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Papy qui compte nous a quitté-es

Posté par ENO filles le 29 avril 2020

 

 

 

Papy qui compte

Papy qui compte

Je suis très triste aujourd’hui. Mon grand ami HENRI TABARIES, mon PAPY QUI COMPTE, tel qu’il se nommait sur mon blog nous a quitté le 25 janvier, la veille de ma fête qu’il avait toujours l’habitude de me souhaiter.

Et je ne l’ai pas su.

J’essayais de le joindre par tous les moyens : téléphones, email. Rien ne marchait

Il était très malade et nous nous appelions quand parler ne le fatiguait pas trop. Et depuis l’arivée du Cironavirus, silence radio.

Je pensais qu’il avait rejoins son fils à Paris mais je n’avais pas ses coordonnées.

Et voilà qu’il y a quelques jours j’ai tapé son nom dans GOOGLE et là, j’ai su ( Merci GOOGLE)

Voici le lien vers sa dernière intervention sur le Blog

Les voeux de Papy qui compte 2019 années

Posté par ENO filles le 1 janvier 2019

Vous pouvez laisser un message.

ICI SUR LE SITE DES PFI DE GRENOBLE

ou aussi

SUR LE SITE LIBRA MEMORIA

On y lit:

Monsieur Henri TABARIÈS

professeur et Chevalier des Palmes Académiques

nous a quittés le 25 janvier 2020.
Yann et Christelle Tabariès, leurs enfants Jade et Noah,
les familles Filizzola, Frey et Tabariès, accompagneront son départ

jeudi 30 janvier 2020 à 14h00
en l’église de Claix suivi de la crémation dans l’intimité familiale.
Ni fleurs ni couronnes.
Cet avis tient lieu de faire-part
et de remerciements.

Avis de décès paru dans Le Dauphiné Libéré le 28/01/2020 | réf 972289800_LDL_1 | publication web le 28/01/2020.

Vous pourrez lui rendre hommage sur

L’ ESPACE HENRI TABARIES

DANS NOS COEURS

ESPACE HENDI TABARIES
https://www.dansnoscoeurs.fr/pdf/437764/2947053-henri-tabaries.pdf

 

Avis de décès de Monsieur Henri TABARIÈS paru le 28/01/2020

Passionné de la langue française, vous trouverez tout au long des 10 volets du blog des textes si beaux et parfois si dufficiles à comprendre que j’avais fait  LE DICTIONNAIRE DE PAPY QUI COMPTE

Je vous en offre un que je conserve dans un dossier sur mon ordina-coeur

Mercredi 7 mars 2007

Henri Tabaries Bel exercice de langue française.
Myope comme une taupe », « Rusé comme un renard »?… les termes empruntés au monde animal sont partout.
La preuve : Que vous soyez fier comme un coq, fort comme un boeuf, têtu comme une mule, malin comme un singe, chaud lapin ou fine mouche, vous êtes
tous, un jour ou l’autre, devenu chèvre pour une caille aux yeux de biche.
Vous arrivez frais comme un gardon à votre premier rendez-vous et là, pas un chat ! Vous faites le pied de grue, vous demandant si cette bécasse vous
a réellement posé un lapin. Le type qui vous a obtenu ce rancard, avec lequel vous êtes copain comme cochon, vous l’a certifié : « Cette poule a du chien, une vraie panthère ! »

C’est sûr, vous serez un crapaud mort d’amour. Mais tout de même, elle vous traite comme un chien. Vous êtes prêt à gueuler comme un putois, mais non, elle arrive. Bon, dix minutes de retard, il n’y a pas de quoi casser trois pattes à un canard. Sauf que la fameuse souris, avec sa crinière de lion est en fait plate comme une limande, myope comme une taupe, elle souffle comme un phoque et rit comme une baleine.

Vous restez muet comme une carpe. Elle essaie bien de vous tirer les vers du nez, mais vous sautez du coq à l’âne et finissez par noyer le poisson. Vous avez le bourdon, envie de verser des larmes de crocodile. Vous finissez par vous inventer une fièvre de cheval qui vous permet de filer comme un lièvre. Vous avez beau être doux comme un agneau, faut tout de même pas vous prendre pour un pigeon!

RETROUVEZ TOUT PAPY SUR LE BLOG

J’ai retrouvé quelques liens que je rajouterai ci-après au fil de mes découvertes

le 16 mai 2007 Un envoi de Papy

JOUR MEMORABLE Posté par ENO filles le 29 mai 2007

Entre les murs » une réponse de Papy Posté par ENO filles le 3 octobre 2008

Il est revenu le temps du muguet Posté par ENO filles le 1 mai 2009

Détente Posté par ENO filles le 4 mars 2009

Un petit jeu proposé par Papy qui compte que je vous propose.

Publié dans Jeux | Éditer | Pas de Commentaires »

Nous les femmes…une réponse de Papy qui compte Posté par ENO filles le 27 janvier 2009

Journée de la femme Posté par ENO filles le 8 mars 2011

Ah les chats! Posté par ENO filles le 20 février 2011

Un envoi de Papy qui compte

Il pleut. Je m’amuse. À votre tour.

Rien que pour vos yeux Posté par ENO filles le 18 janvier 2011

Papy s’ennuie !!! Et vous?

Vive 2011 Posté par ENO filles le 1 janvier 2011

L’homme qui marche

Posté par ENO filles le 13 mai 2010

Sourire de Pâques Posté par ENO filles le 3 avril 2010

Un papy qui compte a dit Posté par ENO filles le 2 avril 2010

Calculer son âge avec le chocolat Posté par ENO filles le 29 mars 2010

LES MATHS METHODE CHOCOLAT ! par Un papy gourmand

Semaine de la langue française du 20 au 27 mars 2010

Posté par ENO filles le 18 mars 2010

« Chaque langue dit le monde à sa manière » 

 «La langue de la République est le Français, article II de la Constitution  »

Mardi 22 décembre – Amusez-vous…Posté par ENO filles le 22 décembre 2009

Les rébus ça vous branche?

L’Univers Linguistique Fantastique de Papy

Posté par ENO filles le 17 juillet 2011

Allez les oeufs!

Posté par ENO filles le 23 avril 2011

Publié dans 2011, Paques | Éditer | Pas de Commentaires »

Quiz: Que savez-vous de l’OuLiPo ?

Posté par ENO filles le 10 mars 2011

Un envoi de Papy Qui Compte

Posté par ENO filles le 18 décembre 2013

Une Réponse à “Chroniques martiennes”

Posté par ENO filles le 29 octobre 2013

d’Un Papy Qui Compte

Lundi le bac…

Posté par ENO filles le 15 juin 2013

 

Publié dans 2013 | Éditer | Pas de Commentaires »

Pâques 2013, c’est demain

Posté par ENO filles le 30 mars 2013

C’est la cata… la cata… la cataracte

Posté par ENO filles le 14 janvier 2013

Le gui, guide du Nouvel an porte-bonheur

Posté par ENO filles le 1 janvier 2013

 

Journée de la femme

Posté par ENO filles le 7 mars 2012

Et pour finir ce soir:

LEXIQUE DES MOTS  PAPYLIENS

Gros-Jean comme devant : Merci La Fontaine « La laitière et le pot au lait ». (Désuet). Après avoir espéré de grands avantages ou s’être cru dans une brillante position, se retrouver dans l’état où l’on était avant.

Toupiller : Aller et venir avec agitation, sans motif réel.

Engé : part. passé d’enger. Terme familier. Embarrassé. « me voilà engé de ce lourdaud ».

Gnomique : (adj.) Sentencieux. Qui exprime des vérités morales sous forme de proverbes ou de maximes.

Hyperbolique : ici dans le sens d’un style pompeux, grandiloquent. (Euh… Voir le dénommé Jacques pour plus d’explications )

Épenthèse : (n.f.) Allez, quoi ! Juste une petite recherche dans votre dictionnaire favori, le Larousse par exemple, et vous saurez.

Taroupe : (n.f.) Au niveau de la «  glabelle », pilosité variable, suffisamment importante pour former une continuité entre les deux sourcils. (Nom savant : Synophridie).

La Troupe : « Famille, amis et…  marginaux » Comme pour Noël, les invités de la dernière heure !

Énallage : (Rhét.) Figure consistant à introduire dans une phrase un changement de mode, de temps, de genre ou de nombre, contrairement à celui qu’appelait la syntaxe. « Ainsi dit le renard, et flatteurs d’applaudir ». La Fontaine, Fables, VII, 1.

Friseli : (n.m.) Léger mouvement souvent accompagné de murmures : frémissement de l’onde, des feuilles, sous l’action du vent…

Sygysie* : (n.f.)  Mouvement régulier d’oscillation de la mer : les grandes marées.

John Meynard Keynes : 1883-1946. (Baron de) Fondateur de la macroéconomie keynésienne.

Apodictique : (adj.) Se dit d’un énoncé nécessaire, qui ne peut être nié.

Enjailler : (v. pron.) Séduire ; faire la fête ; s’amuser ; passer du bon temps.

 

 

 

 

 

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THEATRE J’ai laissé le piano dans la maison de MOSTAGANEM

Posté par ENO filles le 12 octobre 2018

JACQUELINE

J’AI LAISSÉ LE PIANO DANS LA MAISON DE MOSTAGANEM

UN SPECTACLE DE JACQUELINE BELLIDO

THÉÂTRE ? CONCERT ?

SANS DOUTE LES DEUX…

AFFICHE PIANO BELLIDO

JACQUELINE BELLIDO A ANTIBES

Le piano est en route

Réveillez vos mémoires!

Il résonnera à Antibes

le 25 novembre 2018 à 15h30

au Palais des congrès de Juan les pins .

La billetterie est ouverte

 

MESSAGE DE JACQUELINE DU 10 OCTOBRE 2018

Hello les ENO et les ZENETTES !

Ce mail pour vous signaler que mon spectacle « J’ai laissé le piano dans la maison de Mostaganem »  est programmé par Antibes le 25 novembre prochain  au Palais des congrès de Juan les Pins .
J’espère très fort que vous pourrez être là.
Pour la première fois, un spectacle sur la vérité de NÔTRE , VÔTRE histoire . C’est important d’y être.
Et bien sûr, en plus,  vous, vous avez une place très particulière en mon cœur. Ça me fera plaisir de vous savoir dans la salle.

TOUTE  l’ACTUALITE DE JACQUELINE SUR SA  PAGE FACEBOOK

JACQUELINE BELLIDO sur France BLEUE    

EMISSION: L’INVITE DU JOUR                                                                                                             

Plus d’informations ICI  

 

Et là …

« Pour réveiller les émotions contenues dans le ventre d’un piano laissé en Algérie lors de l’exode, une femme engage une pianiste et lui demande de s’identifier à Dédée, son amie d’enfance jamais retrouvée et jamais oubliée.

Très loin de toute mise au point partisane, cette histoire d’amitié sacrifiée à la «  arche de l’histoire » mène des routes dramatiques de l’exode à celles glacées de l’exil, évoquant, par touches drolatiques ou bouleversantes.

Les péripéties d’un épisode mal connu : l’installation en France, à l’été 62, d’un million de français, arrachés à une terre, l’Algérie, qu’ils croyaient la leur, et difficilement acceptés par une autre, la France, que jusque-là ils croyaient à eux. La musique sert de pont entre toujours et jamais, le piano interpelle, répond, raconte, il parle.

UN THÈME UNIVERSEL

Au-delà de l’exode des pieds-noirs, au-delà de l’actualité récurrente sur nos écrans, le sentiment de perte et d’exil ne concerne-t-il pas chacun d’entre nous, qu’il soit exilé ou pas ? S’approcher du drame des pieds-noirs à l’été 62, ce n’est peut-être, finalement, qu’aller à la rencontre de soi-même.

Un spectacle envoûtant dont la douceur caresse comme le vent tiède du soir sur les champs d’orangers et dont l’ardeur gifle comme le souffle brûlant du sirocco sur les dunes du Sahara.

Comédienne : Jacqueline Bellido
Piano : Mélina Burlaud

PIANO BELLIDO

 

Un message de Laurence BELLIDO, fille de Jacqueline, veuve de notre camarade normalien JEAN-CLAUDE de la promo 57.

« Salut les ENO ! Voici un article de la journaliste ANNETTE BRIERRE, pour ceux qui étaient au spectacle et ceux qui auraient aimé y être ! 

(Un grand merci à Germaine de s’être déplacée de Toulon et au plaisir de vous voir les autres ENO, à la prochaine date !) »Amicalement, »

Laurence

« J’ai laissé le piano dans la maison de Mostaganem »

  Raccorder deux mémoires déchirées        

  »Il fallait oser. Prendre le risque de raccorder deux mémoires, de tenter de fermer la parenthèse « des Français partis en Algérie avec la gloire et des Français revenus d’Algérie avec l’opprobre ».

Jacqueline Bellido risque cette double gageure. Et gagne son pari.

Quand les dernières notes de piano se sont évanouies, quand les deux actrices quittent discrètement le plateau,  une sorte de paix nous envahit, comme si quelque chose enfin se dénouait en nous. Comme si « la Meuse endormeuse » de Péguy et l’oued el Kheir desséché par le grand soleil d’Algérie s’étaient enfin rapprochés et réconciliés. La petite Jeanne chère à Péguy et les deux petites pieds-noirs Dédée et Jacotte ont accordé leurs mémoires : « Pour la première fois, je sens le voile prêt à se déchirer » dit Jacqueline Bellido à qui il aura fallu plus d’un demi-siècle pour pouvoir écrire cette pièce-catharsis de sa propre histoire.

                                                           La chair de ce pays

D’entrée de jeu, l’atmosphère est créée par cette chanson si émouvante composée et interprétée par Jacqueline Bellido, « l’Algérie, toi mon pays, lost paradis », portée par le piano sublimé de Mélina Burlaud.

 THEATRE  Jacqueline Bellido PIANO Mélina Burlaud

On est immédiatement immergé dans cet univers de senteurs et de couleurs, dont le jasmin et l’olive, la caroube et l’orange, le galant de nuit, le citronnier, le safran et le bougainvilliers, les plages et le soleil « qui brûle tes bras nus, qui affole et décuple le chant étourdissant des criquets, qui te ploie, qui te plie, qui cogne, qui plombe… » constituent la chair de ce pays.

« J’ai laissé le piano dans la maison de Mostaganem « nous saisit au cœur, nous entraîne dans cette Algérie dont l’histoire récente continue de nous hanter, nous les « Français de France » tout autant que les Français d’Algérie.

Jacqueline Bellido imagine un dialogue entre deux petites copines, Jacotte et Dédée, d’abord là-bas dans les années d’enfance puis  ici en France -même si  Dédée disparue est remplacée par Mel, la pianiste- alors que les années ont passé et qu’il a bien fallu apprendre à vivre ensemble en métropole. On rit beaucoup à l’évocation de ce que vécurent ces centaines de milliers de Pieds-Noirs « recasés au-dessus de la Loire » et contraints de se faire accepter par des Français pour le moins rejetants.

C’est grâce aux « p’tits plats » venus de là-bas, les Mantecaos, l’anisette, le couscous, la kémia offerts par la chaleureuse Madame Sintès à la coincée Madame Delalande que naîtra une véritable amitié entre ces personnes aux cultures si différentes :

« On a fait plein de choses ici, depuis 50 ans qu’on est là, reconnaît Jacotte ; qu’on les aurait pas faites là-bas ». ANNETTE BRIERRE

 

  

 

Magnifié par la musique

Le texte si fourmillant de truculences, de petits et grands bonheurs vécus mille fois dans une atmosphère inoubliable de légèreté et d’amour partagé, est magnifié par la musique magistralement interprétée au piano par Mélina Burlaud. La jeune artiste, professeur de piano et concertiste, virevolte avec une virtuosité époustouflante de Schubert à Mozart, de Chopin à Liszt ou Albeniz, de Fauré à Mendelsshon, de Satie à Haydn, ne s’interrompant que pour rejoindre Jacotte sur le plateau et lui donner la réplique.

Ce bain musical tout de délicatesse et d’émotion nous empoigne du début à la fin et nous transporte dans un univers poétique adoucissant toutes les fêlures, toutes les brisures de l’âme et de la mémoire.

« Adieu, Meuse endormeuse et douce à mon enfance… J’ai déjà commencé ma partance en des pays nouveaux où tu ne coules pas… Voici que je m’en vais en des pays nouveaux » dit la petite Jeanne s’en allant bouter les Anglais hors de France. Adieu, lui répond en écho la petite Jacotte, quittant pour toujours l’oued el Kheir de son enfance ensoleillée.

En proposant cette pièce originale et forte, Jacqueline Bellido fait œuvre de résilience qui devrait aider à panser des plaies toujours vives des deux côtés de cette Méditerranée tant chérie par les uns et par les autres.

♦ LE MESSAGE DE JACQUELINE

Pour l’instant ce spectacle est vendu 2 fois sur ma région  pour 1 représentation en janvier et 1 autre en février 2018.
Il reste donc un travail de démarchage très important à réaliser pour que ce spectacle puisse se jouer beaucoup et partout.

Aussi, si dans votre entourage vous connaissez quelqu’un (maires, chargés culturels, responsables d’associations etc.) susceptibles d’être intéressés par l’achat de ce spectacle ou le soutien à sa réalisation,  merci de lui communiquer cette plaquette ainsi que mes coordonnées afin qu’il puisse me contacter.
Et n’hésitez pas à diffuser largement l’info et ce document  La parole est prête maintenant il faut qu’elle vive !!
Gros bisous à tous.
La femme de votre cop’  Jean-Claude. 10 MAI 2017

♦ LE COMMENTAIRE DE GERMAINE

Oui, j’y étais, à Orthez. « J’ai laissé le piano à Mostaganem »

C’est la pièce que Jacqueline Bellido a écrite sur le départ des Pieds- Noirs, les dernières années douloureuses, ce qu’il reste des souvenirs qui, malgré tout s’estompent.

Une prose ni aigre, ni insultante, sans rancune, bien en accord avec la musique du piano qui, lui aussi se souvient, et, à sa façon, nous parle de la violence des flots du Rummel, de la douceur orientale de nos divers langages, le tout mêlé d’un brin d’ironie et beaucoup de mélancolie. Que d’émotion!

Ça n’était pas seulement un One woman show, mais un dialogue entre le piano et Jacquie.

Et pour moi, la question, soudain:

« Vous n’êtes pas chez vous, après tout, vous devez partir! »

Puis, quelques mois plus tard: « On a eu une guerre à cause de vous, vous nous envahissez, fichez le camp! Repartez chez vous! »

Et, avec beaucoup de tendresse et un peu de désespoir, la voix inquiète de Jacqueline qui se demande: « Mais c’est où chez nous? C’est où ? »

Oui, un grand point d’interrogation en moi, même si j’ai été parfois assez bien ici ou là, je ne me suis jamais sentie chez moi nulle part.

J’ai eu le plaisir de rencontrer plusieurs de ses amis ex-Mostaganem, mais aucun ENO.

Est-ce parce que vous n’étiez pas au courant?  

Toujours est-il que la pièce a fait salle comble et que Jacqueline, à la demande générale va contacter plusieurs autres théâtres et tourner  dans le pays.

Je vous recommande d’aller voir l’histoire de ce piano, well, un peu notre histoire.

Et moi, votre amie lointaine, de distance et de cœur, je pense à vous et vous dit comme dans mon dernier pays: « I love you! » GERMAINE

 

 

Publié dans Algérie, Nostalgérie | 3 Commentaires »

Johnny, suite et fin. Un samedi avec Johnny

Posté par ENO filles le 10 décembre 2017

               Un samedi avec Johnny

Samedi 9 décembre 2017

Pendant 3 journées consécutives je suis restée collée à ma Télé. Un exploit !

J’ai regardé, écouté, photographié, enregistré… et je n’ai pas regretté.

Mais deux événements pareils simultanés ça n’arrive pas souvent.

J’ai subi ces deux disparitions tristement, comme beaucoup de Français.

Et j’ai trouvé respectueux de célébrer depuis chez moi, faute de ne pouvoir me déplacer, ces deux grands personnages, en écoutant tout ce qui était dit sur eux et en regardant les images de leur départ.

LA MORT

Une réponse de jean d’Ormesson

- « Si, à votre mort, on vous proposait de tout recommencer… ?
- Hors de question ! Une vie suffit, quand elle a été pleine. La pire des punitions pour l’homme serait d’être immortel. »…

Certes c’était normal et attendu. Jean d’Ormesson était âgé et a affronté récemment, dignement et avec discrétion cette maladie qui s’attaque à tous actuellement, le cancer, et qui laisse toujours des traces.

Le second, Johnny a lutté pendant des années contre ce même ennemi. Il s’est battu vaillamment et a laissé sa place avec courage.

Victor Hugo aurait dit de lui comme d’Hernani, je suis « Une force qui va ». Oui sans doute.

Victor Hugo était un grand homme de culture mais comme d’Ormesson, il ne méprisait pas le peuple et sa prétendue ignorance.

Je ne me souvenais plus de cette citation mais je connais celle-ci:

« Ceux qui vivent, ce sont ceux qui luttent ; ce sont
Ceux dont un dessein ferme emplit l’âme et le front.
Ceux qui d’un haut destin gravissent l’âpre cime.
Ceux qui marchent pensifs, épris d’un but sublime.
Ayant devant les yeux sans cesse, nuit et jour,
Ou quelque saint labeur ou quelque grand amour… »

Tous deux ont eu amour et labeur.

Tous deux ont eu cette chance qu’on appelle la vie.

Mais tous n’ont pas eu et n’auront peut-être jamais accès à la Culture.

« J’ai traversé le monde en première classe, j’ai eu beaucoup de chance, et le mot que je prononce le plus souvent, c’est le mot « merci ».

Encore une de ces belles phrases de Jean d’Ormesson. (J’en ai plein mon Citabook).

Et le Bonheur dans tout ça ?

«Je crois que si je passe pour l’écrivain du bonheur, c’est parce que je pense qu’il faut être heureux en dépit de tout le reste.» J d’O

HOMMAGE A JOHNNY

Ce samedi matin Johnny est partout.

Ce belge au nom américain est bien un monument français de la deuxième moitié du XXe siècle et du début du XXIe, qu’on le veuille ou non.

Des Champs-Elysées à l’église de La Madeleine, la foule immense a présenté samedi un impressionnant hommage à Johnny Hallyday. Une foule qui va de 7 à 77 ans (et plus) comme l’aurait écrit Hergé.

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Chaque fois il s’inscrit dans une époque. Il est transgénérationnel. C’est son côté iconique.

Un dernier voyage grandiose pour un chanteur de légende.

Un dernier spectacle, c’était une volonté de Johnny.

D’un côté, des milliers des centaines de fans, de l’autre le cortège funéraire et 700 bikers  pour rappeler son amour de l’Amérique et de la moto.

 

Derrière la famille le groupe compact des amis.

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Tristesse et joie de chanter ! Des larmes il y en a eu, mais aussi de la musique à tue-tête, des gens qui dansaient le rock comme s’il s’agissait d’une grande fête.

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Sur Paris, un froid glacial mais un soleil éclatant.
Mais à un moment les clameurs se sont tues. Une ferveur a gagné l’ensemble du public.

Je repense à ma jeunesse, mon appétit de vivre, mes premières rencontres, mes premières histoires d’amour.

SES CHANSONS

Son personnage avait un côté assez sexy et ses chansons séduisaient. Il sublimait les mots que lui avaient écrits ses paroliers. 230 sont des adaptations de titres étrangers.

Jusqu’au bout, le chanteur qui s’est éteint ce mercredi a travaillé sur un 51e album studio de « rock’n'roll », programmé pour sortir à l’automne 2018.

Le 17 mars 2017, Johnny Hallyday poste sur son compte Instagram une photo noir blanc sur laquelle il pose accroupi entouré de sa bande de musiciens.

« En studio pour un nouvel album « Fuck the cancer », annonce-t-il bravement, joignant le majeur levé à la parole. Les fans remarquent vite que le cliché, signé Renaud Corlouer, n’est pas récent et date de la tournée 2013-2014. Mais qu’importe !

Le chanteur a bien débuté à Los Angeles l’enregistrement de ce 51e album avec son fidèle guitariste :

« C’est la volonté de Johnny d’être dans une musique qui a bercé sa vie, la musique qu’il affectionne par-dessus tout, donc on travaille dans cette direction ».  Maxim Nucci.

Mais la maladie est devenue trop forte, il n’a pas pu enregistrer les deux derniers

Parmi ses paroliers on retiendra :

Charles Aznavour (Retiens la nuit)

Pierre Billon (J’ai oublié de vivre),

Gilles Thibault (Que je t’aime; Requiem pour un fou),

Michel Mallory (J’ai un problème; Noël interdit),

Pierre Delanoë (Derrière l’amour),

Jean-Jacques Goldman (Je te promets; Laura; J’oublierai ton nom),

Gérard De Palmas (Marie)

Michel Berger pour l’ensemble de l’album Rock’n'Roll Attitude.

Et lui ? Mais oui, il sait écrire des chan­sons 

Il dit en avoir écrit 200 (105 pour lui-même, dont 100 entre 1960 et 1984 et 13 pour onze autres interprètes). Cela replace l’idole des jeunes au centre du proces­sus de créa­tion

Quant à sa musique, c’était la sienne.  

EN SAVOIR PLUS

 

LA CEREMONIE RELIGIEUSE

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Dans un silence chargé d’émotion, le cortège arrive à l’église de la Madeleine.

 

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Le Président Macron a commencé son discours en haut des marches
Il a affirmé que son éloge c’était aussi « Pour le rock, pour que le Blues, Pour que le feu ne s’éteigne pas »…
Il a demandé à la foule d’Applaudir « Monsieur » Johnny Hallyday.

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Moment fort en émotion !
Qui peut refuser cet honneur ?

Tous rassemblés sous le regard bienveillant de leur idole.
Tous, un jour ou l’autre, nous avons retrouvé le sourire ou noyé notre tristesse avec les chansons de Johnny.

Tous différents, étudiants retraités, quatre générations ont eu à partager une musique, une chanson, une situation.

Voici les mots qui ont tourné dans ma tête à cet instant :

Dignité, Poésie, Symbiose, Osmose, amour, tendresse, générosité…
Le Président Sarkozy et Johnny « Je vais vous redonner « L’envie d’avoir envie »…

La cérémonie fut émouvante, raffinée, inattendue.

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On entendait la foule chanter.

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D’autres stars du Rock ont eu eux aussi droit à des funérailles mémorables.

Elvis Presley mort le 16 août 1977 reste l’une des icônes culturelles majeures du XXe siècle.

David Bowie mort le 10 janvier 2016 s’est imposé comme un des artistes musicaux les plus originaux, les plus importants et novateurs de la musique pop et rock.
Chuck Berry mort le 18 mars 2017 est l’un des pionniers du rock‘n’roll.

Et maintenant Johnny Hallyday. S’il ne fut pas le premier à chanter du rock en France, il fut, en 1960, le premier à populariser le rock ‘n’ roll dans l’Hexagone. Et je fais partie de cette génération.

 

Lors de l’Homélie, pendant la cérémonie religieuse, le prêtre a repris les mots de la chanson « Que je t’aime… », un thème tout à fait adapté.

Il a cité la Lettre de saint Paul : « Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimé… »

Et encore quelques bribes de son discours restées en ma mémoire :

« Avec une poignée de terre il a créé le monde

Puis il a créé l’homme et la femme, et l’amour …»

DIGNITE DE LA FAMILLE
Toutes les vies de Johnny étaient ici réunies.

NATHALIE ET SYLVIE
Sylvie, la compagne des années yéyé
Nathalie, la compagne des années sages

LAETITIA ET LES FILLES
Et Laëtitia, son miracle, comme il l’appelait.

Un baiser au cercueil
La saga Hallyday continue sans son patriarche.

DAVID

Puis le convoi quitte la Madeleine.

Sous les cris de la foule, le corbillard s’éloigne de l’église, vraisemblablement pour retourner au funérarium du Mont-Valérien.

La dépouille de Johnny Hallyday s’est envolée pour Saint-Barthélemy ce dimanche matin (heure de Paris).

L’inhumation se déroulera  lundi après-midi, soit lundi soir heure de Paris.

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QUELQUES PHRASES GLANEES PENDANT LA DIFFUSION DE LA CEREMONIE

Il tenait sa couronne des bas quartiers mais à force de travail petit à petit il a gagné un public très large.

Malgré tout ça il reste sympa humble. Il est conscient de ce qu’il était, simple.

Ça lui a donné une épaisseur.

C’est comme ça qu’on fabrique un destin.
C’est un personnage du roman français qu’il a lui-même construit.
C’était un feu, une intensité en permanence.
Je suis gourmand de cette vie magnifique.

Une Overdose de rêve… pour qui ? Pour lui ? Pour nous ?
Derrière le personnage on sait toujours ce que l’homme était : Johnny Hallyday ou la France rock ‘n’ roll.

 

DOCUMENTS Le Figaro Culture

 « Emmanuel Macron salue «M. Johnny Hallyday», «un destin français»

« Hommage à Johnny Hallyday : requiem pour un fou de rock’n'roll

« Hommage à Johnny Hallyday : toutes les stars ou presque rassemblées à la Madeleine »

« Hommage à Johnny Hallyday: dans Paris, la foule communie avant la cérémonie

« Les musiciens de Johnny Hallyday ont joué toute la musique qu’il aimait »

« Saint-Barthélemy se prépare à accueillir Johnny Hallyday pour l’éternité »

Vingt chansons de Johnny Hallyday qui ont marqué l’histoire

 

Je vais terminer mon article par cette citation de Jean d’Ormesson (Qu’ai-je donc fait?, éd. Robert Laffont, 2008)

«Je n’écris, pour ma part, ni un roman ni des Mémoires. J’essaie de comprendre le peu que j’ai fait et comment tout cela s’est emmanché. Je n’écris pas pour passer le temps ni pour donner des leçons. Je n’écris pas pour faire le malin ni pour ouvrir, comme ils disent, des voies nouvelles à la littérature.

«Pouah! Je n’écris pas pour faire joli ni pour défendre quoi que ce soit. J’écris pour y voir un peu plus clair …»

J’espère vous avoir également éclairés.

Et si vous avez quelque chose à me dire, écrivez-le ici, en commentaire. Merci d’être allés jusqu’au bout.

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Dimanche 10 décembre 2017 Anniversaire de la remise du Prix Nobel à Albert Camus

Posté par ENO filles le 10 décembre 2017

Mémoire
Discours d’Albert Camus pour la réception du prix Nobel de littérature, donné à Stockholm le 10 décembre 1957.
Le prix lui a été décerné pour « l’ensemble d’une œuvre qui met en lumière les problèmes se posant de nos jours à la conscience des hommes ».23 oct. 2012
ALBERT CAMUS Nobel 1957

Albert Camus – Discours de réception du prix Nobel, 1957 – YouTube

https://www.youtube.com/watch?v=M5QD-32MCv4
Merci à Sylviane BORDONADO  de l’avoir signalé
Albert Camus, prix Nobel de littérature (FranceArchives)

https://francearchives.fr/commemo/recueil-2007/38875

Lorsque Camus reçoit à l’âge de 44 ans le prix Nobel, sa première réaction publique est de proclamer que « C’est Malraux qui aurait dû l’avoir ». C’est une élégance de grand seigneur mais aussi une façon d’anticiper le jugement qu’il prête aux intellectuels et aux écrivains, parisiens. Camus intériorise d’autant mieux cette …

Mon précédent article. Cliquez sur le lien

2013.11.13 Il y a 100 ans naissait Albert Camus

Posté par ENO filles le 13 novembre 2013

ALBERT CAMUS dossier

EXTRAIT DE MON ARTICLE

« En recherchant mes livres je me suis aperçue qu’aucun n’était annoté comme le sont tous les autres de ma bibliothèque. Je l’avoue, je n’ai pas retrouvé beaucoup de résonnance dans les livres de Camus à l’époque où je les ai lus. Mais il n’est pas trop tard. C’est l’occasion ou jamais. En attendant je me contenterai d’adresser ici un hommage à l’écrivain et au poète.

Certains ont dit qu’il était le philosophe des Terminales. C’est très réducteur certes mais en même temps ceci prouve qu’il est incontournable dans le bagage philosophique des bacheliers.

Si j’ai longtemps partagé son utopie sur le bonheur des hommes , surtout dans ma jeunesse, la période où tous les rêves sont permis, la vie s’est chargée de me démontrer qu’il faut, sans doute y croire, et agir… pour pouvoir apporter sa modeste pierre à cette construction imaginaire dont la fragilité est démontrée chaque jour.

Quant à son rêve d’humanisme, chacun garde le même, enfoui au fond, tout au fond de lui, avec l’espoir que tout homme aura un jour droit au bonheur et a sa part de gâteau. Mais personne ne sait comment faire. Je suis trop petite pour mettre en œuvre ce magnifique rêve… »

 

A écouter et à télécharger avec Fluvore.com

L’Étranger lu par Albert Camus
Ajoutée le 27 oct. 2016 Texte intégral lu par Albert Camus en avril 1954.
En juin 1942, paraît un court roman L’Étranger. L’auteur est un inconnu de 28 ans qui allait non seulement modifier l’histoire de la littérature française, mais aussi celle de la philosophie du XXe siècle avec la formulation du sentiment de l’absurdité du destin humain. Les 7, 8 et 9 avril 1954, Albert Camus enregistre l’intégralité de son texte pour la radio nationale (O.R.T.F). Il reçoit le prix Nobel en 1957. Frémeaux & Associés et l’INA (Institut National de l’Audiovisuel) en accord avec Gallimard ont décidé de restaurer cet enregistrement et de mettre à la disposition du public, la lecture sonore de ce chef-d’œuvre par son auteur.

Audiobook

L’Étranger – Albert Camus (audiobook + texte/sous-titres)  
https://www.youtube.com/watch?v=r85TpcuwBxY

 

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Hommmage à Jean d’Ormesson

Posté par ENO filles le 8 décembre 2017

 

« Et moi qui m’imaginais devoir vivre pour toujours, qu’est-ce que je deviens ? »

« La mort est la fin et le couronnement de toute une vie »

A méditer!

JEAN D'ORMESSON

Hommage national pour Jean d’Ormesson et Hommage Populaire pour Johnny. Les termes sont bien définis et je remercie notre Président d’avoir fait la différence. Les deux types de cérémonies sont réservées à des personnalités qui ont marqué le pays ou des militaires tombés pour la France

L’hommage national diffère des obsèques nationales, ces dernières relevant d’un décret du président et étant exclusivement à la charge de l’État.

Un hommage national a été rendu à des personnalités politiques comme Michel Rocard en 2016, à Simone Veil cette année, à Aimé Césaire en Martinique en 2008.

Parmi les écrivains y ont eu droit Victor Hugo, Pierre Loti, Maurice Barrès, Paul Valéry et Colette.

Hommage national à la chanteuse noire Joséphine Baker, somptueuse meneuse de revue, mais cet hommage lui avait était rendu pour sa lutte contre le racisme et en faveur de l’enfance qui lui avait valu bien des incompréhensions et bien des déboires.

Le 15 avril 1975, ses obsèques ont également eu lieu en l’église de la Madeleine.  De nombreuses personnalités et un public fidèle étaient présents pour lui rendre hommage.

Obsèques Joséphine Baker

Il y a eu également la chanteuse Édith Piaf en octobre 1963, dont la disparition s’est télescopée avec celle de l’académicien Jean Cocteau.

L’histoire se répète avec le décès de Jean d’Ormesson qui a précédé de quelques heures la disparition de «l’idole des jeunes» Johnny Hallyday

Et pourtant il avait évoqué avec justesse cette situation dans une interview du Figaro.

ECOUTEZ-LE!

Mais différence ne fait pas classement. Tous deux ont marqués nos vies. Tous deux resteront des légendes du patrimoine français. Nous ne les oublierons pas.

Certes, depuis l’annonce de leur départ, l’image de  Johnny a envahi nos écrans et c’était un plaisir de revoir toutes ces images, d’entendre toutes ces musiques qui nous ont transportées  avec émotion vers toutes les périodes  de notre vie.

On aurait pu penser que notre géant de la littérature avait été un peu oublié. J’en ai été un peu choquée.

Jean d’Ormesson, dont tout le monde a entendu parler en raison de son incontournable  présence médiatique n’est pas aussi connu du public. Peut-être son départ donnera-t-il envie à certains de se pencher sur ces écrits remarquables.

C’est en 1971 que débute réellement sa carrière littéraire, avec la parution de « La Gloire de l’Empire », Grand prix du roman de l’Académie française

Académicien, il n’oublie pas son statut de directeur du  journal Le Figaro.

Il aspire à un monde « traditionnellement moderne » et il insuffle à ses écrits un peu de lui. C’est ce qui en fait leur charme. 

Mais, s’il aime parler de lui-même il n’oublie pas à travers cette analyse de transmettre à la nouvelle génération ses réflexions philosophiques.

Et c’est ce que j’apprécie le plus dans son œuvre. C’est ce que je recherche dans mes lectures.

Aujourd’hui lui sera rendu un l’hommage national rendu à l’ Académicien sera présidé par Emmanuel Macron dans la cour d’honneur des Invalides, sera précédé par une messe célébrée à 10h30 en la cathédrale Saint-Louis des Invalides.

Une cérémonie à suivre en direct sur France TV à partir de midi. C’est l’académicien Jean-Marie Rouart qui prononcera l’éloge de son ami disparu.

Parmi les invités figureront deux anciens président de la République: Nicolas Sarkozy – qui a dit pleurer «un ami» – et François Hollande – qui l’avait élevé à la dignité de grand-croix de la Légion d’honneur.

La dépouille de Jean d’Ormesson sera incinérée «plus tard» dans l’intimité.

Le romancier, qui est décédé dans la nuit de lundi à mardi d’une crise cardiaque à son domicile de Neuilly-sur-Seine, était l’archétype, le modèle parfait de l’écrivain à la française, charmant et charmeur, intelligent et cultivé, brillant et modeste à la fois.

Homme brillant, espiègle, volontiers séducteur derrière son regard bleu malicieux, l’ancien directeur du Figaro restera comme l’un des plus grands écrivains populaires français.

«J’ai écrit mon premier roman pour plaire à une fille»

JEAN D'ORMESSON

Chacune de ses formules faisait écho et école pour et en chacun de nous.

En voici une:

«Une beauté pour toujours. Tout passe. Tout finit. Tout disparaît. Et moi qui m’imaginais devoir vivre pour toujours, qu’est-ce que je deviens ? » Jean d’Ormesson

EN ECOUTER PLUS

 « En fait, il est toujours là et restera parmi nous avec ses merveilleux livres», confiait jeudi à l’AFP sa fille, l’éditrice Héloïse d’Ormesson. Il en a écrit plus d’une quarantaine.

QUELQUES EXTRAITS DE SA PROLIFIQUE BIBLIOGRAPHIE

En 2003, « C’était bien » raconte la vie de l’auteur et anticipe même sa mort.

En 2005, avec « Une fête en larme », il tente l’originalité et, toujours en se mettant en scène, il se met à raconter son roman idéal à un journaliste.
En 2006, il se laisse aller et publie « La Création du monde », roman d’un nouveau genre pour lui et très attendu par la critique littéraire.
En 2007 paraît son nouveau roman « Odeur du temps » aux éditions Héloïse d’Ormesson, maison dirigée par sa fille.
En 2009, il publie coup sur coup deux ouvrages, « L’Enfant qui attendait un train », un album jeunesse, et « Saveur du temps », le deuxième tome de ses chroniques au Figaro.
En 2012, il joue le rôle du Président de la République au côté de Catherine Frot dans « Les délices du palais » de Christian Vincent. Il m’a fait presque aimer ce Président (ndlr)
En 2013, «Un jour je m’en irai sans en avoir tout dit»

Il évoque son cancer de la vessie qui lui a coûté 8 mois de souffrances et de séjours à l’hôpital mais dont il est en rémission.

En 2014, épuisé par la maladie, il sort tout de même un nouveau roman « Comme un chant d’espérance ».
En 2016, « Je dirai malgré tout que cette vie fut belle » et le petit manuel « Guide des égarés », un titre emprunté à Maimonide, qui lui permet en vingt-neuf chapitres de revenir sur ses thèmes de prédilection.

J’en retiens deux, parmi mes dernières lectures.

«Un jour je m’en irai sans en avoir tout dit» et « Je dirai malgré tout que cette vie fut belle »

Il s’en va à 92 ans.

 A REGARDER

Jean d’Ormesson, les cinq vies d’un Immortel Par Margaux Lannuzel (EUROPE 1 )

 

12h50 La cérémonie est maintenant terminée

Le Président Emmanuel Macron a pris la parole et la Marseillaise a retenti lors de la cérémonie d’hommage national dans la cour d’honneur des Invalides

Magnifique discours!

Je suis bouleversée par votre discours, Monsieur le Président.

À la hauteur du personnage et de votre rang et de votre fonction!
Bravo ! Vous démontrez ici vos liens et votre réel amour des belles lettres et votre aisance avec les mots. C’est plus qu’un flirt avec la littérature.
Avec ce discours vous avez touché mon cœur d’amoureuse des mots et aujourd’hui d’électrice.
Je n’ai pas voté pour vous. Je n’avais pas confiance.
Si ce discours avait eu lieu avant, je crois que j’aurais tenté l’aventure.
Quand on est capable de prononcer de tels mots avec tellement d’empathie, de justesse et d’humanité, on est capable de bien plus que cela, on est certainement capable de diriger un pays. Ne nous décevez pas. Vous savez manier les mots. Saurez-vous aussi bien manier l’avenir de notre pays?

« Il faut à  la fois rechercher et mépriser les honneurs ». Cette phrase est aussi valable pour vous. J’adhère!

Pour terminer votre éloge, Monsieur le président, vous avez déposé ce crayon des enchantements comme le nommait Jean d’Ormesson. C’était le geste le plus charmant et le plus symbolique pour ponctuer votre discours.

Jean d’Ormesson aurait aimé !

 JEAN D'ORMESSON CEREMONIE

 photos prises sur mon Téléviseur.

 

Rendez-vous sur place ou devant vos écrans dans une demi-heure!

 SUIVEZ EN LIVE

A LIRE

Jean d’Ormesson et Johnny Hallyday, deux numéros exceptionnels de Paris Match

PARIS MATCH JEAN D'ORMESSON ET JOHNNY HALLYDAY

 

A SUIVRE

La France rendra samedi un «hommage populaire» à l’interprète de «Que je t’aime».

 

Vous y serez conviés.

 

 

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Le solennel adagio de l’hiver

Posté par ENO filles le 6 décembre 2017

 » La société de masse ne veut pas la culture mais les loisirs » déclare Hannah Arendt dans son livre « La crise de la culture » en 1961 et 1968. Mais en ce mois de décembre ce sont les deux qui nous ont quittés.

JEAN D'ORMESSON  JOHNNY HALLYDAY 2014 Salaud on t'aime

                                         Au revoir Monsieur d’Ormesson                                Au revoir Johnny

Aujourd’hui ils ne sont plus.

Jean d’Ormesson, parfois surnommé Jean d’O, né le 16 juin 1925 à Paris est mort le 5 décembre 2017 à Neuilly-sur-Seine

Le rockeur préféré des Français est mort  dans la nuit du mardi 5 au mercredi 6 décembre 2017.  Il était âgé de 74 ans.

La France a du chagrin.

Moi aussi j’ai du chagrin.

Tous deux sont partis comme ils ont vécu.

Ils auraient pu se mourir sur scène, comme Molière (en réalité Molière ne meurt pas sur scène, mais dans son lit. Il succombe à une hémorragie, quelques heures après une représentation du « Malade imaginaire » le 17 février 1673)

On les pensait immortels. Ils le sont

Jean d’O, comme on le surnommait avec affection, écrivain prolifique et très médiatique, allant de grandes fresques historiques aux essais philosophiques, partageant ses réflexions sur la vie, la mort ou l’existence de Dieu, est le premier immortel entré à l’Académie française à 48 ans en 1973. Il est régulièrement invité pour son érudition et son art de la conversation. Amoureuse des mots, j’adore les siens.

Johnny,  par ses chansons, en révolutionnant le paysage français musical dans les années 60, a fait entrer une part d’Amérique au Panthéon national. Une légende française. Une immense carrière de 57 ans, intergénérationnelle.

Par leurs mots, par leur musique, par leur force et par leur rage de vivre à la poursuite du bonheur.

Gémeaux comme moi (j’ai toujours eu des affinités avec les gens de mon signe), ce sont des personnes que j’ai aimées et qui ont laissé et laisseront des traces dans ma vie. Ils ont enchanté nos vies.

JOHNNY HALLYDAY

« Que je t’aime »

Un monument du rock français s’en est allé. Il symbolise la culture rock populaire.

Que va-t-on retenir de Johnny ?

C’est un archange du rock ‘n’ roll, sa voix déchirante, son Sourire extraordinaire, les yeux d’un bleu lac, autant à l’aise dans le rock que dans la douceur.

L’ENFANCE – LES DEBUTS

Fils d’Huguette, mannequin de cabine et de Léon Smet, acteur, chanteur et danseur belge, Jean-Philippe naît dans le 9e arrondissement de Paris, le 15 juin 1943 Son père le  reconnait, le 7 septembre 1944. Il se nomme désormais Jean-Philippe Smet. Il sera élevé par sa tante paternelle Hélène Mar aidée de ses filles Desta et Menen.

À 3 ans commence pour Jean-Philippe une vie d’enfant de la balle.

il vit à Londres durant deux ans.

Ses cousines sont des danseuses classiques.

Desta épouse Lee Lemoine Ketcham, un danseur américain connu sous le nom de scène de Lee Halliday.

Lee Halliday, son père de cœur qui est pour lui une incarnation du rêve américain, le surnomme Johnny.

Il optera pour le nom de scène de Hallyday.

Il vivra 2 ans à Genève et plus tard à Paris.

Il va obtenir quelques petits rôles, tourne une Pub.

À 14 ans, en voyant au cinéma le film Amour frénétique, Johnny découvre Elvis Presley et le rock ‘n’ roll. C’est une révélation et, convaincu d’avoir trouvé sa voie, il décide de devenir rockeur.

1958  Johnny débute avec le soutien de ses proches.

Il devient dans le même temps possesseur d’une collection de disques alors inconnus en France.

Johnny fréquente ce qui bientôt devient le lieu culte du rock français : le Golf-Drouot.

C’est là qu’il retrouve d’autres copains, futurs confrères et concurrents : Long Chris, Dany Logan, Jacques Dutronc et Eddy Mitchell.

S’inspirant de ses idoles, il chante des reprises et adaptations françaises du répertoire américain en s’accompagnant à la guitare.

Il obtient ses premiers succès publics en chantant pour les GIs dans les bases américaines.

Le 30 décembre 1959, il est remarqué par Jil et Jan, deux auteurs-compositeurs enthousiasmés par sa prestation, ils le présentent à Jacques Wolfsohn de la maison de disques Vogue.

Depuis 1960, Johnny Hallyday a enregistré plus de 1 000 titres, dont une centaine de sa composition et vendu 110 millions de disques, pour une discographie officielle qui compte 50 albums studio et 27 albums live… 

DE LUI ON RETIENT

* LE SYMBOLE D’UNE JEUNESSE REBELLE.

Un modèle. Toujours très bien décidé à faire ce qu’il veut faire.

« Ma gueule qu’est-ce qu’elle a ma gueule »

* LE GUERRIER

Sa vie a toujours été un combat. Il a toujours relevé le défi, toujours plus haut toujours plus fort. Il a été un phare, un exemple de combativité, un modèle élégance, d’humilité.

Pour nous c’était la GUERRE d’ALGERIE.

* LES COPAINS

2012 En tournée, il n’est jamais seul

En décembre 2016, « Les vieilles canailles »

Johnny Hallyday, Eddy Mitchell et Jacques Dutronc avaient annoncé les retrouvailles des Vieilles Canailles pour une tournée estivale en 2017.

* LE ROI DU Rock ‘n’ roll

Le Service militaire va servir à la propagande.

En mai 1964, avant son départ à l’armée, sous l’objectif de Jean-Marie Périer, Johnny pose en tenue militaire devant le drapeau tricolore pour la couverture de « Salut les copains ».

1960 L’homme à la moto…

« On a tous quelque chose en nous de Tennessee »

JEAN D'ORMESSON academicienA quelques jours de son départ, il prend livraison de sa première Harley-Davidson, une Electra Glide rouge et blanche à laquelle il fait ajouter des sacoches de cow-boy.

JOHNNY LA MOTO

 

* L’ IDOLE DES JEUNES

100 millions de disques ! « Le charisme ça ne s’invente pas »

* LES CONCERTS

1982 Johnny Hallyday au Palais des Sports

26 Mars 2016 Johnny Hallyday Rester Vivant au Palais 12 a Bruxelles

Il est capable d’impro. La preuve : ce concert improvisé pour «Salut les copains»

1963 Concert de la Nation, Salut les Copains, Paris La Nation, 22 juin

1963 Johnny Hallyday Live  Amsterdam

1987 Bercy

1991 Johnny Hallyday à Paris Place de la Nation – Hommage à la jeunesse russe

1992 – Johnny à Bercy

1993 Le Parc des Princes

1996 Johnny Hallyday LAS VEGAS

1998 Le Stade de France

Johnny Hallyday  entre au stade de France en hélicoptère

2006 – Le Palais des Sports

* SES SPECTACLES  XXL

Le 30 mai 2009 son premier grand concert au stade de France est dans toutes les mémoires.

Voir aussi  ici et

2012 Entrée scène Johnny Hallyday

« Pour moi la vie va commencer »

 

IL EST LE ROCKER DE LA DEMESURE

Il est de toutes les époques : Rock ‘n’ roll , yéyé, hard rock …

Il a mis le feu dans sa vie, à sa vie et dans la vie de trois générations.

Allumer le feu

Chacun a l’impression qu’il est de sa famille. Aucune considération d’âge ni d’époque.

Il est la bande-son de nos vies.

« IL A ECLAIRE NOTRE JEUNESSE »

Dans les années 60, Il nous a mis la télé en couleur.

« On a tous en nous quelque chose »… de Johnny Hallyday.

IL SYMBOLYSE LE  Rock ‘n’ roll made in France

Il a insufflé l’esprit rock.

En 1960 il est déjà une immense vedette

Les Beatles n’avaient pas encore sorti de disque

Il a insufflé dans la France, le côté américain.

Pour en parfaire l’image, il choisit le nom américain de son père.

Aznavour réagi : « Etre américain avec l’accent de Ménilmontant. Non! Il ne faut pas mentir »

SOUVENIRS DE JEUNESSE

« Souvenirs, souvenirs»

Je me souviens…

Aujourd’hui, ma jeunesse revient comme un boomerang.

1960, la guerre d’Algérie, Johnny, mes 19 ans et ses 17 ans à Oran.

Il était venu chanter dans le petit club où nous dansions avec les copains l’après-midi.

Nous étions amis, nous étions rock et lui, chantait pour nous.

Il était très beau et très timide.

Sa voix mesurée, chaude et douce nous a séduits avec « Retiens la nuit »

Et nous à réveillés avec « Souvenirs, souvenirs ».

Il était à nous ce jour-là.

NOS VIES

Fan de rock et fan de Johnny, pendant longtemps j’ai suivi nos vies de près.

Naissance : Deux ans d’écart. Johnny : 15 juin 1943 et moi 29 mai 1941.

Signe : Gémeaux.

On dit que Gémeaux est un signe qui est né avec un micro à la main et qui aime la fête… Je n’ai jamais osé… mais aussi sous des apparences un peu légères, ils savent apprivoiser leur inguérissable solitude, le travail et l’effort.

LES DATES QUI COINCIDENT

1965 Le Mariage : 12 Avril pour Johnny et Sylvie, 23 décembre pour moi

1966 : Naissance du 1er enfant. 14 août, son fils, David – 17 septembre, ma fille

1980 : Le Divorce après 15 ans – Moi : 1er octobre, Johnny et Sylvie 5 novembre

* LE SOUVENIR MUSICAL

Beaucoup de titres resteront dans nos mémoires.

* LA MALADIE

2009 Premier bulletin de santé inquiétant.

Mais il se relève et enchaîne les albums

« Mes jours ne sont pas en danger », dit-il sans cesse

Il vit comme si la maladie n’existait pas…

On vivait tous comme s’il allait s’en sortir…

On attendait toujours des miracles de Johnny.

On l’a cru immortel. Il est immortel car il va continuer à exister par ses chansons.

Il s’est battu jusqu’au bout. .

Et comme aurait dit Jean Do : « la vie est belle parce qu’elle a une fin »

* IL RELEVE LE DEFI DU CINEMA

C’est une star de la toile.

Il a l’envie de jouer, d’être vrai. Quelques-uns de mes films préférés.

1963 «D’où viens-tu Johnny, » de Noël Howard son premier long-métrage

(Western à la française, dans une Camargue-Far West, avec des gardians-cow boys et des Gitans-Mexicains, Johnny Hallyday- Elvis Presley, dans un rôle Hollywoodien, à savoir un scénario convenu prétexte à glisser çà et là quelques chansons. Johnny chanteur-acteur en interprète trois en solo et une en duo avec Sylvie Vartan. Bagarres, chevauchées, amour et chansons… et inévitable dénouement heureux -Chanson de Jean-Jacques Debout-

1969 : « Le Spécialiste » de Sergio Corbucci 

(Hud est le spécialiste le plus redouté de l’Ouest. Il arrive dans la ville de Blackstone, déterminé à venger son frère Charlie, lynché par les habitants du village après avoir dérobé l’argent de la banque…)

1972 «L’aventure c’est l’aventure» de Claude Lelouch 

(Trois truands (Lino Ventura, Jacques Brel, Charles Denner) et leurs sous-fifres (Charles Gérard, Aldo Maccione) recyclent leurs méthodes traditionnelles de gangsters et décident de jouer la politique pour leurs méfaits dont l’enlèvement de Johnny Hallyday…)

Timide début

1985 « Détective » de Jean-Luc Godard, façon Série Noire. 

2002 « L’homme du train» de Patrice Leconte

(Milan (Johnny Hallyday), un homme au physique marqué genre gangster) ayant pour seul bagage un sac de voyage, descend d’un train dans la petite ville d’Annonay en Ardèche. Il souffre de migraines et passe donc à la pharmacie pour acheter de l’aspirine. Il y rencontre Manesquier (Jean Rochefort), un professeur de français à la retraite qui vit coincé entre ses souvenirs et ses petites habitudes. Ce dernier lui propose l’hospitalité, Milan l’accepte. Se crée alors entre Milan, taciturne et cynique, et Manesquier, grand bavard adepte du monologue alambiqué, une relation faite de fascination mutuelle et d’amitié…)

2006 « Jean-Philippe »,  film français de Laurent Tuel.

 Bande-annonce

(Fabrice (Lucchini) est un cadre moyen, admirateur inconditionnel, incompris par sa femme et sa fille, de Johnny, grand collectionneur de produits dérivés se rapportant à son idole. Après une soirée bien arrosée il rentre chez lui en chantant, ce qui lui vaut de recevoir un violent coup de poing au visage de la part d’un voisin agacé. Lorsqu’il se réveille à l’hôpital, Fabrice se rend progressivement compte qu’il est dans un monde parallèle où Jean-Philippe Smet n’est jamais devenu « l’idole des jeunes…)

2009 «Vengeance»

(Francis Costello vient à Macao pour venger sa fille, Irène, dont la famille a été assassinée par des tueurs à gages mandatés par un chef de la triade locale. Perdu dans une ville qu’il ne connaît pas, il rencontre, alors qu’il rentre à son hôtel, trois tueurs venus exécuter leur contrat en assassinant l’amante infidèle de Mr Fung. Costello, témoin de la scène, garde le silence sur leur identité en échange de leur engagement pour retrouver le commanditaire et les assassins de sa fille...)

Film franco-hongkongais de Johnnie To présenté au festival de cannes, qui fait référence à Jeff Costello, le tueur à gages interprété en 1967 par Alain Delon dans Le Samouraï de Jean-Pierre Melville. Un film magnifique, aussi implacable et glaçant que le bleu des yeux de Johnny. Un Johnny Impressionnant! J’ai adoré. Il n’a pas obtenu le succès qu’il méritait.

2014 «Salaud on t’aime» de Claude Lelouch

(Pour réconcilier son meilleur ami Jacques Kaminsky et ses quatre filles, Printemps, Été, Automne et Hiver, issues de quatre unions différentes, un médecin annonce à celles-ci que leur père est atteint d’une maladie incurable qui ne lui laisse que peu à vivre...)

2017 « Rock ‘n’ roll » de Guillaume Canet qui se met en scène.

(Guillaume Canet -Johnny Hallyday-, comédien de 43 ans, se remet en question le jour où, sur un plateau de tournage, sa jeune partenaire à l’écran lui dit qu’il n’est plus un objet de désir pour les femmes de la jeune génération. La raison? Sa vie de famille bien rangée avec Marion Cotillard, son fils Lucien, sa maison de campagne, sa passion pour les chevaux. Guillaume comprend qu’il faut tout faire pour changer cette image ringarde et plus vraiment sexy…)

2017 «Chacun sa vie» de Claude Lelouch

Plusieurs histoires d’amour, des tranches de vie et des destins liés par le hasard ou la coïncidence, sur fond de festival de jazz à Beaune, en Bourgogne, et d’un procès dans lequel tous les personnages ont un rôle précis : décider du sort d’un des leurs

Je ne l’ai pas encore vu. 

 

ARRET – IMAGES

JOHNNY Hallyday et SYLVIE Vartan COUPLE DE LEGENDE années 70

HOMMAGE A JOHNNY HALLYDAY – 1943-2017

Les 20 images de Johnny que les français n’oublieront jamais

La suite

LES PLUS BEAUX TUBES DE JOHNNY

Et celui-ci qui nous invite à réfléchir et qui nous prend aux tripes.

L’envie d’avoir envie.

 

JEAN D’ORMESSON

JEAN D'ORMESSON academicienJEAN D'ORMESSON academicien

Il est mort comme il a vécu

Avec discrétion et élégance.

A 92 ans, il nous a quittés ce 5 décembre 2017 dans la nuit

Une Crise cardiaque en pleine nuit.

Un autre temps

Un autre monde

Il est l’Expression même de la littérature, Classique et moderne à la fois.

Avec lui, la Tradition n’est pas méprisable.

Il avait un sens aiguisé de la formule. Cela faisait aussi partie de son charme et de sa grande élégance.

«C’est quand il y a quelque chose au-dessus de la vie que la vie devient belle.»

Et celle-ci aussi:

«Personne ne sait jamais ce qu’on gagne avec une naissance. On n’y gagne que des espérances, des illusions et des rêves. Il faut attendre la mort pour savoir enfin ce qu’on perd.»

On pourrait faire un immense recueil de toutes ces petites phrases qui montrent son amour profond de la vie. Et la vie le lui a bien rendu. En cas de désespoir il est conseillé de les relire. En voici quelques-unes .

Ce « Monument de la littérature » nous laisse une image de Bienveillance, Douceur, Elégance, Erudition, Finesse, Générosité, Gentillesse, Grâce, Intelligence et Malice ( tellement de superlatifs élogieux que j’ai préféré les classer par ordre alphabétique)

Sa voix est toujours calme, suave, souriante et rassurante.

Que peut-on rêver de plus ?

Il montre une forme de liberté et d’inquiétude sereine par rapport à la vie. Il a une manière de prendre avec une sorte de fair-play les catastrophes. Un exemple à suivre.

« La vie c’est une fête et c’est un désastre » dit-il.

Il aime les bains de mer et de soleil en Méditerranée. Comme je le comprends.

C’est un grand amoureux des femmes et aussi leur soutien.

Il était moins romancier que philosophe.

Il faut « faire aimer les livres aux gens qui n’en lisent pas »…

 

* MA DERNIERE LECTURE

« Je dirai malgré tout que cette vie fut belle« 

J’ai aimé la manière originale de reprendre le cours de ses souvenirs. Face à un juge nommé MOI il se défend sous le beau nom de MOI.

Son  petit Moi insolent et ridicule, et son grand, omniscient, Noble et Implacable Sur-Moi de Génie, s’affrontent dans ce procès contre lui-même. Et c’est parti pour 462 pages à la Jean d’O… J’ai eu un peu de mal à le terminer. Certains reculeront devant son aspect « pavé » surdimensionné, mais pour les passionnés d’Histoire (je n’en suis pas) et les autres (comme moi), il représente un véritable tour du monde à travers un passé encore proche mais qui nous a souvent échappé. Son récit est truffé d’anecdotes et de rencontres incroyables. Tout Ormesson est dans ce livre : l’homme de tous les contrastes et de toutes les curiosités, léger et profond, caustique et indulgent, érudit et naïf, passionné et indifférent, spirituel et gaffeur, etc…

Pour se défendre dans ce procès qu’il s’intente à lui-même, l’auteur fait défiler au galop un passé évanoui.

On y croise du monde bien, mais tellement de monde, que j’ai eu l’impression qu’il avait rencontré la terre entière.

Il va de l’âge d’or d’un classicisme qui règne sur l’Europe à l’effondrement de ce «monde d’hier» si cher à Stefan Zweig. De Colbert, Fouquet, Bossuet ou Racine à François Mitterrand, Raymond Aron, Paul Morand et Aragon.

 «Quel meilleur interlocuteur que soi-même? Un moyen de pouvoir exprimer la complexité d’une pensée»…

Mais les charmes d’une vie et les tourbillons de l’histoire ne suffisent pas à l’accusé :

 «Vous n’imaginiez tout de même pas que j’allais me contenter de vous débiter des souvenirs d’enfance et de jeunesse? (…) Je ne me mets pas très haut, mais je ne suis pas tombé assez bas pour vous livrer ce qu’on appelle des Mémoires

Il est faussement modeste et son Sur-Moi le lui fait remarquer. J’ai l’impression de me rencontrer moi-même bien que je ne sois pas une personne illustre.

Ce sont les aventures d’un écrivain qui a aimé le bonheur et le plaisir en dépit de tant de malheurs cèdent peu à peu la place à un regard plus grave sur le drame qui ne cesse jamais de se jouer entre le temps et l’éternité, et qui nous emportera.

On y trouve aussi les bons conseils qu’il se plait à nous donner à travers sa propre histoire.

Avant de mourir, sa mère lui a laissé trois principes : 1) ne te fais jamais remarquer ; 2) ne parle jamais de toi ; 3) toute lettre mérite une réponse.

On ne présente plus d’Ormesson. Son style est connu ainsi que son charme et son sourire.

Jean d’Ormesson est un écrivain malicieux. Né en 1925. Il déclare n’avoir rien voulu faire de sa vie. Comme quoi, « Rien » peut mener à « Tout ».

Quelques phrases qui ont résonné en moi

« Je nourrissait en moi comme une soif de transgression »

« Mon père … vivait l’histoire comme une affaire de famille »

« Mes parents veillaient avec une tendre férocité à la priorité de ces obligations »

« Même sans rien faire, je ne me suis jamais ennuyé avec moi »

 « Mes premiers livres, on n’en parlait jamais dans Le Figaro car j’étais sur la liste noire »

Sa médiatisation en fit presque un incontournable du PAF.

* AU CINEMA

Dans « Les saveurs du palais » son deuxième rôle à l’écran (après « Éloge de l’amour », un Godard de 2000, où il tenait un petit rôle), il est égal à lui-même. Parfait !

 » Nous avons cherché ensemble le meilleur. Il fallait trouver le bon ton. Comme il n’était pas acteur, ce n’était pas évident au départ mais ça l’est très vite devenu. À cause de sa vie, de ce qu’il est, Jean avait en lui la possibilité poétique d’être Président. Sur le plateau, il était comme un jeune homme. Il m’a beaucoup touchée ». Catherine Frot

Un film gourmand et délicieux, chargé d’humour et d’émotions: un vrai  délice. J’ai adoré ce film et en particulier le dialogue entre la cuisinière et le président autour du livre « Éloge de la cuisine française » de leur jeunesse. J’ai même acheté le livre de la cuisinière.

A 87 ans , Jean d’Ormesson est très étonnant d’aisance et efficace avec sa douceur, sa lenteur et la joie qui irradie son visage lorsqu’il parle avec sa cuisinière en lecteur émerveillé amoureux des vieilles recettes , de ce superbe livre à la langue aussi délicieuse que les plats qu’il évoque avec elle. Un chef-d’œuvre mêlant littérature et recettes ! Il est réédité ici

« Ne pouvant se prévaloir d’une ressemblance physique avec le défunt Président et conservant la diction un peu ralentie qui lui est propre, l’académicien possède la prestance, le charisme et l’érudition qui donnent à voir un Président subtil et truculent lorsqu’il s’agit de parler de cuisine en tête-à-tête avec Hortense »

Une prestation savoureuse du duo Frot-Ormesson, entouré de seconds rôles convaincants dont Arthur Dupont touchant dans son rôle d’assistant étonné mais dévoué et ouvert à toutes les recherches de son chef.

Pour mieux cerner JEAN D’ORMESSON

-Connaissiez-vous l’histoire de Danièle Delpeuch, la cuisinière de François Mitterrand, qui a inspiré le film ?

-Pas du tout. J’ai fait confiance à Etienne Comar et Christian Vincent. J’avais vu Des hommes et des Dieux, ce film magnifique et cela me suffisait. J’ai fait la connaissance de Danièle Delpeuch un peu plus tard. C’est un sacré personnage.

-Comment avez-vous préparé ce personnage de Président ?

-Le scénario ne m’a pas quitté, je m’endormais même dessus. C’était utile car les scènes faisaient leur chemin dans la nuit. Je n’ai lu le livre de Danièle Delpeuch que bien plus tard. Et j’ai lu le merveilleux livre d’Edouard Nignon, Éloge de la cuisine française, dont le Président s’entretient avec le personnage d’Hortense, la cuisinière. Il me fallait me nourrir un peu de l’intérieur. Mais restons objectifs : ce personnage de Président, qu’on peut penser central, est tout à fait secondaire.

-Vous-même, êtes-vous épicurien comme ce Président qui goûte tant la Poularde demi-deuil?

Je suis très sensible à la nourriture. J’ai adoré la scène avec les truffes. On a dû la recommencer plusieurs fois- c’est très difficile d’être filmé lorsqu’on mange.

Bilan : j’ai dû manger trois truffes et c’était délicieux. Quand j’étais jeune, j’allais quelquefois chez Bocuse ou chez Troisgros. Les grandes tables m’amusaient.

Et il m’est arrivé, comme ce Président que j’interprète, de lire des recueils de littérature sur le sujet.

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Avis de recherche – Simone Latreille

Posté par ENO filles le 18 juin 2017

Annie WOLFF-GUENU a écrit

Je recherche la fille d’une amie de ma maman Mme Ana ESTEVE née NAVARRO  (son amie s’appelait Mme LATREILLE elle était institutrice et habitait à Sainte-Eugène un quartier d’Oran)

Sa fille s’appelait Simone LATREILLE et avait réussi ses examens d’Institutrice à l’Ecole Normale d’Oran.

Elle s’était mariée à Oran avec Georges PUGA.

Quand ils sont rentrés en France (en 1962 ?) ils ont habité à GRENOBLE (38-Isère).

Simone était directrice d’une école maternelle je crois et j’avais appris qu’elle avait divorcé et s’était remariée mais qu’elle habitait toujours Grenoble mais je l’ai complètement perdue de vue et ne connais pas son nouveau nom.

Elle doit avoir 79 ans et si quelqu’un l’a connue à Oran  et/ou en France ce serait très gentil de me contacter et de m’en faire part, je  vous en remercie.

 

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Ces infos ne paraitront pas sur le blog.

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Samedi 29 octobre 2016 – C’est le changement d’heure

Posté par ENO filles le 29 octobre 2016

    On change d'heure

La liberté, c’est de n’arriver jamais à l’heure” (Alfred Jarry)

On va être en retard

 

Pierre Bertaud chante L’heure d’hiver

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Ça y est ! On y est ! L’HEURE HIVER, c’est pour ce week-end 

Dimanche on se lève une heure plus tard.

 

Attention!!! changement d'heure

Dans la nuit du samedi 29 au dimanche 30 octobre, à 3 heures du matin, il ne sera en réalité que 2 heures. 

 

 

Bien des gens sont comme les horloges qui indiquent une heure et en sonnent une autre

(Proverbe danois)

 

Un livre de Guy Gauthier

Un livre de Guy Gauthier

 

 

Une heure en plus = une heure de sommeil gagnée! Même si cela n’est valable que pour la première journée.

 

C'est le Bonheur!

C’est le Bonheur!

Je me répète: Les montres retardent une heure : à 03:00 heure du matin, il sera 02:00 heure du matin.

 

Whaa§

C’est bien pour moi!

L’envie de trainer une heure de plus au lit le matin, ça me démangeait déjà depuis une bonne semaine.

 

Et dormir, et rêver

 

Et n’en déplaise aux détracteurs, l’hiver, quand il fait encore nuit, il est dur de sortir de son lit.

Ah! Dormir!

C’est vrai ! La journée sera courte. Et pour ceux qui travaillent, ils seront encore dehors, la nuit tombée.

Et quand ils rentreront chez eux il ne leur restera plus qu’à se reposer.

Je suis née avec le changement d’heure. Alors mon horloge biologique est parfaitement adaptée. J’en ressens les effet avec toujours un peu d’avance.

J’adore me lever une heure plus tard l’hiver et me lever tôt en été car cela rallonge les journées et comme je suis une fille du soleil, je veux en profiter.

 

Oui! C’est vache!

C'est vache!

 

 

Allez!

 

Et aussi changez de monstre

 

 

 

 

 

MICRO-TROTTOIR

Savez-vous pourquoi nous changeons d’heure deux fois dans l’année ? C’est la question pas si simple posée par AcTualiTy à quelques passants.

 

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Dernières minutes

Cliquez sur les liens ci-après

TOUT CE QUE VOUS VOULEZ SAVOIR SUR LE CHANGEMENT D’HEURE

les zozios et le changement d'heure

 

ET COMME CHAQUE ANNNE ON SE POSE TOUJOURS LES MEMES QUESTIONS

C’est une habitude depuis 1976.

Les horloges du pays avancent d’une heure le dernier dimanche d’octobre.

Cette date fixée par convention, ne correspond à rien de particulier. Elle intervient tout juste 2 mois avant le solstice d’hiver, le moment où le temps d’ensoleillement dans les pays de l’hémisphère nord est le plus court de l’année.

- A quoi sert le changement d’heure ?

 

Toujours les zozios

- Et si on l’abrogeait ?

Peu convaincus de son utilité, plusieurs pays ont actuellement abrogé le changement d’heure.

-Dans un rapport de 1997, pour des raisons pratiques, le Sénat avait conseillé l’abrogation du changement d’heure qui devait rester  définitivement à l’heure d’hiver, toute l’année.

-En 1998, l’Europe a harmonisé les dates pour l’UE

Ainsi, France avait la même  l’heure que Grande Bretagne durant l’été et partageait l’heure d’Allemagne durant l’hiver. Là encore, la date a été fixée arbitrairement au dernier dimanche de mars.

- En 2009, c’est la Tunisie et l’Argentine qui ont cessé de changer d’heure au printemps et à l’automne.

- 2010 Pourquoi  le changement d’heure ?

Le changement d’heure est censé nous faire économiser de l’énergie, à l’échelle du pays. Les dernières études remontent à cette date.

Livrés par l’ADEME (Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie), il était indiqué que les économies en énergie et en CO2 étaient bien constatées (une économie en émissions de CO2 de 44 000 tonnes), pour une mesure qui ne coûte rien ou presque à l’Etat (440 gigawatt-heures étaient ainsi économisés, ce qui correspond à la consommation d’énergie pour éclairer pendant une année 800 000 ménages et d’environ 1,8 millions d’habitants).

- En 2011, la Russie cesse également, comme l’Egypte, comme la Biélorussie.

- En mai 2013, au Québec, la question de son abandon a engendré un vaste débat. Le gouvernement a décidé de le conserver, considérant que « l’état actuel des connaissances ne nous permet pas de démontrer les avantages ou les désavantages de le maintenir.

- Il y a quelques semaines, la Turquie l’a abandonné.

-En France, en mars 2015, Ségolène Royal, ministre de l’Environnement et de l’Energie, avait annoncé la réalisation d’une enquête sur les bienfaits réels du changement d’heure sur l’économie française et sur les effets sur la santé de Français. Mais la mesure est restée dans les cartons.

Ce que demande le peuple

 

EN SAVOIR PLUS SUR L’HEURE D’HIVER 

L’heure d’hiver en France, c’est GMT+1

Lors du changement d’heure qui intervient à la fin de cette semaine, la France reviendra donc à son heure dite « normale », par opposition à l’heure d’été.

Et pour cause, un décalage a été opéré lors du passage à l’heure d’été il y a sept mois, en mars dernier.

Par ce changement d’heure, le lever du soleil sera automatiquement plus matinal et son coucher plus précoce dans la journée.

Mais malgré ce retour en arrière, l’Hexagone restera tout de même en décalage avec le méridien de Greenwich et donc l’heure dite « solaire ».  

Les plus optimistes pourront toutefois se réjouir : cet « oubli » de l’histoire permet de conserver davantage de luminosité en fin de journée durant les longs mois d’automne et d’hiver.

L’ensoleillement qui décline de jour en jour à partir de l’automne, atteint son minimum lors du solstice d’hiver, autour du 21 décembre

A cet instant, la Terre atteint son inclinaison maximale par rapport au Soleil, les rayons tapent fortement l’hémisphère sud – qui est en été – mais l’hémisphère nord ne profite que de quelques heures de lumières. 

IMAGINEZ PLUTÔT: si nous décidions de nous baser sur l’heure naturelle, la nuit tomberait en milieu d’après-midi en hiver, vers 16 heures au lieu de 17 heures aujourd’hui  (De manière générale, autour de cette période, le soleil se couche à Paris avant 17 heures !)

 

La France a changé de temporalité et son rapport au soleil il y a plusieurs décennies.

A l’origine ? La Seconde Guerre mondiale et plus exactement, l’Occupation allemande.

 

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A cette époque, le régime de Vichy a en effet accepté de passer à l’heure germanique, en modifiant son fuseau horaire pour le faire correspondre avec celui de Berlin. Une décision lourde de conséquences, qui n’a jamais été modifiée depuis. 

Résultat : cela fait trois-quarts de siècle que les Français vivent durant cinq mois de l’année, de fin octobre à fin mars, avec une heure de plus que l’heure universelle GMT (Greenwich mean time), soit GMT+1.

 

L’HEURE D’ETE

Lors du changement d’heure d’été, adopté en 1975, le pays accentue d’une heure supplémentaire ce décalage avec le soleil.

Nous vivons donc en heure GMT +2 pendant sept mois de l’année, de fin mars à fin octobre.

 

EN VIDEO 

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 3 ASTUCES POUR BIEN PASSER A L’HEURE D’HIVER

 

Changement d'heure le truc

 

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jfaiscquonveut

 

JE DÉTESTE L’HEURE D’HIVER ! ET VOUS ? | CHANGEMENT D’HEURE

 

Les detracteurs, ça me defrise

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horloge animée

 

 

 

 

 Alors vous avez compris cette fois?

grrr!

 

Archive pour la catégorie ‘Changement d’heure’

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Sylviane Cochet, promo 55

Posté par ENO filles le 22 octobre 2016

Retour sur le blog

Tout est passionnant dans la vie à condition d’y consacrer un certain temps. Le blog est une activité à la fois intellectuelle et créative. Elle permet d’entretenir des liens virtuels avec ses amis et aussi avec d’autres personnes inconnues. Mais le temps qu’il faut y consacrer devient vite une addiction et je reconnais aisément que j’y ai passé beaucoup de mon temps. Car mon cervo-moteur ne cale jamais…Je suis de retour aujourd’hui pour  vous signaler une normalienne qui n’a pas été mentionnée dans la liste de classe de la promo dont elle faisait partie.

Il s’agit de Sylviane COCHET, de la promo 55

Elle m’a été signalée par Pierre Darnaud, le frère d’Annie, qui s’occupe de « L’écho de l’Oranie ».

Voici son message:

Salut Paule,

Suite à une recherche de blason d’une oranaise sur le journal « L’écho de l’ORANIE », je l’ai contacté par téléphone puis écrit un courrier joint en P.J. (*)

Celle-ci a fait la dernière année de l’ENO et semble être de la promotion 1955, elle a mis sur l’écho un témoignage de son enseignement dans le sud, joint également à ce mail.

Elle ne se rappelle de pas grand-chose, est absente de la liste de la promo 1955, peut être certaines d’entres vous ont un souvenir de Sylviane COCHET ?… »

Pierre DARNAUD d’ORAN Saint Pierre

CONTACT

Pour la contacter cliquez sur le formulaire de contact

DOCUMENT

Voici un document PDF dans lequel elle raconte les début de son aventure pédagogique en Algérie.

fichier pdf Prise de conscience par Sylviane Cochet

ARTICLES PRECEDENTS sur la PROMO 55

Cliquez sur Promo 1955-1958

(*) LIENS UTILES

1°- Page  « Blasons Algérie » qui vous renseigne entre autres sur  la symbolique des « objets » héraldiques de certains blasons et éventuellement des remarques sur les doublons pour une même commune  et sur l’historique de certains blasons comme celui d’ORAN dans ses versions successives.

2°- Site de « Documentation-Pn.org« , « petit frère » de l’Encyclopédie de l’AFN, destiné à recevoir vos documents divers, pour un travail ultérieur dans l’Encyclopédie elle même ! Cet espace va remplacer TOTALEMENT l’album photos PN qui n’aura plus de raison d’être !

Beaucoup de documents et de photos.

Document Dépôt Collectif

 

 

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Murs – Entretien avec Jacques Vazeille

Posté par ENO filles le 25 février 2016

 

Murs par Jacques Vazeille

Couverture du livre Murs

« C’est l’histoire d’une rencontre improbable entre Samson, un jeune homme autiste Asperger de 25 ans et Mine, une ado de 12 ans, une gamine pas autiste du tout. Ils se regardent, se parlent. Que voient-ils, que comprennent-ils ?… Entre eux va se tisser une relation incroyable et exclusive, somme toute assez rare. »

Prochainement une rencontre aura lieu avec son auteur dans le cadre du cercle de lecture que nous avons mis en place dans la résidence où je demeure. Il s’agit de l’écrivain-pédopsychiatre Jacques Vazeille.

Pourquoi ce choix ? Ce livre traite un sujet grave et qui nous touche de très près, l’autisme, sans que parfois nous en ayons conscience.

La plupart des psychiatres traitent les  « troubles du comportement ».  A noter que Jacques Vazeille préfère aborder le problème  des « comportements qui troublent ». « Le patient vit dans un entourage qui est affecté et subit douloureusement ».

Ici l’auteur en parle avec humour et émotion et nous pouvons réfléchir à certaines de nos expériences et nous poser toutes les questions sur ce sujet qui nous intrigue et nous interpelle.

Ce livre est une manière agréable et presque légère d’aborder ce sujet un peu troublant.

Il est plaisant et facile à lire.

Mais L’autisme, c’est quoi ?

Je laisse le Docteur Vazeille vous en parler.

ENTRETIEN AVEC JACQUES VAZEILLE

Depuis les années 50, sous l’impulsion des psychiatres américains, une nomenclature des troubles mentaux a été mise en place, en usage dans le monde entier.

C’est le DSM (Diagnostic and Statistical Manual of Mental Disorders) sans cesse remanié. Nous en sommes aujourd’hui à la cinquième version, le DSM 5.

L’autisme faisait partie des Troubles Envahissants du Développement (TED).

Aujourd’hui il entre dans la catégorie des Troubles du Spectre Autistique (TSA).

Il est caractérisé par l’association de « Troubles de la communication sociale » et de « comportements restreints et répétitifs ».

Les troubles du langage et de la communication qui constituaient un chapitre spécifique sont désormais noyés dans la communication sociale.

Jadis, ces troubles devaient apparaître avant 36 mois.

Aujourd’hui, cette échéance n’est plus nécessaire.

En 1943, aux Etats-Unis, Léo KANNER, pédopsychiatre d’origine autrichienne, a publié un article décrivant ce qu’il a appelé « l’autisme infantile précoce ».

L’année suivante à Vienne, Hans Asperger a publié « Les psychopathies autistiques dans l’enfance ».

Il s’intéressait à des enfants dotés de compétences intellectuelles exceptionnelles, connaissant en même temps les plus grandes difficultés dans leurs relations sociales. L’autisme et le syndrome d’Asperger étaient nés.

Depuis, les choses se sont incroyablement complexifiées, et chaque année, l’écheveau de l’autisme s’embrouille un peu plus.

D’une intelligence supérieure ou gravement déficitaire, une personne autiste, on dit aujourd’hui une personne avec autisme, établit avec le monde et ses habitants comme avec elle-même des rapports très particuliers. Sur le plan relationnel par exemple, il ne lui est pas possible de se représenter la pensée de l’autre. C’est donc sa pensée qui gouverne le monde.

Autisme. Un état ou une maladie ?

Il y a eu beaucoup de bagarres à ce sujet. Aujourd’hui il est admis que, si l’on est autiste, on le reste. Cela ne veut pas dire qu’il est impossible de s’en accommoder. Les progrès ont été considérables dans les aides, les accompagnements et les actions thérapeutiques qui peuvent être engagées.

Naît-on ou devient-on autiste ?

Les deux mon capitaine.

A sa naissance, le petit d’homme est loin d’être fini. Il n’est pas capable de grand-chose et il lui faut construire sa personne, son être psychique notamment.

A terme il accèdera à l’une des organisations de personnalité qui ont été décrites par la psychanalyse : Il sera névrotique, psychotique, pervers ou… autiste. Il n’y a pas d’autre choix. Et il faut bien être quelque chose. Et une fois qu’on y est, on y reste.

Je vais vous donner mon point de vue personnel. Certains le partagent. D’autres, et ils sont nombreux le discutent ou le combattent.

Les phénomènes qui déterminent la construction d’un être humain sont multiples : les gênes, la gestation, la naissance, les compétences sensorielles, le capital intellectuel, les évènements de la toute petite enfance, l’environnement… Tout cela entre en jeu dès la conception. Bien heureusement, presque toujours, tout se déroule pour le mieux. Mais pas toujours.

Parfois quelque chose intervient qui bloque le processus et le petit enfant reste enfermé en deçà du champ du langage. Je ne veux pas dire qu’il ne parlera pas, encore que ce soit souvent le cas, mais qu’il ne parviendra pas à partager une perception et une compréhension spontanées du monde, de ce qui lui arrive et de ceux qui l’entourent.

C’est l’autisme. On peut supposer, au regard de la clinique, que la plus ou moins grande précocité des phénomènes de blocage dans ce processus d’organisation du psychisme détermine les aspects plus ou moins déficitaires du tableau autistique.

La mère ?

Nous touchons là le point central des questions autour de l’autisme.

Les polémiques les plus sauvages, les anathèmes, les procès en sorcellerie, souvent avec une évidente mauvaise foi, trouvent leur origine dans le rôle de la mère. Pauvre mère !

Ce sont les psychanalystes qui ont commencé. Dès que l’on s’est penché sur la clinique des enfants autistes, il est apparu que les processus en jeu se déroulaient dans les premiers mois de la vie, le moment où la présence et le rôle de la mère sont primordiaux.

De là à conclure que si cela se passe mal, elle y est pour quelque chose, il n’y a qu’un pas que n’ont pas hésité à franchir beaucoup de psychiatres irréfléchis se réclamant d’une psychanalyse à laquelle ils ne comprenaient pas grand-chose.

Et, pendant des années, tous les jours, ça a été la fête des mères.

Evidemment, en miroir, une défense s’est organisée, qui a vite pris la forme d’une attaque en règle de la psychanalyse. Nombreux aujourd’hui sont ceux qui, s’appuyant sur ce procès aux mères, cherchent à évincer toute référence psychanalytique de la recherche et de la réflexion sur l’autisme. Peut-être ne sais-je pas lire. Je connais un peu la littérature sur la question. Je n’ai trouvé nulle part un texte imputant l’autisme d’un enfant à sa mère défaillante. Au contraire, lorsque ce rendez-vous primordial entre un nouveau-né et sa mère n’a pas lieu, la première à être dévastée, ravagée de souffrance, c’est bien elle. Et si quelqu’un a besoin d’aide à ce moment…

Bruno BETTELHEIM, pour certains le diable en personne, parce qu’il proposait dans sa clinique une séparation radicale entre l’enfant et ses parents, n’a nulle part formulé qu’un enfant devenait autiste en raison de sa mère inadéquate.

En tout cas, le mal est fait. Et nous croulons aujourd’hui sous les propos imbéciles et outranciers de l’accusation autant que de la réhabilitation de la cause des mères qui continuent de souffrir et méritent autre chose. Par exemple une écoute.

Donald WINNICOTT, un pédiatre et psychanalyste anglais disait qu’une mère doit être suffisamment bonne. Suffisamment bonne, c’est aussi suffisamment mauvaise. En effet une mère universellement parfaite, serait la pire éventualité pour un nourrisson qui, ainsi, ne manquerait jamais de rien et qui resterait continuellement dans un état de satisfaction absolue, sans avoir besoin de devenir grand et autonome.

Les mères des enfants autistes ont été injustement culpabilisées. Et elles n’en avaient nul besoin. Lorsqu’un petit enfant ne répond pas à l’attente de ses parents, la question surgit immédiatement : « Qu’ai-je fait qu’il ne fallait pas faire ? », ou « que n’ai-je pas fait que j’aurais dû faire ? ». Il faut croire que beaucoup de psychiatres et de psychanalystes n’avaient pas réglé leurs comptes avec leur propre mère pour que ce sujet prenne une telle ampleur, conforté par la culpabilité spontanée et naturelle qu’il s’agit d’évacuer plutôt que de la consacrer.

Juste à ce propos un petit mot sur les pères. Globalement je les trouve un peu « confortables », s’accommodant bien facilement de la situation. Cela ne veut pas dire qu’ils ne sont pas eux aussi ravagés par ce qui arrive à leur enfant, à leur famille. Il est vrai que, être père, ce n’est pas donné. C’est l’aboutissement d’une maturation parfois un peu longue. Et si l’enfant donne les signes d’une différence, tout peut se compliquer.

La cause de l’autisme

Elles sont multiples et nous n’en avons certainement pas fait le tour. Sans doute aussi que certains « terrains » prédisposent à la survenue de troubles autistiques.

Certaines maladies se manifestent transitoirement par des troubles d’allure autistique qui s’effacent au cours de l’évolution. Pour faire court, nous connaissons de plus en plus de choses dans ce domaine, mais notre ignorance reste immense. Cela n’empêche pas certains d’affirmer un minuscule savoir.

Il existe un syndrome assez répandu, notamment dans le monde des soignants. Il n’est pourtant jamais décrit. Les plus belles descriptions se rencontrent dans la littérature. Personne n’a songé à lui donner un nom. Je me risque à l’appeler le « diafoirisme » en référence au personnage de Molière.

Cela commence à se savoir dans mon entourage que je m’occupe un peu d’autisme. Souvent, par curiosité ou pour m’être agréable, on m’entreprend sur la question. J’essaie d’expliquer ce monde complexe. Presque chaque fois, quelqu’un intervient, péremptoire : « Maintenant on sait que c’est génétique ! ». Le diafoirisme a frappé. Je préfère alors parler d’autre chose.

Et pourtant les gènes ont manifestement une place parmi les causes de l’autisme. Mais pas toute la place.

En référence à son vécu dans les camps de concentration, B. BETTELHEIM a avancé que l’autisme était une réponse de l’individu à une menace imparable et absolue d’anéantissement à laquelle il ne pouvait se soustraire. Cette hypothèse a depuis été abandonnée. Et pourtant, il n’y a pas si longtemps, nous avons été confrontés à une véritable épidémie de troubles autistiques chez les petits enfants adoptés issus des orphelinats épouvantables de CEAUCESCU en Roumanie. BETTELHEIM n’avait peut-être pas complètement tort.

Continuons donc de chercher les causes. Nous en avons trouvé. Nous en trouverons d’autres. Et peut-être un jour une issue thérapeutique émergera pour certains. Méfions-nous cependant des « découvertes » qui révolutionnent la clinique de l’autisme et laissent espérer des avancées radicales. Il y en a plusieurs par an dans le monde, souvent farfelues. Jusqu’à présent sans lendemain.

Comment se comporter avec une personne autiste ?

La première chose consiste à se demander ce que l’on veut faire avec cette personne.

Si vous voulez l’amener à se conformer à nos façons d’être en société, lui inculquer les comportements adéquats, etc., le mieux est peut-être de vous occuper d’autre chose.

Si vous voulez comprendre sa lecture du monde, lui rendre notre société lisible et faire en sorte qu’il s’y sente à l’aise, vous allez devoir aller à sa rencontre  Pas trop vite, pas trop près.

Si vous faites attention à ses signaux, la personne autiste vous manifestera clairement comment vous devez vous tenir. Il faut savoir que, presque toujours, le langage parlé est compliqué pour un autiste. Parfois les paroles, même les plus bienveillantes sont des menaces pour lui. Très vite il ne comprend plus rien et se panique. Il convient d’être économe en paroles, de ne délivrer qu’une information à la fois et d’avoir une gestuelle et des mimiques conformes à notre propos. Très vite, l’aventure de la rencontre commence. Et… vous verrez bien.

Théo PEETERS, un grand connaisseur de l’autisme et un grand pédagogue dont les références théoriques reposent sur l’approche TEACCH , a un jour décliné les qualités nécessaires à toute personne prétendant s’occuper d’autisme. Beaucoup ne sont pas exclusives. Je vous les livre tout de même :

 « Etre professionnel auprès d’enfants autistes, c’est :

- être attiré par la différence

- avoir une imagination exceptionnelle

- avoir le courage de perdre son style

- avoir un grand sens de la responsabilité

- être humble

- avoir des dons didactiques exceptionnels

- pouvoir travailler en équipe

- pouvoir travailler avec des problèmes qui ne seront jamais résolus. » 

Lorsqu’on s’occupe d’autistes, on est très vite confronté aux « troubles du comportement ». Pour ma part je préfèrerais parler de « comportements qui troublent ». Ils sont de tous ordres et ont pour effet de perturber gravement la vie de la personne autiste et de son entourage : hétéro ou auto agressivité, automutilations, violences diverses, troubles des conduites sociales, alimentaires, que sais-je encore… Globalement, ces troubles sont la manifestation d’un état d’angoisse massive que le sujet ne sait comment métaboliser ni exprimer d’une autre façon.

C’est à nous de décrypter, de comprendre ce qui lui arrive.

Le risque est alors pour nous de projeter des modes de fonctionnement psychique qui nous sont propres mais qui n’ont pas forcément cours chez une personne autiste. Schématiquement, il s’agit pour la personne autiste de ne rien ressentir.

Une douleur, un inconfort, une jouissance, un imprévu sont autant d’évènements perturbateurs et menaçants à l’origine des « troubles du comportement ».

Encore une chose.

S’occuper de personnes autistes suppose de disposer au préalable d’un support théorique, d’un outil conceptuel sur lequel appuyer une pensée et une action.

Si on peut se référer à plusieurs théories, ce n’est pas plus mal.

C’est comme avoir plusieurs fers au feu. Contrairement à ce que beaucoup veulent nous faire croire, les différentes approches de l’autisme ne s’opposent pas et peuvent tout à fait cohabiter et même s’éclairer l’une l’autre.

Cognitivistes, et psychanalystes peuvent se parler et progresser ensemble.

Il y a trop eu, et encore aujourd’hui, de positions dogmatiques, d’anathèmes, de fatwas dont les autistes et leurs familles n’ont que faire et qui n’ont d’autre effet que d’obscurcir les connaissances. Je suis plus réticent à l’égard des pratiques comportementalistes. Ceci est lié à ma formation. Lorsque j’étais étudiant, dans les années 60, certains établissements éducatifs pratiquaient le « conditionnement opérant », une méthode éducative directement issue des théories comportementalistes. J’ai découvert par la suite que cette pratique servait de base aux méthodes enseignées dans les écoles vétérinaires pour aider les maîtres d’animaux de compagnie indociles. Ceci dit, pratiquées avec lucidité les méthodes comportementalistes ont fait la preuve de leur utilité. Le principal risque est que, préoccupé avant tout par l’assimilation de comportements adaptés, on peut faire l’impasse sur l’angoisse et la souffrance de la personne autiste.  

En quoi consiste votre travail ?

Je ne suis pas un savant, un théoricien de l’autisme. Il me suffit d’être un praticien, un fantassin. Je suis même un fantassin à la retraite. J’essaie néanmoins de rendre encore quelques services. Actuellement en France le problème crucial est le manque de places dans les établissements spécialisés. Les instances administratives nous adressent en priorité les sujets les plus problématiques, souvent très violents et destructeurs, espérant qu’une solution apaisante se fera jour pour eux. C’est devenu l’essentiel de mon travail.

Il s’agit pour nous de comprendre ce qui se passe pour ce sujet dévastateur et dévasté, de quelle menace il se protège.

Nous savons que pour la personne autiste, les paroles sont comme des coups qu’on lui porte. Très vite nous apprenons à utiliser le moins possible le langage verbal, et toujours les mêmes mots. Notre langage est corporel. Nous utilisons aussi le plus possible les supports visuels. En effet la personne autiste comprend beaucoup mieux ce qu’elle voit que ce qu’on lui dit.

La relation au temps

Pour la personne autiste, chaque instant est l’éternité. Il ne découle pas naturellement de l’instant précédent et il n’annonce pas l’instant suivant. Pour un autiste, le temps ne passe pas. Il reste. Il nous faut être attentifs à ce phénomène et en prendre la mesure. Les professionnels disposent de « timers », sorte de pendules qui indiquent visuellement l’écoulement du temps ainsi que le temps qui reste. On indique systématiquement ce qui se passera après le moment que l’on passe ensemble et ce que l’on fera ensuite.

Ainsi, peu à peu, nous parvenons à donner un sens aux actions que nous entreprenons. C’est la structuration du temps. Elle va de pair avec la structuration de l’espace. Chaque lieu est dédié à une activité et à une seule. Il en va ainsi pour tous les actes de la vie. Les techniques éducatives de cette structuration ont été largement mises au point dans l’approche TEACCH (Traitement and Education of Autistic and related Communication handicaped Children) qui est d’un grand secours dans notre travail d’accompagnement des autistes. Si je parle de TEACCH, je dois aussi parler d’ABA. Cette approche est issue des théories comportementalistes. Sans oublier mes réserves « philosophiques », je constate, qu’utilisée avec bon sens, cette méthode éducative est un outil précieux pour nombre de professionnels souvent désemparés en face de ces sujets étranges. Au fond toutes les références théoriques sont légitimes dans la mesure où on a l’intelligence d’en reconnaitre les limites.

Tout ce travail de structuration suppose un minimum d’organisation corporelle, ce qui est rarement le cas.

Le corps de l’autiste ne tient pas ensemble et la main de son interlocuteur est aussi sa main.

Ce qui rentre et ce qui sort, les aliments et les excréments, se tient dans une zone indéfinie, pas toujours dehors, pas forcément dedans.

C’est auprès du corps de la personne autiste que le premier travail est à faire.

C’est évident pour les sujets les plus désorganisés, mais on s’aperçoit vite que le chantier est immense dans ce domaine pour tous les autistes, même de haut niveau, comme on dit.

J’en viens au cœur de notre métier : la communication et les interactions sociales.

Il n’y a pas d’autisme sans trouble de la communication et des interactions sociales.

Il ne s’agit pas d’un trouble quantitatif, mais d’un trouble qualitatif. Les modalités d’échanges des personnes autistes nous sont étrangères… et réciproquement. Cela ne signifie pas que ces personnes autistes refusent le contact et les échanges. Elles s’y prennent toutefois d’une façon qui nous intrigue, nous inquiète ou nous rebute. Là encore, la réciproque est vraie. Ce trouble relationnel se manifeste différemment selon les compétences du sujet.

Joseph SCHOVANEC parcourt le monde. Il fait des conférences dans diverses langues, racontant son expérience d’autiste. Installé dans son personnage de conférencier sur son estrade, avec le micro la carafe et le verre, il est brillant et captive avec humour son auditoire. A la pause, le même connait les plus grandes difficultés pour demander un café au bar.

 Les sujets dont j’ai eu à m’occuper sont plus déficitaires et représentent l’immense majorité. Nous disposons d’outils spécifiques incluant des supports visuels (pictogrammes, PECS…) mis en œuvre le plus souvent par des orthophonistes spécialisées. Ces outils apportent une aide précieuse à la socialisation des jeunes autistes.

L’autiste et les autres ?

Les autres, c’est nous, les neurotypiques comme disent les autistes entre eux.

Je vis dans un petit village. J’ai l’habitude d’aller acheter mon pain à pied ou en vélo. Un autiste à ma place irait chercher son pain avec un semi-remorque de 35 tonnes. Ce n’est pas impossible, mais c’est compliqué. Imaginez que je vive dans un village conçu pour la circulation des 35 tonnes. J’aurai alors les pires difficultés pour aller à la boulangerie en vélo. Le moins que l’on puisse dire est que nos conceptions du monde ne s’accordent pas.

La personne autiste est toute entière dans l’instant vécu, dans son action, dans son propos. L’autiste ne connaît pas le doute, l’ambivalence, le faux fuyant, le mensonge. Impossible pour lui de se représenter ce qui se passe dans la tête de l’autre (la théorie de l’esprit). De la même façon il ne sait rien de l’empathie.

Son discours est plat, strictement digital et informatif, sans aucun sous-entendu.

Il ne parle jamais « pour ne rien dire ». Il n’évoque pas, n’imagine pas. Il dit ce qui est. Un point, c’est tout.

En somme, il n’a strictement rien à faire sur le divan du psychanalyste.

En revanche il s’accorde facilement avec les approches comportementalistes. C’est une raison majeure de ne pas les ignorer. Pour faire simple au risque de la caricature, la psychanalyse doit beaucoup aux autistes qui ont permis à nos plus grands penseurs d’élaborer un modèle de la construction du psychisme humain. Les autistes doivent aux comportementalistes d’avoir mis au point des stratégies d’échange et de rencontre utiles à leur insertion dans notre monde.

L’autiste et sa famille

L’arrivée d’un enfant dans la famille commence de façon paradisiaque en règle générale. C’est aussi le cas pour un enfant autiste. C’est un bébé parfait. On ne l’entend jamais pleurer. Il est même trop sage. Et puis le petit ange se charge vite d’ouvrir les portes de l’enfer. L’inquiétude se fait jour chez les parents incrédules. Le « pas normal » devient une évidence. Retard du développement, absence de langage, désintérêt, absence de réaction aux sollicitations, troubles du sommeil… Et un jour le verdict tombe. Notre enfant est autiste.

 La vie s’organise autour de ce petit être étrange, inaccessible et pourtant incroyablement présent. L’attention pour lui est totale et constante pour chacun, parents bien sûr, mais aussi frères et sœurs. Les troubles du comportement mobilisent l’énergie de tous. Et il faut apprendre à communiquer avec ce petit enfant à la fois absent et hyper réactif à son entourage. Le reste du monde s’éloigne. Le frère d’un jeune autiste me disait un jour : « Quand je vais à l’école je change de planète ».

Autour de l’enfant autiste, on organise l’espace, le temps, les échanges. Tout est structuré et codifié à l’extrême. On fait la chasse à l’imprévu. La moindre action est planifiée et à chaque manquement on risque le drame. En somme, l’autisme gouverne l’existence de chacun, au risque d’empêcher tout investissement extérieur. Lorsque les deux parents travaillent, la tentation est forte que l’un deux (la mère en général) cesse son activité. On oublie le théâtre, le cinéma, le sport, les sorties, les amis et les réceptions. Les frères et sœurs, petits ou grands, deviennent des auxiliaires parentaux.

 C’est une partie essentielle du travail des accompagnants de veiller au maintien et au développement des acquis d’une vie sociale accomplie pour tous les membres de la famille, et pas seulement pour le petit autiste.

On l’aura compris, les liens que tisse l’entourage avec le petit enfant autiste sont très forts et étroits. Ils sont encore renforcés par la fascination qu’exerce sur les non autistes cette manière particulière de percevoir et de comprendre le monde, cette capacité de mémorisation incroyable et cette impossibilité à organiser des échanges relationnels souples et aisés. En pratique, dès qu’il s’agit de faire quelque chose, une assistance se met instantanément en place, assumée d’abord par les parents, à défaut par un frère ou une sœur. Chaque membre de la famille devient vite un expert pour ce petit enfant qu’il est bien difficile de confier à d’autres, même s’ils font preuve de réelles compétences.

Chaque jour nous mesurons dans nos établissements que s’occuper d’enfants autistes, c’est d’abord s’occuper de leurs parents et de leur famille.

MA RENCONTRE AVEC L’AUTISME

A l’école maternelle

*Dans ma classe de PS (Une fillette d’âge GS) :

- Elle va avec les autres, les observe mais ne joue pas avec eux

- attirance vers la couleur « violette » : elle en badigeonne les dessins des autres enfants, leurs vêtements (de dos) et la moquette de la salle de musique. Elle se promène avec le pot et le pinceau.

-Elle me suit partout et observe ce que je fais.

Dans mon bureau, elle me voit tamponner des documents. Elle fait de même… partout

J’habite le logement de fonction de l’autre côté de la cour de récré. Elle a repéré ce lieu où je me rend régulièrement à certains moments de la journée. C’est mon logement de fonction. Elle finit par aller voir ce qui s’y passe. Tranquillement, un jour, elle s’y rend. Elle entre. L’appartement est occupé. Mon mari est là. Surprise, elle s’enfuit à toutes jambes. Elle se jette contre moi: « Il y a quelqu’un chez toi… Viens! »  Je pose des questions. Elle ne répond pas et s’en va.

- Dans la salle de musique, pendant une séance d’Education Physique,  je filme les élèves en action et ils peuvent se voir dans la TV.

Lorsqu’elle aperçoit son image, elle se jette d’abord par terre et se cache le visage dans ses bras. Puis elle le soulève et se regarde brièvement puis se cache. Elle renouvelle l’opération plusieurs fois. Je laisse faire mais elle finit par quitter la pièce.  Alors je coupe l’image. Et elle revient.

La fois suivante, elle allume la TV elle-même. mais elle n’y est pas. Elle frappe l’écran et me regarde. Mon caméscope n’est pas installé… Colère! Je suis obligée de la ramener en classe. Je vais plus tard lui présenter l’outil qui lui a montré son image. Elle me le demande inlassablement

-Une autre fois, elle vient dans mon bureau. Elle me voit tamponner des documents. Alors, brusquement, elle saisit le tampon, l’encre et tamponne très vite tout ce qui se trouve devant elle. Elle me regarde sans un mot mais j’ai l’impression qu’elle cherche mon approbation. Je lui explique à quoi ça sert et qu’on ne peut pas tout tamponner. Alors elle tourne les talons et s’en va.

*En MS, un garçonnet de 6 ans :

- Cet enfant a choisi de parler en Anglais. Selon les parents c’est arrivé au cours d’un voyage à Londres. Au bout de quelques jours il ne s’exprime plus que dans cette langue qu’il ne connaissait pas avant.

Il voue une passion à sa maman et reste plus méfiant envers son père souvent absent mais très attentif cependant à l’enfant. C’est une relation à 3 très étroite.

Lorsque les parents l’amènent dans mon bureau, il reste d’abord assis entre eux puis il vient se mettre près de moi et me regarde fixement. Je lui parle. Il regarde ses parents. On va lui faire visiter l’école. Les enfants sont en récréation. Il observe en silence, collé à sa mère.

Au bout d’un moment il ose et va se mêler et  rentrer en classe avec eux. Ensuite il s’assoit et attend. Il regarde, il écoute tout en regardant ailleurs et autour de lui mais ne parle pas. Il acceptera désormais de s’y rendre avec le groupe.

- Au début il se contente d’observer et de suivre. Quand la maîtresse pose un exercice écrit devant lui, il n’y touche pas. Il est installé à côté d’une fillette très douce qui lui parle. Il ne répond pas, mais il copie sur elle et fait son exercice. Puis il le porte à la maitresse avec les autres. On ne sait pas s’il est satisfait mais il va recommencer chaque jour sa démarche. la maîtresse en profite pour exploiter la situation.

- Plus tard, il va parler à sa voisine, puis à d’autres. Mais toujours un seul interlocuteur.

A la sortie, il s’habille et fait tous ce que les autres font.

Quand il voit ses parents il attend qu’on lui dise de bouger. Puis il se jette sur eux sans mot dire.

*Je rends visite avec ma fille à une de mes cousine chargée d’un petit groupe d’autistes de 5 à 12 ans (petits Parisiens en vacances à l’Hôpital de San Salvadour au bord de mer entre Toulon et Hyères:

Au début le groupe s’approche et nous touche d’abord derrière puis l’un s’enhardit, les autres suivent et se collent à nous. La maitresse leur demande de s’écarter mais ils se font menaçants. Finalement je m’approche de la table où ils étaient en train de dessiner et je fais de même. Alors tous viennent et font comme moi. C’est à qui prendra la place près de moi. Nous passons ainsi 1 heure au moins. Puis nous devons partir. Alors là !  Ils se mettent autour pour nous en empêcher et l’un se jette à terre et me prend par la cheville. Un second me prend l’autre cheville. Je reste sur place et j’attends. J’explique que je dois partir mais que je vais revenir. Ça dure un moment et puis petit à petit la tension se relâche. Nous revoilà entourées de bras. Ça dure encore un moment et enfin nous pouvons partir. De loin, je vois les enfants reprendre le cours de leurs activités.

Dans tous les cas, on note : silence, observation et imitation et relation entière et exclusive. Puis indifférence et retour à son monde.

Ma première rencontre en famille

J’avais un oncle de 35 ans. Je l’aimais beaucoup.

Moi j’avais 10 ans et j’aimais bien être avec lui. C’était un bon compagnon de jeu.

Il imitait mon écriture pour m’aider à faire mes punitions. En sixième, il m’aidait pour l’Anglais. Et si on voulait s’attaquer à moi, il me défendait et me protégeait. Nous étions toujours ensemble. Mais quand il me prenait dans ses bras, il me serrait si fort que cela faisait peur à ma mère. Pas à moi.

Il vivait en famille. Mi homme- mi enfant, on lui parlait tout à tour  comme s’il était l’un ou l’autre. Il ne remarquait pas la différence mais moi oui et j’étais toujours de son côté.

Tous les adultes de la maison s’occupaient bien de lui  et il obéissait en général à tout le monde.

Mais il était capable de crises de désespoir et de colères terribles qu’à l’époque nous ne comprenions pas, surtout quand on lui refusait quelque chose.

Un jour les crises se répétant trop souvent il avait fallu le mettre dans une institution qui malheureusement n’était pas adaptée à son cas. Il y est mort.

Mais que savions nous alors de l’autisme?

Il était séduisant et charmant et il plaisait à tous,  surtout aux femmes. Elles ne s’apercevaient pas tout de suite qu’il n’était pas comme tout le monde.

Il avait une immense mémoire et une grande intelligence.

J’étais émerveilléee: Il était capable de calculer très vite. Il parait qu’à l’école en CM2 le maître n’avait rien remarqué car il retenait sur le champ ses leçons et les récitait  par cœur. Jusqu’au jour où, envoyé au tableau, il refit le problème à l’envers… convocation de la famille et là … tout le monde se pose des questions…  sauf moi bien sûr, lorsqu’on me raconte cette histoire. On cherche des causes. Il a fait une chute d’une terrasse à 4 ans. Ca doit venir de là. Un point c’est tout.

Enfant, je me retrouve un peu dans la relation qui est décrite dans le livre. Je pourrais m’y glisser. C’est sans doute pour cela que j’ai plongé dans ce livre.

Paule et René

 

Finalement un enfant et un adulte Asperger ça a probablement des points communs.C’est sans doute pour cette raison que la relation de confiance et la communication  a pu s’établir entre eux.

Lisez cette lettre. Et comparez les mots avec le discours du héros du livre.

fichier pdf 31 aout 1949 Lettre de René 30 ans à Paule 8 ans

 

Alors peut-être faudrait-il s’interroger sur les similitudes positives qui pourraient être utiles à un adulte qui veut s’engager dans cette voie.

 

LIENS INTERESSANTS,  parmi des tas d’autres

* Jacques Vazeille sur Facebook

Jacques Vazeille

« Ça y est ! Mon premier roman, et vraisemblablement le dernier est référencé sur les grands sites : Chapitre, FNAC, Hachette, Amazon, Baudelaire… « MURS » éditions Baudelaire. … en librairie. J’attends les critiques de pied ferme. » Jacques Vazeille

J’ai découvert, au hasard de mes recherches ce document dont Jacques Vazeille pourra sans doute nous parler. Je ne suis pas assez compétente pour cela.

* Cliquez sur ce lien:  Lireettirelire

A quoi servent les livres s’ils ne ramènent pas vers la vie, s’ils ne parviennent pas à nous y faire boire avec plus d’avidité ?  [Henry Miller]  Extrait de Lire ou ne pas lire.Un mur ça peut séparer mais aussi réunir. Un mur ça peut protéger mais ça peut aussi s’abattre.

Des murs il y en a vraiment de toutes les sortes. Il y a des murs en briques, des murs en carton, des murs invisibles que l’on a en soi…
Pour Mine, 12 ans, le mur il est entre sa maison et le Château. Sa maison elle y vit avec sa mère et sa petite sœur avec la menace que fait planer la Mère DDASS (merdasse pour les intimes) de l’envoyer en foyer. Le mur la sépare des résidents du Château qui sont des adultes handicapés.
Pour Samson, il y a plusieurs murs. Il y a celui que «  le vieux Monsieur » lui a construit dans la chambre qu’il doit bientôt occuper au Château. Ce mur-là il est fait de boites de cartons. Il est facile de l’abattre et de le reconstruire aussi. Son autre mur, à Samson il est dans sa tête. Car Samson, même s’il ne sait pas trop bien ce que cela signifie, est autiste. Alors il y a entre lui et le monde un mur d’incompréhension, ou peut être plutôt de mécompréhension….
Mais qu’ils soient de briques ou de cartons, visibles ou invisibles, les murs de cette histoire ne résisteront pas longtemps.

 

* Livre : L’autisme, revu et corrigé par un autiste Asperger

TÉMOIGNAGE CONTROVERSÉ D’UN GÉNIE DE LA CONSCIENCE

Mot de l’Éditeur pour ce livre sur l’autisme10 raisons de lire ce livre controversé  sur l’autisme

  1. Vous découvrirez pourquoi les autistes en général, veulent rester autistes…
  2. Vous comprendrez pourquoi les parents défendent parfois avec véhémence et sans le savoir leurs enfants autistes prétextant d’accepter leur différence…
  3. Vous découvrirez la vraie réalité de l’autisme comme on ne vous l’a jamais présenté…
  4. Vous comprendrez les différents symptômes de l’autisme vus et vécus par un autiste Asperger Conscient comme jamais auparavant vous ne les avez vus, par exemple pourquoi la communication peut être défaillante chez certains et d’autres pas…
  5. Vous comprendrez pourquoi les relations humaines peuvent être nuisibles pour les autistes…
  6. Vous comprendrez pourquoi les autistes ont besoin de leur bulle…
  7. Vous serez en mesure de voir le potentiel qui existe dans la condition de l’autisme…
  8. Vous comprendrez comment certains autistes ont accès au génie en eux…
  9. Vous découvrirez quel est le message de Dieu derrière l’autisme…
  10. Vous comprendrez l’autisme au point même de vouloir devenir autiste…

* Le MUR, la psychanalyse à l’épreuve de l’autisme

Le film emblématique de la cause de l’autisme en France

Le MUR, la psychanalyse à l’épreuve de l’autisme, a été réalisé en 2011 par Sophie Robert, et produit par OCÉAN INVISIBLE PRODUCTIONS, en partenariat avec AUTISTES SANS FRONTIÈRES. Cette association, présidée par Vincent Gerhards, milite pour la scolarisation des enfants autistes. Ce film a permis de lever la chape de plomb qui pèse sur la prise en charge des troubles envahissants du développement en France, en Suisse romande et en Belgique francophone. Diffusé en septembre 2011 sur le site d’Autistes Sans Frontières, Le MUR, la psychanalyse à l’épreuve de l’autisme, s’est répandu en quelques jours de façon virale dans le monde entier, avant d’être poursuivi en justice par trois des psychanalystes interviewés, censuré pendant deux ans, et intégralement réhabilité par la cour d’appel de Douai le 16 janvier 2014.

Le MUR, la psychanalyse à l’épreuve de l’autisme expose le point de vue psychanalytique sur l’autisme, par la bouche de dix psychanalystes et d’un pédiatre proche des cercles lacaniens. Pour la première fois, ces professionnels expriment leurs théories dans un langage accessible aux profanes. Devant la caméra de Sophie Robert, ils exposent longuement leurs convictions intimes sur les causes de l’autisme : une psychose (folie) induite par une mauvaise relation maternelle, et les perspectives offertes par la prise en charge psychanalytique de ce trouble : le nihilisme thérapeutique, avec pour conséquence l’enfermement à vie en établissement psychiatrique.

* Le syndrome d’Asperger au féminin

* Le combat des femmes Asperger pour obtenir un diagnostic

* La parole aux personnes autistes: témoignages

Les sites ne manquent pas. mais rien ne vaut la rencontre et l’échange direct.

Je remercie Maurice Arnaud, voisin et résident du Parc, qui nous a présenté Jacques Vazeille que nous allons bientôt retrouver.

toi et moi

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Publié dans Autisme, Santé | 1 Commentaire »

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