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Le Festival de Cannes 2019 ouvre ses portes

Posté par ENO filles le 14 mai 2019

CANNES 2019

FESTIVAL CANNES 2019 PALME

Site officiel

EN DIRECT

MAITRE DE CEREMONIE:  Édouard Baer

FESTIVAL CANNES 2019 EDOUARD BAER

Image du site La Voix du Nord

20H LE FILM D’OUVERTURE

FESTIVAL CANNES 2019 FILM OUVERTURE

Vivez l’ouverture en direct ou presque dans votre cinéma   à 20h15 et 22h30 

AU CINEMA PATHE – AVE 83 

03 FESTIVAL CANNES 2019 FILM OUVERTURE

Comédie (1h45)

Interdit -12 ans
sortie le 14 mai 2019
U.S.A.
Réalisateur : Jim Jarmusch
avec : Chloë Sevigny , Bill Murray , Tilda Swinton , Adam Driver , Danny Glover ,Steve Buscemi , Tom Waits , Selena Gomez, Caleb Landry Jones , Austin Butler

Le film est présenté en ouverture du Festival.

Un film d’horreur en ouverture du Festival de Cannes ce n’est pas courant.

Et juste après le discours d’Édouard Baer, maitre de la cérémonie il sera possible de découvrir en avant-première -la veille de sa sortie en France-, le film comédie-horrifique de Jim Jarmusch « The Dead

Le film se déroule un casting prestigieux avec Bill Murray, Iggy Pop, Tilda Swinton ou encore Selena

4 Iggy Pop

IMAGE DU SITE DES ZOMBIES SUR LA CROISETTE

Comme dans tout bon film de zombies, l’histoire débute avec des morts qui reviennent à la vie…

La lune est omniprésente dans le ciel, la lumière du jour se manifeste à des horaires imprévisibles et les animaux commencent à avoir des comportements inhabituels… Personne ne sait vraiment pourquoi. Les nouvelles sont effrayantes et les scientifiques sont inquiets.

Nul ne pouvait prévoir l’évènement le plus étrange et dangereux qui allait s’abattre sur Centerville : THE DEAD DON’T DIE

Les morts sortent de leurs tombes et s’attaquent sauvagement aux vivants pour s’en nourrir.

La bataille pour la survie commence pour les habitants de la ville.

 

Pourquoi cette année le festival ouvre-t-il ses portes avec un film d’horreur?

LE CINÉMA ENTRE ILLUSION ET REALITE

Comme je vous l’ai déjà dit, je suis une passionnée de cinéma et ce depuis toute petite.

Le cinéma sublime la vie quotidienne et fait rêver… ou cauchemarder !

Il nous fait découvrir le monde à la manière de Jules Verne par exemple.

Les romans de cape m’ont enthousiasmée : j’ai vu Scaramouche sept fois en 1952. J’avais 11 ans. Je crois qu’on n’a jamais fait mieux depuis.

Le cinéma on peut s’en douter m’a souvent permis de m’évader. Le cinéma c’est l’aventure au quotidien.

Et ce d’autant plus que je fus depuis ma plus tendre enfance, entourée de plusieurs membres de ma famille.

Cette passion du cinéma ne s’est jamais dissipée et mon approche des films s’est approfondie en même temps que la connaissance grandissait.

La connaissance fait grandir notre vision du monde même si elle ne la rend pas forcément plus claire. Nous cherchons sans cesse à comprendre, à analyser, à déduire. Alors dans les films nous découvrons des messages qui semblent s’adresser à nous et vouloir nous éclairer et répondre à nos interrogations.

Le cinéma n’est pas une simple distraction. Les réalisateurs y mettent leurs âmes et les acteurs apprennent en entrant dans ces rôles qu’on leur attribue.

Quand on les écoute parler de leurs films au cours de leur carrière on s’aperçoit de leur évolution dans tous les domaines.

Nous savons que selon les époques les films ont délivré ou ont tenté de nous délivrer certains messages.

De nombreux films véhiculent des messages politiques. D’autres s’attachent aux grands problèmes sociétaux. Et ils sont nombreux !

Le cinéma est aussi un moyen de vente. Certains films sont de vrais messages publicitaires.

La guerre est toujours un thème vendeur. Les soldats sont représentés comme des tops models, des héros. On a eu Superman, La guerre des étoiles

Et on aboutit tout naturellement au paranormal, à l’au-delà… et aux zombies.

Mais cela reste une comédie.

Et le cinéma reste un art : il est toujours engagé sur le chemin de la découverte, du progrès et de la technique.

Le choix d’un tel thème au festival de Cannes ne peut que nous interpeller tant il colle à la réalité :

Avec la télé, les sites comme Netflix. Avec ces séries qui maintiennent les gens en appétit, les médias qui ont envahi notre quotidien, les réseaux sociaux qui incitent les gens à tout dévoiler et à se mettre en scène, avec le WEB qui déverse sur nous des flots d’informations, le monde est en ébullition autour de nous et nos rêves ont changé, bien malgré nous.  

Personne ne peut y échapper.

 

HISTOIRE DU FESTIVAL CANNES

 

La naissance du Festival de Cannes en 1939

EN SAVOIR PLUS

La naissance du Festival de Cannes en 1939 – Mairie de Cannes

LE FESTIVAL DE CANNE SUR WIKIPEDIA

Aujourd’hui, le Festival de Cannes est le plus grand événement cinématographique du monde alors qu’il y a à peine quelques décennies, en 1939, il n’était qu’un modeste festival créé pour s’opposer à la Biennale de cinéma vénitienne et à son organisation prise en main par Mussolini et Hitler.

La création d’un festival contre la menace fasciste

Curieux destin dû au hasard de l’histoire et aux talents des hommes qui ont su l’imposer et, dans un même temps, ont élevé Cannes au rang de capitale mondiale du Septième art. Ainsi, on doit la création du Festival cannois à un enchaînement d’événements politiques, à la veille de la Deuxième Guerre mondiale, dont le point de départ est la VIe édition de l’Exposition de Venise en juillet 1938 ; cette année-là, la France, est représentée par une sélection de films et, dans le jury de la Mostra, par le diplomate Philippe Erlanger et le journaliste René Jeanne.

Et tout commence à Venise en 1938

Le Festival de Venise, créée en 1932, offre au monde son premier concours international dédié au cinéma et, aux pays participants, une occasion de rencontrer et de comparer leur savoir-faire.

Pour un moment, la Mostra s’impose comme la grande fête du cinéma mondial mais bientôt, l’influence allemande s’immisce dans la politique italienne et dans le palmarès de cette Biennale d’art. En 1937, Adolf Hitler apprend que les films allemands n’ont reçu aucune récompense importante et que le Prix du jury est attribué à La Grande illusion de Jean Renoir. Le succès remporté par ce film pacifiste déplaît au chef allemand qui décide, pour l’édition suivante, de s’entendre avec son homologue italien afin de dicter l’attribution des récompenses.

La Mostra ouvre de nouveau ses portes en septembre 1938. Le jour de la clôture, le jury se réunit pour décider du palmarès ; l’unanimité se fait sur un film américain mais, Hitler intervient. Ses ordres menaçants imposent aux jurés représentant les satellites de l’Axe de revenir sur leur choix. Le chef allemand parvient ainsi à faire modifier le palmarès quelques heures avant l’annonce des résultats. Le documentaire de propagande nazie, Les Dieux du stade (Olympia film) de Leni Riefenstahl et le film italien Luciano Serra, pilote (Luciano Serra, pilota) de Goffredo Alessandrini reçoivent la Coupe Mussolini, plus haute récompense de la manifestation. Toute cette agitation trouble les membres du jury représentants des démocraties ; certains d’ailleurs donnent leur démission avant même la proclamation des prix. Froissés et extrêmement déçus de l’attitude italienne, les représentants de la France, des États-Unis et de la Grande-Bretagne quittent la Mostra et sont bien décidés à ne plus y revenir.

Après un moment d’inquiétude, maisons de production et ministères dédiés au cinéma réagissent. La Suisse et la Belgique envisagent désormais, par la création d’une biennale de cinéma, de succéder à Venise.

Dans le train qui le ramène en France, Philippe Erlanger, encore sous le choc des événements vénitiens, pense déjà à organiser une manifestation en remplacement de la Mostra pour donner au monde un festival libre, sans pression ni contrainte. Dès son retour, il contacte les autorités concernées et ne tarde pas à leur présenter un projet. Le temps presse pour mettre en place un festival français capable de concurrencer le prochain concours vénitien.
Avec l’approbation de Jean Zay, ministre de l’Éducation nationale, et celle d’Albert Sarraut, ministre de l’Intérieur, l’idée d’une manifestation française consacrée au cinéma prend un caractère officiel.

Les crises politiques ralentissent la création du festival

La fin des années trente, en Europe, est marquée par un contexte de crises politiques graves provoquées par le désir d’expansion de l’Allemagne et de l’Italie. La France décide de ménager ces États totalitaires et particulièrement l’Italie qui revendique de plus en plus fortement des territoires méditerranéens sous domination française.

Pour éviter le conflit, les dirigeants français condamnent tout acte d’hostilité ou d’opposition au régime mussolinien par crainte des conséquences. Cette nouvelle situation, sans mettre un point d’arrêt, ralentit la création d’un festival cinématographique concurrent de la Mostra. Le gouvernement français étudie toujours le projet de Philippe Erlanger mais reste très divisé sur la question.

D’un côté, le ministre de l’Éducation nationale, Jean Zay, responsable du domaine artistique, qui soutient ce projet important pour le cinéma français. Il a déjà mis en place, au niveau national, un concours cinématographique qui prime les cinq meilleures œuvres de l’année. Cependant, pour assurer une véritable promotion aux films français à l’étranger, Jean Zay encourage l’initiative de Philippe Erlanger ; l’Europe doit avoir un festival de cinéma où l’art ne doit pas être influencé par les manœuvres politiques.

De l’autre, le ministre des Affaires étrangères, Georges Bonnet, responsable des manifestations à caractère international, qui reste hésitant sur la question pour de pas envenimer les relations franco-italiennes. Alors de septembre 1938 à mai 1939, la création du Festival français ne concerne plus directement le cinéma ; elle devient une véritable affaire d’État.

 

Après de longues discussions et contre toute attente, le gouvernement donne son accord à la réalisation du projet au printemps 1939. Depuis le début de l’année, le consulat français en Italie cherche à en savoir plus sur le déroulement de l’édition vénitienne en préparation. En mai, l’organisation se dévoile : la Biennale réserve un accueil triomphal au ministre de la Propagande allemand, le Dr Gœbbels, ce qui souligne la consolidation de l’alliance entre l’Italie et l’Allemagne. Tout cela laisse présager que l’édition future se pliera aux exigences de la politique fasciste et ne laissera aucune liberté aux autres participants.

Cette information est le détonateur qui pousse le gouvernement français à entamer officiellement les préparatifs de son festival cinématographique rival. Il est prévu d’organiser cette manifestation sur la Côte d’Azur, choix que Georges Prade, conseiller municipal de Paris, suggère aux organisateurs. C’est ainsi qu’en juin 1939, les médias annoncent officiellement la création du Festival de Cannes dont l’ouverture est prévue le 1er septembre, en même temps que la compétition vénitienne. Il ne reste alors à la France que quelques mois pour préparer sa manifestation.

L’unanimité se fait autour du Festival français

Pour ne pas créer de tensions supplémentaires, l’État français décide d’obtenir le soutien de l’Allemagne et de l’Italie ; les communiqués officiels rappellent que le Festival français en préparation ne sera pas une machine de guerre mais bien un rendez-vous mondial de cinéma très différent de la Mostra.

L’accent est mis sur l’originalité de la manifestation

Chaque pays choisit ses films, le jury représente l’ensemble des participants et toutes les nations présentes reçoivent un Grand Prix dans un esprit d’objectivité artistique et d’impartialité absolue.

La France ne s’autorise d’ailleurs aucune récompense particulière en tant que pays organisateur. Question de prestige, la présidence d’honneur de la première édition est proposée à Louis Lumière, père du cinématographe. Ce nouvel ambassadeur du Festival cannois veut convaincre les réalisateurs étrangers de soutenir l’initiative française. Alors, les invitations sont envoyées à tous les pays producteurs de films ; l’Allemagne et l’Italie ne sont pas oubliées.

Un mois plus tard, les premières réponses arrivent par voie diplomatique. Sans surprise, les deux États fascistes déclinent l’invitation de la France. Certes, ils n’apprécient pas la concurrence faite à la Mostra mais, à ce moment-là, ils sont bien plus préoccupés à préparer la guerre.

Pour des raisons très différentes, la  Suisse décline à son tour l’invitation à la fin de juillet 1939 car les autorités fédérales concentrent leurs efforts sur l’Exposition internationale de Zurich. D’autres pays regrettent de ne pas pouvoir participer au concours cannois comme l’Afghanistan, le Canada, l’Égypte, la Hongrie, la Lithuanie, la Norvège, la Thaïlande ou bien encore l’Union sud-africaine. Ces pays ne produisent que peu de films et ne possèdent aucune organisation officielle en matière de cinéma, ce qui les exclut de toute compétition internationale. Devant l’impossibilité de faire parvenir des films dans des délais aussi courts, le Japon s’excuse également de refuser l’invitation.
De l’autre côté, de nombreux pays s’engagent aux côtés de la France ; c’est le cas des États-Unis qui d’ailleurs, grâce à la puissance de leur industrie cinématographique, vont aider la manifestation cannoise à s’imposer comme un véritable événement mondial. Les dirigeants de la Mostra tentent alors de regagner la confiance des Américains en leur proposant des avantages financiers mais en vain.
Plus délicat sera le cas de la Grande-Bretagne car les maisons de production britanniques s’engagent à soutenir le Festival de Cannes mais tiennent également à envoyer des films à Venise. Après quelques négociations, les producteurs se rangent aux côtés de la manifestation française.
La participation soviétique à Cannes est aussi indispensable même si l’enjeu est différent. Les raisons sont plus politiques que cinématographiques puisque la France espère obtenir la coopération militaire de l’URSS contre l’offensive allemande qui se prépare. Mais la signature du pacte de non-agression entre l’Allemagne et l’URSS met un terme aux négociations des démocraties. Les Soviétiques maintiennent néanmoins leur adhésion au Festival français.
Le ministère des Affaires étrangères reçoit très vite les réponses de la Belgique, la Hollande, la Suède ainsi que la Tchécoslovaquie qui proposent déjà une sélection de films. Tandis que le Danemark, le Mexique, la Pologne, la Roumanie et le Portugal, engagent leur participation, au moins par la venue d’un représentant dans le jury si les conditions le permettent.

Les conditions d’ailleurs ne le permettront plus car la crise s’annonce durant l’été 1939 et les opérations militaires allemandes bouleversent l’Europe. En août, il ne reste que neuf pays pouvant être représentés à Cannes pour l’ouverture de la première édition du Festival. Les organisateurs français, soulignent néanmoins leur succès car, malgré les absents, ils ont obtenu la participation des États démocratiques les plus puissants de l’industrie cinématographique et de l’URSS.

Cannes devient la ville du Festival

Les pays producteurs de films ayant donné leur accord, la France commence officiellement la préparation du Festival international. La première question posée est celle du lieu. Quelle ville répond aux critères nécessaires à l’organisation d’une telle manifestation ?

Les responsables italiens ont choisi Venise pour leur Exposition ; la ville possède déjà une grande renommée internationale en raison de son passé historique et de son site unique. La France devait l’égaler, donner à son festival un cadre aussi prestigieux.
Quelques villes françaises, reconnues mondialement, peuvent prétendre à l’organisation d’un festival. Grâce à leur développement touristique, toutes possèdent des équipements et des installations essentiels à l’accueil de l’événement. Cannes, Biarritz, mais aussi Vichy, Deauville, Aix-les-Bains, Le Touquet, apparaissent sur la liste. La ville d’Alger se présente également, soutenue par le président du Conseil, Édouard Daladier.
L’effet n’est que de courte durée car, la plupart des villes se trouvent dans l’impossibilité de construire et d’aménager, en quelques mois, une salle de projection pouvant accueillir un millier de spectateurs. Philippe Erlanger, en tant que responsable du projet, retient alors deux sites : Biarritz et Cannes.

Après quelques études, les responsables donnent très vite leur préférence au Sud de la France plus particulièrement à la Côte d’Azur, région baptisée ainsi en 1887 par le poète Stephen Liégeard pour rappeler l’harmonie et la beauté du lieu. Et les sites paradisiaques de la région azuréenne semblent agir en sa faveur ; la décision des organisateurs du Festival se fait attendre mais quelques rumeurs rapportent que la préférence des dirigeants serait la ville de Cannes.

 

Au sein du gouvernement, la question est évoquée et le choix paraît difficile car les comités de tourisme et les directeurs de palaces des deux villes se livrent une bataille acharnée. D’un côté, il y a Biarritz, station balnéaire connue grâce à la présence de Napoléon III et Eugénie mais qui, à la fin du Second Empire, commence à décliner. De l’autre, il y a Cannes ; depuis l’arrivée de Lord Brougham en 1834, c’est une ville en plein essor attirant chaque année de nouveaux résidents étrangers.
Devant ce dilemme, le gouvernement décide de créer un comité de coordination composé des représentants des différents ministères concernés par le festival. Ce comité étudie les atouts de chaque ville et envoie ses représentants sur place ; ainsi, Philippe Erlanger se rend à Cannes. On chuchote alors que le choix pourrait se porter sur la cité méditerranéenne mais, coup de théâtre, le 9 mai 1939, l’annonce est faite : la ville de Biarritz est choisie comme siège du festival. La municipalité a en effet promis le versement d’une subvention à l’organisation de la manifestation.
D’abord déçus, les partisans de Cannes décident de repartir rapidement en campagne. Autour de Georges Prade, conseiller municipal de Paris, les directeurs de palaces cannois comme Henri Gendre du Grand Hôtel et Jean Fillioux du Palm Beach prennent contact avec le comité et les ministères ; ceux-ci décident d’étudier de nouveau le dossier cannois. La ville de Cannes propose alors d’augmenter sa participation financière et met à la disposition du comité ses salles de réception et ses équipements touristiques. La municipalité de Biarritz a bien proposé une dernière offre mais sans succès car, faute de pouvoir débloquer le budget nécessaire, elle finit par retirer sa candidature.

L’État et la Ville de Cannes signent le contrat officiel pour l’attribution du festival cinématographique international le 31 mai 1939, seulement trois mois avant la date d’ouverture prévue de la compétition. La raison de ce choix a sans doute été liée aux avantages accordés par la ville mais également à la beauté du site qui « seul pouvait donner aux vedettes et producteurs une haute idée de la France », comme le déclare, à la radio, Albert Sarraut, ministre de l’Intérieur.
Et un véritable élan de solidarité s’organise autour de Cannes. Antibes et Juan-les-Pins apportent un précieux concours au festival, tout comme l’ensemble des palaces cannois et des environs. Seule absente, la ville de Nice, qui malgré son statut de capitale de la Côte d’Azur, ne se manifeste pas. Pourtant, quelques années plus tard, en 1946, Nice tentera d’obtenir l’organisation du Festival.
Les réactions à la nomination de Cannes comme ville du festival français sont nombreuses ; certains auraient préféré Paris ou un autre site moins touristique mais, Cannes, avec son statut de «  perle de la Côte d’Azur », donné par Stephen Liégeard, accueille de riches aristocrates, notamment anglais, des intellectuels, des artistes, toujours plus nombreux. Alors, la majorité des journaux, des revues mondaines, approuvent le choix des organisateurs.

1939, le Festival se prépare

Parallèlement au choix de la ville, le gouvernement prépare la manifestation. Il délègue son pouvoir au service considéré comme le plus compétent pour la réalisation d’une manifestation de cette ampleur. L’État fait donc appel à l’Association française d’action artistique (AFAA), transformée en comité spécial d’organisation, sous la direction du secrétariat d’État des Beaux-Arts et du Ministère des Affaires étrangères. Cela fait un an que Philippe Erlanger est le directeur général de cette association et tente, par tous les moyens, d’empêcher la progression de la propagande fasciste. Le projet de création d’un festival concurrent à la Mostra fait parti des moyens employés mais demande de lourds investissements et une organisation efficace.
Sous la présidence d’Albert Sarraut, également ministre de l’Intérieur, l’AFAA constitue un comité d’organisation où siègent des représentants des différents organismes d’État concernés par la manifestation. À la tête de ce comité est nommé le président du secrétariat d’État aux Beaux-Arts, Georges Huisman.

Le 3 août 1939, le Comité d’organisation du Festival se réunit pour la première fois à la direction des Beaux-Arts. Tous les détails de la future manifestation sont abordés. D’abord, la création d’une affiche et d’un dépliant publicitaire qui assurent la promotion du Festival en France et à l’étranger. Un photographe est également engagé pour toute la durée de l’événement. Ensuite, le comité envisage des projections quotidiennes de films d’actualité sur le déroulement du festival à la suite des séances de la sélection officielle.
La question du prix des places est abordée ; 25 francs (3,8 euros) pour les places des cinq premiers et cinq derniers rangs, et 30 francs (4,6 euros) pour toutes les autres. Les festivaliers peuvent également s’abonner à une formule permettant un euro de réduction pour l’achat d’une place. Les membres du comité ne parviennent pas à s’entendre sur la création de séances de projection en plein air et à prix réduit car la manifestation doit rester un gala exceptionnel et inédit. Mais les premières aides financières attribuées à la création du Festival deviennent rapidement insuffisantes ; le budget, dans un second temps estimé à 970 000 francs (147 000 euros), représente une somme colossale que l’organisation parviendra à réunir difficilement.
Le comité, encore apprenti en la matière, prend exemple sur l’organisation de la Biennale italienne qui, elle, bénéficie déjà de six années d’expérience. Le temps presse, il ne reste à la France que deux mois pour préparer sa manifestation. Alors l’État intervient pour accélérer la mise en place du Festival en faisant appel à ses ministères et à l’ensemble des entreprises publiques afin de réduire le coût de la manifestation.

 

Le budget de l’organisation est essentiellement constitué des fonds de la municipalité cannoise auxquels doivent s’ajouter 406 000 francs (61 500 euros) de subvention accordée par le Ministère des Finances. Celui-ci consent également à aider le comité cannois en l’exonérant de certaines charges, par exemple le droit de douane réservé aux films étrangers ou encore la taxe sur les spectacles payée pour toutes les projections. Grâce à ces quelques avantages, les investissements restent dans des proportions raisonnables par rapport au budget modeste du festival en préparation ; l’Exposition vénitienne dispose en effet de moyens bien plus importants pour son organisation.
En juillet, tous les efforts se concentrent pour annoncer l’ouverture imminente du Festival. Pour cela, l’État demande au service des Postes, Télégraphes et Téléphones (PTT) de participer à la publicité de la manifestation par une contribution gratuite pour des interviews, émissions publicitaires ou projet d’un timbre spécial. C’est l’ensemble du pays qui doit défendre les couleurs cannoises avec l’impression d’un cachet spécial, « Festival international du film, Cannes 1er-20 septembre 1939 », sur toutes les lettres et dans tous les bureaux de postes.
Il faut également régler le problème des transports car, à Venise, les frais de voyage des personnalités étrangères sont pris en charge par l’organisation. Toujours pour diminuer le coût de ces services, il est demandé à la Société nationale des chemins de fer français (SNCF) et à Air France de créer des titres de transports gratuits pour les membres du jury et pour les vedettes qui participent au Festival. On ne pourra oublier, après la guerre, l’arrivée de Grace Kelly, Sophia Loren et bien d’autres stars descendant élégamment les marches du célèbre Train bleu dans la gare de Cannes.

En contrepartie, les deux compagnies de transport obtiennent du Festival une importante publicité qui doit être « publiée dans l’édition de luxe du programme de la manifestation ». Cet album souvenir devait être offert aux personnalités lors de la soirée de clôture.
Un large public international est attendu à Cannes pour le Festival. Alors pour annoncer ce nouveau rendez-vous cinématographique, il est prévu d’organiser un éblouissant Gala du film à Paris. Sous la présidence de Louis Lumière, ce gala permet aux vedettes internationales, aux ambassadeurs et aux représentants de la presse française et étrangère de se rencontrer. Le comité de Paris lance le Festival et celui de Cannes prend le relais, chargé de l’organisation locale. Dès le mois d’août, il convie de nombreuses personnalités sur la Côte d’Azur, invitées à de prestigieuses fêtes. Le contexte européen, de plus en plus troublé, incite les écrivains, artistes, hommes d’affaires et diplomates à rechercher ce cadre agréable, foyer d’une vie insouciante. Et c’est ainsi, que Cannes, à la fin d’août 1939, connaît une affluence touristique record.
Cette ambiance festive et élégante annonçant l’ouverture du festival est une volonté du maire de Cannes, Pierre Nouveau qui déclare que son équipe « a élaboré un programme de réceptions permettant de témoigner aux hôtes tout le prix que la ville attache à leur présence ». Cette réussite reste également le fait du comité d’organisation local, chargé de l’accueil et du protocole et présidé par le comte d’Herbemont, lequel a su s’entourer des noms les plus illustres des résidents français, anglais, américains de la Côte d’Azur.
Le comité cannois se charge de l’affiche proclamant l’ouverture de la manifestation. Et c’est Jean-Gabriel Domergue, célèbre peintre cannois, qui est chargé de cette création. Il réalise une affiche destinée à « faire le tour du monde et à promener une irrésistible « Invitation au voyage « », selon les mots de l’artiste. Les organisateurs font également éditer un dépliant de luxe, à 50 000 exemplaires, en langues française et anglaise, qui annonce les manifestations prévues à l’occasion du Festival.
Ces festivités commencent ; le 1er septembre, jour de l’ouverture du Festival de Cannes, approche. Mais, en quelques jours, les événements se bousculent, la guerre a franchi les portes de l’Europe. L’annonce est faite : le Festival est, dans un premier temps, reporté

En 1939, le festival se prépare… la guerre aussi

Et, pendant que les premiers festivaliers s’installent dans les palaces cannois en août 1939, les organisateurs commencent à entrevoir toutes les possibilités données par la réalisation de cet événement international. Concurrencer Venise n’est plus le seul but. Il s’agit maintenant d’imposer le savoir-faire français en matière de cinéma à travers le monde et, pourquoi pas, tenter d’égaler la toute puissante industrie américaine. Le rêve peut devenir réalité grâce au Festival de Cannes ; la ville et sa région convoitent désormais le titre de « Hollywood européen », espérant détrôner au passage les studios italiens de Cinecittà et ceux de Neubabelsberg à Berlin.

D’un village de pêcheurs à la capitale du cinéma international

La ville de Cannes, jusqu’en 1850, conserve les traits de son visage provençal et vit encore de ses activités traditionnelles en particulier la pêche. Avec l’arrivée du chemin de fer qui met la station azuréenne à 31 heures de Londres et l’aménagement du port, la ville s’agrandit et ses équipements se modernisent rapidement. En une décennie, le nombre d’habitants est multiplié par dix avec près de 5 000 âmes en 1939 et l’on compte, cette même année, 152 hôtels.
La vieille ville, appelée le Suquet, garde ses charmes d’antan, entourée désormais des riches demeures des touristes étrangers. Quant au bord de mer, il se transforme très vite en accueillant d’abord un cercle nautique, dirigé par Jouvenel et Léopold Buquet. Ensuite, en 1907, Henri Ruhl fait construire un casino sur l’ancien dépôt d’ordures de l’usine de savons (aujourd’hui, rue des Belges). Une vingtaine d’années plus tard, le célèbre salon de jeux, le Palm Beach, ouvre ses portes au bout de la promenade de la Croisette et vient compléter la liste des établissements de loisirs de Cannes et de ses environs comme l’hippodrome de La Bocca, le fameux Casino des Fleurs dans le quartier de Montfleury ainsi que les trente-cinq hectares du golf de la plaine de la Siagne.
Un autre aspect de Cannes se dessine avec les îles de Lérins, protégeant la baie de la ville ; elles sont quasiment inhabitées et abritent une végétation de pins et de fleurs. Ces mystérieuses îles, aux nombreux vestiges, sont entourées de vieilles légendes et suscitent la curiosité des visiteurs à la recherche d’inspiration ou de repos.
Le cadre paradisiaque de la ville est l’endroit parfait pour la manifestation internationale française ; par bien des aspects et surtout pour sa troublante ressemblance avec la côte californienne, il semble être le lieu idéal pour réaliser ce « Hollywood européen ».
En 1939, pour imprimer des images sur la pellicule, il faut de la lumière et pour avoir cette lumière, il faut du soleil. C’est pourquoi le sud de la France s’impose très vite pour le tournage des films et l’on assiste ainsi à l’installation de studios de cinéma sur la Côte d’Azur notamment ceux de la Victorine à Nice en 1919 ; au cours des décennies suivantes, de nombreux chefs-d’œuvre y seront tournés comme le Don Quichotte de Pabst,  Les Visiteurs du soir et Les Enfants du Paradis de Marcel Carné, Fanfan la tulipe de Christian-Jaque ou encore Lola Montès de Max Ophuls.
Alors, pour accéder au rêve américain, deux choix s’offrent aux organisateurs du Festival : aménager et agrandir les studios niçois ou construire une structure plus moderne près de Cannes ; cette dernière proposition fait l’unanimité puisque, bien avant 1939, l’idée a déjà fait du chemin. Ce projet est né six ans auparavant grâce à une maison de production qui a acheté des terrains à la municipalité. La concurrence avec les studios niçois, avec ceux de Marcel Pagnol à Marseille et bientôt l’ouverture de Cinecittà en 1937 à Rome a empêché le projet cannois de se réaliser à ce moment-là.
Pourtant, grâce à la création du Festival de Cannes, l’idée réapparaît, soutenue cette fois par de grandes maisons de production comme Pathé, Gaumont ou Eclipse, par le gouvernement français et la municipalité cannoise. Mais la déclaration de guerre porte un coup fatal à la réalisation du Festival tout comme à la construction de studios. Pourtant, malgré le conflit, les projets restent d’actualité, encouragés désormais par de grands noms du cinéma français tels Jean et Claude Renoir ou Marc Allégret qui désiraient créer à Cannes des structures perfectionnées et de qualité avec une école d’acteurs, de techniciens et un bureau de recherches cinématographiques.
En 1946, avec l’ouverture du premier Festival de Cannes, la création de studios devient de nouveau indispensable et, cette fois, c’est l’écrivain-cinéaste Jean Cocteau qui s’associe à l’entreprise, soucieux de donner aux futures infrastructures « une atmosphère méditerranéenne », confie-t-il. Pour réaliser cette Cité du cinéma de Mougins, Jean Cocteau fait appel à l’architecte Gridaine. A peine à cinq kilomètres de Cannes, les studios devaient être bâtis dans les quartiers de l’Étang et de Notre-Dame de Vie ; ils devaient couvrir une superficie de 310 hectares et trois ans de travaux, exécutés par 2 500 ouvriers, auraient été nécessaires à leur construction.
« Mougins, futur Hollywood français », annoncent les journaux. Ce village au charme provençal voit alors arriver de nombreux touristes et s’installer de nouveaux commerçants ; même le tailleur se met au goût du jour en rebaptisant sa boutique « Hollywood tailleur ». On commence à croire à la réalisation du projet, d’autant plus que la situation des studios niçois ne s’améliore pas, marquée par crises les financières. Pourtant, faute de crédits, la construction de studios cannois n’aboutit pas et finit pas tomber dans l’oubli.
Cannes ne s’impose donc pas à la manière d’Hollywood pourtant, la ville s’apprête, en 1939, à devenir la scène mythique du cinéma mondial. Cette année-là marque les débuts difficiles d’une manifestation programmée dans un contexte de crises et de tensions.

Le Festival dans la tourmente

Le premier Festival international du film de Cannes doit se dérouler du 1er au 20 septembre dans la salle du Casino municipal. Tout est prêt pour l’ouverture de la manifestation, deux mille invitations ont été envoyées. L’été est radieux et l’on se presse à Cannes pour s’enivrer de soleil et de divertissements légers. Les fêtes animent les palaces dès la mi-août, les réceptions illuminent les villas des riches Américains et Anglais. Les festivaliers dansent toutes les nuits sur les musiques de Ray Ventura qui se produit au Paradise, le night-club du Casino d’été. La journée, l’ambiance est aussi festive ; les invités apprécient les charmes et les loisirs qu’offrent la ville, se donnent rendez-vous sur la Croisette, visitent les îles et les environs. Pour eux, « cette joie de vivre est le climat même du cinéma », peut-on lire dans les journaux.
Le programme des festivités est bien rempli : le 21 août, le comte et la comtesse d’Herbemont donnent une somptueuse fête à l’Hôtel Eden Roc. Le public a alors l’occasion de découvrir la broche et le porte-cigarettes en or massif destinés à récompenser les vedettes féminine et masculine du meilleur film du Festival. Un transatlantique loué par la Metro Goldwyn Mayer (MGM) jette l’ancre dans la baie de Cannes avec à son bord les vedettes américaines Tyrone Power, Gary Cooper, Douglas Fairbanks, George Raft, Paul Muni, Norma Shearer ou encore Mae West. Le service des compagnies aériennes et ferroviaires s’intensifie entre New York, Londres, Paris, Nice et Cannes. Les stars, princes et princesses de toute l’Europe se pressent à Cannes pour la soirée-événement du Festival : le Bal des Petits lits blancs, annoncé comme le gala le plus riche du monde avec 1 000 couverts à 150 euros, reversés à une œuvre de charité. Les terrasses du Palm Beach accueillent ce soir-là de prestigieux invités comme les grands couturiers Lanvin et Schiapparelli, les joailliers Van Cleef et Arpels, la duchesse de Windsor, le prince Poniatowski, Marcel Achard, Charles Boyer… L’hôtel, situé en bord de mer, éclaircit la baie de Cannes et l’on peut entendre les cinq orchestres qui jouent sur le plateau. En coulisse, le comédien Fernandel se prépare à un tour de chant tandis que les techniciens se mettent en place pour le feu d’artifice final. Mais, à ce moment-même un orage éclate et les invités doivent se mettre à l’abri en toute hâte. Philippe Erlanger, fondateur du Festival, commente cet épisode quelques années plus tard : « Le ciel qui était d’une beauté parfaite se chargea en un moment d’énormes nuages et un orage ou plutôt un ouragan s’abattit sur les dîneurs. Le bruit de tonnerre semblait celui d’une formidable artillerie. Les moins superstitieux y virent un présage. Le lendemain éclatait la nouvelle du pacte germano-soviétique et chacun reprit dans l’affolement le chemin de sa ville respective ». Dès lors, les événements se bousculent, la menace d’un conflit se retrouve au cœur de l’Europe. Le 22 août, des dispositifs militaires sont mis en place par le département ; le jour suivant, sur les murs de la ville, entre les affiches du Festival, se glissent les appels des premiers contingents de réservistes. Les touristes séjournant à Cannes décident de partir ; la gare de Nice multiplie les départs des trains tandis que les palaces azuréens se vident. Malgré la gravité de la situation, les organisateurs cannois décident d’organiser, à titre privé, la seule projection de film que connaît cette édition, celle du premier film américain en compétition, Quasimodo (The Hunchback of Notre-Dame) de William Dieterle. D’ailleurs, pour sa promotion, une reconstitution (maquette en carton-pâte) de la cathédrale de Notre-Dame de Paris a été édifiée sur la plage. Mais les nombreuses cérémonies officielles prévues pour l’ouverture sont reportées tout comme la soirée de clôture où doivent être remises les récompenses.

Un palmarès inconnu

Le modèle d’attribution des récompenses a été établi quelques mois auparavant, régi par un principe « d’objectivité artistique et d’impartialité absolue », est-il écrit dans le règlement de la manifestation. Le Festival de Cannes de 1939 reste, dans ce domaine, une année particulière puisque jusqu’à aujourd’hui, il aurait dû distribuer un nombre record de prix. On prévoit un double concours, national et international, et différentes catégories de films (fictions, documentaires et dessins animés) pour lesquelles des attributions spéciales sont envisagées. Des médailles d’honneur doivent également récompenser l’ensemble des films de la compétition. Pour la compétition internationale, les films se disputent le Grand Prix Louis Lumière (meilleur metteur en scène), le Grand Prix international des meilleurs interprètes, deux Prix du Jury international, celui du meilleur scénario, de la meilleure partition musicale ainsi que du meilleur opérateur. Toutes ces récompenses, sous forme de coupes, sont des œuvres d’art de la manufacture de Sèvres auxquelles s’ajoutent des objets de valeur offerts par des personnalités.
Il revient au jury de voter, à bulletin secret, pour attribuer les prix. Les membres de ce jury, délégués des ministères,  représentent l’ensemble des pays participants ; aucun concurrent ne se trouve ainsi avantagé. Néanmoins, ce jury, dispose d’un droit de censure, en utilisant l’article 7, « s’il juge des films de la compétition de nature à blesser le sentiment national d’un pays », mentionne le règlement.
La sélection officielle a déjà été établie, composée de films contemporains non encore exploités qui auraient dus être distribués l’hiver suivant. Les festivaliers, à la recherche de spectacles inédits, auraient pu profiter de quatre projections quotidiennes en avant-première mondiale. Si le Festival avait eu lieu, ils auraient pu découvrir vingt-six films de huit nationalités différentes, produits dans l’année et révélateurs des tendances contemporaines des cinémas nationaux.

D’abord la sélection américaine, riche de dix films, qui illustre bien le savoir-faire de l’industrie de la première puissance mondiale. Comédies musicales ou sentimentales, films fantastiques ou noirs, westerns… ce cinéma a multiplié les genres à fois révélateurs du malaise social du pays et incarnations du rêve américain. La sélection du Festival, à ce titre, représente assez bien la diversité de ce cinéma avec le célèbre conte fantastique de Victor Fleming, Le Magicien d’Oz (The Wizard of Oz), l’histoire romantique de Cary Grant et Rita Hayworth dans Seuls les anges ont des ailes (Only angels are wings) de Howard Hawks, l’aventure de Cecil B. DeMille, Pacific Express(Union Pacific) ou encore l’adaptation du roman de Victor Hugo, Notre-Dame de Paris par William Dieterle sous le titre de Quasimodo (The Hunchbacks of Notre-Dame).

En compétition également, la sélection soviétique composée de huit films aux thèmes bien définis : luttes héroïques, importance du travail et de la terre, édification du socialisme… Le pouvoir soviétique est aussi préoccupé par l’éducation du jeune public ce qui l’amène à présenter à Cannes des dessins animés et des histoires inspirées du folklore russe. Les Soviétiques prouvent également leur maîtrise technique en matière de cinéma en présentant au Festival le seul film en couleurs de la compétition. Quant aux réalisateurs choisis, ils incarnent la relève des maîtres du muet comme Sergueï Eisenstein ou Vsevolod Poudovkine ; on retrouve donc Mikhaïl Romm avec Lénine en 1918(Lenin v 1918 godu), Ivan Pyriev présentant Conducteurs de tracteurs (Traktoristy) et Efim Dzigan avec son court métrage au titre prémonitoire, Si demain c’était la guerre (Esli zavtra voina). La Grande-Bretagne est également représentée dans les sélections cannoises par Zoltan Korda, célèbre cinéaste d’origine hongroise, dont les films ont obtenu un grand succès dans les salles d’Outre-Manche. Réalisateur des Quatre plumes blanches (The Four feathers), il représente son pays dans la compétition cannoise avec une œuvre exaltant la puissance de l’Empire saxon. Les organisateurs cannois apportent un soin particulier à la sélection des films français destinés à défendre le pays sur son propre sol. Depuis quelques années, ce cinéma a su imposer son style, appelé réalisme poétique, qui souligne les thèmes d’inspiration populaire chers à certains cinéastes d’alors. Cette production nationale commence même à gagner des marchés européens et même extra-européens.
Mais en 1938-39, la situation politique et économique de la France se dégrade, ainsi, les œuvres réalisées à ce moment-là sont imprégnées de ce contexte de crise. Les membres du comité doivent choisir parmi ces films ceux à envoyer au Festival de Cannes. Alors, au sein des sélections, courts et longs métrages montrent toute la richesse artistique du cinéma de l’époque ; ils sont d’abord représentatifs de l’École française du cinéma.

Trois longs métrages s’inscrivent directement dans la lignée des grands films classiques de l’époque, s’apparentant encore au réalisme poétique par l’usage d’éclairages en clair-obscur, par la simplicité des musiques et l’emploi de dialogues désenchantés. La Loi du Nord de Jacques Feyder est un drame sentimental sur fond d’intrigue policière, avec pour héroïne principale, la sublime Michèle Morgan. Ensuite, L’Enfer des anges, drame réalisé par Christian-Jaque qui nous conte l’histoire bouleversante de deux enfants rejetés par leurs camarades. Et, enfin, le film fantastique de Julien Duvivier La Charrette fantôme, dans lequel on découvre un ancien ouvrier, chômeur et alcoolique, qui voit le fantôme de son meilleur ami conduire la charrette emmenant les âmes vers l’Au-delà. Ce film aux nombreux effets spéciaux reste un grand exercice de style.
Dans la sélection française du Festival, il y a également quelques références à l’atmosphère euphorique des années précédentes illustrée par des courts métrages documentaires, par exemple, le montage sur la revue du 14 juillet 1939, réalisé par la Chambre syndicale de la Presse filmée ou celui de Louis Cluny sur la ville de Rouen. À noter la présence d’une œuvre particulière, Observations cinématographiques sur le soleil de Bernard Lyot. Ce film, sur les techniques du cinéma, est sélectionné pour rendre hommage à la France, pays où le cinéma a vu le jour et qui montre sa connaissance technique en la matière.

Les derniers longs métrages de la sélection française abordent des sujets relatifs aux affaires politiques du pays puisque ces films font allusion par leur titre et leurs thèmes à certains territoires sous domination française. L’Homme du Niger de Jacques de Baroncelli retrace les exploits d’un officier français décidant de construire un barrage au Niger, colonie française. Le documentaire d’Henri Caurier, L’Ame de la Corse, confirme quant à lui l’appartenance de l’île à la France, au moment où l’Italie revendique ses droits sur le territoire. Deux autres sélections, le dessin animé Deux empires, une force d’Atlantic Film et le documentaire La France est un empire de Jean d’Agraives et Emmanuel Bourcier montrent à quel point le pays est soucieux de mettre en valeur son entreprise coloniale.
Le comité cannois choisit onze films pour représenter la France au Festival, choix dont le but est à la fois d’exposer le talent du cinéma français contemporain, son évolution technique et artistique et, en même temps, d’exprimer, la puissance politique et économique du pays devant les invités étrangers.

Le Festival de 1939 n’est pas un simple concours cinématographique, il se présente surtout comme un lieu d’échanges et de rencontres entre divers pays, divers intérêts, conditionnés cette année-là par le climat particulier de ces derniers instants de paix. Mais, à la veille de la Seconde Guerre mondiale, les négociations deviennent de plus en plus difficiles. L’Allemagne, l’Italie et leurs alliés s’opposent à la manifestation française ; la Pologne et la Tchécoslovaquie se retirent du concours ; et, finalement, la déclaration de guerre met un terme à la compétition cinématographique.
Le 1er septembre aurait dû être le jour de l’ouverture du premier Festival de Cannes ; il est celui où Hitler envoie ses troupes en Pologne. C’est alors que le gouvernement français déclare la mobilisation générale et vote des crédits de guerre. Quelques jours auparavant, en raison des événements, Georges Huisman, président du Comité du Festival, a reçu l’ordre de reporter l’ouverture de la manifestation de dix jours. Mesure malheureusement vaine car le 3 septembre, l’Allemagne n’a toujours pas répondu à l’ultimatum ; la France et la Grande-Bretagne lui déclarent la guerre.
Après la défaite de la Pologne, les opérations militaires du front occidental se figent. La fin de l’année 1939 est marquée par des tentatives de paix. Cette situation, pour le moment apaisée, fait renaître l’espoir. Alors, le gouvernement français, à la demande des responsables du Festival cannois, accepte de donner une deuxième chance à la réalisation de la manifestation, seulement « si la situation ne s’aggrave pas », déclarent les autorités. Rien ne s’arrange, pourtant, le projet du Festival de Cannes réapparaît quelques mois plus tard dans une Europe désormais en guerre.

Le Festival de Cannes qui aurait dû débuter le 1er septembre 1939 est dans un premier temps reporté de dix jours en raison des circonstances. Les organisateurs pensent, une nouvelle fois, qu’il s’agit d’une crise de courte durée. Car, le 8 septembre, s’ouvre la Biennale de Venise. Le Festival est donc reprogrammé à plusieurs reprises ; l’arrivée des troupes allemandes sur le sol français entame les trois ans de silence faits autour de cette affaire. Il faut attendre la fin du conflit pour voir réapparaître l’idée du festival français. Cette période de l’après-guerre, qui voit la réalisation du Festival de Cannes, annonce en même temps une nouvelle ère pour le cinéma mondial.

 

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le Festival de Cannes au fil du Blog

Posté : 17 janvier, 2016 @ 4:35 dans Cinéma | Editer| Pas de commentaires »

 

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Hommage à Jean d’Ormesson – discours du Président Macron

Posté par ENO filles le 11 décembre 2017

Ce vendredi 8 décembre, la nation a rendu hommage à l’académicien disparu à l’âge de 92 ans.

Après la célébration en son honneur à la cathédrale Saint-Louis des Invalides, le président de la République a présidé la cérémonie au cours de laquelle il a livré un discours brillant.

C’est dans la cour d’honneur des Invalides qu’Emmanuel Macron s’est adressé une dernière fois à Jean d’Ormesson.

Dans un discours intense et poignant, le président a salué l’intelligence, le talent et la légèreté de l’écrivain qui le définissait si bien. Au terme de son discours, il est allé déposer sur le cercueil de l’académicien un crayon à papier, «un simple crayon, le crayon des enchantements», comme le souhaitait Jean d’Ormesson.

Retrouvez ici l’intégralité de son discours.

2017-12-11

«Messieurs les présidents, Monsieur le Premier ministre, Mesdames et Messieurs les ministres, Mesdames et Messieurs les parlementaires, Mesdames et Messieurs les académiciens, Mesdames et Messieurs les membres du corps préfectoral, Mesdames et Messieurs les membres du corps diplomatique, chère Françoise d’Ormesson, chère Héloïse d’Ormesson, chers membres de la famille, chère Marie-Sarah, Mesdames et Messieurs.

«Si claire est l’eau de ces bassins, qu’il faut se pencher longtemps au-dessus pour en comprendre la profondeur». Ces mots sont ceux qu’André Gide écrit dans son Journal à propos de la Bruyère.

Ils conviennent particulièrement à Jean d’Ormesson.

Car plus qu’aucun autre il aima la clarté. Celle des eaux de la Méditerranée, dont il raffolait, celle du ciel d’Italie, celle des maisons blanches de Simi, cette île secrète des écrivains. Celle des pentes enneigées et éclatantes où il aimait à skier, comme celles des criques de la côte turque, inondées de soleil.

Ne fut-il pas lui-même un être de clarté?

Il n’était pas un lieu, pas une discussion, pas une circonstance, que sa présence n’illuminât. Il semblait fait pour donner aux mélancoliques le goût de vivre et aux pessimistes celui de l’avenir.

Il était trop conscient des ruses de l’Histoire pour se navrer des temps présents, et sa conversation, elle-même, était si étincelante qu’elle nous consolait de tout ce que la vie, parfois, peut avoir d’amer.

«Cette grâce lumineuse, contagieuse, a conquis ses lecteurs qui voyaient en lui un antidote à la grisaille des jours»

Jean d’Ormesson fut ainsi cet homme entouré d’amis, de camarades, offrant son amitié et son admiration avec enthousiasme, sans mesquinerie. Ce fut un égoïste passionné par les autres. Sans doute son bréviaire secret, était-il Les Copains de Jules Romains, auquel il avait succédé à l’Académie française. Berl, Caillois, Hersch, Mohrt, Déon, Marceau, Rheims, Sureau, Rouart, Deniau, Fumaroli, Nourissier, Orsenna, Lambron ou Baer… je ne peux les citer tous, mais cette cohorte d’amis, ce furent des vacances, des poèmes récités, de la liberté partagée.

Pour ceux qu’il accompagna jusqu’au terme ultime, sa présence et sa parole furent des baumes incomparables. Comme son cher Chateaubriand le disait de Rancé, «on croyait ne pouvoir bien mourir qu’entre ses mains, comme d’autres y avaient voulu vivre».

Cette grâce lumineuse, contagieuse, a conquis ses lecteurs qui voyaient en lui un antidote à la grisaille des jours. Paul Morand disait de lui qu’il était un «gracieux dévorant», rendant la vie intéressante à qui le croisait. C’est cette clarté qui d’abord nous manquera, et qui déjà nous manque en ce jour froid de décembre.

Jean d’Ormesson fut ce long été, auquel, pendant des décennies, nous sommes chauffés avec gourmandise et gratitude. Cet été fut trop court, et déjà quelque chose en nous est assombri.

Mais celui que l’on voyait caracoler, doué comme il l’était pour l’existence et le plaisir, n’était pas le ludion auquel quelques esprits chagrins tentèrent, d’ailleurs en vain, de le réduire.

«Jean d’Ormesson était de ceux qui nous rappelaient que la légèreté n’est pas le contraire de la profondeur, mais de la lourdeur»

La France est ce pays complexe où la gaieté, la quête du bonheur, l’allégresse, qui furent un temps les atours de notre génie national, furent un jour, on ne sait quand, comme frappés d’indignité. On y vit le signe d’une absence condamnable de sérieux ou d’une légèreté forcément coupable. Jean d’Ormesson était de ceux qui nous rappelaient que la légèreté n’est pas le contraire de la profondeur, mais de la lourdeur.

Comme le disait Nietzsche de ces Grecs anciens, parmi lesquels Jean d’Ormesson eût rêvé de vivre, il était «superficiel par profondeur».

Lorsqu’on a reçu en partage les facilités de la lignée, du talent, du charme, on ne devient normalement pas écrivain, on ne se veut pas à toute force écrivain, sans quelques failles, sans quelques intranquillités secrètes et fécondes.

«J’écris parce que quelque chose ne va pas» disait-il, et lorsqu’on lui demandait quoi, il répondait: «Je ne sais pas». Ou, plus évasivement encore: «Je ne m’en souviens plus.» Telle était son élégance dans l’inquiétude.

Et c’est là que l’eau claire du bassin soudain se trouble. C’est là que l’exquise transparence laisse paraître des ombres au fond du bleu cobalt. Un jour vint où Jean-qui-rit admit la présence tenaillante, irréfragable, d’un manque, d’une fêlure, et c’est alors qu’il devint écrivain.

Ses yeux aujourd’hui se sont fermés, le rire s’est tu, et nous voici, cher Jean, face à vous. C’est-à-dire face à vos livres. Tous ceux que vous aviez égarés par vos diversions, que vous aviez accablés de votre modestie, tous ceux à qui vous aviez assuré que vous ne dureriez pas plus qu’un déjeuner de soleil, sont face à cette évidence, dont beaucoup déjà avaient conscience, se repassant le mot comme un secret.

Cette évidence, c’est votre œuvre. Je ne dis pas: vos livres, je ne dis pas: vos romans. Je dis: votre œuvre. Car ce que vous avez construit avec la nonchalance de qui semble ne pas y tenir, se tient devant nous, avec la force d’un édifice où tout est voulu et pensé, où l’on reconnaît à chaque page ce que les historiens de l’art appellent une palette, c’est-à-dire cette riche variété de couleurs que seule la singularité d’un regard unit.

La clarté était trompeuse, elle était un miroir où l’on se leurre, et le temps est venu pour vous de faire mentir votre cher Toulet. «Que mon linceul au moins me serve de mystère», écrivait-il. Votre linceul, lui, désormais vous révèle.

Nous devrons, pour vous entendre, à présent tendre l’oreille, et derrière les accords majeurs nous entendrons, comme chez Mozart, la nuance si profonde des accords mineurs.

Ce que votre politesse et votre pudeur tentaient de nous cacher, vous l’aviez mis dans vos livres.

Et ce sont les demi-teintes, le «sfumato» subtil, qui vont à présent colorer la surface claire.

Ce sont ces mille couleurs qui flottent comme sur de la «moire» précisément, dont Cocteau parlait en essayant de qualifier les blancs de Cézanne.

Nous ne vous découvrirons ni triste, ni sombre, mais derrière votre ardeur nous saurons voir une fièvre, derrière vos plaisirs une insatisfaction, et derrière votre bonheur quelque chose d’éperdu, de haletant, qui nous touche en plein cœur.

«C’est ainsi que vous avez noué avec les Français (…) une relation particulière, une proximité en humanité qui n’était qu’à vous

Nous entrerons dans le secret de cette âme qui s’est si longtemps prétendue incrédule pour comprendre qu’elle ne cessa d’embrasser le monde avec une ferveur mystique, débusquant partout, au cœur de son ordre improbable et évident, ce Dieu, au fond si mal caché, dont vous espériez et redoutiez la présence et qui, peut-être, dans quelque empyrée, vous fit enfin: «La fête continue

Vous ne nous aviez pas si bien trompés, il est vrai. Nous savons que votre conversation la plus personnelle était réservée à ces écrivains que fascinèrent les mystères du monde, et d’abord l’insondable mystère du temps.

Cheminer avec Saint-Augustin, Chateaubriand, Proust, c’est n’être point dupe des arcanes de la vie.

S’entretenir par-delà la mort avec Caillois, Berl, ou votre père, c’est frayer dans des contrées parfois austères où vous alliez nourrir la force de vos livres.

C’est dans ces confrontations intimes que vous alliez puiser cette énergie incomparable. Contrairement à Chateaubriand, encore lui, qui se désespérait de durer, vous avez cru qu’en plongeant au cœur des abîmes de la vie vous trouveriez la matière revigorante et universelle de livres où chacun reconnaîtrait sa condition, où chacun se consolerait de ses contradictions.

Et pour cela vous avez inventé, presque sans la chercher, cette forme nouvelle tenant de l’essai, de l’entretien, de la confession et du récit, une conversation tantôt profonde, tantôt légère, un art libertin et métaphysique.

C’est ainsi que vous avez noué avec les Français, et avec vos lecteurs dans tant de pays, une relation particulière, une proximité en humanité qui n’était qu’à vous.

Le courage de l’absolu dans la politesse d’un sourire.

C’est cela votre œuvre, elle vous lie à Montaigne, à Diderot, à La Fontaine et Chateaubriand, à Pascal et Proust, elle vous lie à la France, à ce que la France a de plus beau et de plus durable: sa littérature.

«Nous vous demandons pardon, Monsieur, de ne pas vous avoir tout à fait écouté, pardon pour cette pompe qui n’ajoute rien à votre gloire»

C’est le moment de dire, comme Mireille à l’enterrement de Verlaine: «Regarde, tous tes amis sont là.» Oui, nous sommes là, divers par l’âge, par la condition, par le métier, par les opinions politiques, et pourtant profondément unis par ce qui est l’essence même de la France: l’amour de la littérature et l’amitié pour les écrivains.

Et ce grand mouvement qu’a provoqué votre mort, cette masse d’émotion, derrière nous, derrière ces murs, autour de nous et dans le pays tout entier, n’a pas d’autres causes. À travers vous la France rend hommage à ce que Rinaldi appelait «la seule chose sérieuse en France, si l’on raisonne à l’échelle des siècles».

Évoquant, dans un livre d’entretien, votre enterrement, vous aviez écrit: «À l’enterrement de Malraux, on avait mis un chat près du cercueil, à celui de Defferre c’était un chapeau, moi je voudrais un crayon, un crayon à papier, les mêmes que dans notre enfance. Ni épée, ni Légion d’honneur, un simple crayon à papier

Nous vous demandons pardon, Monsieur, de ne pas vous avoir tout à fait écouté, pardon pour cette pompe qui n’ajoute rien à votre gloire. Avec un sourire auriez-vous pu dire peut-être que nous cherchions là à vous attraper par la vanité et peut-être même que cela pourrait marcher.

Non, cette cérémonie, Monsieur, nous permet de manifester notre reconnaissance et donc nous rassure un peu. Du moins puis-je, au nom de tous, vous rester fidèle en déposant sur votre cercueil ce que vous allez et ce que vous aviez voulu y voir, un crayon, un simple crayon, le crayon des enchantements, qu’il soit aujourd’hui celui de notre immense gratitude et celui du souvenir.

Je vous remercie.»

Magnifique discours!

Document envoyé par Yvette B., organisatrice du Club de lecture d’Isthmia (ma résidence).

Merci Yvette

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Le solennel adagio de l’hiver

Posté par ENO filles le 6 décembre 2017

 » La société de masse ne veut pas la culture mais les loisirs » déclare Hannah Arendt dans son livre « La crise de la culture » en 1961 et 1968. Mais en ce mois de décembre ce sont les deux qui nous ont quittés.

JEAN D'ORMESSON  JOHNNY HALLYDAY 2014 Salaud on t'aime

                                         Au revoir Monsieur d’Ormesson                                Au revoir Johnny

Aujourd’hui ils ne sont plus.

Jean d’Ormesson, parfois surnommé Jean d’O, né le 16 juin 1925 à Paris est mort le 5 décembre 2017 à Neuilly-sur-Seine

Le rockeur préféré des Français est mort  dans la nuit du mardi 5 au mercredi 6 décembre 2017.  Il était âgé de 74 ans.

La France a du chagrin.

Moi aussi j’ai du chagrin.

Tous deux sont partis comme ils ont vécu.

Ils auraient pu se mourir sur scène, comme Molière (en réalité Molière ne meurt pas sur scène, mais dans son lit. Il succombe à une hémorragie, quelques heures après une représentation du « Malade imaginaire » le 17 février 1673)

On les pensait immortels. Ils le sont

Jean d’O, comme on le surnommait avec affection, écrivain prolifique et très médiatique, allant de grandes fresques historiques aux essais philosophiques, partageant ses réflexions sur la vie, la mort ou l’existence de Dieu, est le premier immortel entré à l’Académie française à 48 ans en 1973. Il est régulièrement invité pour son érudition et son art de la conversation. Amoureuse des mots, j’adore les siens.

Johnny,  par ses chansons, en révolutionnant le paysage français musical dans les années 60, a fait entrer une part d’Amérique au Panthéon national. Une légende française. Une immense carrière de 57 ans, intergénérationnelle.

Par leurs mots, par leur musique, par leur force et par leur rage de vivre à la poursuite du bonheur.

Gémeaux comme moi (j’ai toujours eu des affinités avec les gens de mon signe), ce sont des personnes que j’ai aimées et qui ont laissé et laisseront des traces dans ma vie. Ils ont enchanté nos vies.

JOHNNY HALLYDAY

« Que je t’aime »

Un monument du rock français s’en est allé. Il symbolise la culture rock populaire.

Que va-t-on retenir de Johnny ?

C’est un archange du rock ‘n’ roll, sa voix déchirante, son Sourire extraordinaire, les yeux d’un bleu lac, autant à l’aise dans le rock que dans la douceur.

L’ENFANCE – LES DEBUTS

Fils d’Huguette, mannequin de cabine et de Léon Smet, acteur, chanteur et danseur belge, Jean-Philippe naît dans le 9e arrondissement de Paris, le 15 juin 1943 Son père le  reconnait, le 7 septembre 1944. Il se nomme désormais Jean-Philippe Smet. Il sera élevé par sa tante paternelle Hélène Mar aidée de ses filles Desta et Menen.

À 3 ans commence pour Jean-Philippe une vie d’enfant de la balle.

il vit à Londres durant deux ans.

Ses cousines sont des danseuses classiques.

Desta épouse Lee Lemoine Ketcham, un danseur américain connu sous le nom de scène de Lee Halliday.

Lee Halliday, son père de cœur qui est pour lui une incarnation du rêve américain, le surnomme Johnny.

Il optera pour le nom de scène de Hallyday.

Il vivra 2 ans à Genève et plus tard à Paris.

Il va obtenir quelques petits rôles, tourne une Pub.

À 14 ans, en voyant au cinéma le film Amour frénétique, Johnny découvre Elvis Presley et le rock ‘n’ roll. C’est une révélation et, convaincu d’avoir trouvé sa voie, il décide de devenir rockeur.

1958  Johnny débute avec le soutien de ses proches.

Il devient dans le même temps possesseur d’une collection de disques alors inconnus en France.

Johnny fréquente ce qui bientôt devient le lieu culte du rock français : le Golf-Drouot.

C’est là qu’il retrouve d’autres copains, futurs confrères et concurrents : Long Chris, Dany Logan, Jacques Dutronc et Eddy Mitchell.

S’inspirant de ses idoles, il chante des reprises et adaptations françaises du répertoire américain en s’accompagnant à la guitare.

Il obtient ses premiers succès publics en chantant pour les GIs dans les bases américaines.

Le 30 décembre 1959, il est remarqué par Jil et Jan, deux auteurs-compositeurs enthousiasmés par sa prestation, ils le présentent à Jacques Wolfsohn de la maison de disques Vogue.

Depuis 1960, Johnny Hallyday a enregistré plus de 1 000 titres, dont une centaine de sa composition et vendu 110 millions de disques, pour une discographie officielle qui compte 50 albums studio et 27 albums live… 

DE LUI ON RETIENT

* LE SYMBOLE D’UNE JEUNESSE REBELLE.

Un modèle. Toujours très bien décidé à faire ce qu’il veut faire.

« Ma gueule qu’est-ce qu’elle a ma gueule »

* LE GUERRIER

Sa vie a toujours été un combat. Il a toujours relevé le défi, toujours plus haut toujours plus fort. Il a été un phare, un exemple de combativité, un modèle élégance, d’humilité.

Pour nous c’était la GUERRE d’ALGERIE.

* LES COPAINS

2012 En tournée, il n’est jamais seul

En décembre 2016, « Les vieilles canailles »

Johnny Hallyday, Eddy Mitchell et Jacques Dutronc avaient annoncé les retrouvailles des Vieilles Canailles pour une tournée estivale en 2017.

* LE ROI DU Rock ‘n’ roll

Le Service militaire va servir à la propagande.

En mai 1964, avant son départ à l’armée, sous l’objectif de Jean-Marie Périer, Johnny pose en tenue militaire devant le drapeau tricolore pour la couverture de « Salut les copains ».

1960 L’homme à la moto…

« On a tous quelque chose en nous de Tennessee »

JEAN D'ORMESSON academicienA quelques jours de son départ, il prend livraison de sa première Harley-Davidson, une Electra Glide rouge et blanche à laquelle il fait ajouter des sacoches de cow-boy.

JOHNNY LA MOTO

 

* L’ IDOLE DES JEUNES

100 millions de disques ! « Le charisme ça ne s’invente pas »

* LES CONCERTS

1982 Johnny Hallyday au Palais des Sports

26 Mars 2016 Johnny Hallyday Rester Vivant au Palais 12 a Bruxelles

Il est capable d’impro. La preuve : ce concert improvisé pour «Salut les copains»

1963 Concert de la Nation, Salut les Copains, Paris La Nation, 22 juin

1963 Johnny Hallyday Live  Amsterdam

1987 Bercy

1991 Johnny Hallyday à Paris Place de la Nation – Hommage à la jeunesse russe

1992 – Johnny à Bercy

1993 Le Parc des Princes

1996 Johnny Hallyday LAS VEGAS

1998 Le Stade de France

Johnny Hallyday  entre au stade de France en hélicoptère

2006 – Le Palais des Sports

* SES SPECTACLES  XXL

Le 30 mai 2009 son premier grand concert au stade de France est dans toutes les mémoires.

Voir aussi  ici et

2012 Entrée scène Johnny Hallyday

« Pour moi la vie va commencer »

 

IL EST LE ROCKER DE LA DEMESURE

Il est de toutes les époques : Rock ‘n’ roll , yéyé, hard rock …

Il a mis le feu dans sa vie, à sa vie et dans la vie de trois générations.

Allumer le feu

Chacun a l’impression qu’il est de sa famille. Aucune considération d’âge ni d’époque.

Il est la bande-son de nos vies.

« IL A ECLAIRE NOTRE JEUNESSE »

Dans les années 60, Il nous a mis la télé en couleur.

« On a tous en nous quelque chose »… de Johnny Hallyday.

IL SYMBOLYSE LE  Rock ‘n’ roll made in France

Il a insufflé l’esprit rock.

En 1960 il est déjà une immense vedette

Les Beatles n’avaient pas encore sorti de disque

Il a insufflé dans la France, le côté américain.

Pour en parfaire l’image, il choisit le nom américain de son père.

Aznavour réagi : « Etre américain avec l’accent de Ménilmontant. Non! Il ne faut pas mentir »

SOUVENIRS DE JEUNESSE

« Souvenirs, souvenirs»

Je me souviens…

Aujourd’hui, ma jeunesse revient comme un boomerang.

1960, la guerre d’Algérie, Johnny, mes 19 ans et ses 17 ans à Oran.

Il était venu chanter dans le petit club où nous dansions avec les copains l’après-midi.

Nous étions amis, nous étions rock et lui, chantait pour nous.

Il était très beau et très timide.

Sa voix mesurée, chaude et douce nous a séduits avec « Retiens la nuit »

Et nous à réveillés avec « Souvenirs, souvenirs ».

Il était à nous ce jour-là.

NOS VIES

Fan de rock et fan de Johnny, pendant longtemps j’ai suivi nos vies de près.

Naissance : Deux ans d’écart. Johnny : 15 juin 1943 et moi 29 mai 1941.

Signe : Gémeaux.

On dit que Gémeaux est un signe qui est né avec un micro à la main et qui aime la fête… Je n’ai jamais osé… mais aussi sous des apparences un peu légères, ils savent apprivoiser leur inguérissable solitude, le travail et l’effort.

LES DATES QUI COINCIDENT

1965 Le Mariage : 12 Avril pour Johnny et Sylvie, 23 décembre pour moi

1966 : Naissance du 1er enfant. 14 août, son fils, David – 17 septembre, ma fille

1980 : Le Divorce après 15 ans – Moi : 1er octobre, Johnny et Sylvie 5 novembre

* LE SOUVENIR MUSICAL

Beaucoup de titres resteront dans nos mémoires.

* LA MALADIE

2009 Premier bulletin de santé inquiétant.

Mais il se relève et enchaîne les albums

« Mes jours ne sont pas en danger », dit-il sans cesse

Il vit comme si la maladie n’existait pas…

On vivait tous comme s’il allait s’en sortir…

On attendait toujours des miracles de Johnny.

On l’a cru immortel. Il est immortel car il va continuer à exister par ses chansons.

Il s’est battu jusqu’au bout. .

Et comme aurait dit Jean Do : « la vie est belle parce qu’elle a une fin »

* IL RELEVE LE DEFI DU CINEMA

C’est une star de la toile.

Il a l’envie de jouer, d’être vrai. Quelques-uns de mes films préférés.

1963 «D’où viens-tu Johnny, » de Noël Howard son premier long-métrage

(Western à la française, dans une Camargue-Far West, avec des gardians-cow boys et des Gitans-Mexicains, Johnny Hallyday- Elvis Presley, dans un rôle Hollywoodien, à savoir un scénario convenu prétexte à glisser çà et là quelques chansons. Johnny chanteur-acteur en interprète trois en solo et une en duo avec Sylvie Vartan. Bagarres, chevauchées, amour et chansons… et inévitable dénouement heureux -Chanson de Jean-Jacques Debout-

1969 : « Le Spécialiste » de Sergio Corbucci 

(Hud est le spécialiste le plus redouté de l’Ouest. Il arrive dans la ville de Blackstone, déterminé à venger son frère Charlie, lynché par les habitants du village après avoir dérobé l’argent de la banque…)

1972 «L’aventure c’est l’aventure» de Claude Lelouch 

(Trois truands (Lino Ventura, Jacques Brel, Charles Denner) et leurs sous-fifres (Charles Gérard, Aldo Maccione) recyclent leurs méthodes traditionnelles de gangsters et décident de jouer la politique pour leurs méfaits dont l’enlèvement de Johnny Hallyday…)

Timide début

1985 « Détective » de Jean-Luc Godard, façon Série Noire. 

2002 « L’homme du train» de Patrice Leconte

(Milan (Johnny Hallyday), un homme au physique marqué genre gangster) ayant pour seul bagage un sac de voyage, descend d’un train dans la petite ville d’Annonay en Ardèche. Il souffre de migraines et passe donc à la pharmacie pour acheter de l’aspirine. Il y rencontre Manesquier (Jean Rochefort), un professeur de français à la retraite qui vit coincé entre ses souvenirs et ses petites habitudes. Ce dernier lui propose l’hospitalité, Milan l’accepte. Se crée alors entre Milan, taciturne et cynique, et Manesquier, grand bavard adepte du monologue alambiqué, une relation faite de fascination mutuelle et d’amitié…)

2006 « Jean-Philippe »,  film français de Laurent Tuel.

 Bande-annonce

(Fabrice (Lucchini) est un cadre moyen, admirateur inconditionnel, incompris par sa femme et sa fille, de Johnny, grand collectionneur de produits dérivés se rapportant à son idole. Après une soirée bien arrosée il rentre chez lui en chantant, ce qui lui vaut de recevoir un violent coup de poing au visage de la part d’un voisin agacé. Lorsqu’il se réveille à l’hôpital, Fabrice se rend progressivement compte qu’il est dans un monde parallèle où Jean-Philippe Smet n’est jamais devenu « l’idole des jeunes…)

2009 «Vengeance»

(Francis Costello vient à Macao pour venger sa fille, Irène, dont la famille a été assassinée par des tueurs à gages mandatés par un chef de la triade locale. Perdu dans une ville qu’il ne connaît pas, il rencontre, alors qu’il rentre à son hôtel, trois tueurs venus exécuter leur contrat en assassinant l’amante infidèle de Mr Fung. Costello, témoin de la scène, garde le silence sur leur identité en échange de leur engagement pour retrouver le commanditaire et les assassins de sa fille...)

Film franco-hongkongais de Johnnie To présenté au festival de cannes, qui fait référence à Jeff Costello, le tueur à gages interprété en 1967 par Alain Delon dans Le Samouraï de Jean-Pierre Melville. Un film magnifique, aussi implacable et glaçant que le bleu des yeux de Johnny. Un Johnny Impressionnant! J’ai adoré. Il n’a pas obtenu le succès qu’il méritait.

2014 «Salaud on t’aime» de Claude Lelouch

(Pour réconcilier son meilleur ami Jacques Kaminsky et ses quatre filles, Printemps, Été, Automne et Hiver, issues de quatre unions différentes, un médecin annonce à celles-ci que leur père est atteint d’une maladie incurable qui ne lui laisse que peu à vivre...)

2017 « Rock ‘n’ roll » de Guillaume Canet qui se met en scène.

(Guillaume Canet -Johnny Hallyday-, comédien de 43 ans, se remet en question le jour où, sur un plateau de tournage, sa jeune partenaire à l’écran lui dit qu’il n’est plus un objet de désir pour les femmes de la jeune génération. La raison? Sa vie de famille bien rangée avec Marion Cotillard, son fils Lucien, sa maison de campagne, sa passion pour les chevaux. Guillaume comprend qu’il faut tout faire pour changer cette image ringarde et plus vraiment sexy…)

2017 «Chacun sa vie» de Claude Lelouch

Plusieurs histoires d’amour, des tranches de vie et des destins liés par le hasard ou la coïncidence, sur fond de festival de jazz à Beaune, en Bourgogne, et d’un procès dans lequel tous les personnages ont un rôle précis : décider du sort d’un des leurs

Je ne l’ai pas encore vu. 

 

ARRET – IMAGES

JOHNNY Hallyday et SYLVIE Vartan COUPLE DE LEGENDE années 70

HOMMAGE A JOHNNY HALLYDAY – 1943-2017

Les 20 images de Johnny que les français n’oublieront jamais

La suite

LES PLUS BEAUX TUBES DE JOHNNY

Et celui-ci qui nous invite à réfléchir et qui nous prend aux tripes.

L’envie d’avoir envie.

 

JEAN D’ORMESSON

JEAN D'ORMESSON academicienJEAN D'ORMESSON academicien

Il est mort comme il a vécu

Avec discrétion et élégance.

A 92 ans, il nous a quittés ce 5 décembre 2017 dans la nuit

Une Crise cardiaque en pleine nuit.

Un autre temps

Un autre monde

Il est l’Expression même de la littérature, Classique et moderne à la fois.

Avec lui, la Tradition n’est pas méprisable.

Il avait un sens aiguisé de la formule. Cela faisait aussi partie de son charme et de sa grande élégance.

«C’est quand il y a quelque chose au-dessus de la vie que la vie devient belle.»

Et celle-ci aussi:

«Personne ne sait jamais ce qu’on gagne avec une naissance. On n’y gagne que des espérances, des illusions et des rêves. Il faut attendre la mort pour savoir enfin ce qu’on perd.»

On pourrait faire un immense recueil de toutes ces petites phrases qui montrent son amour profond de la vie. Et la vie le lui a bien rendu. En cas de désespoir il est conseillé de les relire. En voici quelques-unes .

Ce « Monument de la littérature » nous laisse une image de Bienveillance, Douceur, Elégance, Erudition, Finesse, Générosité, Gentillesse, Grâce, Intelligence et Malice ( tellement de superlatifs élogieux que j’ai préféré les classer par ordre alphabétique)

Sa voix est toujours calme, suave, souriante et rassurante.

Que peut-on rêver de plus ?

Il montre une forme de liberté et d’inquiétude sereine par rapport à la vie. Il a une manière de prendre avec une sorte de fair-play les catastrophes. Un exemple à suivre.

« La vie c’est une fête et c’est un désastre » dit-il.

Il aime les bains de mer et de soleil en Méditerranée. Comme je le comprends.

C’est un grand amoureux des femmes et aussi leur soutien.

Il était moins romancier que philosophe.

Il faut « faire aimer les livres aux gens qui n’en lisent pas »…

 

* MA DERNIERE LECTURE

« Je dirai malgré tout que cette vie fut belle« 

J’ai aimé la manière originale de reprendre le cours de ses souvenirs. Face à un juge nommé MOI il se défend sous le beau nom de MOI.

Son  petit Moi insolent et ridicule, et son grand, omniscient, Noble et Implacable Sur-Moi de Génie, s’affrontent dans ce procès contre lui-même. Et c’est parti pour 462 pages à la Jean d’O… J’ai eu un peu de mal à le terminer. Certains reculeront devant son aspect « pavé » surdimensionné, mais pour les passionnés d’Histoire (je n’en suis pas) et les autres (comme moi), il représente un véritable tour du monde à travers un passé encore proche mais qui nous a souvent échappé. Son récit est truffé d’anecdotes et de rencontres incroyables. Tout Ormesson est dans ce livre : l’homme de tous les contrastes et de toutes les curiosités, léger et profond, caustique et indulgent, érudit et naïf, passionné et indifférent, spirituel et gaffeur, etc…

Pour se défendre dans ce procès qu’il s’intente à lui-même, l’auteur fait défiler au galop un passé évanoui.

On y croise du monde bien, mais tellement de monde, que j’ai eu l’impression qu’il avait rencontré la terre entière.

Il va de l’âge d’or d’un classicisme qui règne sur l’Europe à l’effondrement de ce «monde d’hier» si cher à Stefan Zweig. De Colbert, Fouquet, Bossuet ou Racine à François Mitterrand, Raymond Aron, Paul Morand et Aragon.

 «Quel meilleur interlocuteur que soi-même? Un moyen de pouvoir exprimer la complexité d’une pensée»…

Mais les charmes d’une vie et les tourbillons de l’histoire ne suffisent pas à l’accusé :

 «Vous n’imaginiez tout de même pas que j’allais me contenter de vous débiter des souvenirs d’enfance et de jeunesse? (…) Je ne me mets pas très haut, mais je ne suis pas tombé assez bas pour vous livrer ce qu’on appelle des Mémoires

Il est faussement modeste et son Sur-Moi le lui fait remarquer. J’ai l’impression de me rencontrer moi-même bien que je ne sois pas une personne illustre.

Ce sont les aventures d’un écrivain qui a aimé le bonheur et le plaisir en dépit de tant de malheurs cèdent peu à peu la place à un regard plus grave sur le drame qui ne cesse jamais de se jouer entre le temps et l’éternité, et qui nous emportera.

On y trouve aussi les bons conseils qu’il se plait à nous donner à travers sa propre histoire.

Avant de mourir, sa mère lui a laissé trois principes : 1) ne te fais jamais remarquer ; 2) ne parle jamais de toi ; 3) toute lettre mérite une réponse.

On ne présente plus d’Ormesson. Son style est connu ainsi que son charme et son sourire.

Jean d’Ormesson est un écrivain malicieux. Né en 1925. Il déclare n’avoir rien voulu faire de sa vie. Comme quoi, « Rien » peut mener à « Tout ».

Quelques phrases qui ont résonné en moi

« Je nourrissait en moi comme une soif de transgression »

« Mon père … vivait l’histoire comme une affaire de famille »

« Mes parents veillaient avec une tendre férocité à la priorité de ces obligations »

« Même sans rien faire, je ne me suis jamais ennuyé avec moi »

 « Mes premiers livres, on n’en parlait jamais dans Le Figaro car j’étais sur la liste noire »

Sa médiatisation en fit presque un incontournable du PAF.

* AU CINEMA

Dans « Les saveurs du palais » son deuxième rôle à l’écran (après « Éloge de l’amour », un Godard de 2000, où il tenait un petit rôle), il est égal à lui-même. Parfait !

 » Nous avons cherché ensemble le meilleur. Il fallait trouver le bon ton. Comme il n’était pas acteur, ce n’était pas évident au départ mais ça l’est très vite devenu. À cause de sa vie, de ce qu’il est, Jean avait en lui la possibilité poétique d’être Président. Sur le plateau, il était comme un jeune homme. Il m’a beaucoup touchée ». Catherine Frot

Un film gourmand et délicieux, chargé d’humour et d’émotions: un vrai  délice. J’ai adoré ce film et en particulier le dialogue entre la cuisinière et le président autour du livre « Éloge de la cuisine française » de leur jeunesse. J’ai même acheté le livre de la cuisinière.

A 87 ans , Jean d’Ormesson est très étonnant d’aisance et efficace avec sa douceur, sa lenteur et la joie qui irradie son visage lorsqu’il parle avec sa cuisinière en lecteur émerveillé amoureux des vieilles recettes , de ce superbe livre à la langue aussi délicieuse que les plats qu’il évoque avec elle. Un chef-d’œuvre mêlant littérature et recettes ! Il est réédité ici

« Ne pouvant se prévaloir d’une ressemblance physique avec le défunt Président et conservant la diction un peu ralentie qui lui est propre, l’académicien possède la prestance, le charisme et l’érudition qui donnent à voir un Président subtil et truculent lorsqu’il s’agit de parler de cuisine en tête-à-tête avec Hortense »

Une prestation savoureuse du duo Frot-Ormesson, entouré de seconds rôles convaincants dont Arthur Dupont touchant dans son rôle d’assistant étonné mais dévoué et ouvert à toutes les recherches de son chef.

Pour mieux cerner JEAN D’ORMESSON

-Connaissiez-vous l’histoire de Danièle Delpeuch, la cuisinière de François Mitterrand, qui a inspiré le film ?

-Pas du tout. J’ai fait confiance à Etienne Comar et Christian Vincent. J’avais vu Des hommes et des Dieux, ce film magnifique et cela me suffisait. J’ai fait la connaissance de Danièle Delpeuch un peu plus tard. C’est un sacré personnage.

-Comment avez-vous préparé ce personnage de Président ?

-Le scénario ne m’a pas quitté, je m’endormais même dessus. C’était utile car les scènes faisaient leur chemin dans la nuit. Je n’ai lu le livre de Danièle Delpeuch que bien plus tard. Et j’ai lu le merveilleux livre d’Edouard Nignon, Éloge de la cuisine française, dont le Président s’entretient avec le personnage d’Hortense, la cuisinière. Il me fallait me nourrir un peu de l’intérieur. Mais restons objectifs : ce personnage de Président, qu’on peut penser central, est tout à fait secondaire.

-Vous-même, êtes-vous épicurien comme ce Président qui goûte tant la Poularde demi-deuil?

Je suis très sensible à la nourriture. J’ai adoré la scène avec les truffes. On a dû la recommencer plusieurs fois- c’est très difficile d’être filmé lorsqu’on mange.

Bilan : j’ai dû manger trois truffes et c’était délicieux. Quand j’étais jeune, j’allais quelquefois chez Bocuse ou chez Troisgros. Les grandes tables m’amusaient.

Et il m’est arrivé, comme ce Président que j’interprète, de lire des recueils de littérature sur le sujet.

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Bac 2015

Posté par ENO filles le 17 juin 2015

Pour une fois je suis d’accord avec le Ministre de l’Education nationale Najat Vallaud-Belkacem

Le bac est le moment de vérité pour les élèves de terminale.

« Il est important pour les élèves d’avoir ce moment de vérité qu’est le contrôle final, ce moment où on est mis à l’épreuve, au sens propre du terme », ou l’on doit prouver ses connaissances en un minimum de temps.

Le contrôle continu est le moyen pour les profs de s’assurer à tout moment de la bonne communication du savoir aux élèves et pour les élèves de vérifier leurs acquis ou leurs manques et de les combler immédiatement.

L’Epreuve de philosophie du mercredi 17 juin est sans doute l’épreuve qui inquiète le plus les élèves. Et à juste raison. L’âge et le manque de maturité des apprenants en est la principale raison.

Souvent ils se contentent d’ingurgiter sans en apprécier l’importance, des sujets, des avis de philosophes et les citations exigées pour valider leurs connaissances.

Mais la vie s’apprend jour après jour. Et la philo c’est sérieux, c’est la connaissance de la vie. Et pour citer Rimbaud, « on n’est pas très sérieux quand on a 17 ans ».

Cette inquiétude fait bien l’affaire des libraires : les annales de philo font partie de leurs meilleures ventes. 

Art, politique, morale… L’art, la liberté, le bonheur, Platon, Kant et Descartes : « le spectre est large et l’intitulé du sujet peut désemparer ».

Je vous invite, si vous ne l’avez déjà fait, à découvrir certains des sujets des épreuves de philosophie .

En section S :

« Une œuvre d’art a-t-elle toujours un sens ? »

« La politique échappe-t-elle à l’exigence de vérité ? ».

En L :

« Respecter tout être humain, est-ce un devoir moral ? »

« Suis-je ce que mon passé a fait de moi ? »

En ES :

« L’artiste donne-t-il quelque chose à comprendre ? »

« La conscience de l’individu n’est-elle que le reflet de la société à laquelle il appartient ? »

Autant de questions qui appellent à des références d’actualité, mais surtout à des auteurs classiques de Platon à Bergson. Ca vous rappelle quelque chose? Sauriez-vous y répondre ?

A partir du 7 juillet 2015, Linternaute.com publie les résultats du baccalauréat 2015 gratuitement, par candidat et par académie.

EN ATTENDANT

Seriez-vous capable d’avoir le baccalauréat aujourd’hui ? Auriez-vous une mention, ou seriez-vous recalé s’il fallait plancher sur un sujet de math, d’histoire, d’anglais ou de philo aujourd’hui ? Alors testez vos connaissances matière par matière, sujet par sujet.

 Sélectionnez le test que vous souhaitez passer : cliquez sur l’image de votre choix

Test philo

test Bio-SVT Test Maths test physique chimie

Test anglais test histoire

 

Quiz : Bac 2015 : testez votre niveau en Philo

J’ai essayé la philo: Test 20/20: c’est normal.

La philo c’est la vie et la vie ça s’apprend jour après jour. J’ai beaucoup appris avant et voilà où j’en suis aujourd’hui .

Mon test de philosophie

 

Je vais m’atteler aux sujets de philo.  Je suis bien embarrassée pour traiter un sujet plutôt qu’un autre.

Celui de mon bac  en 1960 était « Croire ou savoir« . Et bien j’en suis toujours là. Ma conclusion fut: « Et après tout qu’en sais-je? », histoire de ne pas froisser le savoir de mon correcteur et de ne pas fausser la note. Ca a bien marché big_emoticone217

 

Pour rire un peu, mais gentiment: on a eu aussi notre lot. Alors!

J'y crois pas

Accrochez-vous !

Pendant que les candidats au bac 2015 planchent, retour sur quelques perles trouvées dans les copies de 2013 (lu sur LIBERATION du 18 juin 2013)
«Un octogénaire est une figure géométrique avec huit côtés»

Quelques perles du bac, piochées dans Brèves de copies de bac, publié aux éditions Chiflet &Cie :

«La devise de la France est : liberté, égalité, fécondité.»

«On emploie l’adjectif vénal pour les maladies du sexe.»

«Un médicament comprend un principe dit actif et des excitants.»

«Nous ne savons pas exactement combien de temps a duré la guerre de santan. On pense que c’est à peu près 50 ans.»

«L’atome a été découvert en Savoie.»

«Un plébiscite est une maladie de la plèbe.»

«L’Otan est un vent qui souffle dans notre région du sud-ouest.»

«Les électrons vont où ils veulent, c’est pourquoi on parle d’électrons libres.»

«Une année-lumière est l’énergie que dépense un humain en une année pour s’éclairer.»

«Il est très difficile de trouver où commence un cercle.»

«Une ligne peut être perpendiculaire, droite, parallèle, courbe… Mais c’est pas elle qui décide.»

«Les Antilles sont entourées par la mer des Caïmans.»

«Les événements de mai 68 sont arrivés parce que le peuple ne voulait plus faire la guerre mais l’amour.»

«La science qui s’occupe des ancêtres se nomme la gynécologie.»

Faut-il être cultivé pour apprécier une œuvre d’art ? «Quand sur un tableau je vois une belle nana, avec tout ce qu’il faut, je n’ai pas besoin qu’on m’explique que ce sont des fesses ou des nichons.»

«Pendant la Guerre froide, deux blocs s’affrontent : un bloc chaud, les Etats-Unis avec Miami et ses plages et un bloc froid, avec la Russie et ses immensités de glace, la Sibérie.»

«Un octogénaire est une figure géométrique avec 8 côtés.»

«Un cercle est une droite en forme de rond.»

«Freud a beaucoup écrit sur son sexe.»

«On reconnaissait Gandhi car c’est le seul homme d’Etat à s’habiller en paréo.»

«Nous n’avons plus le temps de faire des plans sur la moquette.»

«A l’époque, ça se bataillait ferme entre l’orient musulman et l’oxydant chrétien.»

«Les spermatozoïdes ont une queue comme un gouvernail pour se diriger vers l’ovule la plus jolie.»

En voici d’autres transmises par notre ami Jean. ( il y en a tellement que certains en font des livres !)

HISTOIRE

- Les soldats se cachaient pour éviter l’éclatation des obus… avec raison !
- Les avions lançaient des espadrilles contre l’ennemi : diminution des risques collatéraux !

- A la fin, les hommes commençaient à en avoir marre d’être tués : on les comprend!
- Après la défaite, les Français prirent comme chef le maréchal Pétrin : on y était!
- Le 11 novembre, tous les morts de la guerre fêtent la victoire : d’où le nombre de participants !
- Sur les champs de bataille, on voit les tombes de ceux qui sont tombés, c’est pourquoi on les appelle des pierres tombales : Les bras nous en tombent !

MOYEN AGE
- Les paysans étaient obligés de jeûner à chaque repas : le régime avant l’heure !
- La famine était un grave problème pour ceux qui n’avaient rien à manger : J
- Au Moyen Age, la bonne santé n’avait pas encore été inventée : mais que font les chercheurs ???
- Les Moyenâgeux avaient les dents pourries comme Jacquouilles : c’est ça la culture J
- La mortalité infantile était très élevée sauf chez les vieillards : eh oui !

JEANNE D’ARC
- Son nom vient du fait qu’elle tirait à l’arc plus vite que son ombre : comme un certain …

- On l’appelait « La Pucelle » car elle était vierge depuis son enfance : sans voix !
- Jeanne détestait les Anglais à qui elle reprochait de l’avoir brûlée vive : les fameuses visions!

SVT
- Une bouteille d’eau explose s’il gèle car, sous l’effet du froid, l’eau devient un explosif à d’où la prolifération…

- Le passage de l’état solide à l’état liquide est la niquéfaction : exemple ?
- Quand on a un corps et qu’on le lâche, il se casse la gueule : imparable !

- Un kilo de Mercure pèse pratiquement une tonne. Hum, et un kilo de plumes … ?
- Le cheval-vapeur est la force d’un cheval qui traîne sur un kilomètre un litre d’eau bouillante. Ma préférée !
- Un avion dépasse le mur du son quand l’arrière va plus vite que l’avant : j’attends la démonstration …
- Les atomes se déplacent dans le liquide grâce à leur queue en forme de fouet : comparaison avec ???
- La climatisation est un chauffage froid avec du gaz, sauf que c’est le contraire : évident non ?

CHIMIE
Le gaz sulfurique sent très mauvais. On n’a jamais entendu une odeur pareille : ah, les sourds !
- Pour rendre l’eau potable, il faut y ajouter de l’alcool à 90° : explication de l’augmentation de l’alcoolémie
- L’acier est un métal plus résistant que le bois. !

MATHÉMATIQUES
- Un polygone est une figure qui a des côtés un peu partout : dur à rassembler…
- Pour trouver la surface, il faut multiplier le milieu par son centre : oui, avec « une aspirine pour 2″ svp…
- Cette figure s’appelle un trapèze car on pourrait y suspendre quelqu’un : à chacun ses références…
- Un triangle est un carré qui n’a que trois bordures… un jardin quoi !

SCIENCES ET NATURE
- Le chien, en remuant de la queue, exprime ses sentiments, comme l’homme : à vérifier!!

- Les lapins ont tendance à se reproduire à la vitesse du son : nous revenons à Jeanne d’Arc..
- Pour faire des œufs, la poule doit être fermentée par un coq : d’où l’odeur..
- L’artichaut est constitué de feuilles et de poils touffus plantés dans son derrière : ça manque d’exemple

LE CORPS HUMAIN
- Le tissu tissé autour de notre corps est le tissu tissulaire… C’est cousu de fil blanc !
- Le tissu cellulaire est le tissu que les prisonniers fabriquent dans leur cellule… toujours plus fort…
- Le fessier est un organe en forme de coussin qui sert à s’asseoir… fini les « galettes » sur les chaises…
- C’est dans les chromosomes qu’on trouve le jeune homme génome… celle-là il fallait la trouver!
- Quand on a mal en haut du derrière c’est qu’on a un long bagot… plus bas c’est un ???
- Les ambidextres sont des gens qui ont dix doigts à chaque main. Et les orteils… ?
- L’os de l’épaule s’appelle la canicule. …j’ai très chaud!
- C’est dans les testicules que se développent les supermatozoïdes…après superman les…
- La femme a un sexe pareil que l’homme, mais rentré à l’intérieur … dans toute femme, il y a un homme qui sommeille!
- Quand une femme n’a plus de règles, c’est la mésopotamie… ainsi, elle peut aller combattre en Syrie ou en Irak…
- L’alcool est mauvais pour la circulation. Les ivrognes ont souvent des accidents de voitures !
- Au cours de la respiration, l’air rentre par devant et ressort par le derrière … Ah ! Enfin l’origine des flatulences !

LES MALADIES
- Pour aider les enfants à aller aux toilettes, on leur met des suppositoires de nitroglycérines.

Séverine, 20 ans, Ecole de soins infirmiers, ça explique les selles explosives des nourrissons.

- La plus contagieuse des maladies est la vermicelle…  Désormais, plus jamais de soupe!
- Quand on a plus de dents, on ne peut mâcher que des potages… je veux voir!
- L’opération à cœur ouvert, c’est quand on ouvre la poitrine de la tête aux pieds… ouf!
- A l’école le médecin est venu pour le vaccin anti-titanic àCe qui évite les naufrages
- Dans les écoles, les médecins vaccinent contre le BCBG… d’où la recrudescence de la tuberculose

VOCABULAIRE

- Quand on est amoureux de sa mère, c’est le complexe d’Adipeux…pauvre Œdipe !
- Quand on ne veut pas être reconnu, on voyage en coquelicot… avec incognito …c’est plus sympa.

- Le métier des fonctionnaires consiste à fonctionner… ils apprécieront…

- Les hommes qui ont plusieurs femmes sont des polygones : éparpillés de tous côtés,  on y revient…

 

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5 minutes de bonheur… Après les bisous, les compliments

Posté par ENO filles le 2 juin 2015

 

Que le monde est bon!

 Prenez le temps de regarder cette petite vidéo , cela fait vraiment du Bien !!

Parce que vous aussi vous êtes SUPER…!!!

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merci vous etes super

Merci Marie-Françoise. Ca fait du bien, au petit-déjeuner

 

 

 

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Pâques 2015

Posté par ENO filles le 4 avril 2015

 

PÂQUES

joyeuses paques

Quand religion et traditions font le bonheur des petits et des grands

Ce week-end on célèbre l’une des principales fêtes chrétiennes, Pâques. 

Avec Pâques reviennent les cloches et avec elles, les œufs et les lapins. Mais d’où viennent ces traditions ?

Cette fête commémore la résurrection de Jésus Christ et marque également la fin des quarante jours de carême.

Chez les juifs Pessa’h, la Pâques juive, célèbre l’exode des Juifs hors d’Egypte.  A cette occasion, les juifs mangent de l’agneau. Et les chrétiens aussi d’ailleurs. C’est l’agneau pascal.

Martine Bacher dessine et raconte aux enfants  l’histoire de Pâques, celle de la mort et de la résurrection du Christ.

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Mais si Pâques est avant tout une fête religieuse, elle est également présenté dans les traditions païennes où l’on retrouve

une fête similaire qui célèbre l’arrivée du printemps.

printemps de Paques

L’œuf est le symbole de la fête de Pâques.

 oeufs a colorier œufs à colorier

Mais pour pourquoi des œufs ?

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Dans l’antiquité, chez les Egyptiens et les Perses, l’œuf était le symbole de fécondité et du renouveau. C’était un porte-bonheur que les gens s’offraient au printemps.

Par ailleurs, au Moyen-Age, il était interdit de manger des œufs durant le carême. Ainsi, les gens s’offraient les œufs accumulés durant quarante jours. Ce qui explique la forme que l’on a donné plus tard aux chocolats que l’on mange à Pâques.

Au XVème siècle, les fidèles commencent à peindre et à décorer les œufs. Cette tradition est encore très présente  chez nous et dans tout l’Est de l’Europe.

 

Mais pourquoi les cloches ?

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Comme il est interdit de faire sonner les cloches des églises entre le Jeudi saint et le dimanche de Pâques, en signe de deuil, les parents racontaient alors à leurs enfants qu’elles étaient parties se faire bénir par le Pape à Rome. Et comme elles se remettent ensuite à carillonner pour annoncer la résurrection du Christ, on leur a raconté qu’à leur retour elles rapportaient des œufs en chocolat qu’elles semaient dans les jardins. D’ou la chasse aux œufs.

Mais pourquoi les lapins?

le lapin de paques

Qui dit œufs, dit poule. Mais dans la tradition germanique, c’est le lapin qui symbolise la fertilité et le printemps. Alors, dans certains territoires comme l’Allemagne, les pays anglophones ou encore l’Est de la France, le lapin ou le lièvre sont le symbole de Pâques.

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Mais pourquoi le chocolat?

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Au XIXème siècle, le chocolat s’invite à la Cour. Dès lors on a remplacé les œufs par du chocolat.

Le carême représente quarante jours de privations alimentaires, durant lesquels il est interdit de manger des sucreries. A la fin du carême il est à nouveau permis de manger du chocolat.

Mais il ne faut pas en abuser sous peine de prise de poids et de crise de foie.

A Noël et à Pâques les français ont une légère tendance à en abuser.

Il paraît qu’en 2014, le marché des chocolats de Pâques s’est élevé à 14 940 tonnes.

Mais il y a chocolat et chocolat.

Alors  comment choisir son chocolat de Pâques ?

Hier j’ai fait le tour des pâtisseries, des boulangeries, des supermarchés et même des jardineries. Choisir est très compliqué.

La variété des offres est vertigineuse et souvent les prix aussi. En premier, il faut lire la liste des ingrédients… Aïe ! Lire c’est grossir …

Il en résulte que pour manger bon et bien, la plupart du temps il faut payer cher.

Tout dépend de ce que l’on recherche, au fond.

Se faire plaisir avec le chocolat?  Alors  il convient de choisir du vrai chocolat, c’est-à-dire un produit qui soit le plus riche possible en éléments de chocolat : le beurre de cacao et la masse de cacao. Et là, il y a moins de folie à moins d’y mettre le prix.

Ensuite il y a le chocolat fantaisie, pour faire plaisir. Ce n’est pas le chocolat des connaisseurs et le plus souvent il ne contient qu’une part vraiment infime de cacao. Or les atouts nutritionnels sont très concentrés dans le cacao.

Dans le cadre des « fantaisies » usuellement vendues à Pâques, on est donc en face d’une situation délicate.

Pour la chasse aux œufs, le mieux est de varier les choix: quelques sujets ludiques et du bon chocolat, agrémentés de quelques fruits secs, comme les amandes et  les noisettes. Mais attention au sucre. Si vous regardez bien l’étiquette, c’est l’ingrédient principal, même dans les chocolats dits de fabrication artisanale. Je l’ai vérifié.

Les chocolats de pâtissier sont le plus souvent réalisés avec du chocolat de couverture. C’est donc du vrai chocolat. Néanmoins, dans les grands œufs en chocolats, on retrouve des petites garnitures faites de chocolat au lait ou de chocolat noir qui ne sont pas de meilleure qualité que celle d’une tablette classique. Mais il y a aussi d’autres garnitures désignées comme « pralinées » qui contiennent de la graisse de palme, et du sucre. Beaucoup plus que du cacao.

Il faut donc avoir conscience qu’une garniture à moins d’un euros les cent grammes, n’est pas du chocolat. Le sucre est également une denrée onéreuse, ce qui signifie qu’il s’agit de garnitures à base de graisse de palme et de sucre de glucose-fructose

Donc il vaut mieux consommer moins mais consommer bon.

On peut aussi réaliser ses propres chocolats… Pourquoi pas!

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Pour les enfants les œufs en chocolat peuvent être remplacés par des œufs à jouer. Le plaisir sera toujours là.

Le bon chocolat reste un produit très gras, très sucré et très calorique. Même si on se régale, notre organisme n’est pas entraîné à cette consommation excessive. Donc, toujours garder la main légère et ne pas se laisser entraîner par la gourmandise, afin de ne pas devenir comme un  gros coq en pâte…de chocolat.

le coq de Pâques

Bon à savoir

Un exemple. Les « pralines Belges » apportent entre 60 et 100 calories la pièce. En manger dix représente donc un apport de 1 000 calories et à Pâques on a tendance à doubler ou tripler cet apport. Et là, le foie ne le tolérera pas. Pour pallier ce risque il faudra se restreindre ce jour-là sur le fromage, la viande, les graisses, les cacahuètes…

Pour les enfants, éviter les fantaisies et se contenter de chocolat simple, le vrai chocolat étant souvent trop amer. Pensez aux smarties et autres. C’est du vrai chocolat mais le sucre qui les entoure en masque l’amertume. Les enfants adorent. Et les grands aussi.

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Quelques extraits de certains sites créatifs pour vos enfants.

poussin bricolage

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Gravure sur oeuf

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Comment réaliser un » oeuforique »

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En découvrir plus sur :

Aliexpress , décos de Pâques

Coloriages de Paques

Œufs à colorier

Tête à modeler

Coloriages-biz

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Saint-Valentin 2015

Posté par ENO filles le 13 février 2015

Saint Valentin 2012 dans 2012 Animation11

 

To my love

14 février  2015

Et s’il n’y en avait qu’une ce serait elle…

Ringarde ! Romantique !  La Saint-Valentin est loin de faire en apparence l’unanimité.

Logique! Elle est rangée elle aussi avec Halloween, Noël, Pâques etc. dans la catégorie « fêtes commerciales » -en 2015 tout est commence… , mais elle demeure le symbole de la fête de l’amour et comme Noël, elle se prépare parfois des semaines à l’avance.

Finalement peu de couples négligent en réalité le 14 février.

Soirée romantique, repas en amoureux… petits cadeaux, préparatifs à ne pas négliger pour une Saint-Valentin réussie. Chaque année, c’est le même casse-tête… ! Diner romantique, week-end en amoureux, soirée coquine ou plateau télé sur le canapé… 

Quel cadeau de Saint-Valentin offrir à sa moitié ?

Quel repas préparer pour le 14 février ?

Tous les conseils sur Magicmaman.

Premier conseil

Offrir des fleurs. Et quelles fleurs? La rose est la reine de la fête

offrir des roses

Mais pas n’importe laquelle.

En effet, les fleurs n’ont pas toutes la même signification.

Il y a la couleur bien sûr!

Le rouge? Tout le monde le sait!  Le jaune aussi ! Mais les autres?

quelle couleur

Attention donc aux faux-pas. Cette infographie pourrait bien vous sauver !

Il a aussi le nombre…

combien de roes

 

Et aussi la forme

En fonction de l’ouverture de la rose, ça change aussi ! Plus elle est ouverte, plus l’amour est passionné !

quelle forme de rose

et cette année il y a la taille…. 

regardez plutôt…

 

Rose géante présentée à Télématin aujourd'hui

 

Alors, laquelle allez-vous lui offrir!!!

De nos jours

La demande en mariage

Comment faire sa demande en mariage

il la demande en mariage avec un flashmob

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La demande en mariage romantique

Voici une sélection non exhaustive de lieux mythiques pour déclarer sa flamme de la plus belle des manières

fichier ppt 2010 Les plus beaux lieux pour s’aimer

La demande en mariage traditionnelle

La demande en mariage est traditionnellement exprimée par l’homme, et selon la tradition, le jeune homme doit demander l’accord du père de la jeune fille. Ce dernier accepte ou non, prenant en compte les sentiments ainsi que  les conditions matérielles et financières du jeune homme, afin de s’assurer qu’il pourra subvenir aux besoins de sa fille. Aujourd’hui, les rares personnes qui respectent cette tradition le font généralement pour la forme, après s’être enquis au préalable de l’accord de la jeune fille.
Traditionnellement, on fait sa demande en mariage avec le genou posé à terre et la bague de fiançailles dans son écrin à la main. Pour une bague de fiançailles il est d’usage d’offrir un solitaire (bague composée d’un seul diamant principal). Les plus vendus à cette occasion ont un diamant de forme ronde, que l’on appelle un brillant. 
Malgré la tradition, les femmes franchissent de plus en plus le pas les premières. Il est devenu assez commun pour la femme de demander un homme en mariage. 
Il est classique d’organiser une fête pour célébrer ses fiançailles sa famille et ses amis.

L’Histoire de la Bague de Fiançailles
La coutume d’offrir une bague lors des fiançailles était déjà présente pendant l’Antiquité romaine et grecque et certains disent que la tradition remonte à l’Égypte antique. Au Moyen Age, lors des fiançailles, l’homme comme la femme échangeait un simple anneau sans pierre précieuse.

On raconte que la première femme à avoir porté des bijoux en diamants serait Agnès de Sorel (1422-1450), maîtresse de Charles VII. C’est à cette époque que remonte la tradition de porter une bague de mariage en diamant et l’archiduc Maximilien de Habsbourg en offrit une à Marie de Bourgogne en 1477. Le diamant, pierre extrêmement résistante, devient le symbole de la fidélité conjugale.

Pour une bague de fiançailles il est d’usage d’offrir un solitaire (bague composée d’un seul diamant). Les plus vendus à cette occasion ont un diamant de forme ronde, que l’on appelle un brillant.

La soirée romantique (!!!)

Nuit torride en vue… 9 fantasmes 1/2

Karine : « Je voudrais organiser une petite soirée chaude pour mon mari à l’occasion de son anniversaire. J’aimerais lui soumettre différents gages sur des petits cartons qu’il choisirait au grès de la soirée et de ses envies… Donc je vous sollicite pour avoir des idées de gages ; j’ai déjà une liste de gages mais j’attends vos idées. Merci à pour votre contribution à mon futur plaisir ! »

Voici les conseils des magicmamans !
Marine : « Voici quelques idées : demander la couleur de la petite culotte de la voisine, manger des huitres, du gingembre, du chocolat, s’habiller en nuisette, et aller chercher le courrier, téléphoner à un pote, et lui dire qu’il le voit d’un autre œil… »

Laure : « Et bien tu regardes « 9 semaines et demie », et tu as tout ! »
Julie : « Boire du lait tout en en laissant tomber délicatement sur son menton, le tout en peignoir et grosses chaussettes, il n’y a que Kim pour y arriver ! La seule fois où je me suis amusée à le faire, j’avais l’air d’une sale gamine dépenaillée et qui bavait ! »

Laure : « Tout l’art consiste à se laisser glisser langoureusement le long du frigo en buvant du lait qui dégouline mais en gardant un air purement sensuel ».

Léa : « Si tu veux du hard regarde « Lune de fiel » de Polanski… Avec ces deux films, tu es la déesse du sexe…. »

Karine : « Eh bien je n’ai plus qu’à louer les dvd … ».
Justine : « Pense aussi aux petits trucs à la chantilly ou au champagne. Amusez-vous bien »

Marion : « Voici mon idée : il doit te voir passer la serpillère en nuisette courte sans petite culotte ! »

Paule : « Est-ce que ton mari a une passion ? Le cinéma par exemple : tu te déguises et tu rejoue pour lui une scène de ciné chaude (« Basic instinct » ou « 9 semaines.. ».) »

Justine : « Basic Instinct…heu ça peut le refroidir si elle sort le pic à glace ! »

Paule : « Sinon tu as la fessée, les menottes, la confiture sur des parties intéressantes, les déguisements (infirmière, pompier ou je ne sais quoi), la lecture d’un livre érotique avec obligation de ne pas se tripoter, la webcam, etc… »

Martine : « Cela me fait penser à une copine qui voulait faire une soirée surprise à son homme. Elle lui avait laissé un petit mot à la maison avec « 20h ce soir » et une adresse. Arrivé là-bas, c’était un hôtel 4 étoiles. A la réception, on lui donne la clé de la chambre accompagnée d’un mot « mets-toi à l’aise, j’arrive ». Une fois dans la chambre, un autre mot qui lui disait qu’il pouvait profiter du champagne en l’attendant.

Elle arrive ensuite, vêtue d’un imper qui cachait un super ensemble sexy genre guêpière, porte jarretelles. Elle ne m’a pas raconté la suite mais je pense avoir largement deviné… Elle me dit qu’elle organise au moins deux fois par an ce genre de petit divertissement. Moi je trouve ça trop top! »

DES FILMS DE SAINT-VALENTIN

A choisir ici si vous aimez les films romantiques.

Cette année le film romantique a changé .

Le romantisme n’est plus ce qu’il était.

Loin de l’Univers de Peynet, vous avez le choix entre deux films.

 

50 nuances de Grey

 

« 50 nuances de Grey « :

« Le masochiste est celui qui vit l’attente à l’état pur » écrivait Deleuze dans son introduction à Sacher-Masoch. C’est la définition-même d’une jeune fille romantique.

C’est l’histoire d’une romance passionnelle, entre un jeune homme riche amateur de femmes, et une étudiante vierge de 22 ans, qui vire à une relation sexuelle sulfureuse teintée de sado-masochisme .

Phénomène cinématographique de l’année,  Cinquante Nuances de Grey est premier volet d’une trilogie racontant la relation sexuelle teintée de sado-masochisme entre une étudiante et un jeune milliardaire, impliquant la servitude, la discipline et différentes déclinaisons du sadisme et du masochisme.

Le roman a été un énorme succès de librairie avec plus de 70 millions d’exemplaires vendus dans 50 langues.

Au terme d’une bataille à coups de millions de dollars Universal remporte les droits d’adaptation en mars 2012. Après bien des migraines, des tergiversations, des abandons, le rôle du milliardaire Christian Grey est joué par le Jamie Dornan (élégant clean cérémonieux déterminé… et Sexy), qui jouait le comte Axel Fersen dans Marie-Antoinette de Sofia Coppola. Le rôle de l’étudiante Anastasia Steele sera pour sa part interprété par Dakota Johnson [21 Jump Street]

Mais tout ce tohu-bohu autour du caractère sulfureux du film n’était pas nécessaire. Mais le coup d’œil en vaut la peine. Les scènes « trashes » que le public attendait tellement ne le sont pas tant que ça. Seules quelques images furtives de seins et de fesses sont visibles à l’écran. Tournées d’une manière très artistique, les scènes de sexe ne mettent pas mal à l’aise, à l’exception bien sûr, des plans où le tourmenté Christian Grey corrige sa soumise. La tension sexuelle contenue de « Twilight » était beaucoup plus forte.

Les lecteurs du roman semblent le regretter.  Je suis quant à moi satisfaite de la retenue observée car ce film dans l’air du temps attire, un peu trop pour moi, un jeune public français non préparé.

Et oui! en France le film n’est interdit qu’au moins de 12 ans pour 16 dans les autres pays. [Ce soir mon cinéma habituel affiche complet].

et

« Toute première fois » :

 

affiche film Toute premiere fois

 

 

Jérémie, 34 ans, émerge dans un appartement inconnu aux côtés d’Adna, une ravissante suédoise aussi drôle qu’attachante. Le début dʼun conte de fées ? Rien nʼest moins sûr car Jérémie est sur le point de se marier… avec Antoine.

Comme je suis de nature curieuse, j’ai vu les deux

Je me contenterai de dire que dans les deux cas la notion classique des valeurs sociétales pourrait presque être considérée comme sauve.. pour l’instant … mais cela ne changera pas le vent de l’Histoire. Je m’abstiendrai de tout commentaire supplémentaire.

barrerose2

Archive pour la catégorie ‘Saint-Valentin’ sur le blog

fichier pps 14 février 2006 L’amour en héritage

Bientôt la Saint-Valentin Peynet éternel

14 février 2008 Attention! Un nouveau virus circule sur le Web aujourd’hui.

LES AMOUREUX PEYNET

14 février 2009 Les amoureux Peynet — patrimoine de l’imagerie populaire

fichier pps 2009 les amoureux Peynet

14 février 2009 Les plus Belles lettres d’amour

DIAPORAMA Les amoureux Peynet — patrimoine de l’imagerie populaire (repris ci-dessous)

9 février 2010 J-5 Quand revient la Saint-Valentin

Quelques sites sur Peynet

Raymond Peynet le site officiel

Raymond Peynet

Peynet shop

5 février 2011 Bientôt la Saint-Valentin Peynet éternel

10 février 2011 La Saint-Valentin

14 février 2011 Un peu, beaucoup, passionnément !

17 février 2011 Le musée Peynet d’Antibes

13 février 2012 Saint Valentin 2012

- Coeur de papier

- L’Amour est une route, diaporama

- Quelques citations

Jeudi 14 février 2013 – Un rendez-vous à ne pas manquer

-L’AMOUR EN CHANSONS

LOUIS CHEDID – On ne dit jamais assez aux gens qu’on aime qu’on les aime

UN HOMME ET UNE FEMME-Francis Lai

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Document INA chansons d’amour

Parce que de nombreux artistes ont sublimé les mots doux avec des notes de musique, ina.fr vous propose une sélection de chansons d’amour. + de détails

Bardot et Becaud

http://www.ina.fr/video/MAN9003234946#rpctoken=1814076682&forcesecure=1

 

QUIZ DU BLOG

quiz amitié dans Amitié

Les couples célébres de la Mythologie et Autres couples célèbres

Mais que deviennent les histoires d’amour?

LECTURES

« Le Roman du mariage » aux Editions de l’Olivier

VIDEOS DU BLOG

Une chose rare…amour hétéro (vidéo supprimée)

Animations

Un peu d’humour

DIAPORAMAS DU BLOG

Certains diaporamas du blog on disparu, hélas avec leur hébergeur.

(Il est  conseillé d’enregistrer avant de visionner, c’est bien plus rapide).

 

 

 

 

 

Jeudi 14 février 2013 - Un rendez-vous à ne pas manquer dans 2013 animation1-300x132

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11 janvier 2015 15heures – Où est Charlie ?

Posté par ENO filles le 11 janvier 2015

 

Aujourd’hui Dimanche 11 janvier 15h, le Monde entier s’est rassemblé à Paris, en Province et dans tous les autres pays amis, pour dénoncer cet attentat criminel contre la liberté de la Presse et la Liberté en général.

Aujourd’hui tout le monde veut être Charlie. Mais qui est Charlie et où est Charlie?

Il y a toujours un Charlie dans notre Univers. Mais il nous faut le chercher. Ce n’est pas si simple.

Nous, nous en avions un. Il était là, tout proche, bien en vue, la mine acérée de son crayon pointée vers l’actualité et l’humanité.

Où est Charlie

Qui était ce Charlie-là ? Un défenseur des valeurs de l’homme ? Un éducateur du peuple ? Ou tout simplement un iconoclaste de talent, provocateur et joyeux ?

Peu importe. Etait-ce sage de provoquer des individus incapables de respecter cette valeur essentielle défendue par le monde entier, la Liberté ?

La sagesse ce n’est ni l’intelligence, ni la connaissance, c’est de savoir faire face. Et de l’utiliser avec son talent.

Nos caricaturistes connaissaient les risques mais les ont peut-être minimisés.

« La liberté est un droit, l’égalité est un idéal et la fraternité est un devoir » – Ces mots je l’es ai entendus ce matin même dans l’émission « Islam ».

Et l’Humour n’est pas forcément le moyen idéal pour défendre ces valeurs.

D’ailleurs le nombre des lecteurs de ce magazine était bien réduit en rapport avec les personnes qui défilent aujourd’hui au nom de ces mêmes valeurs.

Charlie, c'est moi       Maintenant que nous avons trouvé Charlie

qu’en sera-t-il et qu’allons-nous faire aujourd’hui ?

                 ***       

Voici plus de 25 ans, l’illustrateur Martin Handford sortait le premier ouvrage de sa série fétiche, Où est Charlie?...

Ce sont des livres où les lecteurs sont mis au défi de « trouver Charlie », le personnage éponyme, avec son pull-over et son bonnet à rayures rouges, dans une image bourrée d’une foule de fausses-pistes.

Ou est Charlie les livres

Pas facile dans une foule compacte de se frayer un chemin.

Mais le nôtre de Charlie laissait des indices partout…

La haine et la vengeance sont vectrices de patience, de la ténacité et de victoire.

La mule du Pape a mis 7 ans pour se venger. Certains peuvent aller beaucoup plus loin. Et aujourd’hui çà s’est encore vérifié.

Pour vous changer les idées, je vous invite à retrouver Charlie, cette BD que tout le monde a approchée un jour, à l’école c’est sûr ! Si vous en avez un exemplaire chez vous, ressortez-le.

Dans le livre de votre choix, vous pouvez balayer la page de haut en bas ou vous concentrer sur certains endroits, où il a le plus de chances de se cacher (dans les douves d’un château, sur un ballon dirigeable…).

Aucune de ces méthodes n’est particulièrement efficace.

D’où la question qui s’est mise à tarauder le journaliste Ben Blatt : « Et s’il y avait un meilleur moyen? »

Pour vous entrainer, je vous propose de vous rendre sur Slate.com ou Ben Blatt assure avoir trouvé  « la stratégie infaillible pour trouver où est Charlie » :

« Je savais que Handford avait placé un Charlie dans tous ses dessins et, d’expérience, je savais aussi que tous les gens –même quand il s’agit d’individus dont le métier consiste à cacher des personnages dans des images sournoises– ont certaines tendances à la régularité, qu’elles soient conscientes ou inconscientes ».

Le hasard absolu est difficile à atteindre, même si vous le désirez très fort et, à en croire Handford, l’imprévisibilité n’est pas forcément son objectif.

«Quand je travaille sur un dessin, j’ajoute Charlie quand j’ai le sentiment d’avoir trouvé un bon endroit où le cacher», avait-il expliqué à Scholastic.

Dès lors, je me suis demandé s’il était possible de devenir un as de Où est Charlie? en modélisant les habitudes de Handford.

 

Modélisons Charlie

Pour y répondre, j’ai fait ce qu’aurait fait tout mathématicien hermétique au ridicule en public: pendant trois heures, je me suis installé dans un coin d’un coin d’un Barnes & Noble [grande chaîne de magasins de livres] et, mètre ruban en mains, j’ai compulsé les sept tomes de Où est Charlie.

Voici la cartographie née de mon expérience.

Cliquez sur l’image pour l’agrandir

Si cela peut ne pas sembler flagrant à première vue, mon intuition de départ –qu’il y avait un meilleur moyen de trouver Charlie – s’est révélée exacte.

Bien sûr, Charlie ne se cache pas à tous les coups au même endroit, les lecteurs auraient trouvé depuis longtemps la technique si elle était si évidente.

Ce que nous montre cette carte, par contre, c’est que 53% du temps, Waldo se cache dans une des deux bandes, larges de 3,8 cm, telles que représentées ci-dessous –l’une commençant à 17,8 cm du bord inférieur de la page et l’autre à 7,6 cm.

Ce qui fait que, pour trouver Charlie sur n’importe quelle page, une bonne stratégie consiste à vous concentrer d’abord sur ces deux bandes, avant de balayer d’autres zones. Même si ces bandes ne sont pas particulièrement étroites, elles le sont suffisamment pour ne pas rater Charlie; et, dans plus de la moitié des cas, il y sera.

Pour tester l’efficacité de ma technique, j’ai débauché deux de mes collègues de Slate pour un redoutable match de « Où est Charlie? », portant sur les 11 dessins du premier tome. L.V. Anderson s’y est attelée avec la bonne vieille méthode du balayage global, tandis que Dan Kois l’a fait armé de mes observations (et d’un mètre). Cette vidéo vous montre la décisive victoire de Dan:

Vous êtes peut-être en train de vous demander: ces résultats sont-ils vraiment sérieux? Certes, il est toujours tentant de trouver des régularités là où il n’y en a pas, et c’est d’autant plus facile à faire quand il n’y a que 68 points à analyser: l’échantillon est faible. Mais la probabilité que l’une de ces deux bandes contienne plus de la moitié des Charlie est remarquablement réduite: moins de 0,3%. En d’autres termes, ces résultats ne sont pas une coïncidence. Si Charlie s’y trouve, c’est qu’il y a une raison.

 (Une remarque rapide sur ma méthodologie: les livres que j’ai examinés sont les sept tomes «primaires».

Si, au fil des ans, Handford a produit divers livres-jeux et autres hors-série, le canon officiel de Charlie, tel que je le définis, est constitué de ces sept volumes originaux.

Par ailleurs, les versions actuelles des cinq premiers volumes sont des «Nouvelles Éditions», publiées à partir de 1998.

Cela fait donc quinze ans que Charlie s’y cache.

Si vous avez un « Où est Charlie? » sur vos étagères, il y a de grandes chances que ce soit une de ces versions.

Ce qui fait que, pour mon analyse, je me suis penché sur ces éditions-là, et pas sur les éditions originales.

La majorité des dessins de la série s’étendent sur une double page d’environ 63,6 x 25,4 cm, et je n’ai intégré que ces pages dans mon analyse.

Pourquoi es-tu là Charlie?

Pour l’instant, nous nous sommes donc occupés de la question où est Charlie.

Une autre, plus troublante, reste à examiner: celle du pourquoi Charlie est à cet endroit-là. Dis-moi, Charlie, pourquoi te caches-tu le plus souvent dans ces deux bandes?

Pourquoi n’es-tu que rarement dans les coins?

Pourquoi ne te trouve-t-on quasiment jamais en plein milieu? Pourquoi, Charlie?

J’aurais aimé pouvoir poser directement la question à Charlie ou, à défaut, à Martin Handford, mais l’illustrateur, par le biais de son attaché de presse, n’a pas voulu être interviewé pour cet article.

Ce qui ne me laisse que des conjectures pour expliquer les penchants de Charlie.

Commençons par les contraintes techniques auxquelles Handford a dû se plier dans la conception de ses livres. La plupart des doubles-pages comportent une «carte-postale» de Charlie, dans le coin supérieur gauche de l’image. Il est évident que Charlie ne peut pas s’y trouver. Pourtant, on ne tombe sur Charlie dans le coin droit qu’à quatre reprises, soit un peu moins que si sa cachette avait été placée de manière purement aléatoire. Ce qui laisse entendre que la carte-postale ne prive en rien Handford d’un quelconque territoire fétiche.

L’aversion des extrêmes et du centre

En général, Handford évite de placer Charlie tout en bas de la page, ce qui m’incite à théoriser que le placement de Charlie n’est, globalement, qu’une fonction de deux facteurs: l’aversion des extrêmes et l’aversion du centre.

Si l’on pense s’attendre à ce que Charlie se cache, dans 25% des cas, à deux centimètres des bords supérieur et inférieur, dans toutes les pages, il ne s’y trouve que dans 12% des cas.

Plus surprenant, le fait que Charlie soit aussi si peu souvent au milieu.

Il est possible que Handford évite les coins et le milieu par peur que cela ne ressorte pas très bien à l’impression.

Pour autant, il arrive que Charlie s’y trouve, ce qui restreint la portée de cette hypothèse. A mon avis, Handord évite surtout des emplacements qui pourraient sembler trop évidents –le centre et les coins, là où les adultes et les enfants ont le plus de chances de commencer leur quête.

Mais si cela rend Charlie plus difficile à trouver pour ceux dont les yeux se dirigent spontanément vers ces endroits, une fois que vous avez compris qu’il a peu de chances de s’y cacher, votre traque n’en devient que plus facile.

Isoler de telles régularités n’est en rien une critique du travail de Handford.

Si vous êtes assez fou pour suivre mes conseils et aller à la recherche de Charlie un mètre à la main, non seulement on vous regardera de travers –faites-moi confiance–, mais vous raterez aussi bon nombre des blagues visuelles, très malines, du dessinateur (une ligne d’arrivée où les coureurs arrivent des deux côtés, une arche remplie d’animaux s’envolant d’un zoo) qui font tout le sel de l’expérience Où est Charlie?, autant, sinon davantage, que la découverte du petit personnage.

Maintenant, si vous devez participer à un concours de Où est Charlie?, utilisez ma méthode. Sinon, votre chasse sera bien plus rigolote si vous faites comme si vous n’aviez rien lu.

Ben Blatt (journaliste à Slate.com -Traduit par Peggy Sastre)

Source: Slate

 

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The Egg, by Andy Weir

Posté par ENO filles le 29 décembre 2014

 

Notre ami Juan nous invite à réfléchir à ce texte étrange à propos de le « Réincarnation » :

- »Ça donne à penser, ça donne à penser. Amitiés fraternelles. Juan B. »

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The Egg by Andy Weir

Une courte histoire de l’univers

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Texte traduit par Alexandrine Latendresse  

(Voir original au bas de la page)

 Tu revenais chez toi quand tu es mort.

C’était un accident de voiture. Rien de vraiment remarquable, mais quand même fatal pour toi.

Tu laissais derrière toi une femme et deux enfants.

C’était une mort sans douleur.

Les ambulanciers avaient tout essayé pour te sauver, mais sans succès.

Tes blessures étaient telles que c’était mieux comme ça, crois-moi.

C’est alors que tu m’as rencontré.

«Mais… qu’est-ce qui se passe? » as-tu demandé. « Où suis-je? »

« Tu es mort » ai-je simplement répondu. Inutile de ménager ses mots.

« Il y avait un… un camion et il dérapait… »

« Ouais »

 « Je… je suis mort? »

« Ouais. Mais ne t’en fait pas avec ça. Tout le monde meurt » ai-je dit.

Tu as regardé autour de toi. Il n’y avait que du vide. Juste toi et moi.

« C’est quoi, cet endroit? » as-tu demandé. « C’est ça, la vie après la mort? »

« Plus ou moins »

« Es-tu Dieu? »

« Ouais » ai-je répondu. «Je suis Dieu.»

« Mes enfants… ma femme… »

« Oui, quoi? »

«Est-ce que tout va bien aller pour eux?»

« C’est ce que j’aime entendre, » ai-je dit. « Tu viens de mourir et ce qui te préoccupe le plus, c’est ta famille. C’est très bien, ça. »

Tu m’as regardé avec fascination. Pour toi, je ne ressemblais pas à Dieu. Je n’avais l’air que d’un homme normal. Ou alors une femme.

Une vague figure d’autorité, peut-être, plutôt comme un professeur de grammaire que le Tout-Puissant, disons.

« Ne t’en fais pas, » ai-je dit. «Ils vont bien. Tes enfants se souviendront de toi comme quelqu’un de parfait. Ils n’auront pas eu le temps de développer le moindre mépris pour toi. Ta femme va pleurer et porter le deuil, mais elle se sentira secrètement soulagée. Il faut dire que votre mariage battait de l’aile. Si ça peut te consoler, elle se sentira très coupable d’être soulagée.

« Oh. Alors, qu’est-ce qui se passe maintenant? Est-ce que je vais aller au paradis, ou en enfer ou je sais pas… quelque chose d’autre? »

« Rien de tout ça » t’ai-je dit. « Tu vas être réincarné. »

« Ah, donc c’est les Hindous qui avaient raison. »

« Toutes les religions ont raison à leur façon. Marche avec moi. »

Tu m’as suivi en marchant à travers le vide. « Où allons-nous? »

« Nulle part en particulier » ai-je dit. « C’est agréable de marcher en discutant, c’est tout. »

«  Alors, quel est le but de tout ça? » as-tu demandé.

« Quand je vais renaître, je vais être une page blanche, c’est ça? Un bébé.

Et toutes mes expériences, tout ce que j’ai fait dans cette vie n’auront servi à rien. »

« Mais non! Tu as en toi toute la connaissance et les expériences de tes vies passées, même si tu ne t’en souviens pas pour l’instant. »

Je me suis arrêté et je t’ai pris par les épaules.

« Ton âme est encore plus magnifique, immense et superbe que tu ne peux l’imaginer.

Un esprit humain ne peut contenir qu’une infime fraction de ce que tu es. C’est un peu comme mettre le bout de son doigt dans un verre d’eau pour tester la température.

Tu mets une petite partie de toi dans une contenant, et quand tu en ressort, tu as acquis toute l’expérience que tu pouvais en tirer. »

« Tu étais dans un être humain ces 48 dernières années, alors tu n’as pas encore pris conscience de l’immensité de ton esprit. Si nous restions ici assez longtemps, tu commencerais à te souvenir de tout. Mais c’est inutile de faire ça entre chacune de tes vies. »

« Combien de fois me suis-je réincarné, alors? »

« Oh, souvent. Très, très souvent. Et dans des vies très différentes» ai-je répondu.  « Cette fois, tu seras une jeune paysanne chinoise en 540 AD. »

« Attends, quoi? » as-tu balbutié. « Je vais être renvoyé dans le temps? »

« Bien, techniquement, j’imagine que oui. Le temps, tel que tu le connais, n’existe que dans ton univers. Les choses sont bien différentes là d’où je viens. »

« Là d’où tu viens? »

« Bien sûr, » ai-je expliqué.

« Je viens de quelque part. Quelque part, ailleurs. Et il y en a d’autres comme moi. Je sais que tu voudrais savoir comment c’est, là-bas, mais honnêtement, tu ne pourrais pas comprendre. »

« Oh » as-tu dit, un peu déçu. « Mais attends, si je me réincarne à un autre moment dans le temps, je suis peut-être entré en contact avec moi-même à un moment? »

« Bien sûr. Ça arrive tout le temps. Et comme chacune de tes vies n’est consciente que de sa propre existence, tu ne sais jamais que c’est en train d’arriver. »

« Alors, quel est le sens de tout ça? »

« Sérieusement? » t’ai-je demandé. « Sérieusement? Tu me demandes quel est le sens de la vie? Tu ne trouves pas ça un peu cliché?»

«C’est une question raisonnable» as-tu persisté.

Je t’ai regardé droit dans les yeux.

«  Le sens de la vie, la raison pour laquelle j’ai créé tout cet univers, c’est pour que tu mûrisses. »

« Tu veux dire, l’humanité? Tu veux que les humains mûrissent? »

« Non, juste toi. J’ai créé tout cet univers pour toi. A chacune de tes nouvelles vies, tu grandis, tu mûris, et ton esprit devient plus large et plus brillant. »

« Juste moi?? Et tous les autres ? »

« Il n’y a personne d’autre. » ai-je dit. « Dans cet univers, il n’y a que toi et moi. »

Tu m’as fixé longuement. « Mais tous les gens, sur terre… »

« Toujours toi. Différentes réincarnations de toi. »

« Attends. Je suis… tout le monde?! »

« Tu commences à comprendre!» t’ai-je dit en te félicitant d’une tape dans le dos.

« Je suis tous les êtres humains ayant jamais vécu? »

« Ou qui vivront, oui,»

«Je suis Abraham Lincoln?»

«Et tu es John Wilkes Booth, aussi» ai-je ajouté.

«Je suis Hitler?» as-tu dit, consterné.

« Ainsi que les millions qu’il a tué. »

« Je suis Jésus? »

« Et tous ceux qui l’ont suivi. »

Tu es resté silencieux.

« Chaque fois que tu as fait du tort à quelqu’un, tu te faisais du tort à toi-même.

Chaque acte de bonté que tu as posé, tu l’as fait à toi-même.

Chaque moment heureux ou triste vécu par un humain a été, ou sera, vécu par toi. »

Longtemps, tu as réfléchi en silence.

« Pourquoi? » as-tu finalement demandé. « Pourquoi faire tout cela? »

« Parce qu’un jour, tu deviendras comme moi. Parce que c’est ce que tu es. Tu es l’un des miens. Tu es mon enfant.»

«Waouh!» as-tu dit, incrédule. « Tu veux dire que je suis un dieu ???»

« Non, pas encore. Tu es un fœtus. Tu es encore en train de grandir.

Quand tu auras vécu chaque vie humaine à travers le temps, tu auras suffisamment  grandi pour pouvoir naître. »

« Donc tout cet univers, en fait, ce n’est que… »

« Qu’un œuf.» ai-je répondu.

« Maintenant, il est temps pour toi de continuer jusqu’à ta prochaine vie. »

Et je t’ai fait continuer ton chemin.

Texte original

You were on your way home when you died.

It was a car accident. Nothing particularly remarkable, but fatal nonetheless. You left behind a wife and two children. It was a painless death. The EMTs tried their best to save you, but to no avail. Your body was so utterly shattered you were better off, trust me.

And that’s when you met me.

“What… what happened?” You asked. “Where am I?”

“You died,” I said, matter-of-factly. No point in mincing words.

“There was a… a truck and it was skidding…”

“Yup,” I said.

“I… I died?”

“Yup. But don’t feel bad about it. Everyone dies,” I said.

You looked around. There was nothingness. Just you and me. “What is this place?” You asked. “Is this the afterlife?”

“More or less,” I said.

“Are you god?” You asked.

“Yup,” I replied. “I’m God.”

“My kids… my wife,” you sai d.

“What about them?”

“Will they be all right?”

“That’s what I like to see,” I said. “You just died and your main concern is for your family. That’s good stuff right there.”

You looked at me with fascination. To you, I didn’t look like God. I just looked like some man. Or possibly a woman. Some vague authority figure, maybe. More of a grammar school teacher than the almighty.< /p>

“Don’t worry,” I said. “They’ll be fine. Your kids will remember you as perfect in every way. They didn’t have time to grow contempt for you. Your wife will cry on the outside, but will be secretly relieved. To be fair, your marriage was falling apart. If it’s any consolation, she’ll feel very guilty for feeling relieved.”

“Oh,” you said. “So what happens now? Do I go to heaven or hell or something?”

“Neither,” I said. “You’ll be reincarnated.”

“Ah,” you said. “So the Hindus were right,”

“All religions are right in their own way,” I said. “Walk with me.”

You followed along as we strode through the void. “Where are we going?”

“Nowhere in particular,” I said. “It’s just nice to walk while we talk.”

“So what’s the point, then?” You asked. “When I get reborn, I’ll just be a blank slate, right? A baby. So all my experiences and everything I did in this life won’t matter.”

“Not so!” I said. “You have within you all the knowledge and experiences of all your past lives. You just don’t remember them right now.”

I stopped walking and took you by the shoulders. “Your soul is more magnificent, beautiful, and gigantic than you can possibly imagine. A human mind can only contain a tiny fraction of what you are. It’s like sticking your finger in a glass of water to see if it’s hot or cold. You put a tiny part of yourself into the vessel, and when you bring it back out, you’ve gained all the experiences it had.

“You’ve been in a human for the last 48 years, so you haven’t stretched out yet and felt the rest of your immense consciousness. If we hung out here for long enough, you’d start remembering everything. But there’s no point to doing that between each life.”

“How many times have I been reincarnated, then?”

“Oh lots. Lots and lots. A n in to lots of different lives.” I said. “This time around, you’ll be a Chinese peasant girl in 540 AD.”

“Wait, what?” You stammered. “You’re sending me back in time?”

“Well, I guess technically. Time, as you know it, only exists in your universe. Things are different where I come from.”

“Where you come from?” You said.

“Oh sure,” I explained “I come from somewhere. < !– –>Somewhere else. And there are others like me. I know you’ll want to know what it’s like there, but honestly you wouldn’t understand.”

“Oh,” you said, a little let down. “But wait. If I get reincarnated to other places in time, I could have interacted with myself at some point.”

“Sure. Happens all the time. And with both lives only aware of their own lifespan you don’t even know it’s happening.”

“So what’s the point of it all?”

“Seriously?” I asked. “Seriously? You’re asking me for the meaning of life? Isn’t that a little stereotypical?”

“Well it’s a reasonable question,” you persisted.

I looked you in the eye. “The meaning of life, the reason I made this whole universe, is for you to mature.”

“You mean mankind? You want us to mature?”

“No, just you. I made this whole universe for you. With each new life you grow and mature and become a larger and greater intellect.”

“Just me? What about everyone else?”

“There is no one else,” I said. “In this universe, there’s just you and me.”

You stared blankly at me. “But all the people on earth…”

“All you. Different incarnations of you.”

“Wait. I’m everyone!?”

“Now you’re getting it,” I said, with a congratulatory slap on the back.

“I’m every human being who ever lived?”

“Or who will ever live, yes.”

“I’m Abraham Lincoln?”

“And you’re John Wilkes Booth, too,” I added.

“I’m Hitler?” You said, appalled.

“And you’re the millions he killed.”

“I’m Jesus?”

“And you’re everyone who followed him.”

You fell silent.

“Every time you victimized someone,” I said, “you were victimizing yourself. Every act of kindness you’ve done, you’ve done to yourself. Every happy and sad moment ever experienced by any human was, or will be, experienced by you.”

You thought for a long time.

“Why?” You asked me. “Why do all this?”

“Because someday, you will become like me. Because that’s what you are. You’re one of my kind. You’re my child.”

“Whoa,” you said, incredulous. “You mean I’m a god?”

“No. Not yet. You’re a fetus. You’re still growing. Once you’ve lived every human life throughout all time, you will have grown enough to be born.”

“So the whole universe,” you said, “it’s just…”

“An egg.” I answered. “Now it’s time for you to move on to your next life.”

And I sent you on your way.

ANDY WEIR

weir_andy           Il a d’abord été engagé comme programmeur pour un laboratoire national à l’âge de quinze ans et a travaillé comme ingénieur logiciel depuis lors.

Il est un peu « un geek de la science », un « nerd », un spécialiste de l’espace de vie et un amateur consacré des sujets comme la physique relativiste, mécanique spatiale et l’histoire des vols spatiaux habité.

« Le Martien » est son premier roman.

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Noël, fête des lumières « Et que la lumière soit »

Posté par ENO filles le 18 décembre 2014

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Noël, fête des lumières « Et que la lumière soit » dans Fête des lumières la-fete-des-lumieres-2014

Tombent les nuits à la lueur de bougies qui fondent
Et que la lumière soit
Passent les heures que s’écoulent à jamais les secondes

Dieu dit « La lumière est semée pour le juste, Et la joie pour ceux dont le cœur est droit ».

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Pas de panique! Cliquez sur l’image… vous serez illuminés. Magnifiques réalisations

→ En savoir plus avec le livre de la Génèse ou avec l’interprétation de Louis Segond, plus facile à lire.

A  Lyon, comme chaque année, la ville, fidèle à sa tradition s’illumine, toujours plus, toujours plus belle grâce au génie des hommes. Toutefois, à l’époque où j’y résidais nous nous contentions de huit modestes lumignons sur le rebord de la fenêtre.

lumignon-fete-des-lumieres

« En traversant le temps, ce qui était un geste de Foi s’est dilué dans le patrimoine laïc lyonnais et le fait de mettre quelques bougies à la fenêtre le 8 décembre, se perpétuera dans toutes les familles – toutes religions confondues. Comme pour écarter un ancien malheur, comme le remerciement d’une ville d’être encore vivante, comme un geste de joie ».

Et je l’ai fait avec foi et bonheur.

 

Pour en savoir plus, cliquez sur ce site Les légendes et l’histoire vraie des Illuminations ou de la Fête des lumières

« Marie nous a sauvés et j’aime raconter cette histoire aux étrangers qui ne connaissent pas ce qu’il s’est passé à Lyon et qui viennent voir « la fête des Lumières » en oubliant « la célébration de l’Immaculée Conception »…Quel bel hommage à Marie! Pour tous les amoureux de cette tradition et de l’histoire lyonnaise, voici un très bon roman noir sur les illuminations lyonnaises : « L’ombre du 8 décembre », de Christophe Cornillon, aux éditions La Taillanderie. A lire un soir du 8 décembre… » Un commentaire de Flo du 2 mai 2010.

Malgré la laïcisation à outrance de cette célébration, les « Illuminations » de Lyon devenues aujourd’hui « Fête des lumières » est devenue incontournable et, chaque année, notre fidèle amie Sabine, nous offre ce spectacle époustouflant que tous n’ont pas la chance de voir.

bougies sabyplanete

 

Pour mémoire :

En 2009 (Volet 6)

Samedi 5- 6-7 décembre Lyon Fête des lumières

Mardi 8 Décembre – Lyon Fête des lumières dernier jour

 

Lyon en 2012 (volet 9)

Et en 2014 la fête continue

Dès le 7 décembre, Sabyplanète nous offre un petit florilège des installations  vues en une soirée… Fête des lumières au Parc de la Tête d’or

 

Retrouvez-là dès le lendemain au PARC DE LA TETE D’OR pour admirer le Jardin d’hiver de Christophe Martine, et autres cerfs-volants, lanternes et méduses flottantes.. Un petit air de déjà vu pour des habitués de la Fête des Lumières comme nous…Mais pour vous ?… Cliquez ici

11 décembre Fête des Lumières 2014 aux Terreaux

Fete-des-Lumieres-2014-Terreaux

« Après notre visite des attractions du côté Rhône, nous voilà donc revenus à la Fête des Lumières pour une deuxième soirée de balade, cette fois du côté Saône, depuis les Terreaux L’animation de la place des Terreaux est un incontournable qui attire toujours une foule compacte…

Heureusement, nous arrivons tôt sur la place et bénéficions de la première projection de la soirée, à 17h45… pas encore trop de spectateurs, du coup, on en profitera deux fois !

L’artiste a eu la bonne idée de mettre à l’honneur tout ce qui fait la spécificité de Lyon dans le domaines des Arts avec des clins d’œil au Musée St Pierre, au Musée d’Art Contemporain, à l’Opéra et à la Biennale de la danse…

C’est dynamique, coloré, plein de jolies idées (les tableaux qui s’animent, la danseuse de Degas qui perd son tutu pour revêtir un justaucorps quand elle change de tableau puis lance la musique d’un tango…) et pour couronner le tout, un génial mix danse classique /hip hop ! »

Pour lire la suite cliquez ici

Mais prenez garde de ne pas finir « glacés »

glacés

 

Et ce n’est pas fini !… La suite sur LYON : Fête des Lumières 2014

 

Les huit bougies

La fête des lumières est célébrée par tous.

Ce message de notre amie Mireille Assouly-Loeb le 16 décembre 2012 garde toute sa place ici. Merci Mireille. Pour le lire cliquez ici

17 décembre Tout le monde s’en mêle

Pour illustrer la magie de Noël, cette famille illumine sa maison au rythme de la chanson de La Reine des Neiges « Let it Go »

Image de prévisualisation YouTube

« C’est dans cette maison située aux États-Unis, plus précisément au Texas, que cette famille a mis au point un système de plus de 25 000 ampoules, toutes réglées comme du papier à musique. Un spectacle qui coûte tout de même la bagatelle de 15 dollars à chaque représentation. Certaines personnes font preuve d’une imagination débordante pour décorer leur maison à l’approche des fêtes. Chaque année, nous sommes éblouis par la découverte de ces véritables antres de Père Noël. Admirez alors cette maison au Texas dont l’éclairage est synchronisé au titre « Let it Go » de La Reine des Neiges». 

Et quoi de mieux que le cristal pour sublimer la lumière. Cette exposition est faite pour vous

Encore plus fort

(Vu sur Daily geek show)

Tous les habitants de ce quartier ont synchronisé leurs éclairages de Noël pour un résultat musical déjanté.

Les habitants de ce joli petit quartier ont eu une idée super originale : coordonner leurs éclairages avec des musiques de Noël. Le résultat est un spectacle époustouflant, filmé pour l’occasion depuis un drone. Un régal pour les yeux et pour les oreilles !

Jeff Maxey a filmé à l’aide d’un drone son quartier de la ville de Yucaipa (Californie) où l’éclairage de Noël d’un groupe entier de maisons est synchronisé avec des musiques comme « Wizards in Winter » du Trans-Siberian Orchestra, « All I Want for Christmas Is You » de Mariah Carey ou encore « Blue Christmas » interprétée par Harry Connick Jr.

Vrai ou faux?

En tout cas, si c’est faux, le montage est intéressant

 

Image de prévisualisation YouTube 

Baccarat, la légende du cristal

Baccarat

Exposition du  15 Octobre 2014 au 4 Janvier 2015 au Petit Palais à Paris (75008)

Dans le cadre du 250e anniversaire de la fondation de la manufacture de Baccarat, le Petit Palais regroupe quelques 300 pièces de cristal provenant de la célèbre manufacture lorraine, issues d’emprunts prestigieux au musée d’Orsay, au Louvre, aux Arts décoratifs, à la Cité de la Céramique, aux Arts et Métiers, au château de Compiègne et aux musées de Nancy.

Et pour terminer cet article, il faut bien que ça s’arrête !… je vous offre une de ces merveilleuses cartes
de Jacquie Lawson. Cliquez sur l’image

The Christmas Tree J.Lawson

 

Et c’est pas fini…

 

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