Le Festival de Cannes 2019 ouvre ses portes

Posté par ENO filles le 14 mai 2019

CANNES 2019

FESTIVAL CANNES 2019 PALME

Site officiel

EN DIRECT

MAITRE DE CEREMONIE:  Édouard Baer

FESTIVAL CANNES 2019 EDOUARD BAER

Image du site La Voix du Nord

20H LE FILM D’OUVERTURE

FESTIVAL CANNES 2019 FILM OUVERTURE

Vivez l’ouverture en direct ou presque dans votre cinéma   à 20h15 et 22h30 

AU CINEMA PATHE – AVE 83 

03 FESTIVAL CANNES 2019 FILM OUVERTURE

Comédie (1h45)

Interdit -12 ans
sortie le 14 mai 2019
U.S.A.
Réalisateur : Jim Jarmusch
avec : Chloë Sevigny , Bill Murray , Tilda Swinton , Adam Driver , Danny Glover ,Steve Buscemi , Tom Waits , Selena Gomez, Caleb Landry Jones , Austin Butler

Le film est présenté en ouverture du Festival.

Un film d’horreur en ouverture du Festival de Cannes ce n’est pas courant.

Et juste après le discours d’Édouard Baer, maitre de la cérémonie il sera possible de découvrir en avant-première -la veille de sa sortie en France-, le film comédie-horrifique de Jim Jarmusch « The Dead

Le film se déroule un casting prestigieux avec Bill Murray, Iggy Pop, Tilda Swinton ou encore Selena

4 Iggy Pop

IMAGE DU SITE DES ZOMBIES SUR LA CROISETTE

Comme dans tout bon film de zombies, l’histoire débute avec des morts qui reviennent à la vie…

La lune est omniprésente dans le ciel, la lumière du jour se manifeste à des horaires imprévisibles et les animaux commencent à avoir des comportements inhabituels… Personne ne sait vraiment pourquoi. Les nouvelles sont effrayantes et les scientifiques sont inquiets.

Nul ne pouvait prévoir l’évènement le plus étrange et dangereux qui allait s’abattre sur Centerville : THE DEAD DON’T DIE

Les morts sortent de leurs tombes et s’attaquent sauvagement aux vivants pour s’en nourrir.

La bataille pour la survie commence pour les habitants de la ville.

 

Pourquoi cette année le festival ouvre-t-il ses portes avec un film d’horreur?

LE CINÉMA ENTRE ILLUSION ET REALITE

Comme je vous l’ai déjà dit, je suis une passionnée de cinéma et ce depuis toute petite.

Le cinéma sublime la vie quotidienne et fait rêver… ou cauchemarder !

Il nous fait découvrir le monde à la manière de Jules Verne par exemple.

Les romans de cape m’ont enthousiasmée : j’ai vu Scaramouche sept fois en 1952. J’avais 11 ans. Je crois qu’on n’a jamais fait mieux depuis.

Le cinéma on peut s’en douter m’a souvent permis de m’évader. Le cinéma c’est l’aventure au quotidien.

Et ce d’autant plus que je fus depuis ma plus tendre enfance, entourée de plusieurs membres de ma famille.

Cette passion du cinéma ne s’est jamais dissipée et mon approche des films s’est approfondie en même temps que la connaissance grandissait.

La connaissance fait grandir notre vision du monde même si elle ne la rend pas forcément plus claire. Nous cherchons sans cesse à comprendre, à analyser, à déduire. Alors dans les films nous découvrons des messages qui semblent s’adresser à nous et vouloir nous éclairer et répondre à nos interrogations.

Le cinéma n’est pas une simple distraction. Les réalisateurs y mettent leurs âmes et les acteurs apprennent en entrant dans ces rôles qu’on leur attribue.

Quand on les écoute parler de leurs films au cours de leur carrière on s’aperçoit de leur évolution dans tous les domaines.

Nous savons que selon les époques les films ont délivré ou ont tenté de nous délivrer certains messages.

De nombreux films véhiculent des messages politiques. D’autres s’attachent aux grands problèmes sociétaux. Et ils sont nombreux !

Le cinéma est aussi un moyen de vente. Certains films sont de vrais messages publicitaires.

La guerre est toujours un thème vendeur. Les soldats sont représentés comme des tops models, des héros. On a eu Superman, La guerre des étoiles

Et on aboutit tout naturellement au paranormal, à l’au-delà… et aux zombies.

Mais cela reste une comédie.

Et le cinéma reste un art : il est toujours engagé sur le chemin de la découverte, du progrès et de la technique.

Le choix d’un tel thème au festival de Cannes ne peut que nous interpeller tant il colle à la réalité :

Avec la télé, les sites comme Netflix. Avec ces séries qui maintiennent les gens en appétit, les médias qui ont envahi notre quotidien, les réseaux sociaux qui incitent les gens à tout dévoiler et à se mettre en scène, avec le WEB qui déverse sur nous des flots d’informations, le monde est en ébullition autour de nous et nos rêves ont changé, bien malgré nous.  

Personne ne peut y échapper.

 

HISTOIRE DU FESTIVAL CANNES

 

La naissance du Festival de Cannes en 1939

EN SAVOIR PLUS

La naissance du Festival de Cannes en 1939 – Mairie de Cannes

LE FESTIVAL DE CANNE SUR WIKIPEDIA

Aujourd’hui, le Festival de Cannes est le plus grand événement cinématographique du monde alors qu’il y a à peine quelques décennies, en 1939, il n’était qu’un modeste festival créé pour s’opposer à la Biennale de cinéma vénitienne et à son organisation prise en main par Mussolini et Hitler.

La création d’un festival contre la menace fasciste

Curieux destin dû au hasard de l’histoire et aux talents des hommes qui ont su l’imposer et, dans un même temps, ont élevé Cannes au rang de capitale mondiale du Septième art. Ainsi, on doit la création du Festival cannois à un enchaînement d’événements politiques, à la veille de la Deuxième Guerre mondiale, dont le point de départ est la VIe édition de l’Exposition de Venise en juillet 1938 ; cette année-là, la France, est représentée par une sélection de films et, dans le jury de la Mostra, par le diplomate Philippe Erlanger et le journaliste René Jeanne.

Et tout commence à Venise en 1938

Le Festival de Venise, créée en 1932, offre au monde son premier concours international dédié au cinéma et, aux pays participants, une occasion de rencontrer et de comparer leur savoir-faire.

Pour un moment, la Mostra s’impose comme la grande fête du cinéma mondial mais bientôt, l’influence allemande s’immisce dans la politique italienne et dans le palmarès de cette Biennale d’art. En 1937, Adolf Hitler apprend que les films allemands n’ont reçu aucune récompense importante et que le Prix du jury est attribué à La Grande illusion de Jean Renoir. Le succès remporté par ce film pacifiste déplaît au chef allemand qui décide, pour l’édition suivante, de s’entendre avec son homologue italien afin de dicter l’attribution des récompenses.

La Mostra ouvre de nouveau ses portes en septembre 1938. Le jour de la clôture, le jury se réunit pour décider du palmarès ; l’unanimité se fait sur un film américain mais, Hitler intervient. Ses ordres menaçants imposent aux jurés représentant les satellites de l’Axe de revenir sur leur choix. Le chef allemand parvient ainsi à faire modifier le palmarès quelques heures avant l’annonce des résultats. Le documentaire de propagande nazie, Les Dieux du stade (Olympia film) de Leni Riefenstahl et le film italien Luciano Serra, pilote (Luciano Serra, pilota) de Goffredo Alessandrini reçoivent la Coupe Mussolini, plus haute récompense de la manifestation. Toute cette agitation trouble les membres du jury représentants des démocraties ; certains d’ailleurs donnent leur démission avant même la proclamation des prix. Froissés et extrêmement déçus de l’attitude italienne, les représentants de la France, des États-Unis et de la Grande-Bretagne quittent la Mostra et sont bien décidés à ne plus y revenir.

Après un moment d’inquiétude, maisons de production et ministères dédiés au cinéma réagissent. La Suisse et la Belgique envisagent désormais, par la création d’une biennale de cinéma, de succéder à Venise.

Dans le train qui le ramène en France, Philippe Erlanger, encore sous le choc des événements vénitiens, pense déjà à organiser une manifestation en remplacement de la Mostra pour donner au monde un festival libre, sans pression ni contrainte. Dès son retour, il contacte les autorités concernées et ne tarde pas à leur présenter un projet. Le temps presse pour mettre en place un festival français capable de concurrencer le prochain concours vénitien.
Avec l’approbation de Jean Zay, ministre de l’Éducation nationale, et celle d’Albert Sarraut, ministre de l’Intérieur, l’idée d’une manifestation française consacrée au cinéma prend un caractère officiel.

Les crises politiques ralentissent la création du festival

La fin des années trente, en Europe, est marquée par un contexte de crises politiques graves provoquées par le désir d’expansion de l’Allemagne et de l’Italie. La France décide de ménager ces États totalitaires et particulièrement l’Italie qui revendique de plus en plus fortement des territoires méditerranéens sous domination française.

Pour éviter le conflit, les dirigeants français condamnent tout acte d’hostilité ou d’opposition au régime mussolinien par crainte des conséquences. Cette nouvelle situation, sans mettre un point d’arrêt, ralentit la création d’un festival cinématographique concurrent de la Mostra. Le gouvernement français étudie toujours le projet de Philippe Erlanger mais reste très divisé sur la question.

D’un côté, le ministre de l’Éducation nationale, Jean Zay, responsable du domaine artistique, qui soutient ce projet important pour le cinéma français. Il a déjà mis en place, au niveau national, un concours cinématographique qui prime les cinq meilleures œuvres de l’année. Cependant, pour assurer une véritable promotion aux films français à l’étranger, Jean Zay encourage l’initiative de Philippe Erlanger ; l’Europe doit avoir un festival de cinéma où l’art ne doit pas être influencé par les manœuvres politiques.

De l’autre, le ministre des Affaires étrangères, Georges Bonnet, responsable des manifestations à caractère international, qui reste hésitant sur la question pour de pas envenimer les relations franco-italiennes. Alors de septembre 1938 à mai 1939, la création du Festival français ne concerne plus directement le cinéma ; elle devient une véritable affaire d’État.

 

Après de longues discussions et contre toute attente, le gouvernement donne son accord à la réalisation du projet au printemps 1939. Depuis le début de l’année, le consulat français en Italie cherche à en savoir plus sur le déroulement de l’édition vénitienne en préparation. En mai, l’organisation se dévoile : la Biennale réserve un accueil triomphal au ministre de la Propagande allemand, le Dr Gœbbels, ce qui souligne la consolidation de l’alliance entre l’Italie et l’Allemagne. Tout cela laisse présager que l’édition future se pliera aux exigences de la politique fasciste et ne laissera aucune liberté aux autres participants.

Cette information est le détonateur qui pousse le gouvernement français à entamer officiellement les préparatifs de son festival cinématographique rival. Il est prévu d’organiser cette manifestation sur la Côte d’Azur, choix que Georges Prade, conseiller municipal de Paris, suggère aux organisateurs. C’est ainsi qu’en juin 1939, les médias annoncent officiellement la création du Festival de Cannes dont l’ouverture est prévue le 1er septembre, en même temps que la compétition vénitienne. Il ne reste alors à la France que quelques mois pour préparer sa manifestation.

L’unanimité se fait autour du Festival français

Pour ne pas créer de tensions supplémentaires, l’État français décide d’obtenir le soutien de l’Allemagne et de l’Italie ; les communiqués officiels rappellent que le Festival français en préparation ne sera pas une machine de guerre mais bien un rendez-vous mondial de cinéma très différent de la Mostra.

L’accent est mis sur l’originalité de la manifestation

Chaque pays choisit ses films, le jury représente l’ensemble des participants et toutes les nations présentes reçoivent un Grand Prix dans un esprit d’objectivité artistique et d’impartialité absolue.

La France ne s’autorise d’ailleurs aucune récompense particulière en tant que pays organisateur. Question de prestige, la présidence d’honneur de la première édition est proposée à Louis Lumière, père du cinématographe. Ce nouvel ambassadeur du Festival cannois veut convaincre les réalisateurs étrangers de soutenir l’initiative française. Alors, les invitations sont envoyées à tous les pays producteurs de films ; l’Allemagne et l’Italie ne sont pas oubliées.

Un mois plus tard, les premières réponses arrivent par voie diplomatique. Sans surprise, les deux États fascistes déclinent l’invitation de la France. Certes, ils n’apprécient pas la concurrence faite à la Mostra mais, à ce moment-là, ils sont bien plus préoccupés à préparer la guerre.

Pour des raisons très différentes, la  Suisse décline à son tour l’invitation à la fin de juillet 1939 car les autorités fédérales concentrent leurs efforts sur l’Exposition internationale de Zurich. D’autres pays regrettent de ne pas pouvoir participer au concours cannois comme l’Afghanistan, le Canada, l’Égypte, la Hongrie, la Lithuanie, la Norvège, la Thaïlande ou bien encore l’Union sud-africaine. Ces pays ne produisent que peu de films et ne possèdent aucune organisation officielle en matière de cinéma, ce qui les exclut de toute compétition internationale. Devant l’impossibilité de faire parvenir des films dans des délais aussi courts, le Japon s’excuse également de refuser l’invitation.
De l’autre côté, de nombreux pays s’engagent aux côtés de la France ; c’est le cas des États-Unis qui d’ailleurs, grâce à la puissance de leur industrie cinématographique, vont aider la manifestation cannoise à s’imposer comme un véritable événement mondial. Les dirigeants de la Mostra tentent alors de regagner la confiance des Américains en leur proposant des avantages financiers mais en vain.
Plus délicat sera le cas de la Grande-Bretagne car les maisons de production britanniques s’engagent à soutenir le Festival de Cannes mais tiennent également à envoyer des films à Venise. Après quelques négociations, les producteurs se rangent aux côtés de la manifestation française.
La participation soviétique à Cannes est aussi indispensable même si l’enjeu est différent. Les raisons sont plus politiques que cinématographiques puisque la France espère obtenir la coopération militaire de l’URSS contre l’offensive allemande qui se prépare. Mais la signature du pacte de non-agression entre l’Allemagne et l’URSS met un terme aux négociations des démocraties. Les Soviétiques maintiennent néanmoins leur adhésion au Festival français.
Le ministère des Affaires étrangères reçoit très vite les réponses de la Belgique, la Hollande, la Suède ainsi que la Tchécoslovaquie qui proposent déjà une sélection de films. Tandis que le Danemark, le Mexique, la Pologne, la Roumanie et le Portugal, engagent leur participation, au moins par la venue d’un représentant dans le jury si les conditions le permettent.

Les conditions d’ailleurs ne le permettront plus car la crise s’annonce durant l’été 1939 et les opérations militaires allemandes bouleversent l’Europe. En août, il ne reste que neuf pays pouvant être représentés à Cannes pour l’ouverture de la première édition du Festival. Les organisateurs français, soulignent néanmoins leur succès car, malgré les absents, ils ont obtenu la participation des États démocratiques les plus puissants de l’industrie cinématographique et de l’URSS.

Cannes devient la ville du Festival

Les pays producteurs de films ayant donné leur accord, la France commence officiellement la préparation du Festival international. La première question posée est celle du lieu. Quelle ville répond aux critères nécessaires à l’organisation d’une telle manifestation ?

Les responsables italiens ont choisi Venise pour leur Exposition ; la ville possède déjà une grande renommée internationale en raison de son passé historique et de son site unique. La France devait l’égaler, donner à son festival un cadre aussi prestigieux.
Quelques villes françaises, reconnues mondialement, peuvent prétendre à l’organisation d’un festival. Grâce à leur développement touristique, toutes possèdent des équipements et des installations essentiels à l’accueil de l’événement. Cannes, Biarritz, mais aussi Vichy, Deauville, Aix-les-Bains, Le Touquet, apparaissent sur la liste. La ville d’Alger se présente également, soutenue par le président du Conseil, Édouard Daladier.
L’effet n’est que de courte durée car, la plupart des villes se trouvent dans l’impossibilité de construire et d’aménager, en quelques mois, une salle de projection pouvant accueillir un millier de spectateurs. Philippe Erlanger, en tant que responsable du projet, retient alors deux sites : Biarritz et Cannes.

Après quelques études, les responsables donnent très vite leur préférence au Sud de la France plus particulièrement à la Côte d’Azur, région baptisée ainsi en 1887 par le poète Stephen Liégeard pour rappeler l’harmonie et la beauté du lieu. Et les sites paradisiaques de la région azuréenne semblent agir en sa faveur ; la décision des organisateurs du Festival se fait attendre mais quelques rumeurs rapportent que la préférence des dirigeants serait la ville de Cannes.

 

Au sein du gouvernement, la question est évoquée et le choix paraît difficile car les comités de tourisme et les directeurs de palaces des deux villes se livrent une bataille acharnée. D’un côté, il y a Biarritz, station balnéaire connue grâce à la présence de Napoléon III et Eugénie mais qui, à la fin du Second Empire, commence à décliner. De l’autre, il y a Cannes ; depuis l’arrivée de Lord Brougham en 1834, c’est une ville en plein essor attirant chaque année de nouveaux résidents étrangers.
Devant ce dilemme, le gouvernement décide de créer un comité de coordination composé des représentants des différents ministères concernés par le festival. Ce comité étudie les atouts de chaque ville et envoie ses représentants sur place ; ainsi, Philippe Erlanger se rend à Cannes. On chuchote alors que le choix pourrait se porter sur la cité méditerranéenne mais, coup de théâtre, le 9 mai 1939, l’annonce est faite : la ville de Biarritz est choisie comme siège du festival. La municipalité a en effet promis le versement d’une subvention à l’organisation de la manifestation.
D’abord déçus, les partisans de Cannes décident de repartir rapidement en campagne. Autour de Georges Prade, conseiller municipal de Paris, les directeurs de palaces cannois comme Henri Gendre du Grand Hôtel et Jean Fillioux du Palm Beach prennent contact avec le comité et les ministères ; ceux-ci décident d’étudier de nouveau le dossier cannois. La ville de Cannes propose alors d’augmenter sa participation financière et met à la disposition du comité ses salles de réception et ses équipements touristiques. La municipalité de Biarritz a bien proposé une dernière offre mais sans succès car, faute de pouvoir débloquer le budget nécessaire, elle finit par retirer sa candidature.

L’État et la Ville de Cannes signent le contrat officiel pour l’attribution du festival cinématographique international le 31 mai 1939, seulement trois mois avant la date d’ouverture prévue de la compétition. La raison de ce choix a sans doute été liée aux avantages accordés par la ville mais également à la beauté du site qui « seul pouvait donner aux vedettes et producteurs une haute idée de la France », comme le déclare, à la radio, Albert Sarraut, ministre de l’Intérieur.
Et un véritable élan de solidarité s’organise autour de Cannes. Antibes et Juan-les-Pins apportent un précieux concours au festival, tout comme l’ensemble des palaces cannois et des environs. Seule absente, la ville de Nice, qui malgré son statut de capitale de la Côte d’Azur, ne se manifeste pas. Pourtant, quelques années plus tard, en 1946, Nice tentera d’obtenir l’organisation du Festival.
Les réactions à la nomination de Cannes comme ville du festival français sont nombreuses ; certains auraient préféré Paris ou un autre site moins touristique mais, Cannes, avec son statut de «  perle de la Côte d’Azur », donné par Stephen Liégeard, accueille de riches aristocrates, notamment anglais, des intellectuels, des artistes, toujours plus nombreux. Alors, la majorité des journaux, des revues mondaines, approuvent le choix des organisateurs.

1939, le Festival se prépare

Parallèlement au choix de la ville, le gouvernement prépare la manifestation. Il délègue son pouvoir au service considéré comme le plus compétent pour la réalisation d’une manifestation de cette ampleur. L’État fait donc appel à l’Association française d’action artistique (AFAA), transformée en comité spécial d’organisation, sous la direction du secrétariat d’État des Beaux-Arts et du Ministère des Affaires étrangères. Cela fait un an que Philippe Erlanger est le directeur général de cette association et tente, par tous les moyens, d’empêcher la progression de la propagande fasciste. Le projet de création d’un festival concurrent à la Mostra fait parti des moyens employés mais demande de lourds investissements et une organisation efficace.
Sous la présidence d’Albert Sarraut, également ministre de l’Intérieur, l’AFAA constitue un comité d’organisation où siègent des représentants des différents organismes d’État concernés par la manifestation. À la tête de ce comité est nommé le président du secrétariat d’État aux Beaux-Arts, Georges Huisman.

Le 3 août 1939, le Comité d’organisation du Festival se réunit pour la première fois à la direction des Beaux-Arts. Tous les détails de la future manifestation sont abordés. D’abord, la création d’une affiche et d’un dépliant publicitaire qui assurent la promotion du Festival en France et à l’étranger. Un photographe est également engagé pour toute la durée de l’événement. Ensuite, le comité envisage des projections quotidiennes de films d’actualité sur le déroulement du festival à la suite des séances de la sélection officielle.
La question du prix des places est abordée ; 25 francs (3,8 euros) pour les places des cinq premiers et cinq derniers rangs, et 30 francs (4,6 euros) pour toutes les autres. Les festivaliers peuvent également s’abonner à une formule permettant un euro de réduction pour l’achat d’une place. Les membres du comité ne parviennent pas à s’entendre sur la création de séances de projection en plein air et à prix réduit car la manifestation doit rester un gala exceptionnel et inédit. Mais les premières aides financières attribuées à la création du Festival deviennent rapidement insuffisantes ; le budget, dans un second temps estimé à 970 000 francs (147 000 euros), représente une somme colossale que l’organisation parviendra à réunir difficilement.
Le comité, encore apprenti en la matière, prend exemple sur l’organisation de la Biennale italienne qui, elle, bénéficie déjà de six années d’expérience. Le temps presse, il ne reste à la France que deux mois pour préparer sa manifestation. Alors l’État intervient pour accélérer la mise en place du Festival en faisant appel à ses ministères et à l’ensemble des entreprises publiques afin de réduire le coût de la manifestation.

 

Le budget de l’organisation est essentiellement constitué des fonds de la municipalité cannoise auxquels doivent s’ajouter 406 000 francs (61 500 euros) de subvention accordée par le Ministère des Finances. Celui-ci consent également à aider le comité cannois en l’exonérant de certaines charges, par exemple le droit de douane réservé aux films étrangers ou encore la taxe sur les spectacles payée pour toutes les projections. Grâce à ces quelques avantages, les investissements restent dans des proportions raisonnables par rapport au budget modeste du festival en préparation ; l’Exposition vénitienne dispose en effet de moyens bien plus importants pour son organisation.
En juillet, tous les efforts se concentrent pour annoncer l’ouverture imminente du Festival. Pour cela, l’État demande au service des Postes, Télégraphes et Téléphones (PTT) de participer à la publicité de la manifestation par une contribution gratuite pour des interviews, émissions publicitaires ou projet d’un timbre spécial. C’est l’ensemble du pays qui doit défendre les couleurs cannoises avec l’impression d’un cachet spécial, « Festival international du film, Cannes 1er-20 septembre 1939 », sur toutes les lettres et dans tous les bureaux de postes.
Il faut également régler le problème des transports car, à Venise, les frais de voyage des personnalités étrangères sont pris en charge par l’organisation. Toujours pour diminuer le coût de ces services, il est demandé à la Société nationale des chemins de fer français (SNCF) et à Air France de créer des titres de transports gratuits pour les membres du jury et pour les vedettes qui participent au Festival. On ne pourra oublier, après la guerre, l’arrivée de Grace Kelly, Sophia Loren et bien d’autres stars descendant élégamment les marches du célèbre Train bleu dans la gare de Cannes.

En contrepartie, les deux compagnies de transport obtiennent du Festival une importante publicité qui doit être « publiée dans l’édition de luxe du programme de la manifestation ». Cet album souvenir devait être offert aux personnalités lors de la soirée de clôture.
Un large public international est attendu à Cannes pour le Festival. Alors pour annoncer ce nouveau rendez-vous cinématographique, il est prévu d’organiser un éblouissant Gala du film à Paris. Sous la présidence de Louis Lumière, ce gala permet aux vedettes internationales, aux ambassadeurs et aux représentants de la presse française et étrangère de se rencontrer. Le comité de Paris lance le Festival et celui de Cannes prend le relais, chargé de l’organisation locale. Dès le mois d’août, il convie de nombreuses personnalités sur la Côte d’Azur, invitées à de prestigieuses fêtes. Le contexte européen, de plus en plus troublé, incite les écrivains, artistes, hommes d’affaires et diplomates à rechercher ce cadre agréable, foyer d’une vie insouciante. Et c’est ainsi, que Cannes, à la fin d’août 1939, connaît une affluence touristique record.
Cette ambiance festive et élégante annonçant l’ouverture du festival est une volonté du maire de Cannes, Pierre Nouveau qui déclare que son équipe « a élaboré un programme de réceptions permettant de témoigner aux hôtes tout le prix que la ville attache à leur présence ». Cette réussite reste également le fait du comité d’organisation local, chargé de l’accueil et du protocole et présidé par le comte d’Herbemont, lequel a su s’entourer des noms les plus illustres des résidents français, anglais, américains de la Côte d’Azur.
Le comité cannois se charge de l’affiche proclamant l’ouverture de la manifestation. Et c’est Jean-Gabriel Domergue, célèbre peintre cannois, qui est chargé de cette création. Il réalise une affiche destinée à « faire le tour du monde et à promener une irrésistible « Invitation au voyage « », selon les mots de l’artiste. Les organisateurs font également éditer un dépliant de luxe, à 50 000 exemplaires, en langues française et anglaise, qui annonce les manifestations prévues à l’occasion du Festival.
Ces festivités commencent ; le 1er septembre, jour de l’ouverture du Festival de Cannes, approche. Mais, en quelques jours, les événements se bousculent, la guerre a franchi les portes de l’Europe. L’annonce est faite : le Festival est, dans un premier temps, reporté

En 1939, le festival se prépare… la guerre aussi

Et, pendant que les premiers festivaliers s’installent dans les palaces cannois en août 1939, les organisateurs commencent à entrevoir toutes les possibilités données par la réalisation de cet événement international. Concurrencer Venise n’est plus le seul but. Il s’agit maintenant d’imposer le savoir-faire français en matière de cinéma à travers le monde et, pourquoi pas, tenter d’égaler la toute puissante industrie américaine. Le rêve peut devenir réalité grâce au Festival de Cannes ; la ville et sa région convoitent désormais le titre de « Hollywood européen », espérant détrôner au passage les studios italiens de Cinecittà et ceux de Neubabelsberg à Berlin.

D’un village de pêcheurs à la capitale du cinéma international

La ville de Cannes, jusqu’en 1850, conserve les traits de son visage provençal et vit encore de ses activités traditionnelles en particulier la pêche. Avec l’arrivée du chemin de fer qui met la station azuréenne à 31 heures de Londres et l’aménagement du port, la ville s’agrandit et ses équipements se modernisent rapidement. En une décennie, le nombre d’habitants est multiplié par dix avec près de 5 000 âmes en 1939 et l’on compte, cette même année, 152 hôtels.
La vieille ville, appelée le Suquet, garde ses charmes d’antan, entourée désormais des riches demeures des touristes étrangers. Quant au bord de mer, il se transforme très vite en accueillant d’abord un cercle nautique, dirigé par Jouvenel et Léopold Buquet. Ensuite, en 1907, Henri Ruhl fait construire un casino sur l’ancien dépôt d’ordures de l’usine de savons (aujourd’hui, rue des Belges). Une vingtaine d’années plus tard, le célèbre salon de jeux, le Palm Beach, ouvre ses portes au bout de la promenade de la Croisette et vient compléter la liste des établissements de loisirs de Cannes et de ses environs comme l’hippodrome de La Bocca, le fameux Casino des Fleurs dans le quartier de Montfleury ainsi que les trente-cinq hectares du golf de la plaine de la Siagne.
Un autre aspect de Cannes se dessine avec les îles de Lérins, protégeant la baie de la ville ; elles sont quasiment inhabitées et abritent une végétation de pins et de fleurs. Ces mystérieuses îles, aux nombreux vestiges, sont entourées de vieilles légendes et suscitent la curiosité des visiteurs à la recherche d’inspiration ou de repos.
Le cadre paradisiaque de la ville est l’endroit parfait pour la manifestation internationale française ; par bien des aspects et surtout pour sa troublante ressemblance avec la côte californienne, il semble être le lieu idéal pour réaliser ce « Hollywood européen ».
En 1939, pour imprimer des images sur la pellicule, il faut de la lumière et pour avoir cette lumière, il faut du soleil. C’est pourquoi le sud de la France s’impose très vite pour le tournage des films et l’on assiste ainsi à l’installation de studios de cinéma sur la Côte d’Azur notamment ceux de la Victorine à Nice en 1919 ; au cours des décennies suivantes, de nombreux chefs-d’œuvre y seront tournés comme le Don Quichotte de Pabst,  Les Visiteurs du soir et Les Enfants du Paradis de Marcel Carné, Fanfan la tulipe de Christian-Jaque ou encore Lola Montès de Max Ophuls.
Alors, pour accéder au rêve américain, deux choix s’offrent aux organisateurs du Festival : aménager et agrandir les studios niçois ou construire une structure plus moderne près de Cannes ; cette dernière proposition fait l’unanimité puisque, bien avant 1939, l’idée a déjà fait du chemin. Ce projet est né six ans auparavant grâce à une maison de production qui a acheté des terrains à la municipalité. La concurrence avec les studios niçois, avec ceux de Marcel Pagnol à Marseille et bientôt l’ouverture de Cinecittà en 1937 à Rome a empêché le projet cannois de se réaliser à ce moment-là.
Pourtant, grâce à la création du Festival de Cannes, l’idée réapparaît, soutenue cette fois par de grandes maisons de production comme Pathé, Gaumont ou Eclipse, par le gouvernement français et la municipalité cannoise. Mais la déclaration de guerre porte un coup fatal à la réalisation du Festival tout comme à la construction de studios. Pourtant, malgré le conflit, les projets restent d’actualité, encouragés désormais par de grands noms du cinéma français tels Jean et Claude Renoir ou Marc Allégret qui désiraient créer à Cannes des structures perfectionnées et de qualité avec une école d’acteurs, de techniciens et un bureau de recherches cinématographiques.
En 1946, avec l’ouverture du premier Festival de Cannes, la création de studios devient de nouveau indispensable et, cette fois, c’est l’écrivain-cinéaste Jean Cocteau qui s’associe à l’entreprise, soucieux de donner aux futures infrastructures « une atmosphère méditerranéenne », confie-t-il. Pour réaliser cette Cité du cinéma de Mougins, Jean Cocteau fait appel à l’architecte Gridaine. A peine à cinq kilomètres de Cannes, les studios devaient être bâtis dans les quartiers de l’Étang et de Notre-Dame de Vie ; ils devaient couvrir une superficie de 310 hectares et trois ans de travaux, exécutés par 2 500 ouvriers, auraient été nécessaires à leur construction.
« Mougins, futur Hollywood français », annoncent les journaux. Ce village au charme provençal voit alors arriver de nombreux touristes et s’installer de nouveaux commerçants ; même le tailleur se met au goût du jour en rebaptisant sa boutique « Hollywood tailleur ». On commence à croire à la réalisation du projet, d’autant plus que la situation des studios niçois ne s’améliore pas, marquée par crises les financières. Pourtant, faute de crédits, la construction de studios cannois n’aboutit pas et finit pas tomber dans l’oubli.
Cannes ne s’impose donc pas à la manière d’Hollywood pourtant, la ville s’apprête, en 1939, à devenir la scène mythique du cinéma mondial. Cette année-là marque les débuts difficiles d’une manifestation programmée dans un contexte de crises et de tensions.

Le Festival dans la tourmente

Le premier Festival international du film de Cannes doit se dérouler du 1er au 20 septembre dans la salle du Casino municipal. Tout est prêt pour l’ouverture de la manifestation, deux mille invitations ont été envoyées. L’été est radieux et l’on se presse à Cannes pour s’enivrer de soleil et de divertissements légers. Les fêtes animent les palaces dès la mi-août, les réceptions illuminent les villas des riches Américains et Anglais. Les festivaliers dansent toutes les nuits sur les musiques de Ray Ventura qui se produit au Paradise, le night-club du Casino d’été. La journée, l’ambiance est aussi festive ; les invités apprécient les charmes et les loisirs qu’offrent la ville, se donnent rendez-vous sur la Croisette, visitent les îles et les environs. Pour eux, « cette joie de vivre est le climat même du cinéma », peut-on lire dans les journaux.
Le programme des festivités est bien rempli : le 21 août, le comte et la comtesse d’Herbemont donnent une somptueuse fête à l’Hôtel Eden Roc. Le public a alors l’occasion de découvrir la broche et le porte-cigarettes en or massif destinés à récompenser les vedettes féminine et masculine du meilleur film du Festival. Un transatlantique loué par la Metro Goldwyn Mayer (MGM) jette l’ancre dans la baie de Cannes avec à son bord les vedettes américaines Tyrone Power, Gary Cooper, Douglas Fairbanks, George Raft, Paul Muni, Norma Shearer ou encore Mae West. Le service des compagnies aériennes et ferroviaires s’intensifie entre New York, Londres, Paris, Nice et Cannes. Les stars, princes et princesses de toute l’Europe se pressent à Cannes pour la soirée-événement du Festival : le Bal des Petits lits blancs, annoncé comme le gala le plus riche du monde avec 1 000 couverts à 150 euros, reversés à une œuvre de charité. Les terrasses du Palm Beach accueillent ce soir-là de prestigieux invités comme les grands couturiers Lanvin et Schiapparelli, les joailliers Van Cleef et Arpels, la duchesse de Windsor, le prince Poniatowski, Marcel Achard, Charles Boyer… L’hôtel, situé en bord de mer, éclaircit la baie de Cannes et l’on peut entendre les cinq orchestres qui jouent sur le plateau. En coulisse, le comédien Fernandel se prépare à un tour de chant tandis que les techniciens se mettent en place pour le feu d’artifice final. Mais, à ce moment-même un orage éclate et les invités doivent se mettre à l’abri en toute hâte. Philippe Erlanger, fondateur du Festival, commente cet épisode quelques années plus tard : « Le ciel qui était d’une beauté parfaite se chargea en un moment d’énormes nuages et un orage ou plutôt un ouragan s’abattit sur les dîneurs. Le bruit de tonnerre semblait celui d’une formidable artillerie. Les moins superstitieux y virent un présage. Le lendemain éclatait la nouvelle du pacte germano-soviétique et chacun reprit dans l’affolement le chemin de sa ville respective ». Dès lors, les événements se bousculent, la menace d’un conflit se retrouve au cœur de l’Europe. Le 22 août, des dispositifs militaires sont mis en place par le département ; le jour suivant, sur les murs de la ville, entre les affiches du Festival, se glissent les appels des premiers contingents de réservistes. Les touristes séjournant à Cannes décident de partir ; la gare de Nice multiplie les départs des trains tandis que les palaces azuréens se vident. Malgré la gravité de la situation, les organisateurs cannois décident d’organiser, à titre privé, la seule projection de film que connaît cette édition, celle du premier film américain en compétition, Quasimodo (The Hunchback of Notre-Dame) de William Dieterle. D’ailleurs, pour sa promotion, une reconstitution (maquette en carton-pâte) de la cathédrale de Notre-Dame de Paris a été édifiée sur la plage. Mais les nombreuses cérémonies officielles prévues pour l’ouverture sont reportées tout comme la soirée de clôture où doivent être remises les récompenses.

Un palmarès inconnu

Le modèle d’attribution des récompenses a été établi quelques mois auparavant, régi par un principe « d’objectivité artistique et d’impartialité absolue », est-il écrit dans le règlement de la manifestation. Le Festival de Cannes de 1939 reste, dans ce domaine, une année particulière puisque jusqu’à aujourd’hui, il aurait dû distribuer un nombre record de prix. On prévoit un double concours, national et international, et différentes catégories de films (fictions, documentaires et dessins animés) pour lesquelles des attributions spéciales sont envisagées. Des médailles d’honneur doivent également récompenser l’ensemble des films de la compétition. Pour la compétition internationale, les films se disputent le Grand Prix Louis Lumière (meilleur metteur en scène), le Grand Prix international des meilleurs interprètes, deux Prix du Jury international, celui du meilleur scénario, de la meilleure partition musicale ainsi que du meilleur opérateur. Toutes ces récompenses, sous forme de coupes, sont des œuvres d’art de la manufacture de Sèvres auxquelles s’ajoutent des objets de valeur offerts par des personnalités.
Il revient au jury de voter, à bulletin secret, pour attribuer les prix. Les membres de ce jury, délégués des ministères,  représentent l’ensemble des pays participants ; aucun concurrent ne se trouve ainsi avantagé. Néanmoins, ce jury, dispose d’un droit de censure, en utilisant l’article 7, « s’il juge des films de la compétition de nature à blesser le sentiment national d’un pays », mentionne le règlement.
La sélection officielle a déjà été établie, composée de films contemporains non encore exploités qui auraient dus être distribués l’hiver suivant. Les festivaliers, à la recherche de spectacles inédits, auraient pu profiter de quatre projections quotidiennes en avant-première mondiale. Si le Festival avait eu lieu, ils auraient pu découvrir vingt-six films de huit nationalités différentes, produits dans l’année et révélateurs des tendances contemporaines des cinémas nationaux.

D’abord la sélection américaine, riche de dix films, qui illustre bien le savoir-faire de l’industrie de la première puissance mondiale. Comédies musicales ou sentimentales, films fantastiques ou noirs, westerns… ce cinéma a multiplié les genres à fois révélateurs du malaise social du pays et incarnations du rêve américain. La sélection du Festival, à ce titre, représente assez bien la diversité de ce cinéma avec le célèbre conte fantastique de Victor Fleming, Le Magicien d’Oz (The Wizard of Oz), l’histoire romantique de Cary Grant et Rita Hayworth dans Seuls les anges ont des ailes (Only angels are wings) de Howard Hawks, l’aventure de Cecil B. DeMille, Pacific Express(Union Pacific) ou encore l’adaptation du roman de Victor Hugo, Notre-Dame de Paris par William Dieterle sous le titre de Quasimodo (The Hunchbacks of Notre-Dame).

En compétition également, la sélection soviétique composée de huit films aux thèmes bien définis : luttes héroïques, importance du travail et de la terre, édification du socialisme… Le pouvoir soviétique est aussi préoccupé par l’éducation du jeune public ce qui l’amène à présenter à Cannes des dessins animés et des histoires inspirées du folklore russe. Les Soviétiques prouvent également leur maîtrise technique en matière de cinéma en présentant au Festival le seul film en couleurs de la compétition. Quant aux réalisateurs choisis, ils incarnent la relève des maîtres du muet comme Sergueï Eisenstein ou Vsevolod Poudovkine ; on retrouve donc Mikhaïl Romm avec Lénine en 1918(Lenin v 1918 godu), Ivan Pyriev présentant Conducteurs de tracteurs (Traktoristy) et Efim Dzigan avec son court métrage au titre prémonitoire, Si demain c’était la guerre (Esli zavtra voina). La Grande-Bretagne est également représentée dans les sélections cannoises par Zoltan Korda, célèbre cinéaste d’origine hongroise, dont les films ont obtenu un grand succès dans les salles d’Outre-Manche. Réalisateur des Quatre plumes blanches (The Four feathers), il représente son pays dans la compétition cannoise avec une œuvre exaltant la puissance de l’Empire saxon. Les organisateurs cannois apportent un soin particulier à la sélection des films français destinés à défendre le pays sur son propre sol. Depuis quelques années, ce cinéma a su imposer son style, appelé réalisme poétique, qui souligne les thèmes d’inspiration populaire chers à certains cinéastes d’alors. Cette production nationale commence même à gagner des marchés européens et même extra-européens.
Mais en 1938-39, la situation politique et économique de la France se dégrade, ainsi, les œuvres réalisées à ce moment-là sont imprégnées de ce contexte de crise. Les membres du comité doivent choisir parmi ces films ceux à envoyer au Festival de Cannes. Alors, au sein des sélections, courts et longs métrages montrent toute la richesse artistique du cinéma de l’époque ; ils sont d’abord représentatifs de l’École française du cinéma.

Trois longs métrages s’inscrivent directement dans la lignée des grands films classiques de l’époque, s’apparentant encore au réalisme poétique par l’usage d’éclairages en clair-obscur, par la simplicité des musiques et l’emploi de dialogues désenchantés. La Loi du Nord de Jacques Feyder est un drame sentimental sur fond d’intrigue policière, avec pour héroïne principale, la sublime Michèle Morgan. Ensuite, L’Enfer des anges, drame réalisé par Christian-Jaque qui nous conte l’histoire bouleversante de deux enfants rejetés par leurs camarades. Et, enfin, le film fantastique de Julien Duvivier La Charrette fantôme, dans lequel on découvre un ancien ouvrier, chômeur et alcoolique, qui voit le fantôme de son meilleur ami conduire la charrette emmenant les âmes vers l’Au-delà. Ce film aux nombreux effets spéciaux reste un grand exercice de style.
Dans la sélection française du Festival, il y a également quelques références à l’atmosphère euphorique des années précédentes illustrée par des courts métrages documentaires, par exemple, le montage sur la revue du 14 juillet 1939, réalisé par la Chambre syndicale de la Presse filmée ou celui de Louis Cluny sur la ville de Rouen. À noter la présence d’une œuvre particulière, Observations cinématographiques sur le soleil de Bernard Lyot. Ce film, sur les techniques du cinéma, est sélectionné pour rendre hommage à la France, pays où le cinéma a vu le jour et qui montre sa connaissance technique en la matière.

Les derniers longs métrages de la sélection française abordent des sujets relatifs aux affaires politiques du pays puisque ces films font allusion par leur titre et leurs thèmes à certains territoires sous domination française. L’Homme du Niger de Jacques de Baroncelli retrace les exploits d’un officier français décidant de construire un barrage au Niger, colonie française. Le documentaire d’Henri Caurier, L’Ame de la Corse, confirme quant à lui l’appartenance de l’île à la France, au moment où l’Italie revendique ses droits sur le territoire. Deux autres sélections, le dessin animé Deux empires, une force d’Atlantic Film et le documentaire La France est un empire de Jean d’Agraives et Emmanuel Bourcier montrent à quel point le pays est soucieux de mettre en valeur son entreprise coloniale.
Le comité cannois choisit onze films pour représenter la France au Festival, choix dont le but est à la fois d’exposer le talent du cinéma français contemporain, son évolution technique et artistique et, en même temps, d’exprimer, la puissance politique et économique du pays devant les invités étrangers.

Le Festival de 1939 n’est pas un simple concours cinématographique, il se présente surtout comme un lieu d’échanges et de rencontres entre divers pays, divers intérêts, conditionnés cette année-là par le climat particulier de ces derniers instants de paix. Mais, à la veille de la Seconde Guerre mondiale, les négociations deviennent de plus en plus difficiles. L’Allemagne, l’Italie et leurs alliés s’opposent à la manifestation française ; la Pologne et la Tchécoslovaquie se retirent du concours ; et, finalement, la déclaration de guerre met un terme à la compétition cinématographique.
Le 1er septembre aurait dû être le jour de l’ouverture du premier Festival de Cannes ; il est celui où Hitler envoie ses troupes en Pologne. C’est alors que le gouvernement français déclare la mobilisation générale et vote des crédits de guerre. Quelques jours auparavant, en raison des événements, Georges Huisman, président du Comité du Festival, a reçu l’ordre de reporter l’ouverture de la manifestation de dix jours. Mesure malheureusement vaine car le 3 septembre, l’Allemagne n’a toujours pas répondu à l’ultimatum ; la France et la Grande-Bretagne lui déclarent la guerre.
Après la défaite de la Pologne, les opérations militaires du front occidental se figent. La fin de l’année 1939 est marquée par des tentatives de paix. Cette situation, pour le moment apaisée, fait renaître l’espoir. Alors, le gouvernement français, à la demande des responsables du Festival cannois, accepte de donner une deuxième chance à la réalisation de la manifestation, seulement « si la situation ne s’aggrave pas », déclarent les autorités. Rien ne s’arrange, pourtant, le projet du Festival de Cannes réapparaît quelques mois plus tard dans une Europe désormais en guerre.

Le Festival de Cannes qui aurait dû débuter le 1er septembre 1939 est dans un premier temps reporté de dix jours en raison des circonstances. Les organisateurs pensent, une nouvelle fois, qu’il s’agit d’une crise de courte durée. Car, le 8 septembre, s’ouvre la Biennale de Venise. Le Festival est donc reprogrammé à plusieurs reprises ; l’arrivée des troupes allemandes sur le sol français entame les trois ans de silence faits autour de cette affaire. Il faut attendre la fin du conflit pour voir réapparaître l’idée du festival français. Cette période de l’après-guerre, qui voit la réalisation du Festival de Cannes, annonce en même temps une nouvelle ère pour le cinéma mondial.

 

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Archives du blog pour la catégorie ‘Cinéma’

le Festival de Cannes au fil du Blog

Posté : 17 janvier, 2016 @ 4:35 dans Cinéma | Editer| Pas de commentaires »

 

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Adieu Michel Galabru

Posté par ENO filles le 5 janvier 2016

 

Michel Galabru est mort « dans son sommeil » à 93 ans, hier, lundi 4 janvier 2016.

Encore un artiste qui s’en va. Remarquable par son talent, son tempérament bien trempé et son physique truculent, mais aussi par sa modestie.

Il a mis du temps à devenir la star que tout le monde connaissait.

En 1977, il reçoit le César du meilleur acteur pour son rôle dans Le Juge et l’Assassin, de Bertrand Tavernier.

Depuis les années 90, il avait fortement réduit ses apparitions sur grand écran pour se consacrer à la scène. 

 

au CINEMA on le voyait plutôt dans des seconds rôles et même dans ce qu’on appelait les « utilités ». Ce n’est que plus tard qu’il deviendra  et restera l’un des monstres sacrés de la comédie en France.

Je me souviens de lui dans SUBWAY

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dans le rôle d’un commissaire tenace. On le trouve un peu partout dans le cinéma mais Michel Galabru en « Gerber « , aux côtés de Louis de Funès ou encore Jean Lefebvre a rendu célèbre la compagnie de gendarmerie de Saint-Tropez.

le gendarme de saint tropez

 

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MERLUSSE

J’ai eu la chance de le voir en action au cours du casting de la pièce MERLUSSE jouée en 1995 au Festival d’Aubagne, casting qui s’est déroulé dans la salle de jeu de mon école maternelle à Toulon, le réalisateur de la pièce et son épouse comédienne,  Daniel et Chantal Mesini faisant partie  de mes parents d’élèves.

Pièce écrite par Marcel Pagnol
Mise en scène de Daniel Mesini, assisté de Chantal Mesini
Présentée en 1995 au Festival d’Aubagne

Merlusse

J’adore l’univers de Pagnol, Marcel Pagnol l’enfant d’ Aubagne, né le 28 février 1895,  et Michel Galabru avec son accent, sa bonhomie bourrue et bon enfant en est l’un des plus beaux exemples avec Fernandel et bien d’autres encore qui ont envahi mon enfance.

J’ai assisté à la représentation et j’avais du mal à reconnaître ces enfants que j’avais vus tellement bloqués et intimidés au départ. Je les ai vus  s’épanouir et se révéler au contact stimulant de ce grand acteur. Et le résultat était bluffant.

Il a ensuite été diffusé sur FR3 dans « Au théâtre ce soir »

J’ai trouvé sur YouTube, un petite vidéo qui vous donnera une idée.

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Merlusse est le surveillant redoutable du Grand Lycée de Marseille. Aussi peu aimable que repoussant, il attend une promotion qu’on lui refuse, lui préférant un postulant plus convenable.

À la veille des vacances de Noël, tous les enseignants partent dans leurs familles, seuls restent au pensionnat Merlusse et une petite cohorte d’oubliés de Noël, des enfants sans famille,  qu’il est chargé d’encadrer et qui sont horrifiés à l’idée de passer les vacances avec le monstre.

… Mais rien ne se passera comme prévu pour personne ! Celui-ci cependant prend sur ses économies pour leur faire secrètement quelques menus cadeaux et les enfants se rendent compte que c’est un homme au bon cœur et lui font en retour des cadeaux de valeur matérielle dérisoire certes mais qui sont autant de preuves d’amitié

C’est ainsi que la vie complote avec bonheur pourque les êtres apprennent à se découvrir, à se comprendre et à s’aimer. C’est encore un peu la Magie de Noël.

 

POUR LE PLAISIR

Bienvenue chez les ch’tis – Extrait 2 – Nord

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SA VIE – Extraits de l’Express

Dans l’Express, Le réalisateur Jean-Pierre Mocky ne tarit pas d’éloges sur Michel Galabru, monument du cinéma français, décédé à 93 ans.  

« Un homme formidable ». Ce monument du cinéma français, dernier représentant de la génération De Funès, a tourné six fois avec le réalisateur , notamment dans trois films, La Bourse et la vie en 1965, Un linceul n’a pas de poches en 1974, et L’Ibis rouge en 1975. 

Très affecté par la disparition de l’acteur, Jean-Pierre Mocky confie ses souvenirs à L’Express, la mort de l’acteur symbolisant selon lui « la disparition d’une époque, celle de Guitry, Raimu, Fernandel, Bourvil, Serrault… »  

 » Fils d’un professeur à l’École des Ponts et Chaussées, baccalauréat en poche, il s’inscrit au Conservatoire national d’art dramatique de Paris, dont il ressort avec deux premiers prix. C’est en 1950 qu’il intègre la Comédie Française, où il y joue les classiques – Molière, Marivaux, Feydeau, Courteline – avant de quitter l’institution en 1958. 

Il triomphe alors dans des oeuvres du répertoire et surtout du théâtre de boulevard. Parmi ses principaux succès, on peut citer La claque (André Roussin), L’entourloupe et Monsieur Amédée (Alain Reynaud-Fourton) », mais aussi La femme du boulanger (Marcel Pagnol), Don Juan ou Le bourgeois gentilhomme (Molière). En 2008, il obtient à 85 ans le premier Molière de sa carrière pour son rôle dans Les chaussettes opus 124, où il interprète avec génie un vieil acteur cabot qui tente un come-back. 

Près de 200 films à son actif

Pas toujours des chefs-d’œuvres, mais  » faut bien manger! »

Parallèlement, il mène une carrière au cinéma, à partir de 1951. Il fait ses débuts dans Ma femme, ma vache et moi (Jean-Devaivre).

Son interprétation de l’adjudant Gerber dans la série des Gendarmes le fait connaître à partir de 1964 d’un très large public. 

Il tournera également avec Georges Lautner, Michel Audiard, Claude Zidi ou encore Pierre Tchernia. Acteur prolifique, Michel Galabru aura joué au total dans près de 200 films, mémorables ou non, dans lesquels il fut tantôt dirigé par Jean-Pierre Mocky, Luigi Commencini, Bertrand Blier ou Costa-Gavras (…) Michel Galabru portera à jamais dans le coeur des Français l’uniforme singulier d’un humour tendre et populaire. Immense comédien (…) Marié à deux reprises et père de trois enfants, Michel Galabru avait publié en 1996 un livre de souvenirs, Je l’ai perdue au 18.

Le public français aura perdu, lui, Michel Galabru un 4. 

Michel Galabru a fait une curieuse carrière. Au cinéma, il restera comme un grand acteur comique. Son rôle dans Les Gendarmes de Saint-Tropez dominera sa filmographie. Mais sa véritable carrière, c’est au théâtre qu’il faut la chercher.
Christophe Barbier vous donnera tout les qualificatifs appropriés sur l’artiste.

LIENS UTILES (entre autres)

Forum Marcel Pagnol

Les gendarmes de Saint-Tropez

SALUT L'ARTISTE

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Printemps du cinéma 2015 du dimanche 22 au mardi 24 mars

Posté par ENO filles le 21 mars 2015

 

 Cinema Animation

Top départ ce dimanche 22 avril

pour la 16e édition de cet incontournable Rendez-vous annuel qui connaît un énorme succès populaire énorme succès populaire puisque plus de 2,6 millions d’entrées ont été enregistrées en 2014)

http://www.dailymotion.com/video/x2hb18c

3€50 la séance, c’est un excellente occasion de vous précipiter dans vos salles obscures préférées, juste après avoir voté et de profiter pleinement de toute la richesse de la programmation proposée durant la manifestation puisque les films sont tous concernés par cet avantage tarifaire. 

place

Et s’il pleut, vous y serez à l’abri, pour rire, pour pleurer, pour frissonner tout à votre aise.

 

http://www.fncf.org/online/media/site/images/phototheque/49/Tournage_PDC_2015_11_Copier.jpg

Etant donnée que je suis abonnée je n’ai pas besoin de profiter de ce tarif exceptionnel mais j’aime bien me plonger dans l’ambiance fiévreuse et bourdonnante de ces salles remplies que je ne rencontre pas souvent les autres jours, sauf quand une pub sulfureuse et exagérée s’en mêle.

Making of du film annonce du Printemps du Cinéma 2015

- les coulisses du tournage du film-annonce

http://www.dailymotion.com/video/x2hbdht

 

Parmi les nouveautés sorties à l’affiche ce mercredi :

Divergente 2 : l’insurrection de Robert Schwentke,

Big Eyes de Tim Burton,

Hacker de Michael Mann ou encore 

Still Alice de Richard Glatzer… 

Je vais ajouter une mention pour

UN HOMME IDÉAL

 

un homme ideal

 

Un drame réalisé par Yann Gozlan et distribué par Mars Distribution.

Et que j’ai vu dès sa sortie le 18 mars

Interprété par  Pierre Niney, Ana Girardot, Thibault Vinçon… 

-« C’est beau ici »

-« Le pire c’est qu’on s’y habitue » 

Cet échange de répliques entre le père d’Ana et le héros, Mathieu est la projection de l’engrenage dans lequel il va se laisser prendre.

Ce film est un thriller habilement ficelé, vénéneux à souhait, palpitant et suffocant porté par le jeu simple mais magistral du jeune Pierre Niney qui mérite bien son appartenance à la Comédie Française.

Un film français et un scénario digne des romans de G. Simenon, mais tourné à l’américaine, dans la tradition des films hollywoodiens anciens, sous un ciel bleu d’azur. Une inspiration et des références à des grands noms et grands films du genre.

Tout est parfait : réalisation, interprétation, suspense, angoisse, décors… plans magnifiquement filmés, scènes très poignantes croissant en intensité accompagnées d’une bande son qui accélère automatiquement notre rythme cardiaque… 

J’ai aimé.

Sur un sujet déjà abordé mais passionnant, il n’y a pourtant jamais de grande révélation puisque le point de vue sur Mathieu Vasseur est en permanence ultra-subjectif.

Yann Gozlan réalise là un thriller qui nous  tient en haleine du début à la fin. 

Le film nous interpelle sur ce que chacun est prêt à abandonner pour réussir à vivre ses rêves. 

SYNOPSIS

Mathieu, 25 ans, un jeune écrivain amateur aspire depuis toujours à devenir un auteur reconnu. Un rêve qui lui semble inaccessible car malgré tous ses efforts, il n’a jamais réussi à être édité. En attendant, il gagne sa vie en travaillant chez son oncle qui dirige une société de déménagement… Son destin bascule le jour où il tombe par hasard sur le manuscrit d’un vieil homme solitaire qui vient de décéder. Mathieu hésite avant finalement de s’en emparer, et de signer le texte de son nom…

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Il voit sa vie bouleversée dès l’instant où il publie cette œuvre plagiée. Certes, il a réalisé son rêve mais c’est à ce moment-là que les démons de son passé vont réapparaître. Il entre dans une autre dimension. 

Et faute d’avoir écrit son premier roman, sa vie devient le roman. 

Devenu le nouvel espoir le plus en vue de la littérature française, et alors que l’attente autour de son second roman devient chaque jour plus pressante, le jeune homme qui a trouvé l’amour, va plonger dans une spirale mensongère et meurtrière pour préserver à tout prix son secret…

Vous avez aimé Psychose, Plein soleil, la Piscine… vous voyez de qui je parle. Anthony Perkins, Alain Delon et maintenant Pierre Niney.

Il est beau, il est talentueux, il est la future icône du cinéma français, certainement en route vers les plus grands succès. Il aime le cinéma. Cela se voit et s’entend. Il vit son rôle à fond. Il en parle comme d’une gourmandise

C’est une sorte « Alain Delon » avec l’humain en plus.

Pierre Niney est tout simplement excellent dans le rôle de Mathieu.

Ce comédien comptera certainement dans le cinéma à venir comme un des plus doués de sa génération.

Je l’ai déjà vu camper un Yves Saint-Laurent beau, génial, dramatique et talentueux, aux limites de la folie.

Là, c’est encore plus.

La psychologie du héros est très intéressante et le personnage très bien représenté par Pierre Niney.

Il est à la fois gracieux et méticuleux, candide et juvénile mais aussi tourmenté.

Ana Girardot, en riche héritière amoureuse du nouvel espoir de la littérature française, symbolise la compagne de « cet homme idéal qu’elle idéalise ». 

Suite à une première mystification, et avec l’impuissance à reculer, il devient machiavélique, même si sa conscience le chatouille un peu parfois. 

C’est bien simple. On s’attache à ce héros somme toute nuisible et malfaisant, et on se demande s’il va payer le prix de ses actes et jusqu’où il ira… avec le secret espoir de le voir trouver une porte de sortie. On se met aisément à sa place. Les déboires de ce jeune homme sont rapidement les nôtres et on n’a aucun problème à entrer dans l’intrigue. Ce n’est pas seulement un film que l’on regarde, où on attend des réponses, c’est un film que l’on vit.

« Toute réussite déguise une abdication« . Cette phrase de Simone de Beauvoir résume l’histoire.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Le Dernier loup

Posté par ENO filles le 10 février 2015

  Bandeau le dernier loup

« La steppe à l’infini, des pâturages aussi loin que l’œil peut les voir, des loups et des Mongols: avec « Le dernier loup », coproduction sino-française, le réalisateur Jean-Jacques Annaud signe son treizième film, qui adapte un best-seller chinois qu’il décrit comme un « hymne à la nature et à l’amitié »

Le film se classe dans la série Aventure … Et quelle aventure !

Son réalisateur est français.

La plupart des acteurs sont chinois. Feng Shaofeng, Shawn Dou, Ankhnyam Ragchaa (plus)

Un casting mixte

Le Dernier loup réunit une troupe d’acteurs provenant de tous les horizons.

Pour les figurants, Jean-Jacques Annaud est allé piocher directement sur les lieux du tournage, auprès de personnes non-professionnelles.

En revanche, les personnes ayant du dialogue dans le film sont tous des acteurs de métier.

Plus d’infos sur le casting

Depuis près de 40 ans, Jean-Jacques Annaud se construit une carrière en marge de ses confrères français, développant un cinéma d’une ambition folle.

C’est son troisième film autour de la relation entre les hommes et les animaux. Il prend toujours soin de choisir une race animalière pouvant s’avérer dangereuse.

En 1988, il met en scène « L’Ours », puis en 2004, ce sont les tigres avec  « Deux Frères ». Aujourd’hui, c’est le tour du loup pour « Le Dernier Loup »

Avant-première

AFFICHE

L’Avant-première m’a littéralement subjuguée et je vous engage à ne pas rater ce spectacle d’une beauté impressionnante.

A la fin de la projection, arrivée de J.J Annaud. Imaginez un loup déguisé en brebis. Un visage plein de bonhomie et d’amour, un regard malicieux et pétillant… Le plus sympathique des hommes, surmonté d’une toison hirsute de boucles d’argent, qui se comporte avec charme et délicatesse.

« Il est une bête avec les cicatrices de la bataille, un loup qui sait comment il se sent être un agneau sacrificiel »

Vous ne pouvez pas l’imaginer découvrant des crocs.

Et pourtant, lui et moi les avons montrés en riant de bon cœur. Regardez plutôt.

Avant première Le dernier loup

Avant première Le dernier loup

 

Paule et JJAnnaud

 

Sortie du film

Ce film qui nous tient en haleine durant deux heures, sortira le 25 février 2015  

Avec passion, enthousiasme et humour Jean-Jacques Annaud nous raconte les secrets de ce tournage hors du commun. Il a consacré sept ans de sa vie à la préparation et le tournage de ce film-événement

Les loups n’étaient pas dressés. Ils ont grandi et ont été dressés au cours du tournage. Ils constituaient une véritable famille.

Trois semaines à découvrir la Mongolie à travers les yeux de l’auteur, Jean-Jacques Annaud raconte son épopée au cœur de la steppe mongole.

Le réalisateur nous explique sa vision de l’Asie et comment a-t-il découvert la Chine.
Une histoire centrée sur la relation entre l’homme et l’animal, une histoire, « faite » pour lui, pourrait-on dire. Ci-dessous une vidéo à visionner sur YouTube.

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« Le Dernier loup » est inspiré du roman de Jiang Rong« Le Totem du Loup » publié en 2004.

Jean-Jacques Annaud souligne que c’est un véritable miracle si ce roman, critique sans concession de la politique environnementale chinoise qui empêche le peuple chinois de vivre normalement (*), n’a pas été alors censuré ou interdit à la vente. « Le Totem du Loup », véritable best-seller a même été vendu à 20 millions d’exemplaires.

(*) Les habitants sont obligés de porter des masques et les enfants ne peuvent pas jouer à l’extérieur à cause de la pollution.

Il souligne l’impact de ce film, par la suite, sur la préservation de l’environnement en Chine.

Après avoir été banni de Chine, pour son film « Sept ans au Tibet », les autorités chinoises déroulent le tapis rouge à l’Académicien. Près de vingt-quatre pays ont acheté les droits d’adaptation  mais c’est au cinéaste français que la Chine s’adresse pour le réaliser.

« Le jeudi 24 avril 2014 le cinéaste français Jean-Jacques Annaud annonce la signature d’un nouveau film en coproduction avec la Chine pour un montant d’une « quarantaine de millions… Cette signature intervient alors que le président chinois Xi Jinping est à Paris en visite d’Etat.

Pour le réalisateur, cette nouvelle coproduction montre que « les Chinois ont envie de s’ouvrir au reste du monde« .  Il a cependant rappelé aussi que le pays imposait à l’heure actuelle des quotas sur la distribution de films étrangers en Chine. Ainsi les Américains ne peuvent en distribuer que quarante-cinq et les Français « entre cinq et sept », selon le Centre national de la cinématographie (CNC) » [AFP par l’Express]

Jean-Jacques Annaud déclare sa surprise de voir la Chine elle-même rompre cette interdiction et lui demander de produire le film. Il a néanmoins accepté, conservant cependant, tout au long du tournage, une inquiétude voire une peur de la censure pour la version chinoise du film. Finalement, il dit avoir eu une liberté incroyable pour adapter le livre. La seule chose que le metteur en scène ait été obligé de retirer, est le moment où l’on découvre une partie de la poitrine d’une des actrices.

01 en Chine

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le livre raconte l’histoire d’un étudiant pékinois envoyé en Mongolie intérieure pendant la révolution culturelle commencée en 1966 et aujourd’hui encore considérée comme une « catastrophe nationale » par les autorités nationales chinoises. Pendant trois ans le pays plonge dans le chaos. Le jeune citadin  déraciné et transplanté par la seule volonté politique des maîtres de la révolution culturelle chinoise, découvre la civilisation nomade des steppes et son rapport au Loup, emblème d’une société d’un autre monde et d’un autre temps.

Jean-Jacques Annaud s’attaque à l’histoire de l’irruption de la modernité dans le monde des steppes. Certains lecteurs devraient s’y retrouver.

Le loup et moi

les loups

J’ai un peu hésité à me rendre à cette avant-première, craignant d’être heurtée par des convictions qui ne sont pas les miennes, mais J.J.A. a su me redonner confiance et je me suis sentie libre de mon jugement.

En ce qui me concerne, j’admire le loup en tant qu’animal ainsi que le mode de vie de cette espèce considérée comme sociale et territoriale. Chaque meute défend un territoire contre les autres meutes. Et c’est que que je souhaite aussi pour les humains.

loups du Gevaudan img persos

* montage réalisé avec mes images personnelles

Je suis certes attirée par sa beauté, sa sauvagerie et sa dangerosité – Les contes pour enfants représentent une véritable galerie de portraits du loup – Mais je ne suis pas sûre d’apprécier sa réintroduction en France compte-tenu des attaques que subissent de plus en plus les ruraux qu’avec nos fantasmes, nous laissons se débrouiller…

Et pour cause ! Aucun citadin ou banlieusard ne supporterait de cohabiter avec un tel prédateur.  Car le loup n’est pas un simple carnivore. Il n’a aucun prédateur, hors l’homme.

Je trouve que sa progression est mal maitrisée car si la vie est admise en tant que phénomène naturel, comment ensuite la dompter et la limiter ? La prédation sur certains troupeaux domestiques est une réalité. L’indemnisation n’est pas une solution. Ainsi protégé, le loup pourra se nourrir aisément car les proies domestiques sont plus faciles à attraper que le gibier sauvage! Le loup est intelligent. Il aura vite compris. L’Homme est beaucoup plus naïf et crédule. cf. le mythe du bon sauvage (Le mythe du bon sauvage est l’idéalisation des hommes vivant et plongeant au contact de la nature. Et je l’étends aux animaux) !!!

le manifeste pour le loup

Le repérage

En premier lieu, le réalisateur et l’équipe du film partent durant 3 semaines sur les lieux de l’histoire décrite par l’auteur afin de découvrir le paysage et les habitants des steppes de Mongolie.

steppe glacée

Masques de protection

Il évoque pour nous les repérages qu’il a effectués pour la réalisation du film et ses rencontres avec les autochtones et les acteurs.

Le tournage

« Sur le tournage du Dernier loup cohabite avec les acteurs une  véritable « Arche de Noé » débordant d’animaux : 200 chevaux, près de 1000 moutons et 25 loups.

L’équipe technique et artistique

Le producteur

L'équipe

Absolument impressionnante, elle comprend environ 650 personnes sur le tournage, dont seulement 9 Français.

Jean-Jacques Annaud a préféré travailler avec de véritables animaux, utilisant très peu d’animation numérique, trouvant leur résultat souvent trop lisse et irréaliste.

Une scène  de chevaux totalement surréaliste -que je ne vous dévoilerai pas ici- a nécessité des moyens techniques et artistiques impressionnants. Vous la découvrirai avec stupeur dans le film que vous n’allez sûrement pas manquer.

Les dresseurs

 

Andrew Simpson

Pour que le plateau ne tourne pas au chaos total, une cinquantaine de dresseurs sont sur place.

Ils ont été choisis avec soin et le dresseur de loups retenu est le plus réputé, l’américain Andrew Simpson qui dressa la plupart des loups visibles dans le film.

  Les rencontres entre les deux hommes ont donné lieu à de multiples allers-retours d’un continent à l’autre.

  Le dresseur s’est donné corps et âme au projet alors que le scénario n’était pas encore rédigé.

  Pour cela, le spécialiste des loups s’est installé pendant trois ans à Pékin avec sa femme, dans le but de voir grandir les petits louveteaux.

  Heureusement, il a été récompensé à la fin du tournage, car il a pu garder les loups qu’il avait fait et vu évoluer durant ces trois années.

 

 

 

 

 

 

Le tournage du Dernier loup s’est révélé laborieux. Certaines scènes ont été tournées la nuit, sous la neige, avec des courses-poursuites de chevaux et de loups, tout en sachant qu’il est risqué de les faire tourner ensemble, le loup restant un prédateur dangereux.

De plus, pour les séquences nécessitant la présence du vent, il fallait utiliser des ventilateurs pour le moins rudimentaires, alors qu’en France notamment, pour « fabriquer du vent » on utilise des moteurs d’avion.

Les engins ont alors été transportés durant de longues heures de marche pour arriver sur les lieux de l’enregistrement.

Caméras volantes

Pour filmer les chevaux et les loups en pleine course, des drones ont été utilisés, car il aurait été bien trop compliqué et dangereux pour le matériel d’enregistrer ces prises en hélicoptère, en raison du bruit et de la neige qui aurait pu s’envoler et parasiter l’image.

Le réalisateur précise : « Le drone a l’avantage d’être silencieux. Nous en avons pulvérisé un en filmant un de nos troupeaux de chevaux au galop. J’ai vu l’image de contrôle commencer à vriller et chuter en feuille morte. Catastrophé, je me précipite sur le lieu de l’impact. Les propriétaires chinois de l’appareil récupèrent la carte mémoire. Ils exultent parce que les images sont intactes. Ils vont à leur camion et sortent un second drone. Ils insistent pour que je fasse une autre prise le lendemain. »

Aux grands maux les grands remèdes

Les chevaux et les loups ne pouvant cohabiter, le dresseur Andrew Simpson a fait construire des couloirs délimités, pour que de part et d’autre, les chevaux et les loups s’entraînent plusieurs mois avant le début du tournage.

Je suis ton père

Bien que les loups soient considérés comme une espèce particulièrement sauvage et donc difficile à dresser, J.J. Annaud a raconté avec humour et émotion la relation rare et privilégiée qui s’était établie entre lui et le chef de meute.

Celui-ci nommé « Cloudy » avait tout de suite craqué pour le réalisateur qu’il considérait comme « son père ».

JJA et le louveteau JJA et le louveteau JJA et le louveteau

loups

 

Le cinéaste ajoute : « Dès que nous avons été « présentés », alors qu’il venait de s’arroger le pouvoir au sein de la jeune meute, il s’est avancé vers moi en rampant, la queue entre les pattes, le regard infiniment doux… Il m’a reniflé, puis s’est couché sur le dos en offrant son ventre. Andrew m’a suggéré de le caresser… Cloudy m’a léché furtivement un doigt puis est parti rejoindre ses sujets. »

Et ensuite chaque matin de tournage avec Cloudy, le cinéaste devait se prêter à un échange de caresses particulièrement tendres et dangereuses mais obligatoires, le loup refusant de tourner s’il n’avait pas son comptant de caresses.

Il en sortait parfois griffé, mordu… Un soignant se tenait en permanence auprès de lui pendant ces instants d’effusions inévitables.

Le réalisateur avait déjà connu avec « l’ours » quelques moments particulièrement risqués. Inconscient ou téméraire, mais en tout cas intrépide et passionné, J.J.A. n’hésite pas à prendre des risques auprès de ses acteurs privilégiés.

L'ours

 

« 2h après cette photo j’étais à l’hôpital! » explique-t-il en évoquant le tournage de « l’Ours »

Synopsis

Nous sommes en 1969. Chen Zhen, un jeune étudiant originaire de Pékin, est envoyé en Mongolie Intérieure afin d’éduquer une tribu de bergers nomades. Mais c’est véritablement Chen qui a beaucoup à apprendre sur la vie dans cette contrée infinie, hostile et vertigineuse, sur la notion de communauté, de liberté et de responsabilité, et sur la créature la plus crainte et vénérée des steppes, le loup.

Il a beaucoup de mal à comprendre la relation complexe et quasi mystique qui lie ces créatures sacrées et les bergers.

Séduit par l’animal, il capture un louveteau et décide de l’apprivoiser, bravant l’interdiction des bergers.

Cette très forte relation de l’homme et l’animal va menacer le mode de vie traditionnel de la tribu, et l’avenir de la terre elle-même lorsqu’un représentant régional de l’autorité centrale, cruel et intransigeant, décide par tous les moyens d’éliminer les loups de cette région.

Bandes-annonces et extraits

Voici un petit avant-goût avec ces bandes-annonces du film et quelques extraits du tournage

Bande-annonce VOST

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Dans les coulisses : l’entraînement des loups

L’entraînement des loups

La génèse

La génèse

 

 

Critiques

Pour Filmosphère, Le dernier loup « mêle brillamment récit initiatique, fable animale et spirituelle, aventure épique et charge politique(… ) On ne dresse pas les loups très sauvages très rétifs très dangereux. »

Photos

Vidéos

Real wolves showcased in film ‘Wolf Totem’

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Jean-Jacques Annaud – Le Dernier Loup par  Emmanuel MAUMON: 7 ans en compagnie des loups.

Filmographie de Jean-Jacques Annaud

On ne compte plus les films à succès du cinéaste – académicien

* En 2013, le cinéaste est reçu sous la Coupole de l’Institut de France, au sein de l’Académie des beaux-arts, par son confrère Roman Polanski au fauteuil du cinéaste Gérard Oury décédé en 2006.

En 1976 « La victoire en chantant », son premier film lui vaut l’oscar du meilleur film étranger.

En 1978, viendra « Coup de tête » et « Je suis timide mais je me soigne « de Pierre Richard

en 1981 « la Guerre du feu » (Quest for Fire ) le consacre au niveau international, et le place d’emblée comme un cinéaste ouvert sur le monde, l’histoire, les peuples et les cultures du monde entier.

En 1986, « Le nom de la rose », d’après le Roman d’Umberto Ecco confirme sa passion pour l’Histoire.

En 1988 « L’Ours »

En 1991 « L’Amant », adaptation du célèbre roman de Marguerite Duras, puis

en 1996 « Guillaumet, les Ailes du courage »

En 1997 « Sept ans au Tibet »

(Brad Pitt campe un alpiniste autrichien dans la vie réelle, qui se lie d’amitié avec le jeune Dalaï Lama. Le film le plus abouti (compte 131 millions de dollars dans le monde) et le plus controversé. Les autorités chinoises ont signifié à JJA une interdiction permanente d’entrée dans le pays. Il en a été choqué et bouleversé…)

En 2001 « Stalingrad » (« Enemy at the Gates » C’est L’affrontement entre deux tireurs d’élite est instrumentalisé par la propagande de leurs camps respectifs, soviétique et nazi, tout au long de la bataille de Stalingrad.)

En 2004 « Les deux frères » (Dans les années 1920 en Indochine, deux jeunes frères tigres, Koumal et Sangha, naissent loin de toute civilisation, dans les ruines d’un temple à la splendeur passée) : Il renoue avec l’Asie pour la troisième fois avec un film qui évoque le destin de deux tigres jumeaux dans les ruines Angkor, au Cambodge.

En 2011 « Sa Majesté Minor » et « Or noir » (Adapté du livre d’Hans Ruesch, « La soif noire »ou Mille et une nuits d’amour et de combats dans une Arabie déchirée. Le film de Jean-Jacques Annaud met en scène la rivalité de deux émirs arabes après la découverte de gisements de pétrole. Situé dans les années 30, Or noir raconte l’émergence difficile des pays arabes au travers de batailles épiques sous la chaleur du désert.)

Distinctions

Liens

Allociné fiche du film

Le dernier loup sur Facebook

UGC films

Secrets de tournage 

Canal Académie

Webtimemedias

Pour en finir avec le pastoralisme

 

 

 

 

 

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Le vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire

Posté par ENO filles le 5 juin 2014

 

 

ALINE nous invite à regarder ce film que j’avais un peu zappé.

« Peut-être aussi , pour arriver à booster les cœurs meurtris ,peut-on aller voir ce nouveau film qui vient de sortir ….. LE VIEUX QUI NE VOULAIT PAS FËTER SON ANNIVERSAIRE….

Présentation du film :

« ALLAN a mené une vie explosive …Il a parcouru le monde …Il s’est fait d’illustres amis…Il a fait des choses incroyables …Et il a changé l’histoire…Mais cette année, à 100 ans, sa plus grande aventure ne fait que commencer.

Le jour de son 100ème anniversaire, il s’échappe de sa maison de retraite, pour une cavale rocambolesque, certain qu’il n’est pas trop tard pour tout recommencer à zéro….
Débute alors une aventure inattendue et hilarante …. »

Dans tous les cas, elle doit prendre racine dans l’optimisme et l’amour de la vie, indispensables pour oser sortir de la routine et de sa coquille .Une histoire pour aider à gommer le vague à l’âme … »

Le mardi 3 juin,  Corté du Lazaret nous en dit plus.

« C’est mon d-cineday hebdomadaire et j’ai rendez-vous avec Allan au Méga CGR.

J’y vais sur la pointe des pieds. Car, découverte  à la parution de la version française du livre, j’ai beaucoup aimé cette « cavale arthritique »  et complètement déjantée imaginée par un Jonas Jonasson  inspiré..

Je t’en dirai davantage sur mon jugement final à la sortie« 

Le mercredi 4 juin Platypus raconte et se raconte:
« Ce que j’ai aimé dans Allan :

Il m’a brièvement, mais avec force, rappelé un très vieil andalou tout petit-tout ridé-tout édenté qui avait pris place dans ce compartiment du petit train à vapeur m’emmenant de Cordoue à Bobadilla.

Enfin, deux places plus exactement qu’une en raison de son énorme panier à provisions duquel jaillissait par moment la tête d’un coq aux yeux écarquillés de terreur.

C’était en 1963. La chaleur, celle d’une fin de juillet espagnol, était insupportable.

Avec l’ancêtre, son coq et moi avaient pris place dans le compartiment un type qui m’avait tout l’air d’un représentant de commerce et trois curés.

Du fond de cette Espagne crevant de misère sous cette dictature national-catholique franquiste que les touristes anglo-saxons confondaient avec l’exotisme, le représentant entreprit de me convaincre des bienfaits de l’œuvre de restauration engagée par le Caudillo pour son pays.

Ce qui me fit sourire. Et voilà l’ancêtre qui prend ce sourire pour une approbation et me lance « tu el extranjero, voy a tirarte una bomba Antonia en la cara. Y a ti tambien, el franquista. Si, si, una bomba Antonia ».

Les curés qui ricanent avec cette histoire de bombe atomique au léger prénom d’Antoinette. Et le vieux fou qui reprend son air mauvais pour leur dire que des bombes Antonia, il en a suffisamment dans le panier pour détruire la Sainte Eglise Catholique Espagnole, à commencer par eux. Je l’avais bien aimé, ce vieil Andalou.

Ce que je n’ai pas aimé dans Allan :

Steve, une saleté de copain, un photographe américain vivant à Paris, que j’avais eu l’occasion d’entraîner dans une comique et extravagante aventure voici 25 ans et qui m’a dit hier : « c’est con pour toi, tu aurais eu trente ans de plus, tu aurais ramassé le rôle ». Très drôle. Toujours aussi con. »

Le 5 juin Corté pense, donc ne dors pas

« Et que penser de cette autre adaptation :

« Je pense, donc je ne dors pas » qui risque d’avoir le même effet néfaste sur les neurones.

A ce propos, je vous  recommande la lecture de cet excellent antidote  « nirvanesque » si vous ne l’avez déjà lu : « Je pense trop » de Christel Petitcollin. »

Douce nuit. »

Le mercredi 4 juin, Aline cogite

Cogito ergo sum… Je pense donc je suis… à la manière de Descartes, c’est vraiment épuisant pour les neurones.

Je préfère l’adaptation suivante:

« J’ai mal, donc je souffre

   Je ris, donc je suis»

parce que j’ai le pouvoir de suspendre ma souffrance, et la liberté de m’en servir ;… et qu’en plus, c’est super efficace !!!

Je n’ai pas encore eu le temps d’aller voir ALLAN ; je vous en avais parlé, juste parce qu’il fait partie des figures qui ont le mérite d’exister.

A la perchenne … »

- N’aurais-tu pas pensé à quelqu’un Aline?

Le 5  juin, voici l’avis de la « presque » vielle qui voulait fêter son anniversaire.

« Après avoir reçu et lu avec attention tous les avis de mes camarades éoliens, je me suis sentie obligée d’aller voir ce film que j’avais l’intention de zapper. Et je n’ai pas regretté.

La presque vieille, oui, c’est moi ! Chaque année je me bats pour que me soit fêté mon anniversaire. Bon nombre de mes amis s’en étonnent.

Je continuerais ainsi ta pensée Aline :

« Je suis, donc je souffle

Je souffle donc je suis »

Mais d’où sort donc ce film?

Voici ce que j’ai trouvé.

Le Vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire est librement inspiré du premier roman éponyme publié par le Suédois Jonas Jonasson en 2009 et traduit en 2011.

Véritable best-seller, ce récit loufoque et absurde a été traduit dans trente-cinq pays et vendu à 6 millions d’exemplaires dans le monde.

L’adaptation cinématographique – diffusée sous le titre « The 100-Year-Old Man Who Climbed Out the Window and Disappeared »  (Le vieil homme de cent ans qui sortit de la fenêtre et disparut) est sortie le 25 décembre 2013 en Suède, –  s’affiche comme le plus gros succès suédois au box-office national, détrônant le premier épisode de la saga Millénium par Niels Arden Oplev.

Et aujourd’hui, ce jeudi 5 juin, à 16h30, après mon road movie en autobus en direction du Pathé Liberté situé au Centre Ville de Toulon,

je me retrouve en Suède, à Malmköping, petite localité du comté de Södermanland.

Première image de ce film, un gros plan sur des pieds chaussés de pantoufles. Pour parfaire cette image, un chat et un vieux, seul à table, dans une chambre. Le décor est planté. Nous sommes dans une maison de retraite.

Des souvenirs remontent… C’est l’heure du dîner, un père révolutionnaire, un chat bien aimé le bien nommé Molotov, tué par le renard, des explosifs, un univers effrayant, et aujourd’hui la Solitude avec un grand S, cette maison de retraite où la seule consigne est de rester tranquille.

Rester tranquille et attendre que le personnel de la maison de retraite et ses vieux compagnons  viennent lui fêter sa centième année.

100 ans… 100 bougies… c’est difficile à allumer

Cela m’a rappelé deux de mes derniers gâteaux, il y a 4 ans.

 

Mon gâteau d'anniversaire

 

Enfermé dans une chambre, Allan s’approche de la fenêtre et un peu hésitant mais tranquillement il enjambe ce rempart vers la liberté. Un passage lugubre par le cimetière où gisent les défunts de la maison de retraite.

Alan a disparu… L’évasion est avérée. La maison de retraite est en émoi. La police est sur les dents.

Et pendant ce temps on voit notre Allan à la gare de Malmköping, prendre dans les 3 minutes un bus pour nulle part, chargé d’une valise qu’un junkie tatoué et inquiétant  lui a confiée malgré lui.

 

le tram de Malmköping

 

Le vieux arrive à la gare de Byringe trainant la lourde valise. Mais la gare est fermée depuis longtemps.

Gare de Byringe

Allan a le gosier sec. Le vieux chef de gare compatit. Au cours de la petite beuverie Allan se raconte : Vieilles photos… Accordéon… T’as une gonzesse toi?

Retour au présent. Le jeune voyou arrive, à la recherche de la valise. Allan l’assomme avec un maillet.

 

Il faut se débarrasser de lui. Le chef de gare est pire que lui. Il l’enferme dans la chambre froide. Il est congelé. Il faut s’en débarrasser. Mais qu’y a-t-il dans cette valise ? Après l’avoir ouverte, les deux vieux n’ont pas d’état d’âme. Débute alors une aventure inattendue et hilarante, qui prend sa source dans le passé explosif d’Allan. …Après avoir parcouru le monde, avoir été agent double, s’être fait d’illustres amis… …Franco… Roosevelt… le physicien Popof…Einstein… Staline…le KGB…et réalisé des choses incroyables qui ont changé l’histoire… la bombe atomique….

Il se fait prendre en autostop par un vieil étudiant qui a été « presque tout… presque vétérinaire presque pharmacien, presque sociologue et presque célibataire.

 

David Wiberg, Iwar Wiklander, Robert Gustafsson

Cette cavale rocambolesque sera sa plus grande aventure et ne fait que commencer (…) « La vie c’est comme ça (…) Une chose en entraîne une autre » Il fait des tas de rencontres dont… un éléphant, Sonia…

Sonia, l'elephant

 

Je m’arrête là car si vous voulez en savoir plus il vous faudra vous déplacer pour savourer cette aventure inénarrable.

Sa conclusion est une évidence… « Si vous voulez me tuer il faut vous dépêcher parce que j’ai 100 ans (…) C’est pas donné à tout le monde (…) Demain est un autre jour »

Et pour conclure, je vais vous dire le fond de ma pensée. Pardon mon très cher ami Platypus ! Ton copain n’a pas tout à fait tort : « C’est con pour toi, tu aurais eu trente ans de plus, tu aurais ramassé le rôle ».

- Même si l’acteur principal, Robert Gustafsson est un virtuose dans ce rôle très fort.

Très drôle ! Mais pas si con ! Dès le début du film, j’ai pensé à toi. Pardonne-moi… J’espère que tu as le sens de l’humour.

IMG PPS

Et rien que pour ça je vous invite à vous ruer au cinéma avant que ce film ne disparaisse des écrans.

 

 

Pour vous mettre l’eau à la bouche voici la bande annonce du film

Image de prévisualisation YouTube 

 

 

 

 

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Festival de Cannes, cérémonie de clôture 24 mai 2015

Posté par ENO filles le 24 mai 2014

Lambert Wilson, ouvre la cérémonie de clôture du festival de Cannes qui a été avancée d’un jour, élections européennes obligent.

 

Lambert Wilson

Il ironise sur la polémique DSK : « nous avons préféré vous dévoiler ce palmarès depuis le Palais des Festivals plutôt que de vous le proposer en VOD pour 6,99 euros. »

 Welcome to New York, inspiré de l’affaire DSK, a su voler la vedette aux œuvres présentées à Cannes… alors même qu’il ne sort pas en salle. En plus de son sujet polémique, le film peut compter sur une particularité : une diffusion uniquement sur les plateformes de vidéo à la demande (VOD). Au prix de 7 euros, Welcome to New York est disponible sur internet depuis le 17 mai, jour de sa sortie. Une première pour un film aussi médiatisé. Pour Pascal Lechevallier, spécialiste de la VOD, ce modèle pourrait devenir une alternative aux circuits de diffusion traditionnels.

Les noms des heureux lauréats du 67e festival de Cannes ont été dévoilés ce samedi 24 mai, à partir de 19 heures.

Le jury, réuni depuis 9 heures matin environ, a achevé ses délibérations en début d’après-midi, et départagé les 18 films en compétition

Suivez la cérémonie et les récompenses en direct.

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La Palme d’or est attribuée au Turc Nuri Bilge Ceylan pour Winter Sleep.

Palme d'or 2014

Le fait que Nuri Bilge Ceylan  ait dédié la palme d’or aux jeunes qui ont perdu la vie lors des manifs anti-Erdogan a secoué la twittosphère turque. Winter Sleep, huis-clos psychologique situé en Anatolie (Turquie), sortira en salles le 13 août prochain.

Et la palme d’or est attribuée à…

C’est la phrase que tous les réalisateurs en Compétition au Festival de Cannes attendent lors de la remise des prix. Tout le monde n’attend que la palme d’or. Mais la palme d’or est-elle synonyme de succès en salle? Pas tout à fait, la palme d’or permet en effet au film primé de pouvoir se maintenir en salle aussi longtemps que possible.

Le Grand Prix du 67e festival de Cannes est remis à  Le Meraviglie  (Les Merveilles), de l’Italienne Alice Rohrwacher par l’actrice Sophia Loren.

Un double Prix du jury est attribué à

-  Mommy , du Canadien Xavier Dolan et à

-  Adieu au langage , du Français Jean-Luc Godard

Et Godard qui ne voulait pas que son film soit récompensé…comme d’habitude ! Un Prix du Jury pour un film que personne n’a compris. Quel talent ce Godard…

Le Prix de la mise en scène est remis à l’Américain Bennett Miller, pour Foxcatcher.

Prix d’interprétation masculine pour le Britannique Timothy Spall dans  Mr. Turner, de Mike Leigh.

Timothy Spall campe le peintre impressionniste Joseph Turner. Sa performance a été unanimement saluée par les critiques lors de la présentation du film. Date de sortie, octobre 2014

Prix d’interprétation masculine pour Peter Pettigrew, de  Harry Potter 

Prix du meilleur scénario  attribué au film russe  Leviathan , réalisé par Andrey Zvyagintsev, scénarisé par Oleg Negin, remporte le.

Prix d’interprétation féminine  remporté par l’Américaine Julianne Moore pour sa prestation dans  Maps to The Stars, de David Cronenberg.

La Caméra d’or est attribuée à  Party Girl , premier film détonant d’un jeune trio français : Marie Amachoukeli, Claire Burger et Samuel Theis. Ce prix récompense le meilleur premier film. Chaleureusement accueilli à Cannes, Party Girl oscille entre fiction et réalité puisque l’héroïne et sa famille sont les acteurs de leur propre vie. Angélique a passé 35 ans de sa vie comme entraîneuse dans les bars de nuit entre France et Allemagne. La soixantaine passée, elle entreprend de rentrer dans le rang en acceptant de se marier avec un habitué amoureux d’elle.

La Palme d’or du meilleur court-métrage est attribuée à  Leidi  du Colombien Mesa Soto.  

Prix du meilleur acteur pour l’acteur australien Davil Gulpilil qui joue un aborigène déclassé perdu entre passé et présent, dans le film poignant Charlie’s country de Rolf de Heer.

Le prix de la section Un Certain regard a été attribué vendredi soir à  White God  du Hongrois Kornel Mundruczo, film original où les chiens errants se rebellent contre les humains. Dans ce film futuriste, Hagen, le chien bien-aimé de Lili, 13 ans, est abandonné sur le bord de l’autoroute. L’animal a le cœur brisé, mais il va bientôt reprendre du poil de la bête et songer à la vengeance, ralliant à sa cause bâtards et chiens errants. Les acteurs principaux de ce film atypique, les frères Luke et Body (tous deux interprètes de Hagen) ont également reçu dans la journée la très prisée Palm Dog, qui récompense le chien le plus expressif des films sélectionnés à Cannes.

Le prix du jury est revenu à Force majeure, du réalisateur suédois Ruben Östlund, comédie grinçante sur une famille aux sports d’hiver qui, attablée dans un restaurant de montagne, voit débouler une avalanche. Le mari prend la fuite, abandonnant femme et enfants… Mais le désastre ne se produit pas, et remet en question l’avenir du couple.

Un prix spécial a été attribué au documentaire Le Sel de la Terre, un documentaire sur l’époustouflante carrière du photographe brésilien Sebastiao Salgado, signé de son fils Juliano et de Wim Wenders, de retour sur la Croisette.

« Deux jours, une nuit » : Marx revisité par les frères Dardenne

Il y a la lutte des classes, certes. Mais c’est ma classe, la classe des riches, qui mène la lutte. Et nous sommes en train de gagner. » Cette citation de Warren Buffett m’a accompagnée tout au long du nouveau film des frères Dardenne, Deux jours, une nuit, en salles depuis deux jours. L’histoire, inspirée d’un événement relaté par Pierre Bourdieu dans La Misère du monde, se concentre sur une employée d’une PME belge, Sandra (Marion Cotillard), à peine remise d’une dépression, qui apprend son licenciement un vendredi après-midi, alors qu’elle sort sa tarte aux pommes du four. Étrange décision prise par 14 de ses 16 collègues, qui avaient chacun le choix entre une prime de 1 000 euros et le maintien à son poste de cette employée, mère de deux enfants.

- Rien pour les Dardenne

- le film « Grace de Monaco » n’est même pas mentionné. Mais je ne regrette pas d’avoir fait l’ouverture avec  ce film. Je persiste et je signe… mais je ne suis pas un critique averti.

Voilà tout ce que je sais sur ce Festival que je n’ai absolument pas suivi, car pendant ce temps nous avons fait à Sète notre propre festival.

Pour en savoir plus, il ne nous restera plus qu’à aller au cinéma.

Festival de Cannes, cérémonie de clôture 24 mai 2015 dans Festival de Cannes

 Mes sources

France TV Infos

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M. TURNER « mis en lumière » au Festival

Posté par ENO filles le 16 mai 2014

M. TURNER « MIS EN LUMIERE » AU FESTIVAL

Affiche du film

Affiche du film

 

 

Après le film d’ouverture, le Festival est lancé

C’est parti pour la compétition cannoise, et c’est Mike Leigh qui ouvre le bal avec « Mr. Turner ».

Deuxième Palme en vue pour le réalisateur de « Secrets et mensonges » ?

Un film de : Mike Leigh Avec : Timothy Spall, Roger Ashton-Griffiths, Jamie Thomas King , Lesley Manville. Pays : Grande-Bretagne Genre : Film biographique Synopsis : La vie du peintre britannique Joseph Mallord William Turner.

BANDE ANNONCE

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SYNOPSIS

Les dernières années de l’existence du peintre britannique, J.M.W Turner (1775-1851). Artiste reconnu, membre apprécié quoique dissipé de la Royal Academy of Arts, il vit entouré de son père qui est aussi son assistant, et de sa dévouée gouvernante. Il fréquente l’aristocratie, visite les bordels et nourrit son inspiration par ses nombreux voyages. La renommée dont il jouit ne lui épargne pas toutefois les éventuelles railleries du public ou les sarcasmes de l’establishment. A la mort de son père, profondément affecté, Turner s’isole. Sa vie change cependant quand il rencontre Mrs Booth, propriétaire d’une pension de famille en bord de mer.

5 BONNES RAISONS DE VOIR LE FILM

Jouer la carte picturale quand on fait un film sur un peintre, ça peut paraître facile. Sauf que Mike Leigh compose ici des plans en forme de tableaux, d’une beauté renversante et qui tranchent avec la grisaille de certains de ses longs métrages.

Joseph Turner, sa vie, son œuvre, ce sera pour une autre fois. Mike Leigh réalise moins un biopic qu’un beau portrait du peintre et de lui-même.

« Vous êtes quelqu’un d’imprévisible », dit l’un des personnages à Turner, et c’est le meilleur résumé que l’on puisse faire du peintre qui sort le film du classicisme à intervalles réguliers.

Timothy Spall : acteur fétiche de Mike Leigh, il délivre ici une performance dingue en multipliant les nuances.

Dans la lignée de Be Happy ou Another Year, Mike Leigh rappelle qu’il ne faut pas coller l’étiquette « plombante » sur sa filmographie, à travers des touches d’humour efficaces.

 

TURNER « LE PEINTRE DE LA LUMIERE »

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https://www.youtube.com/watch?v=P1YWTVQnSFo

OEUVRES DE TURNER

 

Joseph Mallord William TURNER (1775 – 1850) peintre aquarelliste et graveur britannique.

Son œuvre est marquée par une recherche des mystères de la lumière, de la couleur et des effets de l’atmosphère. On le surnommera le « peintre de la lumière ».

« Elu amant et confident de la lumière par la lumière elle-même »

Un critique dira de lui : « Avant Turner, il n’y avait pas de brouillard à Londres ».

TURNER A LONDRES

En 1871 Claude Monet découvre ses peintures à Londres.

Il a ouvert la voie aux impressionnistes. Certains voient aussi dans son œuvre les prémices de l’abstraction lyrique.
Musique de la video : Ludwig Van Beethoven : Symphonie n° 5 (Allegro con brio) – Wiener Philharmoniker. W. Furtwängler

TURNER ET VENISE

En ce qui me concerne je suis une fan de Turner et de ses aquarelles sur Venise.

Je n’aime pas le brouillard sauf dans ses peintures.

Je n’aime pas le brouillard, sauf celui de Londres et celui de Venise sur la lagune.

 

La critique semble bonne. Je ne sais pas quand sort le film mais j’irai le voir pour l’amour de la peinture.

J’avais aussi aimé le film « Secrets et mensonges » de Leigh . Alors!

fichier pdf TURNER ET SES PEINTRES

 

LES ECHOS

Aurélien Ferenczi / Télérama : « Mike Leigh signe un film subtil sur la vie du peintre britannique, créature renfrognée tournée vers la lumière, aussi laid que ses œuvres étaient belles. Voir la critique complète

Oliver Lyttleton / The Playlist : « Nous espérons voir encore d’autres films de Leigh, mais « Mr. Turner » fonctionne comme un résumé et un rappel définitif des trésors que sa carrière nous a apportés. » Voir la critique complète

Marilyne Letertre / Metro News : « Palme d’or 1996 avec Secrets et mensonges, Mike Leigh revient pour la 5e fois sur la croisette avec un biopic consacré au peintre Turner et donne un bel exemple de la palette à adopter pour réaliser un portrait de maître, classique mais de belle facture. » Voir la critique complète

Peter Bradshaw / The Guardian : « Chaque scène de ce film est adroitement gérée ; chaque réplique comique ou moment drôle adroitement amené et chaque performance délivrée avec intelligence et amour. C’est encore un triomphe pour Mike Leigh et Timothy Spall. » Voir la critique complète

Aurélien Allin / CinémaTeaser : « Si l’on ne demandait pas à Leigh de lorgner vers le didactisme des biopics à l’américaine, il n’offre absolument aucune porte d’entrée au public novice, qui se retrouvera ainsi sans doute déconcerté face à ce film ambitieux mais parfois ronflant, superbe esthétiquement mais émotionnellement proche de l’autisme. » Voir la critique complète

Leslie Felperin / The Hollywood Reporter : « Emmené par une performance magistrale de Timothy Spall dans un rôle qu’il était né pour jouer (…), « Mr. Turner » parvient à éclairer la connexion entre biographie et art à travers un élégant euphémisme. » Voir la critique complète

Caroline Vié / 20 minutes : « C’est tout simplement magnifique ! Mike Leigh donne l’impression d’évoluer dans les tableaux du maître. Son film est également une belle histoire d’amour et une réflexion sur la création artistique. » Voir la critique complète

Jonathan Romney / Screen Daily : « Avançant de façon scolaire et sérieuse, « Mr. Turner » pourrait toutefois être le biopic d’art le plus divertissant à ce jour. » Voir la critique complète

 

 

Publié dans Festival de Cannes, Peinture | 4 Commentaires »

GRACE DE MONACO fait l’ouverture du Festival de Cannes

Posté par ENO filles le 15 mai 2014

 

 

affiche

 

 

« L’idée que ma vie est un conte de fées est déjà en soi un conte de fée »

Cette petite phrase énoncée par Grace Kelly est la porte d’entrée du film du Français Olivier Dahan, que j’ai vu hier, dès l’ouverture du Festival ou je me suis ainsi invitée.

Et j’aime les contes de fées ou de « faits ».

« Le premier exploit du prince a été d’obtenir la main de Grace Kelly… »

LE FESTIVAL OUVRE SES PORTES

Le festival attendait avec impatience cette œuvre.

« Comme des images de rêve d’un magazine people sur papier glacé, le film « Grace de Monaco » a enfin été dévoilé mercredi en ouverture du festival de Cannes mais ce combat de femme incarnée par une Nicole Kidman super-glamour n’a pas toujours convaincu les cinéphiles

Pourtant Olivier Dahan avait  insisté devant la presse :

« Le film s’ouvre pourtant par cet avertissement: « Ceci est une fiction inspirée de faits réels ». « Ce n’est pas un Biopic … Je ne suis ni biographe, ni historien »

A nous de juger avec ce que nous en savons.

ALORS MOI?

Pourquoi vouloir à tout prix voir ce film, pourtant décrié par la critique et désapprouvé par la famille princière ? Mes raisons sont personnelles et multiples.

J’ai vu « Grace de Monaco » parce que j’ai vécu quelques années dans ce petit pays où les gens étaient chaleureux et familiers. Et je l’ai aimé. Revoir ce décor ou j’ai été heureuse m’a beaucoup émue.

1967 Monaco et moi

monaco

Je vais essayer de traduire ici l’émotion que j’ai ressentie en voyant ce minuscule bout de rocher où j’ai passé les plus belles années de ma vie, ces paysages magnifiques, ces décors de rêve et ces superbes images. On la voit à plusieurs reprises dévaler en voiture la descente vertigineuse de la grande corniche vers Monaco, que j’ai toujours eu peur d’emprunter et où elle a perdu la vie.

Il y avait à peine 3 mois que j’y demeurais et un jour alors que j’étais dans la salle d’attente de mon dentiste, un vieux monsieur m’a surprise par cette réflexion étonnante:

« Vous habitez Monaco?  … depuis longtemps? … depuis 3 mois!… C’est étonnant! Je ne vous connais pas! »

J’y ai eu très vite des amis très chaleureux et très conviviaux, pour qui la différence de niveau social n’était pas importante.

J’ai aimé cette famille princière qui porte le même nom de famille que ma grand-mère paternelle « Les Grimaldi », et dont la ressemblance avec les femmes des portraits de la galerie, du château me troublait.

(Grimaldi, nom d’une ancienne famille noble de Gènes, représente la variation corse et italienne de Grimaud, nom de personne d’origine germanique, issu de « grim » qui signifie cruel et « waldan » qui signifie gouverner, ancien surnom de gouverneur)

J’ai connu le Prince qui venait me dire bonjour très souvent sur le terrain du stade Louis II où j’emmenais mes CM2 jouer au foot deux fois par semaine.

Et nous bénéficions même de ses conseils car je ne connaissais rien aux règles – Ce sont mes élèves qui arbitraient….rires- ce qui l’amusait beaucoup.

J’ai aussi aimé la Princesse. Mais dans le film, sa lingerie ne vient pas du petit Monoprix du boulevard Princesse Charlotte où elle venait en toute « simplicité » l’acheter, avec toujours un petit mot gentil pour les vendeuses émerveillées et de grands sourires pour tous, magnifique, resplendissante comme Nicole Kidman dans le film. Dans le film j’ai cru avoir quelques éléments de réponse à cette attitude bon enfant.

Quant aux enfants, j’achetais à ma fille d’un an plus jeune, les mêmes vêtements que Stéphanie à la boutique « Cendrillon », dixit la vendeuse.

Le Prince Albert, adolescent, ami du fils de ma directrice, était à l’époque un adorable blondinet rougissant à la mèche sur l’œil et au sourire enjôleur.

Les Monégasques sont des gens chaleureux mais très discrets et ils n’ont jamais importuné cette famille qui se voulait proche de son peuple. Ils n’acceptent pas d’emblée les nouveaux habitants mais ils sont ouverts aux relations.

Je ne connaissais pas bien les termes du conflit avec de Gaulle, qui a eu lieu alors que nous étions encore en Algérie.

Mais il était sur toutes les lèvres monégasques et ce que j’en savais à l’époque, c’est qu’à cause de lui, nous étions, nous les Français, les seuls à payer des impôts à la France alors que tous nos amis venant d’autres pays ne payaient rien du tout. Pour pouvoir amarrer notre petit bateau au Port pour une somme modique, nous avions du le mettre au nom d’un ami belge.

Le film a essentiellement porté sur ce conflit où semble-t-il le comportement de la Princesse a eu une incidence. Est-ce vrai? Je n’en sais rien.

La visite d’Hitchcock n’a jamais eu lieu mais Grace était partagée entre l’envie de rester avec son Prince et son désir de continuer à tourner et à être la reine d’Hollywood.

Le réalisateur Olivier Dahan s’est arrangé avec la vérité et l’a même revendiqué et ceci n’a pas été apprécié par les enfants princiers, ce que je peux comprendre.

Si la famille princière a clairement montré sa désapprobation à la seule lecture du scenario, c’est sans doute en particulier en raison de la mise en cause de la sœur du Prince dans le conflit. Pourtant j’y ai trouvé des explications et des similitudes avec des propos entendus à l’époque.

Alors, la famille Grimaldi a-t-elle eu raison de s’émouvoir ?

Le film, ne fait pas preuve d’impudence à l’égard de la mère d’Albert II, Caroline et Stéphanie. Mais le réalisateur prétend qu’une taupe rode au Palais.

« Et c’est peut-être ce passage du scenario que la famille princière n’a pas apprécié, car Olivier Dahan fait de la propre sœur de Rainier, Antoinette -aujourd’hui décédée- une espionne à la solde des Français, prête à s’emparer du trône »

L’histoire commence ainsi, en 1962

Quelques images d’archives… Le mariage d’amour dure depuis six ans.

L’actrice américaine Grace Kelly n’a pas encore réussi à devenir princesse et à s’adapter à l’atmosphère affectée du palais.

Avec la cantatrice Maria Callas, compagne du richissime armateur Aristote Onassis, dont le yacht est amarré à Monaco elle écume grands couturiers et grands joailliers parisiens et enchaîne les tenues et les états d’âme.

Elle est entraînée à reprendre le chemin d’Hollywood et d’y tourner pour Hitchcock le fameux film

grace ancien

« Pas de printemps pour Marnie » qui aurait pu être le rôle de sa vie.

Mais Monaco est en conflit fiscal ouvert avec la France, au point que le général de Gaulle ordonne le blocus de la Principauté qui tente de résister.

Mais que veut de Gaulle ?

Il doit gérer la Guerre d’Algérie. Pour lui ce conflit est un mal nécessaire.

Il accuse le prince de faire une cour éhontée aux sociétés françaises.

Il veut que Monaco soit un protectorat et fasse cesser cette exonération fiscale. Il veut que les Français qui y résident payent des impôts. Et que les impôts perçus soient reversés à la France

« Ce n’est pas une négociation, c’est de l’extorsion »

Mais la Principauté n’a pas d’armée pour résister à de Gaulle.

La Principauté doit affronter l’Agent du trésor de de Gaulle et juge ce colonialisme d’un autre siècle. Le Prince est inquiet. A Monaco, pas d’armée pour résister à de Gaulle

Grace est préoccupée par l’apparente frivolité de la Principauté. Il y est question du bal annuel de la Croix Rouge alors que la Princesse voudrait plutôt que cette dépense soit mise au service de l’Hôpital. Elle affronte un peu trop vertement le débat.

Rainier ne veut pas que sa princesse adopte une attitude tropfranche, trop directe, trop américaine à son goût.:

« Vous êtes à Monaco et les bals ont autant d’importance que l’hôpital »

Grace se rebiffe : « Je ne sais pas si je pourrai passer le reste de ma vie dans un lieu où je ne peux pas être moi-même »

Grace doit choisir: rester aux côtés de Rainier ou reprendre sa carrière.

La princesse se confie au prince qui lui dit qu’elle agisse comme elle l’entend. Elle veut gérer elle-même la situation avant de se décider officiellement.

Mais un communiqué « venu du palais » court-circuite le projet : « la princesse aurait accepté de jouer le rôle de Marny pendant ses vacances d’été ». Hollywood est ébranlé par ce retour.

Nicole Kidman, lumineuse, incarne donc cette princesse tourmentée et partagée tandis que Rainier (Tim Roth) doit se débattre pour trouver une issue à son conflit avec la France.

Et la principauté ?

Rainier et Grace sont en conflit. Il va jusqu’à lui reprocher sa coupe de cheveux trop moderne.

L’union bat de l’aile. Divorce ou non? Ceci n’est plus un conte de fées.

De plus, s’il y avait séparation, Monaco serait perdue.

Les monégasques n’approuvent pas et la rejette. Les ragots vont bon train.

Actrice ou princesse ? Ils ne veulent pas des deux.

Comment va réagir de Gaulle?

Le conflit s’aggrave. C’est le blocus. *

À quelques jours d’une invasion, Rainier se mure dans le silence et la colère et ne veut pas céder :

« Nous sommes la plus ancienne couronne d’Europe (…) Monaco est le symbole de la liberté depuis 1914 »

(De 1793 à 1814 Monaco est donc intégrée à la France, sous le nom de Fort d’Hercule. Elle fait partie des Alpes-Maritimes, puis est rattachée à l’arrondissement de Sanremo)

La fin de la guerre d’Algérie survient. Mais l’Algérie ne veut pas de l’indépendance.

De Gaulle est affaibli. (Attentat contre de Gaulle à Paris)

Il se sert de la famille princière proche pour gagner.

Grace doit absolument choisir son camp. C’est très dur pour elle!

Mais qu’importe, l’amour triomphe toujours sur le Rocher et, comme dans les contes de fées, c’est un bal qui résoudra la crise diplomatique

 

EPILOGUE

« Le véritable amour c’est l’engagement (…) Je veux incarner la principauté… »

Elle va se soumettre à des cours de protocole  et  de maintien rigoureux. Elle devra séduire les monégasques méfiants.

Grace a choisi : elle choisit son prince et sa famille. Elle renonce à Hollywood.

Mais, lui dit Hitchcock : « Veillez toujours à rester dans le champ »

LE BAL DE LA CROIX ROUGE

Au Comité de la Croix Rouge il est décidé de relancer le bal pour le 9 octobre.

Grace ne se « défile » pas cette fois. Elle va s’y préparer avec soin.

Le général de Gaulle est convié. Le monde entier lui a tourné le dos. Le Chef de l’Etat hésite.

La Sœur de Rainier est bannie pour trahison. Mais auparavant son fils qui aurait été complice du Général dans cette affaire, doit mystifier de Gaulle qui, dupé et coincé, va accepter l’invitation.

Mai 1963 signe la fin du blocus.

Au bal Grace a enfin trouvé son véritable rôle.

Elle est « Son Altesse Sérénissime la Princesse Grace de Monaco, Présidente de la Croix Rouge monégasque »

Elle va prononcer un discours magnifique et émouvant dont en voici des bribes :

« Faire la même prière chaque soir (…) La croix rouge est une force du bien  (…) un mariage royal implique de faire des choix  (…) J’ai choisi la maison de Monaco  (…)

Tout peut sembler dérisoire, (…) les Monégasques sont des gens dignes qui aiment et respectent leur petit bout de planète  (…) Face à une tâche qui vous dépasse on doit jouer tous les rôles  (…) Tout ouvre sa place dans le monde et sans le monde  (…)

Aimer et  être aimée sans condition. Ce sera mon conte de fée  (…) 

« Et, dans les années à venir on continuera  à murmurer votre  nom… »

Pas de happy-end pourtant… C’est la vie qui continue.

Durant le bal, La Callas nous enchante de ses merveilleuses notes

 

la callas

BANDE ANNONCE DU FILM

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Et Grace à la fin du film s’exprime ainsi :

« Je crois en l’amour »

 LE HAPPY-END C’EST CA!

QU’EN PENSE «  LA » CRITIQUE?

Même les Etats-Unis pourront le voir  assure le mercredi Olivier Dahan à la Presse.

Le conflit artistique qui opposait Olivier Dahan à son distributeur américain Harvey Weinstein, est en voie d’être résolu.

Olivier Dahan accusait ce génie du marketing de vouloir « un film commercial, au ras des pâquerettes » et Weinstein refusait de sortir le film dans le montage voulu par Dahan.

« Harvey va sortir cette version-là et s’il y a quelques changements à faire, on les fera ensemble. Il n’y a plus de polémique »,

Les premières critiques pourtant ne sont pas tendres.

« Comment est-il même possible de faire un film ennuyeux à partir d’une histoire riche en ragots croustillants? », s’interroge le Hollywood Reporter, l’une des bibles américaines du cinéma.

« Cannes ouvre avec un biopic royal pire que Diana », le four dans lequel avait tourné Naomi Watts, écrit le Britannique The Guardian, tandis que son compatriote The Telegraph parle de « mélodrame incroyablement idiot ».

En France, le magazine Telerama a vu un « film très premier degré, à la limite de la niaiserie ». Je ne suis pas étonnée !

« Grace » a pourtant tout pour séduire un large public.

Et en tout cas, moi, modeste spectatrice et cinéphile bienveillante j’ai été séduite, émue, enchantée par la beauté et le talent de la star hollywoodienne, du cadre et de la musique. Que demander de plus à un cinéaste.

Les critiques sont glaciales, mais j’assume. J’ai passé un très bon moment.

monaco la nuit

 

C’était « La môme » à Hollywood.

 

MUSIQUE

album film grace-kellyOlivier Dahan en ouverture du Festival de Cannes, l’album « Grace Kelly et La Musique » explore les bandes originales des films d’une icône du cinéma. »Fenêtre sur Cour » d’Hitchcock, « Le Train Sifflera Trois Fois » de Zinnemann ou bien encore « Le Cygne » de Vidor, ces films cultes des années 1950 ont tous été portés par des musiques devenues mythiques aujourd’hui.Sur cet album sorti en janvier dernier (Milan Music), 24 titres intégralement remastérisés permettent de se replonger le temps d’une chanson dans l’univers cinématographique de Grace Kelly, qui fut d’abord la princesse d’Hollywood avant de devenir la princesse de Monaco.L’album « Grace Kelly et La Musique » est notamment disponible au format numérique sur iTunes, au prix de 9,90 euros.

PROPOS DU REALISATEUR SUR LA MUSIQUE

« C’est un processus de création long et compliqué, parce que je me suis pas mal interrogé pour savoir si on en mettait trop ou pas assez. La musique a été composée par Christopher Gunning, et elle comporte également des musiques additionnelles signées Guillaume Roussel. Au début, j’étais parti sur quelque chose d’assez herrmannien, et petit à petit on a changé de direction pour aller vers quelque chose de plus intime et plus moderne. »

LES TITRES
1. Grace of Monaco – Main Title – Guillaume Roussel(3:26)
2. Alarmed by the Press (2:35)3. Grace Being Trained (1:52)4. O Mio Babbino Caro – Gianni Schicchi – Giacomo Puccini, Performed by Maria
Callas, Philharmonia Orchestra, Tullio Serafin (2:31)5. Committee Meeting – And Grace Goes to Paris! (1:37)6. Gymnopedie No. 3 – Erik Satie, Performed by Orchestre du Capitole de
Toulouse, Michel Plasson (4:09)7. Grace Riding (1:20)8. Grace Practising (1:59)9. European Summit (0:52)10. Collation – Guillaume Roussel (0:56)11. La Wally – Ebben?…Ne Andro Lontana – Aldredo Catalini – Performed by Maria Callas, Philharmonia Orchestra, Tullio Serafin (4:47)
12. Night – Guillaume Roussel (1:17) 13. Hitch – Guillaume Roussel (2:08)
14. Valse triste, Op. 44 – Jean Sibelius – Performed by The Estonian National Symphony Orchestra, Paavo Järvi (4:44)
15. Rainier Lashes out, and Grace Seeks Tucker’s Advice (2:39)
16. Grace Drives to Tucker (0:30)
17. Border Control – Fernandez with Rainier (2:02)
18. Grace in Paris and De Gaulle’s Deliberations (1:16)
19. Ancient Monaco (1:05)
20. Grace’s Speech (3:18)
21. Miserere – Trinity College Choir, Cambridge (8:15)
22. Time Flows Like Tears – Fox (3:22)L’interprète au piano est Ludovico Einaudi, la musique est Divenire

J’ai adoré la musique de fin.

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BO du film

RAPPEL HISTORIQUE

Document INA

fichier pdf La crise franco-monegasque

Ndlr: j’ai eu beaucoup de mal a écrire cet article. J’ai rencontré des problèmes avec  l’éditeur de texte du blog: il y manque des boutons. pas de choix d’écriture, de couleur, de taille, mise en page difficile etc… Pardonnez-moi pour ces petites imperfections.  J’espère que cela se règlera.

Publié dans ENO, Festival de Cannes | Pas de Commentaire »

Festival de Cannes 2014

Posté par ENO filles le 14 mai 2014

 

Le festival de Cannes 2014 ouvre ses portes

Diffusion en clair et en exclusivité sur CANAL+ et CANALPLUS.FR

 

THE RED CARPET IS ON!

 

Les marches sont prêtes

Les marches sont prêtes pour la première montée !

 

Paule au festival de Cannes

Mais je n’y serai pas cette année encore.

PROGRAMME DU JOUR

- MERCREDI 14 MAI – 19H15 : CEREMONIE D’OUVERTURE CANNES 2014
- DU 14 AU 23 MAI – 19H10 : LE GRAND JOURNAL DE CANNES 2014
- SAMEDI 24 MAI – 18H30 : CEREMONIE DE CLOTURE ET REACTION DES LAUREATS

Photos du Festival

Stars attendues

Cette année, voici les actrices et acteurs attendus sur le tapis rouge Cannes 2014
Durant la quinzaine, vous pourrez découvrir les photos des stars suivantes : Nicole Kidman, Robert Pattinson, Tim Roth, Kristen Stewart, Chaning Tatum, Erci Cantona, Marion Cotillard, Eva Mendes, Ryan Gosling, Julianne Moore, Lambert Wilson, Sofia Coppola, Carole Bouquet, Léa Seydoux, Gaspard Ulliel, Louis Garrel, Monica Bellucci, Mads Mikkelsen, Mathieu Amalric, Géraldine Pailhas, Rosario Dawson, Hilary Swank, Meryl Streep, Sophia Loren, Tommy Lee Jones, Viggo Mortensen, Xavier Dolan, Gong Li, James McAvoy, Eva Green, Sylvester Stallone, Harrison Ford, Sharon Stone …

le Film d’ouverture « Grace of Monaco »

Le biopic Grace Kelly avec Nicole Kidman, ouvre le festival

Grace de Monaco

Le film ne reporte pas l’adhésion des enfants de la Princesse et cela peut se comprendre, Olivier Dahan ayant pris quelques libertés avec la vérité. Mais l’artiste est maître et responsable de son œuvre. J’ai toujours suivi de très près l’histoire de la famille princière dont le nom est celui de ma grand-mère paternelle et que j’ai eu l’occasion de rencontrer à plusieurs reprises depuis mon séjour de 6 ans dans la Principauté. Et je vais aller voir le film dès aujourd’hui.

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Nicole Kidman me semble parfaitement habilitée à jouer le magnifique rôle de cette Princesse qui par amour a sacrifié une carrière qui lui a toujours manquée.

 LE MAITRE DE CEREMONIE

maitre de ceremonie

Lambert Wilson

LE JURY 2014

Les membres du jury, présidé par la cinéaste Jane Campion sont
- La comédienne française Carole Bouquet
- La cinéaste américaine Sofia Coppola
« The Bling Ring
 » a fait l’ouverture d’ « Un Certain Regard » l’année dernière et sera diffusé mardi 13 mai à 22H25 sur CANAL+
- L’actrice iranienne Leila Hatami
Héroïne de « Une séparation » d’Asghar Farhadi
- L’actrice sud-coréenne Jeon Do-yeon
Prix d’interprétation en 2007 pour « Secret Sunshine »
- L’acteur américain Willem Dafoe
- Le comédien, cinéaste et producteur mexicain Gael Garcia Bernal
- le cinéaste chinois Jia Zhangke
Prix du Scénario en 2013 pour « A touch of sin »

- le cinéaste danois Nicolas Winding Refn
Prix de la Mise en Scène en 2011 pour Drive
En compétition l’année dernière avec « Only God Forgives »

La Masterclass

C’est le cinéaste et scénariste Jacques Audiard qui animera la masterclass cette année à #Cannes2014

LA SELECTION OFFICIELLE DES FILMS

EN COMPETITION

Adieu au langage de Jean-Luc Godard
Deux jours, une nuit des frères Dardenne (Belgique) avec Marion Cotillard
Foxcatcherde Bennett Miller (USA) avec Channing Tatum, Mark Ruffalo, Steve Carell
Jimmy’s hall de Ken Loach (UK)
Le chagrin des oiseaux de Abderrahmane Sissako
Les merveilles de Alice Rohrwacher
Leviathan de Andrey Zvyagintsev
Maps to the stars de David Cronenberg (Canada) avec Robert Pattison et Julianne Moore
Mr Turner de Mike Leigh (UK)
Mommy de Xavier Dolan (Canada)
Relatos salvajes de Damian Szifron
Saint Laurent de Bertrand Bonello avec Gaspard Ulliel, Jérémie Rénier et Léa Seydoux
Sils Maria d’Olivier Assayas avec Juliette Binoche, Kristen Stewart, Chloe Grace Moretz
Winter sleep de Nuri Bilge Ceylan
Still the water de Naomi Kawase (Japon)
Captives d’Atom Egoyan (Canada) avec Ryan Reynolds
The homesman de Tommy Lee Jones (USA) avec Hilary Swank et Meryl Streep
The Search de Michel Hazanavicius avec Bérénice Béjo et Annette Bening

HORS COMPETITION
Grace de Monaco d’Olivier Dahan – Film d’ouverture
Coming home de Zhang Yimou
Dragons 2 de Dean DeBois
Les gens du monde de Yves Jeuland
L’Homme qu’on aimait trop d’André Téchiné avec Guillaume Canet, Catherine Deneuve et Adèle Haenel

SEANCES SPECIALES HORS COMPETITION
Caricaturiste – fantassins de la démocratie de Stéphanie Valloatto
Eau argentée de Mohamed Oussama
Les ponts de Sarajevo film choral de Aïda Begic, Leonardo Di Constanzo, Jean-Michel Frodon, Jean-Luc Godard, Kamen Kalev, Isid Le Besco, Seirgei Loznitsa, Vincenzo Marra, Ursula Meier, Vladimir Périsic, Cristi Puiu, Marc Recha, Angela Schanelec,Teresa Villaverde
Maïdan de Sergei Loznitsa
Red army de Polsky Gabe
Of Men and War (Des Hommes et de la guerre) de Laurent Bécue-Renard
The Owners de Adilkhan Yerzhanov
Géronimo de Tony Gatlif, avec Céline Salette, Rachid Yous
El Ardor de Pablo Fendrik, dans lequel joue Gael Garcia Bernal, membre du jury de la Compétition.

SEANCES DE MINUIT

Pyo Jeok de Chang
The rover de David Michod (Australie) avec Robert Pattinson et Guy Pearce
The salvation de Kristian Levring (Danemark) avec Mads Mikkelsen et Eva Green
The target de Yoon Hong-Seung

UN CERTAIN REGARD

A girl at my door de July Jung
Amour fou de Jessica Hausner (Autriche)
Bird people de Pascale Ferran avec Anaïs Demoustier
Charlie’s country de Rolf de Heer
Eleonor Rigby de Ned Benson
Fantasia de Chao Wang
Hermosa juventud de Jaime Rosales
Sin titulo de Lisandro Alonso
La chambre bleue de Mathieu Amalric avec Mathieu Amalric et Léa Drucker
L’incomprise de Asia Argento
Loin de son absence de Keren Yedaya
Lost river de Ryan Gosling (USA) avec Eva Mendes
Party girl de Marie Amachoukeli, Claire Burger et Samuel Theis - Film d’ouverture
Run de Philippe Lacôte
Snow in paradise de Andrew Hulme
The salt of the earth de Wim Wenders et Juliano Ribeiro Salgado
Titli de Kanu Behl
Touriste force majeure de Ruben Ostlund
Xenia de Panos Koutras
Fehér Isten (White Dog) de Kornél Mundruczó

AUTRES SELECTIONS

La sélection des films de la Quinzaine des Réalisateurs Cannes 2014
La sélection des films de la Semaine de la Critique Cannes 2014
Le Jury de la Compétition oficielle Cannes 2014

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DISCUSSIONS #CANNES2014

http://www.canalplus.fr/c-cinema/c-festival-de-cannes/pid7103-cannes-2014-en-direct.html#1

IMPRESSIONS

Affiche1 Yves Saint Laurent   Affiche2 Saint Laurent

YVES SAINT-LAURENT contre SAINT-LAURENT

 

Le premier film sorti le 8 janvier 2014, que j’ai vu le 15 avril  m’a laissé une vague impression de malaise.

Paris, 1957. A tout juste 21 ans, Yves Saint Laurent est appelé à prendre en main les destinées de la prestigieuse maison de haute couture fondée par Christian Dior, récemment décédé. Lors de son premier défilé triomphal, il fait la connaissance de Pierre Bergé, rencontre qui va bouleverser sa vie. Amants et partenaires en affaires, les deux hommes s’associent trois ans plus tard pour créer la société Yves Saint Laurent. Malgré ses obsessions et ses démons intérieurs, Yves Saint Laurent s’apprête à révolutionner le monde de la mode avec son approche moderne et iconoclaste (…)

Les acteurs : Dans le rôle de Pierre Bergé, Guillaume Gallienne ramasse tout. Je dirais plutôt, grâce au talent exceptionnel de Guillaume Gallienne que j’adore, Pierre Bergé ramasse vraiment tout, et surtout le rôle du héros sans qui Yves aurait très vite sombré et ne serait peut-être pas devenu le grand créateur qu’il a été.

Est-ce la volonté du scénariste ou celle de Pierre Bergé, une sorte de mesquine et sournoise vengeance envers celui qui lui « devait tout » et qui l’a trahi en en aimant un autre.

Pierre Bergé a aimablement prêtés ses documents personnels au cinéaste.

Enthousiasmé par le projet de Jalil Lespert et surtout par la performance de Pierre Niney, Pierre Bergé, le compagnon du défunt Yves Saint Laurent, a autorisé les équipes du film à tourner dans les lieux qui faisaient l’intimité du couple : l’appartement des deux hommes au 5 avenue Marceau, l’atelier du styliste ou encore le Jardin Majorelle à Marrakech où Saint-Laurent imaginait ses collecti… Lire la suite

De loin, il assiste à la vente aux enchères de la collection d’œuvres d’art partagée avec Yves Saint-Laurent tout au long du chemin parcouru ensemble. Cette vente rapportera 374 millions d’euros .

Selon « La voix du nord »: « Saint-Laurent » affiche d’emblée, sa facture classique. Un biofilm qui largement recourt au flash-back.

Ce récit, prévisible veut repartir de zéro. Il remonte le temps jusqu’en 1957, à Oran où vit la famille d’Yves Saint-Laurent que j’ai connue. On se retrouve vite à Paris où le jeune prodige de la couture alors âgé de 21 ans, lauréat d’un concours de l’Echo d’Oran, pour lequel, à 16 ans, j’avais dessiné ma propre collection (j’avais eu envie de participer, dissuadée par mon père qui n’aurait pas vu d’un œil que je réussisse et parte à Paris) succède à Christian Dior et s’apprête à rencontrer celui avec lequel il partagera sa vie et ses affaires.

Et c’est parti pour vingt ans. Leur histoire d’amour, telle qu’elle est ici contée, se clôt en 1976 alors que le couple est en crise et que YSL signe sa collection « Ballets russes », considérée comme l’une de ses plus belles.

On scrute par le petit trou de la serrure, la personnalité complexe du héros torturé, sa tendance maniaco-dépressive, ses diverses addictions, sa vie de patachon tandis que dans le rôle immaculé de Pierre Bergé, l’homme de l’ombre, Guillaume Gallienne, expert en introspection, ramasse tout.

Pierre Niney compose un Saint-Laurent conforme à l’idée que s’en fait « le vulgum pecus » (la multitude ignorante)

Les autres acteurs sont parfaits dans leur rôle. Pas la moindre fausse note. Tout sonne juste.

Jean-Edouard Bodziak, campe un Bernard Buffet, d’une indéniable présence. Nikolaï Kinski fait fureur en Karl Lagerfeld. Charlotte Le Bon est rayonnante dans la peau de Victoire. Et Laura Smet est à sa place dans le rôle de Loulou de la Falaise. Marie de Villepin est charmante en Betty Catroux.

Jalil Lespert, le metteur en scène prend garde à ménager la chèvre et le chou, les survivants et à ne pas sortir du cadre. La mise en scène est sans audace et très convenue.

J’ai adoré les interprètes mais ce film m’a mise mal à l’aise. J’ai été blessée par ce film dont certaines scènes dégradaient l’image du fantastique créateur  qu’a été Yves Saint-Laurent.

J’attends Cannes et le second opus, réalisé par Bertrand Bonello avec Gaspard Ulliel dans le rôle-titre. Autre film, autre point de vue et le 1er octobre pour découvrir une nouvelle vision de la vie de notre célèbre styliste.

Un film biographique de : Bertrand Bonello Avec : Gaspard Ulliel, Jérémie Renier, Léa Seydoux, Louis Garrel, Amira  Casar, Dominique Sanda, Jasmine Trinca, Valeria Bruni-Tedeschi.

Synopsis : La vie du célèbre styliste sur la période 1965-76

«  Alors que Jalil Lespert, retraçait toute la carrière du couturier, Bertrand Bonello s’est concentré sur la période 1965-1976. Années au cours desquelles «un homme au sommet de sa gloire et de son savoir va tomber sur le plan personnel, mais dont le génie et la créativité seront au sommet». En attendant sa sortie sur les écrans le 1er octobre prochain, Saint Laurent sera-t-il distingué par le Festival de Cannes? Réponse le 25 mai »

« Le Saint Laurent de Bertrand Bonello se dévoile à travers ces premières images.

L’ambiance sixties planent sur les clichés, notamment les deux nocturnes, dans ce qui semble être une boîte de nuit. Coiffures structurées, nœuds papillons et costumes impeccables, Gaspard Ulliel (dans le rôle du couturier) et Louis Garrel, qui interprète Jacques de Bascher, nagent dans une ambiance psychédélique »

Saint-Laurent

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Le Loup de Wall Street

Posté par ENO filles le 1 février 2014

 

«Le Loup de Wall Street» est-il fidèle à la réalité?

Primé aux Golden Globes et déjà vu par plus de 1,7 million de spectateurs en France, le dernier Scorsese s’inspire des mémoires du trader véreux Jordan Belfort.

Mais entre le film et le livre, et le livre et la vérité, des différences se sont glissées… lire la suite

Le vrai et l'acteur

« Le Loup de Wall Street finalement autorisé aux mineurs » (adolescents de 17 ans et moins)

Tout de même pas ! Non, chaque chose en son temps ! Ce monde n’est pas à mettre sous les yeux d’un public non averti. Les adultes d’aujourd’hui ne mesurent vraiment pas l’impact de ce sujet et le choc de ces images sur des êtres en formation.

casting

Le sujet

Le film met l’accent sur l’ascension et la chute de Jordan Belfort, ex courtier en bourse. Et pour moi, c’est plutôt une réussite!

Bon le film ne prétend pas nous expliquer le fonctionnement de Wall Street, ce n’est pas le but du film, et c’est tant mieux.

C’est le personnage de Jordan Belfort que l’on suit, un « jeune loup » qui en veut toujours plus : plus d’argent, plus de drogue, plus de femmes… et en définitive c’est juste un être humain que l’on suit, un loup parmi tous ceux de la meute.

J’ai longtemps hésité à aller voir ce film car autour de moi les critiques étaient peu engageantes.

Finalement je suis allée le voir « seule » afin de pouvoir sortir avant la fin si cela ne me convenait pas.

Et je suis restée scotchée à mon siège. Un signe pour moi « Je n’ai dormi à aucun moment » durant ces trois heures d’un rythme soutenu.

Il y a beaucoup d’adjectifs pour qualifier ce film :

Enorme, excessif, démesuré, extravagant, dépravé, méprisant mais on s’éclate devant des personnages naifs, puis cyniques mais toujours tragiques et irrésistiblement pathétiques.

C’est du Grand Guignol à la sauce XXIe siècle, une sorte de symphonie fantastique, un numéro de trapèze volant qui nous essouffle tout au long du film.

 « Vendez-moi ce stylo », le préalable avant chaque embauche…

C’est le portrait d’un vendeur au niveau inégalé.

Ce courtier en bourse qui ne vit que pour l’argent.

Cynisme et cupidité à tous les étages

L’ARGENT est la pire des drogues.

Le fric les rend  fous!

Cette drogue débouche obligatoirement sur d’autres débauches, d’autres addictions : « Une addiction aux substances prohibées et au sexe, consommé à la chaîne, avec boulimie, sans appétit, parce qu’il faut bien combler le vide, se sentir vivants. »

Le langage est celui de la vulgarité des riches des puissants qui osent tout, se permettent tout.

« Se branler est salvateur (…)

« Lâcher la purée pour épurer ton sang…  » (…)

Rien qu’en te branlant tu penseras au fric » (…)

Tout cela serait obscène dans le monde normal mais pas dans la « Strattonsphère » où tout se transforme en éclat de rire.

« La magie des cachets »

« Et pour tenir dans cette aliénation il n’y a qu’un moyen, le Mandrax ou Méthaqualone *

« C’est d’abord un Sédatif contre les troubles du sommeil.

Mais si on résiste plus de 15 mn c’est la vraie défonce » (…)

Ce n’est pas du voyeurisme, c’est un constat froid et sans concession du monde de la Finance qui nous a tous mis sous sa coupe.

Non, je n’ai pas été choquée par ce film mais sidérée par tant de réalisme outrancier et néanmoins proche de la réalité.

J’ai adoré.

Les affaires qui nous préoccupent depuis un certain temps déjà trouvent ici une terrible explication.

Ce monde de l’Argent est étranger à beaucoup d’entre nous. Mais il existe ! Et souvent la réalité dépasse la fiction.

L’Argent est le « Maître » de notre siècle. C’est pour cela que nous ne parvenons plus à nous y retrouver.

On est abasourdi face à ce cynisme et ce mépris, devant les dérives outrancières et scandaleuses de ce « héros » sans morale, si ce n’est celle du plaisir.  A côté, les gangsters des « Affranchis » ont presque l’air de garçonnets en culottes courtes.

Les conseils de notre courtier à succès sont toujours les mêmes.

Il y a « Danger à chaque coin de rue » (…)

« Il n’y a aucune noblesse à être pauvre » (…)

« Je vais vous rendre plus riche que tous les PDG des États-Unis…(…)

« Ta seule obsession :

Le beurre dans les épinards chaque jour »

La finance c’est du vent, du bluff, de la poudre aux yeux (…)

« C’est vendre de la merde à des merdeux en m’en mettant plein les poches » (…)

« Vous êtes sur la terre des opportunités » (…)

Le client croit qu’il devient hyperactif riche mais c’est le courtier qui gagne qui est dans le réel.

Une seule raison pour excuser ce comportement, dit-il :

« L’argent fait de vous un homme meilleur.. »

D’ailleurs tout le monde l’aime… sauf un policier qui veut sa peau, plus par envie que par morale, aurait-on envie de dire.

Son enterrement de vie de garçon est une orgie: 2 millions de dollars pour une seule nuit

Combien d’hommes en rêvent!

Scorsese est un virtuose. Il y a dans ce film un florilège de scènes d’anthologie dont « la mise en scène épouse les contours avec un talent sidérant » (Le Monde) .

Il franchit certes les limites du bon goût mais il  conçoit une « véritable bombe cinématographique » (un spectateur) qui mettent  Tarantino ou Oliver Stone au second rang.

« Tous les ingrédients de ses films sont ici réunis : charisme, situation drôle , stressante , sexe drogue, police, justice » (Allo Ciné).

Quant à Leonardo Di Caprio, il est fabuleux. Son talent est immense.

Dans Gatzby le magnifique il ne montrait qu’une petite partie de sa puissance de jeu.

Un oscar pourrait très bien lui convenir.

Il est assisté de très bons seconds rôles que je ne connaissais pas excepté Matthew McConaughey, dévastateur,

 

Matthew McConaughey

 

Jean Dujardin beau comme un Dieu. Un rôle très secondaire mais  très hilarant. Il n’apparaît qu’après plus d’une heure de film. Les débuts à Hollywood ne sont pas toujours fracassants. Mais il y est. Carrière à suivre…

Le synopsis

Le film retrace assez fidèlement les grandes lignes de la biographie de Belfort: un commercial de Long Island, talentueux mais tirant le diable par la queue, trouve un poste dans la vénérable compagnie d’investissement L.F. Rotschild et se retrouve débarqué lors du fameux Lundi noir.

Il est alors engagé chez Investors Center, une compagnie d’investissement, avant d’ouvrir, un an plus tard, «une franchise de Stratton Securities, petite société financière» dans «le local d’un ami revendeur d’automobiles».

Lui et son associé gagnent bientôt assez d’argent pour racheter Stratton et créer Stratton Oakmont, dont Belfort fait l’une des plus grandes compagnies de courtage en gré à gré des Etats-Unis. (Et comme dans le film, il embauche quelques vieux amis.)

Il consomme d’énormes quantités de drogue -dont, en effet, du Lemmon 714 , emploie les services d’un nombre incalculable de prostituées et finit par se retrouver en prison en raison des fraudes financières qui ont fait de lui un homme riche.

La plupart des répliques de DiCaprio proviennent du livre de Belfort, comme la plupart de ses mésaventures, parfois difficiles à croire: l’atterrissage de son hélicoptère alors qu’il est défoncé, l’accident de voiture alors qu’il a pris une énorme quantité de Quaaludes, la fois où il insiste pour que le capitaine de son yacht navigue dans des eaux dangereuses pour finir par chavirer et être secouru par la marine italienne. La suite ici  …

 Cette critique n’engage que moi !

* Trouvé sur Wikipedia :

« Le méthaqualone est un sédatif dont les effets sont similaires à ceux des barbituriques. C’est un dépresseur du système nerveux central. Employé comme sédatif, il était également utilisé comme drogue récréative dans les années 1970 en Amérique du Nord et dans les années 2000 en Afrique du Sud ».

« Les Quaaludes/ methaqualone/ Lemon740 n’existent plus depuis les années 80, si quelqu’un t’en propose c’est une arnaque. Ca a disparu à peu près en même temps que les barbituriques lourds, et ça faisait à peu près les mêmes effets, semblables aux benzos mais plus euphorique, paraitrait-il ».

 

 

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