939

EN SAVOIR PLUS

La naissance du Festival de Cannes en 1939 – Mairie de Cannes

LE FESTIVAL DE CANNE SUR WIKIPEDIA

Aujourd’hui, le Festival de Cannes est le plus grand événement cinématographique du monde alors qu’il y a à peine quelques décennies, en 1939, il n’était qu’un modeste festival créé pour s’opposer à la Biennale de cinéma vénitienne et à son organisation prise en main par Mussolini et Hitler.

La création d’un festival contre la menace fasciste

Curieux destin dû au hasard de l’histoire et aux talents des hommes qui ont su l’imposer et, dans un même temps, ont élevé Cannes au rang de capitale mondiale du Septième art. Ainsi, on doit la création du Festival cannois à un enchaînement d’événements politiques, à la veille de la Deuxième Guerre mondiale, dont le point de départ est la VIe édition de l’Exposition de Venise en juillet 1938 ; cette année-là, la France, est représentée par une sélection de films et, dans le jury de la Mostra, par le diplomate Philippe Erlanger et le journaliste René Jeanne.

Et tout commence à Venise en 1938

Le Festival de Venise, créée en 1932, offre au monde son premier concours international dédié au cinéma et, aux pays participants, une occasion de rencontrer et de comparer leur savoir-faire.

Pour un moment, la Mostra s’impose comme la grande fête du cinéma mondial mais bientôt, l’influence allemande s’immisce dans la politique italienne et dans le palmarès de cette Biennale d’art. En 1937, Adolf Hitler apprend que les films allemands n’ont reçu aucune récompense importante et que le Prix du jury est attribué à La Grande illusion de Jean Renoir. Le succès remporté par ce film pacifiste déplaît au chef allemand qui décide, pour l’édition suivante, de s’entendre avec son homologue italien afin de dicter l’attribution des récompenses.

La Mostra ouvre de nouveau ses portes en septembre 1938. Le jour de la clôture, le jury se réunit pour décider du palmarès ; l’unanimité se fait sur un film américain mais, Hitler intervient. Ses ordres menaçants imposent aux jurés représentant les satellites de l’Axe de revenir sur leur choix. Le chef allemand parvient ainsi à faire modifier le palmarès quelques heures avant l’annonce des résultats. Le documentaire de propagande nazie, Les Dieux du stade (Olympia film) de Leni Riefenstahl et le film italien Luciano Serra, pilote (Luciano Serra, pilota) de Goffredo Alessandrini reçoivent la Coupe Mussolini, plus haute récompense de la manifestation. Toute cette agitation trouble les membres du jury représentants des démocraties ; certains d’ailleurs donnent leur démission avant même la proclamation des prix. Froissés et extrêmement déçus de l’attitude italienne, les représentants de la France, des États-Unis et de la Grande-Bretagne quittent la Mostra et sont bien décidés à ne plus y revenir.

Après un moment d’inquiétude, maisons de production et ministères dédiés au cinéma réagissent. La Suisse et la Belgique envisagent désormais, par la création d’une biennale de cinéma, de succéder à Venise.

Dans le train qui le ramène en France, Philippe Erlanger, encore sous le choc des événements vénitiens, pense déjà à organiser une manifestation en remplacement de la Mostra pour donner au monde un festival libre, sans pression ni contrainte. Dès son retour, il contacte les autorités concernées et ne tarde pas à leur présenter un projet. Le temps presse pour mettre en place un festival français capable de concurrencer le prochain concours vénitien.
Avec l’approbation de Jean Zay, ministre de l’Éducation nationale, et celle d’Albert Sarraut, ministre de l’Intérieur, l’idée d’une manifestation française consacrée au cinéma prend un caractère officiel.

Les crises politiques ralentissent la création du festival

La fin des années trente, en Europe, est marquée par un contexte de crises politiques graves provoquées par le désir d’expansion de l’Allemagne et de l’Italie. La France décide de ménager ces États totalitaires et particulièrement l’Italie qui revendique de plus en plus fortement des territoires méditerranéens sous domination française.

Pour éviter le conflit, les dirigeants français condamnent tout acte d’hostilité ou d’opposition au régime mussolinien par crainte des conséquences. Cette nouvelle situation, sans mettre un point d’arrêt, ralentit la création d’un festival cinématographique concurrent de la Mostra. Le gouvernement français étudie toujours le projet de Philippe Erlanger mais reste très divisé sur la question.

D’un côté, le ministre de l’Éducation nationale, Jean Zay, responsable du domaine artistique, qui soutient ce projet important pour le cinéma français. Il a déjà mis en place, au niveau national, un concours cinématographique qui prime les cinq meilleures œuvres de l’année. Cependant, pour assurer une véritable promotion aux films français à l’étranger, Jean Zay encourage l’initiative de Philippe Erlanger ; l’Europe doit avoir un festival de cinéma où l’art ne doit pas être influencé par les manœuvres politiques.

De l’autre, le ministre des Affaires étrangères, Georges Bonnet, responsable des manifestations à caractère international, qui reste hésitant sur la question pour de pas envenimer les relations franco-italiennes. Alors de septembre 1938 à mai 1939, la création du Festival français ne concerne plus directement le cinéma ; elle devient une véritable affaire d’État.

 

Après de longues discussions et contre toute attente, le gouvernement donne son accord à la réalisation du projet au printemps 1939. Depuis le début de l’année, le consulat français en Italie cherche à en savoir plus sur le déroulement de l’édition vénitienne en préparation. En mai, l’organisation se dévoile : la Biennale réserve un accueil triomphal au ministre de la Propagande allemand, le Dr Gœbbels, ce qui souligne la consolidation de l’alliance entre l’Italie et l’Allemagne. Tout cela laisse présager que l’édition future se pliera aux exigences de la politique fasciste et ne laissera aucune liberté aux autres participants.

Cette information est le détonateur qui pousse le gouvernement français à entamer officiellement les préparatifs de son festival cinématographique rival. Il est prévu d’organiser cette manifestation sur la Côte d’Azur, choix que Georges Prade, conseiller municipal de Paris, suggère aux organisateurs. C’est ainsi qu’en juin 1939, les médias annoncent officiellement la création du Festival de Cannes dont l’ouverture est prévue le 1er septembre, en même temps que la compétition vénitienne. Il ne reste alors à la France que quelques mois pour préparer sa manifestation.

L’unanimité se fait autour du Festival français

Pour ne pas créer de tensions supplémentaires, l’État français décide d’obtenir le soutien de l’Allemagne et de l’Italie ; les communiqués officiels rappellent que le Festival français en préparation ne sera pas une machine de guerre mais bien un rendez-vous mondial de cinéma très différent de la Mostra.

L’accent est mis sur l’originalité de la manifestation

Chaque pays choisit ses films, le jury représente l’ensemble des participants et toutes les nations présentes reçoivent un Grand Prix dans un esprit d’objectivité artistique et d’impartialité absolue.

La France ne s’autorise d’ailleurs aucune récompense particulière en tant que pays organisateur. Question de prestige, la présidence d’honneur de la première édition est proposée à Louis Lumière, père du cinématographe. Ce nouvel ambassadeur du Festival cannois veut convaincre les réalisateurs étrangers de soutenir l’initiative française. Alors, les invitations sont envoyées à tous les pays producteurs de films ; l’Allemagne et l’Italie ne sont pas oubliées.

Un mois plus tard, les premières réponses arrivent par voie diplomatique. Sans surprise, les deux États fascistes déclinent l’invitation de la France. Certes, ils n’apprécient pas la concurrence faite à la Mostra mais, à ce moment-là, ils sont bien plus préoccupés à préparer la guerre.

Pour des raisons très différentes, la  Suisse décline à son tour l’invitation à la fin de juillet 1939 car les autorités fédérales concentrent leurs efforts sur l’Exposition internationale de Zurich. D’autres pays regrettent de ne pas pouvoir participer au concours cannois comme l’Afghanistan, le Canada, l’Égypte, la Hongrie, la Lithuanie, la Norvège, la Thaïlande ou bien encore l’Union sud-africaine. Ces pays ne produisent que peu de films et ne possèdent aucune organisation officielle en matière de cinéma, ce qui les exclut de toute compétition internationale. Devant l’impossibilité de faire parvenir des films dans des délais aussi courts, le Japon s’excuse également de refuser l’invitation.
De l’autre côté, de nombreux pays s’engagent aux côtés de la France ; c’est le cas des États-Unis qui d’ailleurs, grâce à la puissance de leur industrie cinématographique, vont aider la manifestation cannoise à s’imposer comme un véritable événement mondial. Les dirigeants de la Mostra tentent alors de regagner la confiance des Américains en leur proposant des avantages financiers mais en vain.
Plus délicat sera le cas de la Grande-Bretagne car les maisons de production britanniques s’engagent à soutenir le Festival de Cannes mais tiennent également à envoyer des films à Venise. Après quelques négociations, les producteurs se rangent aux côtés de la manifestation française.
La participation soviétique à Cannes est aussi indispensable même si l’enjeu est différent. Les raisons sont plus politiques que cinématographiques puisque la France espère obtenir la coopération militaire de l’URSS contre l’offensive allemande qui se prépare. Mais la signature du pacte de non-agression entre l’Allemagne et l’URSS met un terme aux négociations des démocraties. Les Soviétiques maintiennent néanmoins leur adhésion au Festival français.
Le ministère des Affaires étrangères reçoit très vite les réponses de la Belgique, la Hollande, la Suède ainsi que la Tchécoslovaquie qui proposent déjà une sélection de films. Tandis que le Danemark, le Mexique, la Pologne, la Roumanie et le Portugal, engagent leur participation, au moins par la venue d’un représentant dans le jury si les conditions le permettent.

Les conditions d’ailleurs ne le permettront plus car la crise s’annonce durant l’été 1939 et les opérations militaires allemandes bouleversent l’Europe. En août, il ne reste que neuf pays pouvant être représentés à Cannes pour l’ouverture de la première édition du Festival. Les organisateurs français, soulignent néanmoins leur succès car, malgré les absents, ils ont obtenu la participation des États démocratiques les plus puissants de l’industrie cinématographique et de l’URSS.

Cannes devient la ville du Festival

Les pays producteurs de films ayant donné leur accord, la France commence officiellement la préparation du Festival international. La première question posée est celle du lieu. Quelle ville répond aux critères nécessaires à l’organisation d’une telle manifestation ?

Les responsables italiens ont choisi Venise pour leur Exposition ; la ville possède déjà une grande renommée internationale en raison de son passé historique et de son site unique. La France devait l’égaler, donner à son festival un cadre aussi prestigieux.
Quelques villes françaises, reconnues mondialement, peuvent prétendre à l’organisation d’un festival. Grâce à leur développement touristique, toutes possèdent des équipements et des installations essentiels à l’accueil de l’événement. Cannes, Biarritz, mais aussi Vichy, Deauville, Aix-les-Bains, Le Touquet, apparaissent sur la liste. La ville d’Alger se présente également, soutenue par le président du Conseil, Édouard Daladier.
L’effet n’est que de courte durée car, la plupart des villes se trouvent dans l’impossibilité de construire et d’aménager, en quelques mois, une salle de projection pouvant accueillir un millier de spectateurs. Philippe Erlanger, en tant que responsable du projet, retient alors deux sites : Biarritz et Cannes.

Après quelques études, les responsables donnent très vite leur préférence au Sud de la France plus particulièrement à la Côte d’Azur, région baptisée ainsi en 1887 par le poète Stephen Liégeard pour rappeler l’harmonie et la beauté du lieu. Et les sites paradisiaques de la région azuréenne semblent agir en sa faveur ; la décision des organisateurs du Festival se fait attendre mais quelques rumeurs rapportent que la préférence des dirigeants serait la ville de Cannes.

 

Au sein du gouvernement, la question est évoquée et le choix paraît difficile car les comités de tourisme et les directeurs de palaces des deux villes se livrent une bataille acharnée. D’un côté, il y a Biarritz, station balnéaire connue grâce à la présence de Napoléon III et Eugénie mais qui, à la fin du Second Empire, commence à décliner. De l’autre, il y a Cannes ; depuis l’arrivée de Lord Brougham en 1834, c’est une ville en plein essor attirant chaque année de nouveaux résidents étrangers.
Devant ce dilemme, le gouvernement décide de créer un comité de coordination composé des représentants des différents ministères concernés par le festival. Ce comité étudie les atouts de chaque ville et envoie ses représentants sur place ; ainsi, Philippe Erlanger se rend à Cannes. On chuchote alors que le choix pourrait se porter sur la cité méditerranéenne mais, coup de théâtre, le 9 mai 1939, l’annonce est faite : la ville de Biarritz est choisie comme siège du festival. La municipalité a en effet promis le versement d’une subvention à l’organisation de la manifestation.
D’abord déçus, les partisans de Cannes décident de repartir rapidement en campagne. Autour de Georges Prade, conseiller municipal de Paris, les directeurs de palaces cannois comme Henri Gendre du Grand Hôtel et Jean Fillioux du Palm Beach prennent contact avec le comité et les ministères ; ceux-ci décident d’étudier de nouveau le dossier cannois. La ville de Cannes propose alors d’augmenter sa participation financière et met à la disposition du comité ses salles de réception et ses équipements touristiques. La municipalité de Biarritz a bien proposé une dernière offre mais sans succès car, faute de pouvoir débloquer le budget nécessaire, elle finit par retirer sa candidature.

L’État et la Ville de Cannes signent le contrat officiel pour l’attribution du festival cinématographique international le 31 mai 1939, seulement trois mois avant la date d’ouverture prévue de la compétition. La raison de ce choix a sans doute été liée aux avantages accordés par la ville mais également à la beauté du site qui « seul pouvait donner aux vedettes et producteurs une haute idée de la France », comme le déclare, à la radio, Albert Sarraut, ministre de l’Intérieur.
Et un véritable élan de solidarité s’organise autour de Cannes. Antibes et Juan-les-Pins apportent un précieux concours au festival, tout comme l’ensemble des palaces cannois et des environs. Seule absente, la ville de Nice, qui malgré son statut de capitale de la Côte d’Azur, ne se manifeste pas. Pourtant, quelques années plus tard, en 1946, Nice tentera d’obtenir l’organisation du Festival.
Les réactions à la nomination de Cannes comme ville du festival français sont nombreuses ; certains auraient préféré Paris ou un autre site moins touristique mais, Cannes, avec son statut de «  perle de la Côte d’Azur », donné par Stephen Liégeard, accueille de riches aristocrates, notamment anglais, des intellectuels, des artistes, toujours plus nombreux. Alors, la majorité des journaux, des revues mondaines, approuvent le choix des organisateurs.

1939, le Festival se prépare

Parallèlement au choix de la ville, le gouvernement prépare la manifestation. Il délègue son pouvoir au service considéré comme le plus compétent pour la réalisation d’une manifestation de cette ampleur. L’État fait donc appel à l’Association française d’action artistique (AFAA), transformée en comité spécial d’organisation, sous la direction du secrétariat d’État des Beaux-Arts et du Ministère des Affaires étrangères. Cela fait un an que Philippe Erlanger est le directeur général de cette association et tente, par tous les moyens, d’empêcher la progression de la propagande fasciste. Le projet de création d’un festival concurrent à la Mostra fait parti des moyens employés mais demande de lourds investissements et une organisation efficace.
Sous la présidence d’Albert Sarraut, également ministre de l’Intérieur, l’AFAA constitue un comité d’organisation où siègent des représentants des différents organismes d’État concernés par la manifestation. À la tête de ce comité est nommé le président du secrétariat d’État aux Beaux-Arts, Georges Huisman.

Le 3 août 1939, le Comité d’organisation du Festival se réunit pour la première fois à la direction des Beaux-Arts. Tous les détails de la future manifestation sont abordés. D’abord, la création d’une affiche et d’un dépliant publicitaire qui assurent la promotion du Festival en France et à l’étranger. Un photographe est également engagé pour toute la durée de l’événement. Ensuite, le comité envisage des projections quotidiennes de films d’actualité sur le déroulement du festival à la suite des séances de la sélection officielle.
La question du prix des places est abordée ; 25 francs (3,8 euros) pour les places des cinq premiers et cinq derniers rangs, et 30 francs (4,6 euros) pour toutes les autres. Les festivaliers peuvent également s’abonner à une formule permettant un euro de réduction pour l’achat d’une place. Les membres du comité ne parviennent pas à s’entendre sur la création de séances de projection en plein air et à prix réduit car la manifestation doit rester un gala exceptionnel et inédit. Mais les premières aides financières attribuées à la création du Festival deviennent rapidement insuffisantes ; le budget, dans un second temps estimé à 970 000 francs (147 000 euros), représente une somme colossale que l’organisation parviendra à réunir difficilement.
Le comité, encore apprenti en la matière, prend exemple sur l’organisation de la Biennale italienne qui, elle, bénéficie déjà de six années d’expérience. Le temps presse, il ne reste à la France que deux mois pour préparer sa manifestation. Alors l’État intervient pour accélérer la mise en place du Festival en faisant appel à ses ministères et à l’ensemble des entreprises publiques afin de réduire le coût de la manifestation.

 

Le budget de l’organisation est essentiellement constitué des fonds de la municipalité cannoise auxquels doivent s’ajouter 406 000 francs (61 500 euros) de subvention accordée par le Ministère des Finances. Celui-ci consent également à aider le comité cannois en l’exonérant de certaines charges, par exemple le droit de douane réservé aux films étrangers ou encore la taxe sur les spectacles payée pour toutes les projections. Grâce à ces quelques avantages, les investissements restent dans des proportions raisonnables par rapport au budget modeste du festival en préparation ; l’Exposition vénitienne dispose en effet de moyens bien plus importants pour son organisation.
En juillet, tous les efforts se concentrent pour annoncer l’ouverture imminente du Festival. Pour cela, l’État demande au service des Postes, Télégraphes et Téléphones (PTT) de participer à la publicité de la manifestation par une contribution gratuite pour des interviews, émissions publicitaires ou projet d’un timbre spécial. C’est l’ensemble du pays qui doit défendre les couleurs cannoises avec l’impression d’un cachet spécial, « Festival international du film, Cannes 1er-20 septembre 1939 », sur toutes les lettres et dans tous les bureaux de postes.
Il faut également régler le problème des transports car, à Venise, les frais de voyage des personnalités étrangères sont pris en charge par l’organisation. Toujours pour diminuer le coût de ces services, il est demandé à la Société nationale des chemins de fer français (SNCF) et à Air France de créer des titres de transports gratuits pour les membres du jury et pour les vedettes qui participent au Festival. On ne pourra oublier, après la guerre, l’arrivée de Grace Kelly, Sophia Loren et bien d’autres stars descendant élégamment les marches du célèbre Train bleu dans la gare de Cannes.

En contrepartie, les deux compagnies de transport obtiennent du Festival une importante publicité qui doit être « publiée dans l’édition de luxe du programme de la manifestation ». Cet album souvenir devait être offert aux personnalités lors de la soirée de clôture.
Un large public international est attendu à Cannes pour le Festival. Alors pour annoncer ce nouveau rendez-vous cinématographique, il est prévu d’organiser un éblouissant Gala du film à Paris. Sous la présidence de Louis Lumière, ce gala permet aux vedettes internationales, aux ambassadeurs et aux représentants de la presse française et étrangère de se rencontrer. Le comité de Paris lance le Festival et celui de Cannes prend le relais, chargé de l’organisation locale. Dès le mois d’août, il convie de nombreuses personnalités sur la Côte d’Azur, invitées à de prestigieuses fêtes. Le contexte européen, de plus en plus troublé, incite les écrivains, artistes, hommes d’affaires et diplomates à rechercher ce cadre agréable, foyer d’une vie insouciante. Et c’est ainsi, que Cannes, à la fin d’août 1939, connaît une affluence touristique record.
Cette ambiance festive et élégante annonçant l’ouverture du festival est une volonté du maire de Cannes, Pierre Nouveau qui déclare que son équipe « a élaboré un programme de réceptions permettant de témoigner aux hôtes tout le prix que la ville attache à leur présence ». Cette réussite reste également le fait du comité d’organisation local, chargé de l’accueil et du protocole et présidé par le comte d’Herbemont, lequel a su s’entourer des noms les plus illustres des résidents français, anglais, américains de la Côte d’Azur.
Le comité cannois se charge de l’affiche proclamant l’ouverture de la manifestation. Et c’est Jean-Gabriel Domergue, célèbre peintre cannois, qui est chargé de cette création. Il réalise une affiche destinée à « faire le tour du monde et à promener une irrésistible « Invitation au voyage « », selon les mots de l’artiste. Les organisateurs font également éditer un dépliant de luxe, à 50 000 exemplaires, en langues française et anglaise, qui annonce les manifestations prévues à l’occasion du Festival.
Ces festivités commencent ; le 1er septembre, jour de l’ouverture du Festival de Cannes, approche. Mais, en quelques jours, les événements se bousculent, la guerre a franchi les portes de l’Europe. L’annonce est faite : le Festival est, dans un premier temps, reporté

En 1939, le festival se prépare… la guerre aussi

Et, pendant que les premiers festivaliers s’installent dans les palaces cannois en août 1939, les organisateurs commencent à entrevoir toutes les possibilités données par la réalisation de cet événement international. Concurrencer Venise n’est plus le seul but. Il s’agit maintenant d’imposer le savoir-faire français en matière de cinéma à travers le monde et, pourquoi pas, tenter d’égaler la toute puissante industrie américaine. Le rêve peut devenir réalité grâce au Festival de Cannes ; la ville et sa région convoitent désormais le titre de « Hollywood européen », espérant détrôner au passage les studios italiens de Cinecittà et ceux de Neubabelsberg à Berlin.

D’un village de pêcheurs à la capitale du cinéma international

La ville de Cannes, jusqu’en 1850, conserve les traits de son visage provençal et vit encore de ses activités traditionnelles en particulier la pêche. Avec l’arrivée du chemin de fer qui met la station azuréenne à 31 heures de Londres et l’aménagement du port, la ville s’agrandit et ses équipements se modernisent rapidement. En une décennie, le nombre d’habitants est multiplié par dix avec près de 5 000 âmes en 1939 et l’on compte, cette même année, 152 hôtels.
La vieille ville, appelée le Suquet, garde ses charmes d’antan, entourée désormais des riches demeures des touristes étrangers. Quant au bord de mer, il se transforme très vite en accueillant d’abord un cercle nautique, dirigé par Jouvenel et Léopold Buquet. Ensuite, en 1907, Henri Ruhl fait construire un casino sur l’ancien dépôt d’ordures de l’usine de savons (aujourd’hui, rue des Belges). Une vingtaine d’années plus tard, le célèbre salon de jeux, le Palm Beach, ouvre ses portes au bout de la promenade de la Croisette et vient compléter la liste des établissements de loisirs de Cannes et de ses environs comme l’hippodrome de La Bocca, le fameux Casino des Fleurs dans le quartier de Montfleury ainsi que les trente-cinq hectares du golf de la plaine de la Siagne.
Un autre aspect de Cannes se dessine avec les îles de Lérins, protégeant la baie de la ville ; elles sont quasiment inhabitées et abritent une végétation de pins et de fleurs. Ces mystérieuses îles, aux nombreux vestiges, sont entourées de vieilles légendes et suscitent la curiosité des visiteurs à la recherche d’inspiration ou de repos.
Le cadre paradisiaque de la ville est l’endroit parfait pour la manifestation internationale française ; par bien des aspects et surtout pour sa troublante ressemblance avec la côte californienne, il semble être le lieu idéal pour réaliser ce « Hollywood européen ».
En 1939, pour imprimer des images sur la pellicule, il faut de la lumière et pour avoir cette lumière, il faut du soleil. C’est pourquoi le sud de la France s’impose très vite pour le tournage des films et l’on assiste ainsi à l’installation de studios de cinéma sur la Côte d’Azur notamment ceux de la Victorine à Nice en 1919 ; au cours des décennies suivantes, de nombreux chefs-d’œuvre y seront tournés comme le Don Quichotte de Pabst,  Les Visiteurs du soir et Les Enfants du Paradis de Marcel Carné, Fanfan la tulipe de Christian-Jaque ou encore Lola Montès de Max Ophuls.
Alors, pour accéder au rêve américain, deux choix s’offrent aux organisateurs du Festival : aménager et agrandir les studios niçois ou construire une structure plus moderne près de Cannes ; cette dernière proposition fait l’unanimité puisque, bien avant 1939, l’idée a déjà fait du chemin. Ce projet est né six ans auparavant grâce à une maison de production qui a acheté des terrains à la municipalité. La concurrence avec les studios niçois, avec ceux de Marcel Pagnol à Marseille et bientôt l’ouverture de Cinecittà en 1937 à Rome a empêché le projet cannois de se réaliser à ce moment-là.
Pourtant, grâce à la création du Festival de Cannes, l’idée réapparaît, soutenue cette fois par de grandes maisons de production comme Pathé, Gaumont ou Eclipse, par le gouvernement français et la municipalité cannoise. Mais la déclaration de guerre porte un coup fatal à la réalisation du Festival tout comme à la construction de studios. Pourtant, malgré le conflit, les projets restent d’actualité, encouragés désormais par de grands noms du cinéma français tels Jean et Claude Renoir ou Marc Allégret qui désiraient créer à Cannes des structures perfectionnées et de qualité avec une école d’acteurs, de techniciens et un bureau de recherches cinématographiques.
En 1946, avec l’ouverture du premier Festival de Cannes, la création de studios devient de nouveau indispensable et, cette fois, c’est l’écrivain-cinéaste Jean Cocteau qui s’associe à l’entreprise, soucieux de donner aux futures infrastructures « une atmosphère méditerranéenne », confie-t-il. Pour réaliser cette Cité du cinéma de Mougins, Jean Cocteau fait appel à l’architecte Gridaine. A peine à cinq kilomètres de Cannes, les studios devaient être bâtis dans les quartiers de l’Étang et de Notre-Dame de Vie ; ils devaient couvrir une superficie de 310 hectares et trois ans de travaux, exécutés par 2 500 ouvriers, auraient été nécessaires à leur construction.
« Mougins, futur Hollywood français », annoncent les journaux. Ce village au charme provençal voit alors arriver de nombreux touristes et s’installer de nouveaux commerçants ; même le tailleur se met au goût du jour en rebaptisant sa boutique « Hollywood tailleur ». On commence à croire à la réalisation du projet, d’autant plus que la situation des studios niçois ne s’améliore pas, marquée par crises les financières. Pourtant, faute de crédits, la construction de studios cannois n’aboutit pas et finit pas tomber dans l’oubli.
Cannes ne s’impose donc pas à la manière d’Hollywood pourtant, la ville s’apprête, en 1939, à devenir la scène mythique du cinéma mondial. Cette année-là marque les débuts difficiles d’une manifestation programmée dans un contexte de crises et de tensions.

Le Festival dans la tourmente

Le premier Festival international du film de Cannes doit se dérouler du 1er au 20 septembre dans la salle du Casino municipal. Tout est prêt pour l’ouverture de la manifestation, deux mille invitations ont été envoyées. L’été est radieux et l’on se presse à Cannes pour s’enivrer de soleil et de divertissements légers. Les fêtes animent les palaces dès la mi-août, les réceptions illuminent les villas des riches Américains et Anglais. Les festivaliers dansent toutes les nuits sur les musiques de Ray Ventura qui se produit au Paradise, le night-club du Casino d’été. La journée, l’ambiance est aussi festive ; les invités apprécient les charmes et les loisirs qu’offrent la ville, se donnent rendez-vous sur la Croisette, visitent les îles et les environs. Pour eux, « cette joie de vivre est le climat même du cinéma », peut-on lire dans les journaux.
Le programme des festivités est bien rempli : le 21 août, le comte et la comtesse d’Herbemont donnent une somptueuse fête à l’Hôtel Eden Roc. Le public a alors l’occasion de découvrir la broche et le porte-cigarettes en or massif destinés à récompenser les vedettes féminine et masculine du meilleur film du Festival. Un transatlantique loué par la Metro Goldwyn Mayer (MGM) jette l’ancre dans la baie de Cannes avec à son bord les vedettes américaines Tyrone Power, Gary Cooper, Douglas Fairbanks, George Raft, Paul Muni, Norma Shearer ou encore Mae West. Le service des compagnies aériennes et ferroviaires s’intensifie entre New York, Londres, Paris, Nice et Cannes. Les stars, princes et princesses de toute l’Europe se pressent à Cannes pour la soirée-événement du Festival : le Bal des Petits lits blancs, annoncé comme le gala le plus riche du monde avec 1 000 couverts à 150 euros, reversés à une œuvre de charité. Les terrasses du Palm Beach accueillent ce soir-là de prestigieux invités comme les grands couturiers Lanvin et Schiapparelli, les joailliers Van Cleef et Arpels, la duchesse de Windsor, le prince Poniatowski, Marcel Achard, Charles Boyer… L’hôtel, situé en bord de mer, éclaircit la baie de Cannes et l’on peut entendre les cinq orchestres qui jouent sur le plateau. En coulisse, le comédien Fernandel se prépare à un tour de chant tandis que les techniciens se mettent en place pour le feu d’artifice final. Mais, à ce moment-même un orage éclate et les invités doivent se mettre à l’abri en toute hâte. Philippe Erlanger, fondateur du Festival, commente cet épisode quelques années plus tard : « Le ciel qui était d’une beauté parfaite se chargea en un moment d’énormes nuages et un orage ou plutôt un ouragan s’abattit sur les dîneurs. Le bruit de tonnerre semblait celui d’une formidable artillerie. Les moins superstitieux y virent un présage. Le lendemain éclatait la nouvelle du pacte germano-soviétique et chacun reprit dans l’affolement le chemin de sa ville respective ». Dès lors, les événements se bousculent, la menace d’un conflit se retrouve au cœur de l’Europe. Le 22 août, des dispositifs militaires sont mis en place par le département ; le jour suivant, sur les murs de la ville, entre les affiches du Festival, se glissent les appels des premiers contingents de réservistes. Les touristes séjournant à Cannes décident de partir ; la gare de Nice multiplie les départs des trains tandis que les palaces azuréens se vident. Malgré la gravité de la situation, les organisateurs cannois décident d’organiser, à titre privé, la seule projection de film que connaît cette édition, celle du premier film américain en compétition, Quasimodo (The Hunchback of Notre-Dame) de William Dieterle. D’ailleurs, pour sa promotion, une reconstitution (maquette en carton-pâte) de la cathédrale de Notre-Dame de Paris a été édifiée sur la plage. Mais les nombreuses cérémonies officielles prévues pour l’ouverture sont reportées tout comme la soirée de clôture où doivent être remises les récompenses.

Un palmarès inconnu

Le modèle d’attribution des récompenses a été établi quelques mois auparavant, régi par un principe « d’objectivité artistique et d’impartialité absolue », est-il écrit dans le règlement de la manifestation. Le Festival de Cannes de 1939 reste, dans ce domaine, une année particulière puisque jusqu’à aujourd’hui, il aurait dû distribuer un nombre record de prix. On prévoit un double concours, national et international, et différentes catégories de films (fictions, documentaires et dessins animés) pour lesquelles des attributions spéciales sont envisagées. Des médailles d’honneur doivent également récompenser l’ensemble des films de la compétition. Pour la compétition internationale, les films se disputent le Grand Prix Louis Lumière (meilleur metteur en scène), le Grand Prix international des meilleurs interprètes, deux Prix du Jury international, celui du meilleur scénario, de la meilleure partition musicale ainsi que du meilleur opérateur. Toutes ces récompenses, sous forme de coupes, sont des œuvres d’art de la manufacture de Sèvres auxquelles s’ajoutent des objets de valeur offerts par des personnalités.
Il revient au jury de voter, à bulletin secret, pour attribuer les prix. Les membres de ce jury, délégués des ministères,  représentent l’ensemble des pays participants ; aucun concurrent ne se trouve ainsi avantagé. Néanmoins, ce jury, dispose d’un droit de censure, en utilisant l’article 7, « s’il juge des films de la compétition de nature à blesser le sentiment national d’un pays », mentionne le règlement.
La sélection officielle a déjà été établie, composée de films contemporains non encore exploités qui auraient dus être distribués l’hiver suivant. Les festivaliers, à la recherche de spectacles inédits, auraient pu profiter de quatre projections quotidiennes en avant-première mondiale. Si le Festival avait eu lieu, ils auraient pu découvrir vingt-six films de huit nationalités différentes, produits dans l’année et révélateurs des tendances contemporaines des cinémas nationaux.

D’abord la sélection américaine, riche de dix films, qui illustre bien le savoir-faire de l’industrie de la première puissance mondiale. Comédies musicales ou sentimentales, films fantastiques ou noirs, westerns… ce cinéma a multiplié les genres à fois révélateurs du malaise social du pays et incarnations du rêve américain. La sélection du Festival, à ce titre, représente assez bien la diversité de ce cinéma avec le célèbre conte fantastique de Victor Fleming, Le Magicien d’Oz (The Wizard of Oz), l’histoire romantique de Cary Grant et Rita Hayworth dans Seuls les anges ont des ailes (Only angels are wings) de Howard Hawks, l’aventure de Cecil B. DeMille, Pacific Express(Union Pacific) ou encore l’adaptation du roman de Victor Hugo, Notre-Dame de Paris par William Dieterle sous le titre de Quasimodo (The Hunchbacks of Notre-Dame).

En compétition également, la sélection soviétique composée de huit films aux thèmes bien définis : luttes héroïques, importance du travail et de la terre, édification du socialisme… Le pouvoir soviétique est aussi préoccupé par l’éducation du jeune public ce qui l’amène à présenter à Cannes des dessins animés et des histoires inspirées du folklore russe. Les Soviétiques prouvent également leur maîtrise technique en matière de cinéma en présentant au Festival le seul film en couleurs de la compétition. Quant aux réalisateurs choisis, ils incarnent la relève des maîtres du muet comme Sergueï Eisenstein ou Vsevolod Poudovkine ; on retrouve donc Mikhaïl Romm avec Lénine en 1918(Lenin v 1918 godu), Ivan Pyriev présentant Conducteurs de tracteurs (Traktoristy) et Efim Dzigan avec son court métrage au titre prémonitoire, Si demain c’était la guerre (Esli zavtra voina). La Grande-Bretagne est également représentée dans les sélections cannoises par Zoltan Korda, célèbre cinéaste d’origine hongroise, dont les films ont obtenu un grand succès dans les salles d’Outre-Manche. Réalisateur des Quatre plumes blanches (The Four feathers), il représente son pays dans la compétition cannoise avec une œuvre exaltant la puissance de l’Empire saxon. Les organisateurs cannois apportent un soin particulier à la sélection des films français destinés à défendre le pays sur son propre sol. Depuis quelques années, ce cinéma a su imposer son style, appelé réalisme poétique, qui souligne les thèmes d’inspiration populaire chers à certains cinéastes d’alors. Cette production nationale commence même à gagner des marchés européens et même extra-européens.
Mais en 1938-39, la situation politique et économique de la France se dégrade, ainsi, les œuvres réalisées à ce moment-là sont imprégnées de ce contexte de crise. Les membres du comité doivent choisir parmi ces films ceux à envoyer au Festival de Cannes. Alors, au sein des sélections, courts et longs métrages montrent toute la richesse artistique du cinéma de l’époque ; ils sont d’abord représentatifs de l’École française du cinéma.

Trois longs métrages s’inscrivent directement dans la lignée des grands films classiques de l’époque, s’apparentant encore au réalisme poétique par l’usage d’éclairages en clair-obscur, par la simplicité des musiques et l’emploi de dialogues désenchantés. La Loi du Nord de Jacques Feyder est un drame sentimental sur fond d’intrigue policière, avec pour héroïne principale, la sublime Michèle Morgan. Ensuite, L’Enfer des anges, drame réalisé par Christian-Jaque qui nous conte l’histoire bouleversante de deux enfants rejetés par leurs camarades. Et, enfin, le film fantastique de Julien Duvivier La Charrette fantôme, dans lequel on découvre un ancien ouvrier, chômeur et alcoolique, qui voit le fantôme de son meilleur ami conduire la charrette emmenant les âmes vers l’Au-delà. Ce film aux nombreux effets spéciaux reste un grand exercice de style.
Dans la sélection française du Festival, il y a également quelques références à l’atmosphère euphorique des années précédentes illustrée par des courts métrages documentaires, par exemple, le montage sur la revue du 14 juillet 1939, réalisé par la Chambre syndicale de la Presse filmée ou celui de Louis Cluny sur la ville de Rouen. À noter la présence d’une œuvre particulière, Observations cinématographiques sur le soleil de Bernard Lyot. Ce film, sur les techniques du cinéma, est sélectionné pour rendre hommage à la France, pays où le cinéma a vu le jour et qui montre sa connaissance technique en la matière.

Les derniers longs métrages de la sélection française abordent des sujets relatifs aux affaires politiques du pays puisque ces films font allusion par leur titre et leurs thèmes à certains territoires sous domination française. L’Homme du Niger de Jacques de Baroncelli retrace les exploits d’un officier français décidant de construire un barrage au Niger, colonie française. Le documentaire d’Henri Caurier, L’Ame de la Corse, confirme quant à lui l’appartenance de l’île à la France, au moment où l’Italie revendique ses droits sur le territoire. Deux autres sélections, le dessin animé Deux empires, une force d’Atlantic Film et le documentaire La France est un empire de Jean d’Agraives et Emmanuel Bourcier montrent à quel point le pays est soucieux de mettre en valeur son entreprise coloniale.
Le comité cannois choisit onze films pour représenter la France au Festival, choix dont le but est à la fois d’exposer le talent du cinéma français contemporain, son évolution technique et artistique et, en même temps, d’exprimer, la puissance politique et économique du pays devant les invités étrangers.

Le Festival de 1939 n’est pas un simple concours cinématographique, il se présente surtout comme un lieu d’échanges et de rencontres entre divers pays, divers intérêts, conditionnés cette année-là par le climat particulier de ces derniers instants de paix. Mais, à la veille de la Seconde Guerre mondiale, les négociations deviennent de plus en plus difficiles. L’Allemagne, l’Italie et leurs alliés s’opposent à la manifestation française ; la Pologne et la Tchécoslovaquie se retirent du concours ; et, finalement, la déclaration de guerre met un terme à la compétition cinématographique.
Le 1er septembre aurait dû être le jour de l’ouverture du premier Festival de Cannes ; il est celui où Hitler envoie ses troupes en Pologne. C’est alors que le gouvernement français déclare la mobilisation générale et vote des crédits de guerre. Quelques jours auparavant, en raison des événements, Georges Huisman, président du Comité du Festival, a reçu l’ordre de reporter l’ouverture de la manifestation de dix jours. Mesure malheureusement vaine car le 3 septembre, l’Allemagne n’a toujours pas répondu à l’ultimatum ; la France et la Grande-Bretagne lui déclarent la guerre.
Après la défaite de la Pologne, les opérations militaires du front occidental se figent. La fin de l’année 1939 est marquée par des tentatives de paix. Cette situation, pour le moment apaisée, fait renaître l’espoir. Alors, le gouvernement français, à la demande des responsables du Festival cannois, accepte de donner une deuxième chance à la réalisation de la manifestation, seulement « si la situation ne s’aggrave pas », déclarent les autorités. Rien ne s’arrange, pourtant, le projet du Festival de Cannes réapparaît quelques mois plus tard dans une Europe désormais en guerre.

Le Festival de Cannes qui aurait dû débuter le 1er septembre 1939 est dans un premier temps reporté de dix jours en raison des circonstances. Les organisateurs pensent, une nouvelle fois, qu’il s’agit d’une crise de courte durée. Car, le 8 septembre, s’ouvre la Biennale de Venise. Le Festival est donc reprogrammé à plusieurs reprises ; l’arrivée des troupes allemandes sur le sol français entame les trois ans de silence faits autour de cette affaire. Il faut attendre la fin du conflit pour voir réapparaître l’idée du festival français. Cette période de l’après-guerre, qui voit la réalisation du Festival de Cannes, annonce en même temps une nouvelle ère pour le cinéma mondial.

 

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le Festival de Cannes au fil du Blog

Posté : 17 janvier, 2016 @ 4:35 dans Cinéma | Editer| Pas de commentaires »

 

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Les voeux de Papy qui compte 2019 années

Posté par ENO filles le 1 janvier 2019

LES VŒUX DE PAPY QUI COMPTE toujours aussi bien dans la langue de Molière

ECOUTEZ-LE EN CLIQUANT SUR SON AVATAR 

 

Papy qui compte

Papy qui compte

Bonjour, Au tout début d’une nouvelle année peut-être eut-il été préférable de faire une épitaphe pour celle qui vient de s’achever ? Un peu dans le style de celle de Seikilos*, « signe immortel d’un souvenir éternel », mais il aurait fallu qu’on la chantât ! Et là… Alors, j’ai seulement pioché dans les bons mots de notre belle langue.   

Alors il acheva…

Ainsi nous revoilà Gros-Jean comme devant*,

Face au grand retour, du sacré Nouvel an !

En Janvier de l’an, deux-mille dix-neuf, le Premier,

Un Papy désœuvré se mit à toupiller*,

Très engé* de trouver des vœux originaux

Qui combleraient, famille, amis et…  marginaux ?

Oui, mais quoi ? Surtout ne pas être gnomique*,

Éviter, bien sûr, le style hyperbolique*

Trop de vœux tue les vœux, c’est bien calamiteux !

Il imagina, donc, réduire ses tas de vœux.

Et, telle une épenthèse* qui se griffe dans un mot,

S’inséra dans chacune des pensées du cerveau,

En cherchant à outrance, en fronçant la taroupe*,

Il regroupa ses vœux, en pensant à la troupe* ;

Choisit les plus précieux ;

Fit ainsi pour le mieux.

Alors, Il acheva sa tâche magistrale

Et, devant l’assemblée,

Un moment stimulée,

D’un air très solennel et d’un ton triomphal,

Il se prit à les dire…

Et flatteurs d’applaudir*.

Ainsi, on perçut, dans un grand cérémonial,

Croître ce friseli*

Qui, comme une sygysie*,

Fit frémir l’auditoire en ce mois hivernal :

En un : Santé : Évident. – L’Arc-en-Ciel !

En deux : Prospérité - Le matériel !

Et en trois : Bonheur - Pour tous… Éternel !

Mais  si tu préfères simplement, si tu veux :

D.T.C.T.P. : Dé..brouille-Toi Comme TPeux !

C’était la martingale d’un Papy fraternel.

Mais il se pourrait bien, que pour plaire à certains,

Le Papy utilise-je sais, ce n’est pas bien-

Une prose spéciale, un peu apodictique*,

Juste pour satisfaire les esprits pragmatiques :

Le Papy vous invite, en ce début de nouvelle année, à vous saisir des pensées ultra positives, aussi appelées « Philosophie du Jardin », liées aux remarques d’Épicure, pour vous imprégner de ce qui concerne le Bonheur. Il vous invite, aussi, à développer votre Capital, tout en conservant un degré de croyance raisonnable, grâce à la mise en pratique de la rationalité et de l’objectivité, qui émanent des recherches de John M. Keynes*, à propos de sa « Théorie générale de l’emploi, de l’intérêt et de la monnaie ». Enfin, il insiste pour que vous ne négligiez pas d’appliquer les conseils; issus des études basées sur l’émotion et la subjectivité d’Hippocrate, si vous voulez consolider et prolonger votre Santé, bien sûr .En ce qui le concerne, pour résumer et, dans le doute, il vous demande d’appliquer, en 2019, la règle universelle, bien connue de tous :  D.T.C.T.P. (Dé…brouille-Toi Comme TPeux !)  afin que vous puissiez mieux vous enjailler* !

Bonne et heureuse année à tous

 

Re-gros tas de bises hypocoristiques, aux unes, Re-gros tas d’amitiés à tous  Henri le Papy Qui a Compté, en 2018, moins qu’en 2017, ses tas (d’em … ) euh, moins de tas, quoi !

Épitaphe de Seikilos : Fragment d’inscription épigraphique, accompagné d’une notation musicale, gravé sur une colonne de marbre qu’un certain Seikilos a faite ériger sur la tombe de son épouse ou de son père, près de Tralles (Asie Mineure). Ici, un aperçu de cette musique, reconstituée, du Ier ou IIème s.

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 LEXIQUE DES MOTS  PAPYLIENS

Gros-Jean comme devant : Merci La Fontaine « La laitière et le pot au lait ». (Désuet). Après avoir espéré de grands avantages ou s’être cru dans une brillante position, se retrouver dans l’état où l’on était avant.

Toupiller : Aller et venir avec agitation, sans motif réel.

Engé : part. passé d’enger. Terme familier. Embarrassé. « me voilà engé de ce lourdaud ».

Gnomique : (adj.) Sentencieux. Qui exprime des vérités morales sous forme de proverbes ou de maximes.

Hyperbolique : ici dans le sens d’un style pompeux, grandiloquent. (Euh… Voir le dénommé Jacques pour plus d’explications )  

Épenthèse : (n.f.) Allez, quoi ! Juste une petite recherche dans votre dictionnaire favori, le Larousse par exemple, et vous saurez.

Taroupe : (n.f.) Au niveau de la «  glabelle », pilosité variable, suffisamment importante pour former une continuité entre les deux sourcils. (Nom savant : Synophridie).

La Troupe : « Famille, amis et…  marginaux » Comme pour Noël, les invités de la dernière heure !

Énallage : (Rhét.) Figure consistant à introduire dans une phrase un changement de mode, de temps, de genre ou de nombre, contrairement à celui qu’appelait la syntaxe. « Ainsi dit le renard, et flatteurs d’applaudir ». La Fontaine, Fables, VII, 1.

Friseli : (n.m.) Léger mouvement souvent accompagné de murmures : frémissement de l’onde, des feuilles, sous l’action du vent…

Sygysie* : (n.f.)  Mouvement régulier d’oscillation de la mer : les grandes marées.

John Meynard Keynes : 1883-1946. (Baron de) Fondateur de la macroéconomie keynésienne.

Apodictique : (adj.) Se dit d’un énoncé nécessaire, qui ne peut être nié.

Enjailler : (v. pron.) Séduire ; faire la fête ; s’amuser ; passer du bon temps.  

Épitaphe de Seikilos ( Wikipédia et youtube ) :

HENRI Épitaphe de Seikilos

 

« La pierre que je suis est une image.

Seikilos me place ici,

Signe immortel d’un souvenir éternel. »

 

L’inscription contient ensuite les paroles suivantes sur lesquelles se déroule la mélodie :

HENRI Épitaphe reconstituée

Épitaphe reconstituée

« Tant que tu vis, brille !

Ne t’afflige absolument de rien !

La vie ne dure guère.

Le temps exige son tribut. »

— Traduction de Théodore Reinach —

   

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Le solennel adagio de l’hiver

Posté par ENO filles le 6 décembre 2017

 » La société de masse ne veut pas la culture mais les loisirs » déclare Hannah Arendt dans son livre « La crise de la culture » en 1961 et 1968. Mais en ce mois de décembre ce sont les deux qui nous ont quittés.

JEAN D'ORMESSON  JOHNNY HALLYDAY 2014 Salaud on t'aime

                                         Au revoir Monsieur d’Ormesson                                Au revoir Johnny

Aujourd’hui ils ne sont plus.

Jean d’Ormesson, parfois surnommé Jean d’O, né le 16 juin 1925 à Paris est mort le 5 décembre 2017 à Neuilly-sur-Seine

Le rockeur préféré des Français est mort  dans la nuit du mardi 5 au mercredi 6 décembre 2017.  Il était âgé de 74 ans.

La France a du chagrin.

Moi aussi j’ai du chagrin.

Tous deux sont partis comme ils ont vécu.

Ils auraient pu se mourir sur scène, comme Molière (en réalité Molière ne meurt pas sur scène, mais dans son lit. Il succombe à une hémorragie, quelques heures après une représentation du « Malade imaginaire » le 17 février 1673)

On les pensait immortels. Ils le sont

Jean d’O, comme on le surnommait avec affection, écrivain prolifique et très médiatique, allant de grandes fresques historiques aux essais philosophiques, partageant ses réflexions sur la vie, la mort ou l’existence de Dieu, est le premier immortel entré à l’Académie française à 48 ans en 1973. Il est régulièrement invité pour son érudition et son art de la conversation. Amoureuse des mots, j’adore les siens.

Johnny,  par ses chansons, en révolutionnant le paysage français musical dans les années 60, a fait entrer une part d’Amérique au Panthéon national. Une légende française. Une immense carrière de 57 ans, intergénérationnelle.

Par leurs mots, par leur musique, par leur force et par leur rage de vivre à la poursuite du bonheur.

Gémeaux comme moi (j’ai toujours eu des affinités avec les gens de mon signe), ce sont des personnes que j’ai aimées et qui ont laissé et laisseront des traces dans ma vie. Ils ont enchanté nos vies.

JOHNNY HALLYDAY

« Que je t’aime »

Un monument du rock français s’en est allé. Il symbolise la culture rock populaire.

Que va-t-on retenir de Johnny ?

C’est un archange du rock ‘n’ roll, sa voix déchirante, son Sourire extraordinaire, les yeux d’un bleu lac, autant à l’aise dans le rock que dans la douceur.

L’ENFANCE – LES DEBUTS

Fils d’Huguette, mannequin de cabine et de Léon Smet, acteur, chanteur et danseur belge, Jean-Philippe naît dans le 9e arrondissement de Paris, le 15 juin 1943 Son père le  reconnait, le 7 septembre 1944. Il se nomme désormais Jean-Philippe Smet. Il sera élevé par sa tante paternelle Hélène Mar aidée de ses filles Desta et Menen.

À 3 ans commence pour Jean-Philippe une vie d’enfant de la balle.

il vit à Londres durant deux ans.

Ses cousines sont des danseuses classiques.

Desta épouse Lee Lemoine Ketcham, un danseur américain connu sous le nom de scène de Lee Halliday.

Lee Halliday, son père de cœur qui est pour lui une incarnation du rêve américain, le surnomme Johnny.

Il optera pour le nom de scène de Hallyday.

Il vivra 2 ans à Genève et plus tard à Paris.

Il va obtenir quelques petits rôles, tourne une Pub.

À 14 ans, en voyant au cinéma le film Amour frénétique, Johnny découvre Elvis Presley et le rock ‘n’ roll. C’est une révélation et, convaincu d’avoir trouvé sa voie, il décide de devenir rockeur.

1958  Johnny débute avec le soutien de ses proches.

Il devient dans le même temps possesseur d’une collection de disques alors inconnus en France.

Johnny fréquente ce qui bientôt devient le lieu culte du rock français : le Golf-Drouot.

C’est là qu’il retrouve d’autres copains, futurs confrères et concurrents : Long Chris, Dany Logan, Jacques Dutronc et Eddy Mitchell.

S’inspirant de ses idoles, il chante des reprises et adaptations françaises du répertoire américain en s’accompagnant à la guitare.

Il obtient ses premiers succès publics en chantant pour les GIs dans les bases américaines.

Le 30 décembre 1959, il est remarqué par Jil et Jan, deux auteurs-compositeurs enthousiasmés par sa prestation, ils le présentent à Jacques Wolfsohn de la maison de disques Vogue.

Depuis 1960, Johnny Hallyday a enregistré plus de 1 000 titres, dont une centaine de sa composition et vendu 110 millions de disques, pour une discographie officielle qui compte 50 albums studio et 27 albums live… 

DE LUI ON RETIENT

* LE SYMBOLE D’UNE JEUNESSE REBELLE.

Un modèle. Toujours très bien décidé à faire ce qu’il veut faire.

« Ma gueule qu’est-ce qu’elle a ma gueule »

* LE GUERRIER

Sa vie a toujours été un combat. Il a toujours relevé le défi, toujours plus haut toujours plus fort. Il a été un phare, un exemple de combativité, un modèle élégance, d’humilité.

Pour nous c’était la GUERRE d’ALGERIE.

* LES COPAINS

2012 En tournée, il n’est jamais seul

En décembre 2016, « Les vieilles canailles »

Johnny Hallyday, Eddy Mitchell et Jacques Dutronc avaient annoncé les retrouvailles des Vieilles Canailles pour une tournée estivale en 2017.

* LE ROI DU Rock ‘n’ roll

Le Service militaire va servir à la propagande.

En mai 1964, avant son départ à l’armée, sous l’objectif de Jean-Marie Périer, Johnny pose en tenue militaire devant le drapeau tricolore pour la couverture de « Salut les copains ».

1960 L’homme à la moto…

« On a tous quelque chose en nous de Tennessee »

JEAN D'ORMESSON academicienA quelques jours de son départ, il prend livraison de sa première Harley-Davidson, une Electra Glide rouge et blanche à laquelle il fait ajouter des sacoches de cow-boy.

JOHNNY LA MOTO

 

* L’ IDOLE DES JEUNES

100 millions de disques ! « Le charisme ça ne s’invente pas »

* LES CONCERTS

1982 Johnny Hallyday au Palais des Sports

26 Mars 2016 Johnny Hallyday Rester Vivant au Palais 12 a Bruxelles

Il est capable d’impro. La preuve : ce concert improvisé pour «Salut les copains»

1963 Concert de la Nation, Salut les Copains, Paris La Nation, 22 juin

1963 Johnny Hallyday Live  Amsterdam

1987 Bercy

1991 Johnny Hallyday à Paris Place de la Nation – Hommage à la jeunesse russe

1992 – Johnny à Bercy

1993 Le Parc des Princes

1996 Johnny Hallyday LAS VEGAS

1998 Le Stade de France

Johnny Hallyday  entre au stade de France en hélicoptère

2006 – Le Palais des Sports

* SES SPECTACLES  XXL

Le 30 mai 2009 son premier grand concert au stade de France est dans toutes les mémoires.

Voir aussi  ici et

2012 Entrée scène Johnny Hallyday

« Pour moi la vie va commencer »

 

IL EST LE ROCKER DE LA DEMESURE

Il est de toutes les époques : Rock ‘n’ roll , yéyé, hard rock …

Il a mis le feu dans sa vie, à sa vie et dans la vie de trois générations.

Allumer le feu

Chacun a l’impression qu’il est de sa famille. Aucune considération d’âge ni d’époque.

Il est la bande-son de nos vies.

« IL A ECLAIRE NOTRE JEUNESSE »

Dans les années 60, Il nous a mis la télé en couleur.

« On a tous en nous quelque chose »… de Johnny Hallyday.

IL SYMBOLYSE LE  Rock ‘n’ roll made in France

Il a insufflé l’esprit rock.

En 1960 il est déjà une immense vedette

Les Beatles n’avaient pas encore sorti de disque

Il a insufflé dans la France, le côté américain.

Pour en parfaire l’image, il choisit le nom américain de son père.

Aznavour réagi : « Etre américain avec l’accent de Ménilmontant. Non! Il ne faut pas mentir »

SOUVENIRS DE JEUNESSE

« Souvenirs, souvenirs»

Je me souviens…

Aujourd’hui, ma jeunesse revient comme un boomerang.

1960, la guerre d’Algérie, Johnny, mes 19 ans et ses 17 ans à Oran.

Il était venu chanter dans le petit club où nous dansions avec les copains l’après-midi.

Nous étions amis, nous étions rock et lui, chantait pour nous.

Il était très beau et très timide.

Sa voix mesurée, chaude et douce nous a séduits avec « Retiens la nuit »

Et nous à réveillés avec « Souvenirs, souvenirs ».

Il était à nous ce jour-là.

NOS VIES

Fan de rock et fan de Johnny, pendant longtemps j’ai suivi nos vies de près.

Naissance : Deux ans d’écart. Johnny : 15 juin 1943 et moi 29 mai 1941.

Signe : Gémeaux.

On dit que Gémeaux est un signe qui est né avec un micro à la main et qui aime la fête… Je n’ai jamais osé… mais aussi sous des apparences un peu légères, ils savent apprivoiser leur inguérissable solitude, le travail et l’effort.

LES DATES QUI COINCIDENT

1965 Le Mariage : 12 Avril pour Johnny et Sylvie, 23 décembre pour moi

1966 : Naissance du 1er enfant. 14 août, son fils, David – 17 septembre, ma fille

1980 : Le Divorce après 15 ans – Moi : 1er octobre, Johnny et Sylvie 5 novembre

* LE SOUVENIR MUSICAL

Beaucoup de titres resteront dans nos mémoires.

* LA MALADIE

2009 Premier bulletin de santé inquiétant.

Mais il se relève et enchaîne les albums

« Mes jours ne sont pas en danger », dit-il sans cesse

Il vit comme si la maladie n’existait pas…

On vivait tous comme s’il allait s’en sortir…

On attendait toujours des miracles de Johnny.

On l’a cru immortel. Il est immortel car il va continuer à exister par ses chansons.

Il s’est battu jusqu’au bout. .

Et comme aurait dit Jean Do : « la vie est belle parce qu’elle a une fin »

* IL RELEVE LE DEFI DU CINEMA

C’est une star de la toile.

Il a l’envie de jouer, d’être vrai. Quelques-uns de mes films préférés.

1963 «D’où viens-tu Johnny, » de Noël Howard son premier long-métrage

(Western à la française, dans une Camargue-Far West, avec des gardians-cow boys et des Gitans-Mexicains, Johnny Hallyday- Elvis Presley, dans un rôle Hollywoodien, à savoir un scénario convenu prétexte à glisser çà et là quelques chansons. Johnny chanteur-acteur en interprète trois en solo et une en duo avec Sylvie Vartan. Bagarres, chevauchées, amour et chansons… et inévitable dénouement heureux -Chanson de Jean-Jacques Debout-

1969 : « Le Spécialiste » de Sergio Corbucci 

(Hud est le spécialiste le plus redouté de l’Ouest. Il arrive dans la ville de Blackstone, déterminé à venger son frère Charlie, lynché par les habitants du village après avoir dérobé l’argent de la banque…)

1972 «L’aventure c’est l’aventure» de Claude Lelouch 

(Trois truands (Lino Ventura, Jacques Brel, Charles Denner) et leurs sous-fifres (Charles Gérard, Aldo Maccione) recyclent leurs méthodes traditionnelles de gangsters et décident de jouer la politique pour leurs méfaits dont l’enlèvement de Johnny Hallyday…)

Timide début

1985 « Détective » de Jean-Luc Godard, façon Série Noire. 

2002 « L’homme du train» de Patrice Leconte

(Milan (Johnny Hallyday), un homme au physique marqué genre gangster) ayant pour seul bagage un sac de voyage, descend d’un train dans la petite ville d’Annonay en Ardèche. Il souffre de migraines et passe donc à la pharmacie pour acheter de l’aspirine. Il y rencontre Manesquier (Jean Rochefort), un professeur de français à la retraite qui vit coincé entre ses souvenirs et ses petites habitudes. Ce dernier lui propose l’hospitalité, Milan l’accepte. Se crée alors entre Milan, taciturne et cynique, et Manesquier, grand bavard adepte du monologue alambiqué, une relation faite de fascination mutuelle et d’amitié…)

2006 « Jean-Philippe »,  film français de Laurent Tuel.

 Bande-annonce

(Fabrice (Lucchini) est un cadre moyen, admirateur inconditionnel, incompris par sa femme et sa fille, de Johnny, grand collectionneur de produits dérivés se rapportant à son idole. Après une soirée bien arrosée il rentre chez lui en chantant, ce qui lui vaut de recevoir un violent coup de poing au visage de la part d’un voisin agacé. Lorsqu’il se réveille à l’hôpital, Fabrice se rend progressivement compte qu’il est dans un monde parallèle où Jean-Philippe Smet n’est jamais devenu « l’idole des jeunes…)

2009 «Vengeance»

(Francis Costello vient à Macao pour venger sa fille, Irène, dont la famille a été assassinée par des tueurs à gages mandatés par un chef de la triade locale. Perdu dans une ville qu’il ne connaît pas, il rencontre, alors qu’il rentre à son hôtel, trois tueurs venus exécuter leur contrat en assassinant l’amante infidèle de Mr Fung. Costello, témoin de la scène, garde le silence sur leur identité en échange de leur engagement pour retrouver le commanditaire et les assassins de sa fille...)

Film franco-hongkongais de Johnnie To présenté au festival de cannes, qui fait référence à Jeff Costello, le tueur à gages interprété en 1967 par Alain Delon dans Le Samouraï de Jean-Pierre Melville. Un film magnifique, aussi implacable et glaçant que le bleu des yeux de Johnny. Un Johnny Impressionnant! J’ai adoré. Il n’a pas obtenu le succès qu’il méritait.

2014 «Salaud on t’aime» de Claude Lelouch

(Pour réconcilier son meilleur ami Jacques Kaminsky et ses quatre filles, Printemps, Été, Automne et Hiver, issues de quatre unions différentes, un médecin annonce à celles-ci que leur père est atteint d’une maladie incurable qui ne lui laisse que peu à vivre...)

2017 « Rock ‘n’ roll » de Guillaume Canet qui se met en scène.

(Guillaume Canet -Johnny Hallyday-, comédien de 43 ans, se remet en question le jour où, sur un plateau de tournage, sa jeune partenaire à l’écran lui dit qu’il n’est plus un objet de désir pour les femmes de la jeune génération. La raison? Sa vie de famille bien rangée avec Marion Cotillard, son fils Lucien, sa maison de campagne, sa passion pour les chevaux. Guillaume comprend qu’il faut tout faire pour changer cette image ringarde et plus vraiment sexy…)

2017 «Chacun sa vie» de Claude Lelouch

Plusieurs histoires d’amour, des tranches de vie et des destins liés par le hasard ou la coïncidence, sur fond de festival de jazz à Beaune, en Bourgogne, et d’un procès dans lequel tous les personnages ont un rôle précis : décider du sort d’un des leurs

Je ne l’ai pas encore vu. 

 

ARRET – IMAGES

JOHNNY Hallyday et SYLVIE Vartan COUPLE DE LEGENDE années 70

HOMMAGE A JOHNNY HALLYDAY – 1943-2017

Les 20 images de Johnny que les français n’oublieront jamais

La suite

LES PLUS BEAUX TUBES DE JOHNNY

Et celui-ci qui nous invite à réfléchir et qui nous prend aux tripes.

L’envie d’avoir envie.

 

JEAN D’ORMESSON

JEAN D'ORMESSON academicienJEAN D'ORMESSON academicien

Il est mort comme il a vécu

Avec discrétion et élégance.

A 92 ans, il nous a quittés ce 5 décembre 2017 dans la nuit

Une Crise cardiaque en pleine nuit.

Un autre temps

Un autre monde

Il est l’Expression même de la littérature, Classique et moderne à la fois.

Avec lui, la Tradition n’est pas méprisable.

Il avait un sens aiguisé de la formule. Cela faisait aussi partie de son charme et de sa grande élégance.

«C’est quand il y a quelque chose au-dessus de la vie que la vie devient belle.»

Et celle-ci aussi:

«Personne ne sait jamais ce qu’on gagne avec une naissance. On n’y gagne que des espérances, des illusions et des rêves. Il faut attendre la mort pour savoir enfin ce qu’on perd.»

On pourrait faire un immense recueil de toutes ces petites phrases qui montrent son amour profond de la vie. Et la vie le lui a bien rendu. En cas de désespoir il est conseillé de les relire. En voici quelques-unes .

Ce « Monument de la littérature » nous laisse une image de Bienveillance, Douceur, Elégance, Erudition, Finesse, Générosité, Gentillesse, Grâce, Intelligence et Malice ( tellement de superlatifs élogieux que j’ai préféré les classer par ordre alphabétique)

Sa voix est toujours calme, suave, souriante et rassurante.

Que peut-on rêver de plus ?

Il montre une forme de liberté et d’inquiétude sereine par rapport à la vie. Il a une manière de prendre avec une sorte de fair-play les catastrophes. Un exemple à suivre.

« La vie c’est une fête et c’est un désastre » dit-il.

Il aime les bains de mer et de soleil en Méditerranée. Comme je le comprends.

C’est un grand amoureux des femmes et aussi leur soutien.

Il était moins romancier que philosophe.

Il faut « faire aimer les livres aux gens qui n’en lisent pas »…

 

* MA DERNIERE LECTURE

« Je dirai malgré tout que cette vie fut belle« 

J’ai aimé la manière originale de reprendre le cours de ses souvenirs. Face à un juge nommé MOI il se défend sous le beau nom de MOI.

Son  petit Moi insolent et ridicule, et son grand, omniscient, Noble et Implacable Sur-Moi de Génie, s’affrontent dans ce procès contre lui-même. Et c’est parti pour 462 pages à la Jean d’O… J’ai eu un peu de mal à le terminer. Certains reculeront devant son aspect « pavé » surdimensionné, mais pour les passionnés d’Histoire (je n’en suis pas) et les autres (comme moi), il représente un véritable tour du monde à travers un passé encore proche mais qui nous a souvent échappé. Son récit est truffé d’anecdotes et de rencontres incroyables. Tout Ormesson est dans ce livre : l’homme de tous les contrastes et de toutes les curiosités, léger et profond, caustique et indulgent, érudit et naïf, passionné et indifférent, spirituel et gaffeur, etc…

Pour se défendre dans ce procès qu’il s’intente à lui-même, l’auteur fait défiler au galop un passé évanoui.

On y croise du monde bien, mais tellement de monde, que j’ai eu l’impression qu’il avait rencontré la terre entière.

Il va de l’âge d’or d’un classicisme qui règne sur l’Europe à l’effondrement de ce «monde d’hier» si cher à Stefan Zweig. De Colbert, Fouquet, Bossuet ou Racine à François Mitterrand, Raymond Aron, Paul Morand et Aragon.

 «Quel meilleur interlocuteur que soi-même? Un moyen de pouvoir exprimer la complexité d’une pensée»…

Mais les charmes d’une vie et les tourbillons de l’histoire ne suffisent pas à l’accusé :

 «Vous n’imaginiez tout de même pas que j’allais me contenter de vous débiter des souvenirs d’enfance et de jeunesse? (…) Je ne me mets pas très haut, mais je ne suis pas tombé assez bas pour vous livrer ce qu’on appelle des Mémoires

Il est faussement modeste et son Sur-Moi le lui fait remarquer. J’ai l’impression de me rencontrer moi-même bien que je ne sois pas une personne illustre.

Ce sont les aventures d’un écrivain qui a aimé le bonheur et le plaisir en dépit de tant de malheurs cèdent peu à peu la place à un regard plus grave sur le drame qui ne cesse jamais de se jouer entre le temps et l’éternité, et qui nous emportera.

On y trouve aussi les bons conseils qu’il se plait à nous donner à travers sa propre histoire.

Avant de mourir, sa mère lui a laissé trois principes : 1) ne te fais jamais remarquer ; 2) ne parle jamais de toi ; 3) toute lettre mérite une réponse.

On ne présente plus d’Ormesson. Son style est connu ainsi que son charme et son sourire.

Jean d’Ormesson est un écrivain malicieux. Né en 1925. Il déclare n’avoir rien voulu faire de sa vie. Comme quoi, « Rien » peut mener à « Tout ».

Quelques phrases qui ont résonné en moi

« Je nourrissait en moi comme une soif de transgression »

« Mon père … vivait l’histoire comme une affaire de famille »

« Mes parents veillaient avec une tendre férocité à la priorité de ces obligations »

« Même sans rien faire, je ne me suis jamais ennuyé avec moi »

 « Mes premiers livres, on n’en parlait jamais dans Le Figaro car j’étais sur la liste noire »

Sa médiatisation en fit presque un incontournable du PAF.

* AU CINEMA

Dans « Les saveurs du palais » son deuxième rôle à l’écran (après « Éloge de l’amour », un Godard de 2000, où il tenait un petit rôle), il est égal à lui-même. Parfait !

 » Nous avons cherché ensemble le meilleur. Il fallait trouver le bon ton. Comme il n’était pas acteur, ce n’était pas évident au départ mais ça l’est très vite devenu. À cause de sa vie, de ce qu’il est, Jean avait en lui la possibilité poétique d’être Président. Sur le plateau, il était comme un jeune homme. Il m’a beaucoup touchée ». Catherine Frot

Un film gourmand et délicieux, chargé d’humour et d’émotions: un vrai  délice. J’ai adoré ce film et en particulier le dialogue entre la cuisinière et le président autour du livre « Éloge de la cuisine française » de leur jeunesse. J’ai même acheté le livre de la cuisinière.

A 87 ans , Jean d’Ormesson est très étonnant d’aisance et efficace avec sa douceur, sa lenteur et la joie qui irradie son visage lorsqu’il parle avec sa cuisinière en lecteur émerveillé amoureux des vieilles recettes , de ce superbe livre à la langue aussi délicieuse que les plats qu’il évoque avec elle. Un chef-d’œuvre mêlant littérature et recettes ! Il est réédité ici

« Ne pouvant se prévaloir d’une ressemblance physique avec le défunt Président et conservant la diction un peu ralentie qui lui est propre, l’académicien possède la prestance, le charisme et l’érudition qui donnent à voir un Président subtil et truculent lorsqu’il s’agit de parler de cuisine en tête-à-tête avec Hortense »

Une prestation savoureuse du duo Frot-Ormesson, entouré de seconds rôles convaincants dont Arthur Dupont touchant dans son rôle d’assistant étonné mais dévoué et ouvert à toutes les recherches de son chef.

Pour mieux cerner JEAN D’ORMESSON

-Connaissiez-vous l’histoire de Danièle Delpeuch, la cuisinière de François Mitterrand, qui a inspiré le film ?

-Pas du tout. J’ai fait confiance à Etienne Comar et Christian Vincent. J’avais vu Des hommes et des Dieux, ce film magnifique et cela me suffisait. J’ai fait la connaissance de Danièle Delpeuch un peu plus tard. C’est un sacré personnage.

-Comment avez-vous préparé ce personnage de Président ?

-Le scénario ne m’a pas quitté, je m’endormais même dessus. C’était utile car les scènes faisaient leur chemin dans la nuit. Je n’ai lu le livre de Danièle Delpeuch que bien plus tard. Et j’ai lu le merveilleux livre d’Edouard Nignon, Éloge de la cuisine française, dont le Président s’entretient avec le personnage d’Hortense, la cuisinière. Il me fallait me nourrir un peu de l’intérieur. Mais restons objectifs : ce personnage de Président, qu’on peut penser central, est tout à fait secondaire.

-Vous-même, êtes-vous épicurien comme ce Président qui goûte tant la Poularde demi-deuil?

Je suis très sensible à la nourriture. J’ai adoré la scène avec les truffes. On a dû la recommencer plusieurs fois- c’est très difficile d’être filmé lorsqu’on mange.

Bilan : j’ai dû manger trois truffes et c’était délicieux. Quand j’étais jeune, j’allais quelquefois chez Bocuse ou chez Troisgros. Les grandes tables m’amusaient.

Et il m’est arrivé, comme ce Président que j’interprète, de lire des recueils de littérature sur le sujet.

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Attention! Heure d’hiver! Ce dimanche changement d’heure

Posté par ENO filles le 22 novembre 2016

Oulà! Oulà! Je suis en retard!

Tic tac…Tic tac…

Ce week end, ça recommence!

On abandonne l’heure d’été pour laisser place à l’heure d’hiver !

Certes, on va perdre un peu de soleil le soir.   et y’en a déjà pas beaucoup!  Mais nous profiterons surtout d’une heure de sommeil en plus ! Restons positifs.

Alors ce n’est pas tout!

Faut penser à régler nos horloges, réveils et montres, tous, sans exception,  sous peine d’arriver une heure en retard au bureau lundi !

Pour les retraités, pas de changement.

Faites comme bon vous semble. Une heure de plus, une heure de moins,  Bof!

Allez, pour vous aider, grâce à Cybercartes, voici quelques trucs pratiques « changement d’heure »

Et bien sûr n’oubliez pas de revenir sur mes précédents articles. C’est toujours pareil ou presque….

Archive pour la catégorie ‘Changement d’heure’

CHANGEMENTS D’HEURE

LES CHANGEMENTS  D’HEURE D’HIVER DE 2008 A 2012

H - dimanche 26 octobre 2008: Aujourd’hui, changement d’heure… Dans quel sens les aiguilles?

H- dimanche 30 octobre 2011: Passage à l’heure d’hiver

- Le progrès rend-t-il l’homme heureux?

- Humour sur le changement d’heure.

- Histoire du changement d’heure

H- Remettez vos pendules à l’heure

Poème de Baudelaire L’horloge

Publié dans changement d'heure, Nature | Pas de Commentaires »

Samedi 29 octobre 2016 – C’est le changement d’heure

Posté par ENO filles le 29 octobre 2016

    On change d'heure

La liberté, c’est de n’arriver jamais à l’heure” (Alfred Jarry)

On va être en retard

 

Pierre Bertaud chante L’heure d’hiver

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Ça y est ! On y est ! L’HEURE HIVER, c’est pour ce week-end 

Dimanche on se lève une heure plus tard.

 

Attention!!! changement d'heure

Dans la nuit du samedi 29 au dimanche 30 octobre, à 3 heures du matin, il ne sera en réalité que 2 heures. 

 

 

Bien des gens sont comme les horloges qui indiquent une heure et en sonnent une autre

(Proverbe danois)

 

Un livre de Guy Gauthier

Un livre de Guy Gauthier

 

 

Une heure en plus = une heure de sommeil gagnée! Même si cela n’est valable que pour la première journée.

 

C'est le Bonheur!

C’est le Bonheur!

Je me répète: Les montres retardent une heure : à 03:00 heure du matin, il sera 02:00 heure du matin.

 

Whaa§

C’est bien pour moi!

L’envie de trainer une heure de plus au lit le matin, ça me démangeait déjà depuis une bonne semaine.

 

Et dormir, et rêver

 

Et n’en déplaise aux détracteurs, l’hiver, quand il fait encore nuit, il est dur de sortir de son lit.

Ah! Dormir!

C’est vrai ! La journée sera courte. Et pour ceux qui travaillent, ils seront encore dehors, la nuit tombée.

Et quand ils rentreront chez eux il ne leur restera plus qu’à se reposer.

Je suis née avec le changement d’heure. Alors mon horloge biologique est parfaitement adaptée. J’en ressens les effet avec toujours un peu d’avance.

J’adore me lever une heure plus tard l’hiver et me lever tôt en été car cela rallonge les journées et comme je suis une fille du soleil, je veux en profiter.

 

Oui! C’est vache!

C'est vache!

 

 

Allez!

 

Et aussi changez de monstre

 

 

 

 

 

MICRO-TROTTOIR

Savez-vous pourquoi nous changeons d’heure deux fois dans l’année ? C’est la question pas si simple posée par AcTualiTy à quelques passants.

 

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Dernières minutes

Cliquez sur les liens ci-après

TOUT CE QUE VOUS VOULEZ SAVOIR SUR LE CHANGEMENT D’HEURE

les zozios et le changement d'heure

 

ET COMME CHAQUE ANNNE ON SE POSE TOUJOURS LES MEMES QUESTIONS

C’est une habitude depuis 1976.

Les horloges du pays avancent d’une heure le dernier dimanche d’octobre.

Cette date fixée par convention, ne correspond à rien de particulier. Elle intervient tout juste 2 mois avant le solstice d’hiver, le moment où le temps d’ensoleillement dans les pays de l’hémisphère nord est le plus court de l’année.

- A quoi sert le changement d’heure ?

 

Toujours les zozios

- Et si on l’abrogeait ?

Peu convaincus de son utilité, plusieurs pays ont actuellement abrogé le changement d’heure.

-Dans un rapport de 1997, pour des raisons pratiques, le Sénat avait conseillé l’abrogation du changement d’heure qui devait rester  définitivement à l’heure d’hiver, toute l’année.

-En 1998, l’Europe a harmonisé les dates pour l’UE

Ainsi, France avait la même  l’heure que Grande Bretagne durant l’été et partageait l’heure d’Allemagne durant l’hiver. Là encore, la date a été fixée arbitrairement au dernier dimanche de mars.

- En 2009, c’est la Tunisie et l’Argentine qui ont cessé de changer d’heure au printemps et à l’automne.

- 2010 Pourquoi  le changement d’heure ?

Le changement d’heure est censé nous faire économiser de l’énergie, à l’échelle du pays. Les dernières études remontent à cette date.

Livrés par l’ADEME (Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie), il était indiqué que les économies en énergie et en CO2 étaient bien constatées (une économie en émissions de CO2 de 44 000 tonnes), pour une mesure qui ne coûte rien ou presque à l’Etat (440 gigawatt-heures étaient ainsi économisés, ce qui correspond à la consommation d’énergie pour éclairer pendant une année 800 000 ménages et d’environ 1,8 millions d’habitants).

- En 2011, la Russie cesse également, comme l’Egypte, comme la Biélorussie.

- En mai 2013, au Québec, la question de son abandon a engendré un vaste débat. Le gouvernement a décidé de le conserver, considérant que « l’état actuel des connaissances ne nous permet pas de démontrer les avantages ou les désavantages de le maintenir.

- Il y a quelques semaines, la Turquie l’a abandonné.

-En France, en mars 2015, Ségolène Royal, ministre de l’Environnement et de l’Energie, avait annoncé la réalisation d’une enquête sur les bienfaits réels du changement d’heure sur l’économie française et sur les effets sur la santé de Français. Mais la mesure est restée dans les cartons.

Ce que demande le peuple

 

EN SAVOIR PLUS SUR L’HEURE D’HIVER 

L’heure d’hiver en France, c’est GMT+1

Lors du changement d’heure qui intervient à la fin de cette semaine, la France reviendra donc à son heure dite « normale », par opposition à l’heure d’été.

Et pour cause, un décalage a été opéré lors du passage à l’heure d’été il y a sept mois, en mars dernier.

Par ce changement d’heure, le lever du soleil sera automatiquement plus matinal et son coucher plus précoce dans la journée.

Mais malgré ce retour en arrière, l’Hexagone restera tout de même en décalage avec le méridien de Greenwich et donc l’heure dite « solaire ».  

Les plus optimistes pourront toutefois se réjouir : cet « oubli » de l’histoire permet de conserver davantage de luminosité en fin de journée durant les longs mois d’automne et d’hiver.

L’ensoleillement qui décline de jour en jour à partir de l’automne, atteint son minimum lors du solstice d’hiver, autour du 21 décembre

A cet instant, la Terre atteint son inclinaison maximale par rapport au Soleil, les rayons tapent fortement l’hémisphère sud – qui est en été – mais l’hémisphère nord ne profite que de quelques heures de lumières. 

IMAGINEZ PLUTÔT: si nous décidions de nous baser sur l’heure naturelle, la nuit tomberait en milieu d’après-midi en hiver, vers 16 heures au lieu de 17 heures aujourd’hui  (De manière générale, autour de cette période, le soleil se couche à Paris avant 17 heures !)

 

La France a changé de temporalité et son rapport au soleil il y a plusieurs décennies.

A l’origine ? La Seconde Guerre mondiale et plus exactement, l’Occupation allemande.

 

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A cette époque, le régime de Vichy a en effet accepté de passer à l’heure germanique, en modifiant son fuseau horaire pour le faire correspondre avec celui de Berlin. Une décision lourde de conséquences, qui n’a jamais été modifiée depuis. 

Résultat : cela fait trois-quarts de siècle que les Français vivent durant cinq mois de l’année, de fin octobre à fin mars, avec une heure de plus que l’heure universelle GMT (Greenwich mean time), soit GMT+1.

 

L’HEURE D’ETE

Lors du changement d’heure d’été, adopté en 1975, le pays accentue d’une heure supplémentaire ce décalage avec le soleil.

Nous vivons donc en heure GMT +2 pendant sept mois de l’année, de fin mars à fin octobre.

 

EN VIDEO 

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 3 ASTUCES POUR BIEN PASSER A L’HEURE D’HIVER

 

Changement d'heure le truc

 

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jfaiscquonveut

 

JE DÉTESTE L’HEURE D’HIVER ! ET VOUS ? | CHANGEMENT D’HEURE

 

Les detracteurs, ça me defrise

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horloge animée

 

 

 

 

 Alors vous avez compris cette fois?

grrr!

 

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La rentrée – fin de journée

Posté par ENO filles le 1 septembre 2015

L’image du jour

Need more sleep

 

De toutes les écoles que j’ai fréquentées, c’est l’école buissonnière qui m’a paru la meilleure.”

Les vacances c’est quand?

Ne cherchez plus. Les voici

Les zones et les dates des vacances scolaires changent à compter de la rentrée scolaire de septembre 2015 : effectuez une recherche géographique pour vérifier si votre académie est concernée par le changement de zone.

Retrouvez les dates des prochains calendriers scolaires pour les zones A, B et C.

 

 Vacances des académies de :
Vacances Zone A Zone B Zone C
  Académies : Besançon, Bordeaux, Clermont-Ferrand, Dijon, Grenoble, Limoges, Lyon, Poitiers Académies : Aix-Marseille, Amiens, Caen, Lille, Nancy-Metz, Nantes, Nice, Orléans-Tours, Reims, Rennes, Rouen, Strasbourg Académies : Créteil, Montpellier, Paris, Toulouse, Versailles
Prérentrée des enseignants Reprise des cours : lundi 31 août 2015 : C’EST FAIT
   
Rentrée scolaire des élèves Reprise des cours : mardi  1er septembre 2015:  CA AUSSI
   
Vacances de la Toussaint Fin des cours : samedi 17 octobre 2015 Reprise des cours : lundi  2 novembre 2015
   
Vacances de Noël Fin des cours : samedi 19 décembre 2015 Reprise des cours : lundi  4 janvier 2016
   
Vacances d’hiver Fin des cours : samedi 13 février 2016 Reprise des cours : lundi 29 février 2016 Fin des cours : samedi  6 février 2016 Reprise des cours : lundi 22 février 2016 Fin des cours : samedi 20 février 2016 Reprise des cours : lundi  7 mars 2016
Vacances de printemps Fin des cours : samedi  9 avril 2016 Reprise des cours : lundi 25 avril 2016 Fin des cours : samedi  2 avril 2016 Reprise des cours : lundi 18 avril 2016 Fin des cours : samedi 16 avril 2016 Reprise des cours : lundi  2 mai 2016
Vacances d’été Fin des cours : mardi  5 juillet 2016
   
  • Le départ en vacances a lieu après la classe, la reprise des cours le matin des jours indiqués. Les élèves qui n’ont pas cours le samedi sont en congés le vendredi soir après les cours.
  • Début des vacances d’été : les enseignants appelés à participer aux opérations liées aux examens sont en service jusqu’à la date fixée pour la clôture de ces examens par la note de service établissant le calendrier de la session.
  • Pour les enseignants, deux demi-journées (ou un horaire équivalent), prises en dehors des heures de cours, pourront être dégagées, durant l’année scolaire, afin de permettre des temps de réflexion et de formation sur des sujets proposés par les autorités académiques. Pour l’année scolaire 2015-2016, les classes vaqueront le vendredi 6 mai 2016 et le samedi 7 mai 2016. Pour l’année scolaire 2016-2017, les classes vaqueront le vendredi 26 mai 2017 et le samedi 27 mai 2017.

À noter Les dates fixées par le calendrier scolaire national peuvent, sous certaines conditions, être modifiées localement par le recteur. Ce calendrier n’inclut pas les dates de fin de session des examens scolaires.

Pour la Corse, les départements d’outre-mer et les collectivités d’outre-mer Les recteurs, vice-recteurs et chefs de services de l’Éducation nationale ont compétence pour adapter le calendrier national en fixant, par voie d’arrêté, pour une période de trois années des calendriers scolaires tenant compte des caractères particuliers de chacune des régions concernées.

 

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La promo 59 Marie-Hélène Mesmin

Posté par ENO filles le 19 mars 2015

 

Coucou Paule

Tout d’abord merci, encore et toujours, pour tous ces articles, très « fouillés » qui me plaisent beaucoup…

Pour ce blog, qui nous permet d’être, au-delà de l’espace et du temps toujours ensemble!!!….

Et voilà une belle  « anecdote » que nous te devons….

En 2013, pour nos « 70″ans, et grâce à ton blog, nous avons pu nous retrouver… 51ans après !!!

Jeanne Milléliri-De Peretti… je suis allée la retrouver en Corse ou elle vit

Geneviève Sanchez- Scherek. Nous devons nous voir bientôt

Geneviève Fabre qui réside à Angers   

Lydia Sanchez-Scarampi qui vit à Guardamar en Espagne

… et moi, Marie Hélène Mesmin-Lorrain – je vis à Tours -

En juillet dernier, Geneviève Fabre et moi, nous sommes allées retrouver Lydia Sanchez en Espagne.

Une très belle émotion que tu peux comprendre bien sûr!!!

Quel bonheur!!! Nous avons retrouvé nos « 18″ ans… nous sommes restées quelques jours à Guardamar et depuis … nous nous suivons et nous revoyons…Que Allegria!!!

Voici une photo de nous trois

Les retrouvailles

Geneviève Fabre, Marie-Hélène Mesmin  et Lydia Sanchez

Promo 59

Si tu veux la mettre sur le blog… ce serait bien!

Tu nous a permis cette grande joie !!!

Sois remerciée de tout notre cœur!!

Je t’embrasse bien affectueusement    

Marie-Hélène Mesmin

Ci-dessous également quelques photos-souvenirs de l’ENO en 1960

IMG4 Parc entrée ENO 1962 a

Dans le parc ENO hiver 1960 noms

IMG3 Lydia Sanchez nom

 Et voilà, Marie-Hélène, ta demande est satisfaite.

Je suis heureuse de voir que ce blog, dont c’était la vocation première vous ait permis de vous retrouver.

Si tu possède d’autres documents et photos de l’époque, ils trouveront leur place également sur le blog.

Bonne continuation et merci de lire et d’apprécier ce blog. N’hésite pas à y mettre des commentaires. Cela contribue à le rendre plus lisible dans les moteurs de recherche.

Archive pour la catégorie ‘Promo 1959- 1962′

La promo 1959 à 1962

Article du 9 avril 2012 Promo 1959- 1962

Retrouvez-les dans les pages et volets ci-dessous:

Promo 59-62 liste des élèves

Article du 29 avril 2009 – Promo 59-60 – Marie -Thérèse Sanchez

Article du 9 janvier 2010 Promo 59 Liliane Blanc, suite  photos

Article du 27 septembre 2011 Annick Hoyon promo 59

Article du 3 octobre 2011 Annick Hoyon promo 59 des photos

Article du 9 avril 2012 Normaliennes Promo 59

- Elisabeth Chioru

- Liliane Blanc

- Geneviève Simon

Article du 27 janvier 2012 Promo 59-62 : Geneviève Simon, vous connaissez ? 

Un message de Simon Geneviève

- Marie-Hèlene Mesmin- Lorrain

Article du 30 avril 2013 Promo 59-62  un message pour vous

Article du 11 septembre 2013 Eliane Anton recherche ses amies de la Promo 1959

Article du 15 octobre 2013 De sympathiques retrouvailles. Anniversaire Eliane Anton promo 59

Article du 29 octobre 2013 Eliane Anton, nouvelles fraîches

LISTE DES ELEVES

  1. AIVAR Marie-José
  2. AMSELLEM Jacqueline ou Paulette
  3. ANTON Eliane
  4. BENIZRI Elisabeth
  5. BENZHORA Tata
  6. BLANC Josiane
  7. BONNE Marie-Madeleine
  8. BOURDIE Michèle
  9. BRIN-AURIGO Danièle
  10. CAMALLONGA Jeannine
  11. CANO Josiane
  12. COSTE Anne-Marie
  13. DARMON Monique
  14. DE RUEDA Jacqueline
  15. DEVENEY Geneviève
  16. DEZAN Jeanne
  17. DUTEIL Edith
  18. ESQUIERDO Gabrielle
  19. FABRE Geneviève
  20. FONT Michèle
  21. FREIXE Marie-Louise
  22. GARCIA Jeanne
  23. HOYON Annick
  24. KLASEN Nicole
  25. LABBOUZ Josette
  26. LACOSTE Chantal
  27. LEVY Jacqueline
  28. LOPEZ Annie
  29. MACIA Jeanne
  30. MARTINEZ Danièle
  31. MERINOS Marie-Gabrielle
  32. MESMIN Marie-Hélène
  33. MIHOUB Fatma
  34. MILLELIRI Jeanne
  35. MORETEAU Annie
  36. NAVARRO Line
  37. PARRY Michèle
  38. PASTOR Claudette
  39. PERAIRA Odette
  40. POMEDIO Lucienne
  41. PONS Michèle
  42. QUILLIEN Nicole
  43. RICARD Jeannine
  44. RUESCAS Jeannine
  45. SALVADOR Marie-Paule
  46. SANCHEZ Geneviève
  47. SANCHEZ Lydia
  48. SICSIC Odette
  49. SIMON Genevieve
  50. TERRAL Agnès
  51. THIRIAT Jacqueline
  52. VERIN Jeanne

 

 

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Noël, fête des lumières « Et que la lumière soit »

Posté par ENO filles le 18 décembre 2014

18

Noël, fête des lumières « Et que la lumière soit » dans Fête des lumières la-fete-des-lumieres-2014

Tombent les nuits à la lueur de bougies qui fondent
Et que la lumière soit
Passent les heures que s’écoulent à jamais les secondes

Dieu dit « La lumière est semée pour le juste, Et la joie pour ceux dont le cœur est droit ».

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Pas de panique! Cliquez sur l’image… vous serez illuminés. Magnifiques réalisations

→ En savoir plus avec le livre de la Génèse ou avec l’interprétation de Louis Segond, plus facile à lire.

A  Lyon, comme chaque année, la ville, fidèle à sa tradition s’illumine, toujours plus, toujours plus belle grâce au génie des hommes. Toutefois, à l’époque où j’y résidais nous nous contentions de huit modestes lumignons sur le rebord de la fenêtre.

lumignon-fete-des-lumieres

« En traversant le temps, ce qui était un geste de Foi s’est dilué dans le patrimoine laïc lyonnais et le fait de mettre quelques bougies à la fenêtre le 8 décembre, se perpétuera dans toutes les familles – toutes religions confondues. Comme pour écarter un ancien malheur, comme le remerciement d’une ville d’être encore vivante, comme un geste de joie ».

Et je l’ai fait avec foi et bonheur.

 

Pour en savoir plus, cliquez sur ce site Les légendes et l’histoire vraie des Illuminations ou de la Fête des lumières

« Marie nous a sauvés et j’aime raconter cette histoire aux étrangers qui ne connaissent pas ce qu’il s’est passé à Lyon et qui viennent voir « la fête des Lumières » en oubliant « la célébration de l’Immaculée Conception »…Quel bel hommage à Marie! Pour tous les amoureux de cette tradition et de l’histoire lyonnaise, voici un très bon roman noir sur les illuminations lyonnaises : « L’ombre du 8 décembre », de Christophe Cornillon, aux éditions La Taillanderie. A lire un soir du 8 décembre… » Un commentaire de Flo du 2 mai 2010.

Malgré la laïcisation à outrance de cette célébration, les « Illuminations » de Lyon devenues aujourd’hui « Fête des lumières » est devenue incontournable et, chaque année, notre fidèle amie Sabine, nous offre ce spectacle époustouflant que tous n’ont pas la chance de voir.

bougies sabyplanete

 

Pour mémoire :

En 2009 (Volet 6)

Samedi 5- 6-7 décembre Lyon Fête des lumières

Mardi 8 Décembre – Lyon Fête des lumières dernier jour

 

Lyon en 2012 (volet 9)

Et en 2014 la fête continue

Dès le 7 décembre, Sabyplanète nous offre un petit florilège des installations  vues en une soirée… Fête des lumières au Parc de la Tête d’or

 

Retrouvez-là dès le lendemain au PARC DE LA TETE D’OR pour admirer le Jardin d’hiver de Christophe Martine, et autres cerfs-volants, lanternes et méduses flottantes.. Un petit air de déjà vu pour des habitués de la Fête des Lumières comme nous…Mais pour vous ?… Cliquez ici

11 décembre Fête des Lumières 2014 aux Terreaux

Fete-des-Lumieres-2014-Terreaux

« Après notre visite des attractions du côté Rhône, nous voilà donc revenus à la Fête des Lumières pour une deuxième soirée de balade, cette fois du côté Saône, depuis les Terreaux L’animation de la place des Terreaux est un incontournable qui attire toujours une foule compacte…

Heureusement, nous arrivons tôt sur la place et bénéficions de la première projection de la soirée, à 17h45… pas encore trop de spectateurs, du coup, on en profitera deux fois !

L’artiste a eu la bonne idée de mettre à l’honneur tout ce qui fait la spécificité de Lyon dans le domaines des Arts avec des clins d’œil au Musée St Pierre, au Musée d’Art Contemporain, à l’Opéra et à la Biennale de la danse…

C’est dynamique, coloré, plein de jolies idées (les tableaux qui s’animent, la danseuse de Degas qui perd son tutu pour revêtir un justaucorps quand elle change de tableau puis lance la musique d’un tango…) et pour couronner le tout, un génial mix danse classique /hip hop ! »

Pour lire la suite cliquez ici

Mais prenez garde de ne pas finir « glacés »

glacés

 

Et ce n’est pas fini !… La suite sur LYON : Fête des Lumières 2014

 

Les huit bougies

La fête des lumières est célébrée par tous.

Ce message de notre amie Mireille Assouly-Loeb le 16 décembre 2012 garde toute sa place ici. Merci Mireille. Pour le lire cliquez ici

17 décembre Tout le monde s’en mêle

Pour illustrer la magie de Noël, cette famille illumine sa maison au rythme de la chanson de La Reine des Neiges « Let it Go »

Image de prévisualisation YouTube

« C’est dans cette maison située aux États-Unis, plus précisément au Texas, que cette famille a mis au point un système de plus de 25 000 ampoules, toutes réglées comme du papier à musique. Un spectacle qui coûte tout de même la bagatelle de 15 dollars à chaque représentation. Certaines personnes font preuve d’une imagination débordante pour décorer leur maison à l’approche des fêtes. Chaque année, nous sommes éblouis par la découverte de ces véritables antres de Père Noël. Admirez alors cette maison au Texas dont l’éclairage est synchronisé au titre « Let it Go » de La Reine des Neiges». 

Et quoi de mieux que le cristal pour sublimer la lumière. Cette exposition est faite pour vous

Encore plus fort

(Vu sur Daily geek show)

Tous les habitants de ce quartier ont synchronisé leurs éclairages de Noël pour un résultat musical déjanté.

Les habitants de ce joli petit quartier ont eu une idée super originale : coordonner leurs éclairages avec des musiques de Noël. Le résultat est un spectacle époustouflant, filmé pour l’occasion depuis un drone. Un régal pour les yeux et pour les oreilles !

Jeff Maxey a filmé à l’aide d’un drone son quartier de la ville de Yucaipa (Californie) où l’éclairage de Noël d’un groupe entier de maisons est synchronisé avec des musiques comme « Wizards in Winter » du Trans-Siberian Orchestra, « All I Want for Christmas Is You » de Mariah Carey ou encore « Blue Christmas » interprétée par Harry Connick Jr.

Vrai ou faux?

En tout cas, si c’est faux, le montage est intéressant

 

Image de prévisualisation YouTube 

Baccarat, la légende du cristal

Baccarat

Exposition du  15 Octobre 2014 au 4 Janvier 2015 au Petit Palais à Paris (75008)

Dans le cadre du 250e anniversaire de la fondation de la manufacture de Baccarat, le Petit Palais regroupe quelques 300 pièces de cristal provenant de la célèbre manufacture lorraine, issues d’emprunts prestigieux au musée d’Orsay, au Louvre, aux Arts décoratifs, à la Cité de la Céramique, aux Arts et Métiers, au château de Compiègne et aux musées de Nancy.

Et pour terminer cet article, il faut bien que ça s’arrête !… je vous offre une de ces merveilleuses cartes
de Jacquie Lawson. Cliquez sur l’image

The Christmas Tree J.Lawson

 

Et c’est pas fini…

 

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Jour 17 du calendrier de l’avent

Posté par ENO filles le 16 décembre 2014

Le calendrier avent

17

Idée reçue de circonstance pour cette semaine ! A quelques semaines du réveillon de Noël, la question du sapin de Noël commence à se poser dans de nombreux foyers français. Cette année, sapin naturel ou sapin artificiel ? Voici quelques éléments de réponses.Aujourd’hui 17 décembre, vous avez sans doute dressé votre sapin dans votre salon.

Avez-vous fait le bon choix?

Pour les retardataires, il est encore temps

SAPINS NATURELS

Jour 17 du calendrier de l'avent dans Noël epicea          sapin-nordmann 17 dans Noël

Si vous choisissez:

 LES ÉPICÉAS

Les Épicéa, aussi appelés sous le nom Picea Abies sont les traditionnels sapins que l’on a connus lors de nos premiers Noël. Ce sont ceux qui sentent bon cette odeur typique de Noël. Ils ont malheureusement été peu à peu délaissés ces dernières années parce qu’ils perdaient beaucoup leur aiguilles. Mais ça, c’était lorsqu’ils étaient coupés. Maintenant qu’ils sont en pot, ils tiennent beaucoup mieux, pour notre plus grand plaisir. Notez leur élégance grâce à leurs fines aiguilles disposées sur des rameaux de couleur orangé.

LES NORDMANN

Les Nordmann, aussi appelés sous le nom Abies Nordmanniana sont de robustes sapins que l’on connaît déjà en France depuis quelques années. Leurs aiguilles sont épaisses et solides, ils piquent beaucoup moins et perdent moins leurs aiguilles, raison pour laquelle ils sont très plébiscités. Leur robustesse leur permet de supporter des décorations un peu plus lourdes. Les Nordmann résistent également mieux à la température des logements chauffés d’hiver.

Leurs points forts : ils sont très résistants et agréables au toucher.

Leurs points faibles : ils sont moins odorants.

La famille Nordmann compte 3 membres. Vous retrouverez Camille et Arnold dont vous avez fait la connaissance l’année dernière. Nous accueillons cette année le petit dernier de la famille, Léon.

Leurs points forts : ils sentent bon et ont une apparence fine et délicate.

Leurs points faibles : plus fragiles, il faut faire attention à ne pas les surcharger.

La famille Épicéa compte cette année 1 membre : Gustave, le plus grand et majestueux.

Pour en savoir plus cliquez sur   »Le sapin« 

SAPINS ARTIFICIELS

Ils ne sont pas odorants mais ils sont pratiques, ils ne piquent les enfants, ils ne perdent pas leurs aiguilles, ils sont économiques car ils peuvent durer très longtemps.

Lequel est le plus écolo? … quelques éléments de réponse ci-après.

A quelques semaines du réveillon de Noël, la question du sapin de Noël commence à se poser dans de nombreux foyers français. Cette année, sapin naturel ou sapin artificiel ?

Pour quelques éléments de réponses. Cliquez ici

Et ça, c’est mon choix

le sapin de Julia   le sapin de Julia

Dans ma précédente villa, un petit sapin naturel replanté après usage festif dans le jardin est devenu très grand et je l’ai choyé jusqu’à mon départ en appartement

Mais à l’intérieur, en 1996, alors que mon petit-fils avait 2 ans j’ai fait le choix du sapin artificiel pour les raisons ci-dessus et surtout pour que Tom et ses petits cousins puisse jouer à son gré sans se blesser.

Et depuis, personne ne veut en changer et surtout pas lui.

Et en appartement, c’est bien plus difficile de repasser au naturel. Une idée très intéressante:  cette année des sites ont fleuri qui proposent de vous louer un sapin naturel avec transport assuré . la formule était séduisante mais les prix eux ne l’étaient pas C’est dommage! Une idée à développer

Alors mon fidèle et inaltérable sapin artificiel a repris du service,  pour le bonheur de toute la famille.

le sapin de Tom

Le sapin de Tom en 2000

2014.11.19-sapin1-225x300 17 décembre

le sapin 14 ans après

 

2013-le-sapin-225x300 animation

le sapin en 2013

 

 Cette année il a changé de look. Je vous le présente

illuminations diaporama

2014 Mon sapin illuminé

 

27 novembre 2014- Record Guiness d’illuminations de Noël à New York

Une famille de New York espère battre le record du monde Guiness du plus grand nombre de lumières de Noël sur une maison.

Record Guiness d’illuminations de Noël à New York - Voir la vidéo

Et voici le sapin chez Disney… Il y a Noel et il y a Noel à Disneyland

le sapin de Disney en 2013 (2)

le sapin de Disney en 2013 (1)

Cliquez ici

Sapins insolites

Certains déploient des trésors d’imagination pour réaliser les sapins les plus farfelus…

Drôles de sapins

Autres articles sur le sapin

NOEL 2009 (volet6) Mercredi 9 décembre Sapins à gogo

Dimanche 20 décembre Les sapins de Noël des créateurs

NOEL 2010 (volet 7)

13 décembre La grande histoire du sapin et de la boule de Noël Lettre au Père Noël 2010

20 décembre Les plus beaux sapins de noël dans le monde – diaporama

Le premier sapin de Noël et les premières guirlandes

NOEL 2012 (volet 9)

10 décembre 2012* Sapins contemporains extraordinaires

23 décembre 2012* Les comptines de Noël  Mon beau sapin

NOEL 2013 (volet 9)

- Les parades du Père Noël en Amérique du Nord

- Le plus grand des défilés du père Noël

- 23 décembre Mon beau sapin

Et c’est pas fini !!!

Sapin animé

 

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Mission Rosetta- la suite

Posté par ENO filles le 18 novembre 2014

 

La folle aventure de la sonde Rosetta et de son robot Philae

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Cliquez sur le lecteur ci-dessous

 

 

Image de prévisualisation YouTube

Mercredi 12 novembre

Il y a quelques jours, le monde a regardé et s’est réjoui alors que le petit engin spatial Philae atterrissait sur la surface de la comète Tchouri.

« Arrival » by Vangelis

Image de prévisualisation YouTube

Cependant, on a vite compris que ses harpons ne s’étaient pas déclenchés et que l’engin avait rebondi sur la comète.

PHILEA_LANDER_Rosetta_spa

Philae s’est à nouveau envolé à près d’un kilomètre de hauteur avant de retomber incroyablement lentement, pendant près de deux heures, avant de sautiller de nouveau, cette fois-ci moins haut et moins longtemps, et de finir en territoire inconnu.

Il a fallu un peu de temps, mais les images prises par Rosetta –qui est en orbite autour de la comète– au moment du premier contact entre Philae et la comète ont finalement été divulguées par l’Agence spatiale européenne (ESA).

Cette vidéo montre le moment juste avant et celui juste après où Philae a rebondi sur la comète.

Publication Sud-Ouest:

« Le robot a réussi l’exploit d’atterrir sur Tchouri mais ses harpons n’auraient pas fonctionné ».

Mission Rosetta- la suite dans ENO agilkia-le-site-datterrissage-de-philae-a-dorenavant-un-nom

Agilkia: le site d’atterrissage de Philae a dorénavant un nom

« Après l’euphorie des premiers instants, les responsables de la mission Rosetta espèrent y voir plus clair jeudi sur la situation du petit robot Philae, au lendemain de son atterrissage historique sur une comète.

Les premières données reçues après l’atterrissage sur la comète Tchourioumov-Guérassimenko laissent supposer une situation pas tout à fait conforme à ce qui était prévu.

Elles font également planer des doutes sur les capacités du robot à assurer pleinement la totalité de son programme scientifique.

« Nous ne comprenons pas encore vraiment ce qui s’est passé », a déclaré Stephan Ulamec, responsable de Philae, lors d’un point de presse mercredi soir à l’ESOC.

Stephan Ulamec

« Nous devrions en savoir beaucoup plus demain matin », a-t-il ajouté. »

 

« Des fluctuations dans les signaux radio suggèrent soit que Philae a atterri dans une sorte de « bac à sable », soit qu’il a doucement rebondi sur la surface avant de se reposer une seconde fois.

« Donc, peut-être aujourd’hui, nous avons atterri deux fois », a lancé Stephan Ulamec, déclenchant les rires de l’assistance.

« Nous savons que le robot a touché le sol de la comète. Nous avons reçu un signal très clair et nous avons aussi reçu des données de l’atterrisseur, notamment scientifiques. C’est la très bonne nouvelle », a-t-il souligné. « La mauvaise nouvelle, c’est qu’apparemment ses harpons n’ont pas fonctionné et qu’il n’est pas ancré à la surface ».

« Comment utiliser la foreuse ?

Si Philae n’était pas bien arrimé au sol, « ce serait embêtant pour certains instruments » a déclaré mercredi à l’AFP le chef de projet Rosetta au Centre national d’études spatial (CNES), Philippe Gaudon, à Toulouse.

« On a besoin qu’il soit bien harponné pour utiliser la foreuse qui doit permettre de récupérer les échantillons dans le sol », a-t-il expliqué. La mission du robot laboratoire est notamment de faire des prélèvements qui donneront des informations sur les origines du système solaire, voire sur l’apparition de l’eau et de la vie sur Terre.

Malgré tout cela reste un succès historique

Les responsables de la mission n’ont en tout cas pas boudé leur plaisir mercredi d’avoir réussi cette première dans l’histoire de l’exploration spatiale, point d’orgue d’une aventure entamée il y a 20 ans.

« Nous sommes les premiers à l’avoir fait et c’est cela qui restera pour toujours », a déclaré Jean-Jacques Dordain, directeur général de l’Agence spatiale européenne. « C’est un grand succès et ce fut une grande journée », a-t-il martelé.

En revanche, les scientifiques n’ont pas reçu mercredi les images panoramiques qu’ils espéraient depuis le sol de Tchouri.
Quelle que soit la situation de Philae à la surface de la comète, Rosetta, qui a déjà parcouru 6,5 milliards de km dans l’espace, poursuivra son escorte de Tchouri au moins jusqu’au 13 août prochain. C’est à cette date que la comète passera au plus près de l’astre.
D’un coût total de 1,3 milliard d’euros, la mission Rosetta a mobilisé environ 2.000 personnes depuis 20 ans.

Jeudi 13 novembre – 11h:12

Philae a envoyé sa première image de la surface de « Tchouri »
la-1ere-image-de-tchouri Agence spatiale européenne dans ENO
accompagnée du message suivant :
« Maintenant que je suis au sol en sécurité, voilà à quoi ressemble ma nouvelle maison 67P (l’autre nom de la comète – NDLR) vue de là où je me trouve. »
Voir la vidéo ici
ndlr: la publication de cet article est un peu obsolète (petit problème technique de publication) pour tous ceux qui ont assisté en direct à cet événement.
Mais pour les autres il n’est pas trop tard pour s’informer. Alors je publie ici .

L’actualité de Rosetta-Philae en hibernation

Une victoire pour l’Europe, pour la France et pour la science, mais la mission ne fait que commencer.

Le robot Philae est entré en hibernation sur le sol de la comète Tchouri après 57 heures de suspense autour de son ambitieuse mission d’exploration.

Une mission qui n’a pas été de tout repos :

l’ancrage du robot n’a pas fonctionné comme il aurait dû et, après quelques rebonds, le robot a atterri dans une zone sombre, empêchant le rechargement des batteries solaires.

 

La mission n’est pas terminée.

Philae a déjà fait un travail « extraordinaire »

la « moisson » de données scientifiques de Philae est déjà riche, selon le Cnes (Centre national d’études spatiales) qui souligne qu’il faudra du temps pour les analyser.

« Les résultats de Philae sont extraordinaires », souligne Marc Pircher, le directeur du CNES. « 80% du travail du robot a été fait », assure-t-il.

« Bonjour la Terre ! J’ai eu une nuit très active sur la comète. Je suis à nouveau en contact avec mon équipe« , disait ce matin Philae, sur son compte Twitter, animé par l’Agence spatiale européenne.

12-novembre-2014 agilkia

La mission est-elle pour autant réussie ?

Réponse avec David Larousserie, journaliste au cahier « Science et médecine » du Monde.D’une part le robot Philae peut se réveiller dans quelques mois, une fois que ces batteries seront chargée.D’autre part la sonde Rosetta suit la comète depuis le mois de mars 2014 et va la suivre  jusqu’en décembre 2015.Et même à distance elle continue à prendre des mesures et à recevoir des données de la Comète Tchouri. Ce qui est très précieux pour les chercheurs. Beaucoup de choses ont déjà été enregistrée:

- des données physiques, champs magnétiques, particules électriques autour de la comète, également sa structure interne.

- On s’intéresse aussi à la chimie: de quoi est faite l’eau, les glaces d’eau de la comète, de quoi sont faites les poussières.

Les noyaux des comètes sont en quelque sorte les fossiles du système solaire. Leur matière n’a pas changé depuis 4,5 milliards d’années d’où l’importance d’identifier les composantes de ces noyaux.

On soupçonne que les comètes auraient apporté l’eau sur Terre, une eau qui devenue liquide est la base de toute vie. Et également des molécules complexes, et de longues chaînes de carbone qui pourraient exister sur ces noyaux et qui tombées sur terre pourraient être le chaînon manquant qui expliquerait la vie terrestre.

Dès décembre seront publiés les premiers résultats scientifiques sur Rosetta, puis plus tard sur Philae. Des le mois d’août 2015, alors que la comète passera au plus proche du soleil, elle déploiera au maximum sa queue et Rosetta aura plus de matière à capter et pourra faire  des enregistrements.

-Article publié par Le Monde.fr

 

Mardi 18 novembre 2014, rien n’est perdu:

Philae a « reniflé » des molécules organiques sur la comète Tchouri

C’est l’Agence spatiale allemande, le DLR, qui communique sur cette découverte dans un rapport d’étape sans être encore en mesure de préciser la nature des molécules organiques ainsi détectées.
les-differents-points-de-chute-de-philae-esa ASA

 

 

Un jour vous direz: « J’y étais »

En attendant, comme Philae, nous allons nous mettre en hibernation – Chic! ça tombe bien! C’est l’hiver qui approche!-

La vie dans l’espace – Visite guidée à bord de l’ISS

En attendant, voici en prime la visite guidée de la station spatiale internationale ISS – des images proposées proposée par notre Enormalienne Jeanine Delort-

1. Une vidéo de l’astronaute américaine Sunita Williams est revenue sur Terre, le 19 novembre dernier.

Après quatre mois passés dans l’espace et avant d’entamer la descente à bord d’un Soyouz, elle a pris le temps d’enregistrer cette visite guidée de la Station spatiale internationale (ISS).

2. Une autre vidéo de l’astronaute Micke Fincke nous donne un aperçu des différents laboratoires qui composent la Station Spatiale Internationale… et de la vie en orbite terrestre.
En savoir plus sur Maxisciences :
« Il y a un peu plus de deux ans, l’astronaute Micke Fincke a filmé l’intérieur de la Station Spatiale Internationale (ISS) lors de son séjour à bord de l’engin. L’occasion d’assister à une petite visite guidée du  plus grand des objets artificiels jamais placés en orbite terrestre.
L’environnement est présenté tel qu’il est utilisé par les astronautes au quotidien, ce qui montre bien le caractère étriqué des « pièces ». A ce propos, le module Soyouz n’est pas des plus accueillants qui soient… Cette petite visite donne entre outre une idée précise de l’entraînement spécifique que doivent accomplir les astronautes pour vivre à bord de l’ISS ! Car nos repères spatiaux sont vite balayés au simple regard de cette vidéo. »
Etes-vous prêts pour cette aventure?

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