Hommage à Jean d’Ormesson – discours du Président Macron

Posté par ENO filles le 11 décembre 2017

Ce vendredi 8 décembre, la nation a rendu hommage à l’académicien disparu à l’âge de 92 ans.

Après la célébration en son honneur à la cathédrale Saint-Louis des Invalides, le président de la République a présidé la cérémonie au cours de laquelle il a livré un discours brillant.

C’est dans la cour d’honneur des Invalides qu’Emmanuel Macron s’est adressé une dernière fois à Jean d’Ormesson.

Dans un discours intense et poignant, le président a salué l’intelligence, le talent et la légèreté de l’écrivain qui le définissait si bien. Au terme de son discours, il est allé déposer sur le cercueil de l’académicien un crayon à papier, «un simple crayon, le crayon des enchantements», comme le souhaitait Jean d’Ormesson.

Retrouvez ici l’intégralité de son discours.

2017-12-11

«Messieurs les présidents, Monsieur le Premier ministre, Mesdames et Messieurs les ministres, Mesdames et Messieurs les parlementaires, Mesdames et Messieurs les académiciens, Mesdames et Messieurs les membres du corps préfectoral, Mesdames et Messieurs les membres du corps diplomatique, chère Françoise d’Ormesson, chère Héloïse d’Ormesson, chers membres de la famille, chère Marie-Sarah, Mesdames et Messieurs.

«Si claire est l’eau de ces bassins, qu’il faut se pencher longtemps au-dessus pour en comprendre la profondeur». Ces mots sont ceux qu’André Gide écrit dans son Journal à propos de la Bruyère.

Ils conviennent particulièrement à Jean d’Ormesson.

Car plus qu’aucun autre il aima la clarté. Celle des eaux de la Méditerranée, dont il raffolait, celle du ciel d’Italie, celle des maisons blanches de Simi, cette île secrète des écrivains. Celle des pentes enneigées et éclatantes où il aimait à skier, comme celles des criques de la côte turque, inondées de soleil.

Ne fut-il pas lui-même un être de clarté?

Il n’était pas un lieu, pas une discussion, pas une circonstance, que sa présence n’illuminât. Il semblait fait pour donner aux mélancoliques le goût de vivre et aux pessimistes celui de l’avenir.

Il était trop conscient des ruses de l’Histoire pour se navrer des temps présents, et sa conversation, elle-même, était si étincelante qu’elle nous consolait de tout ce que la vie, parfois, peut avoir d’amer.

«Cette grâce lumineuse, contagieuse, a conquis ses lecteurs qui voyaient en lui un antidote à la grisaille des jours»

Jean d’Ormesson fut ainsi cet homme entouré d’amis, de camarades, offrant son amitié et son admiration avec enthousiasme, sans mesquinerie. Ce fut un égoïste passionné par les autres. Sans doute son bréviaire secret, était-il Les Copains de Jules Romains, auquel il avait succédé à l’Académie française. Berl, Caillois, Hersch, Mohrt, Déon, Marceau, Rheims, Sureau, Rouart, Deniau, Fumaroli, Nourissier, Orsenna, Lambron ou Baer… je ne peux les citer tous, mais cette cohorte d’amis, ce furent des vacances, des poèmes récités, de la liberté partagée.

Pour ceux qu’il accompagna jusqu’au terme ultime, sa présence et sa parole furent des baumes incomparables. Comme son cher Chateaubriand le disait de Rancé, «on croyait ne pouvoir bien mourir qu’entre ses mains, comme d’autres y avaient voulu vivre».

Cette grâce lumineuse, contagieuse, a conquis ses lecteurs qui voyaient en lui un antidote à la grisaille des jours. Paul Morand disait de lui qu’il était un «gracieux dévorant», rendant la vie intéressante à qui le croisait. C’est cette clarté qui d’abord nous manquera, et qui déjà nous manque en ce jour froid de décembre.

Jean d’Ormesson fut ce long été, auquel, pendant des décennies, nous sommes chauffés avec gourmandise et gratitude. Cet été fut trop court, et déjà quelque chose en nous est assombri.

Mais celui que l’on voyait caracoler, doué comme il l’était pour l’existence et le plaisir, n’était pas le ludion auquel quelques esprits chagrins tentèrent, d’ailleurs en vain, de le réduire.

«Jean d’Ormesson était de ceux qui nous rappelaient que la légèreté n’est pas le contraire de la profondeur, mais de la lourdeur»

La France est ce pays complexe où la gaieté, la quête du bonheur, l’allégresse, qui furent un temps les atours de notre génie national, furent un jour, on ne sait quand, comme frappés d’indignité. On y vit le signe d’une absence condamnable de sérieux ou d’une légèreté forcément coupable. Jean d’Ormesson était de ceux qui nous rappelaient que la légèreté n’est pas le contraire de la profondeur, mais de la lourdeur.

Comme le disait Nietzsche de ces Grecs anciens, parmi lesquels Jean d’Ormesson eût rêvé de vivre, il était «superficiel par profondeur».

Lorsqu’on a reçu en partage les facilités de la lignée, du talent, du charme, on ne devient normalement pas écrivain, on ne se veut pas à toute force écrivain, sans quelques failles, sans quelques intranquillités secrètes et fécondes.

«J’écris parce que quelque chose ne va pas» disait-il, et lorsqu’on lui demandait quoi, il répondait: «Je ne sais pas». Ou, plus évasivement encore: «Je ne m’en souviens plus.» Telle était son élégance dans l’inquiétude.

Et c’est là que l’eau claire du bassin soudain se trouble. C’est là que l’exquise transparence laisse paraître des ombres au fond du bleu cobalt. Un jour vint où Jean-qui-rit admit la présence tenaillante, irréfragable, d’un manque, d’une fêlure, et c’est alors qu’il devint écrivain.

Ses yeux aujourd’hui se sont fermés, le rire s’est tu, et nous voici, cher Jean, face à vous. C’est-à-dire face à vos livres. Tous ceux que vous aviez égarés par vos diversions, que vous aviez accablés de votre modestie, tous ceux à qui vous aviez assuré que vous ne dureriez pas plus qu’un déjeuner de soleil, sont face à cette évidence, dont beaucoup déjà avaient conscience, se repassant le mot comme un secret.

Cette évidence, c’est votre œuvre. Je ne dis pas: vos livres, je ne dis pas: vos romans. Je dis: votre œuvre. Car ce que vous avez construit avec la nonchalance de qui semble ne pas y tenir, se tient devant nous, avec la force d’un édifice où tout est voulu et pensé, où l’on reconnaît à chaque page ce que les historiens de l’art appellent une palette, c’est-à-dire cette riche variété de couleurs que seule la singularité d’un regard unit.

La clarté était trompeuse, elle était un miroir où l’on se leurre, et le temps est venu pour vous de faire mentir votre cher Toulet. «Que mon linceul au moins me serve de mystère», écrivait-il. Votre linceul, lui, désormais vous révèle.

Nous devrons, pour vous entendre, à présent tendre l’oreille, et derrière les accords majeurs nous entendrons, comme chez Mozart, la nuance si profonde des accords mineurs.

Ce que votre politesse et votre pudeur tentaient de nous cacher, vous l’aviez mis dans vos livres.

Et ce sont les demi-teintes, le «sfumato» subtil, qui vont à présent colorer la surface claire.

Ce sont ces mille couleurs qui flottent comme sur de la «moire» précisément, dont Cocteau parlait en essayant de qualifier les blancs de Cézanne.

Nous ne vous découvrirons ni triste, ni sombre, mais derrière votre ardeur nous saurons voir une fièvre, derrière vos plaisirs une insatisfaction, et derrière votre bonheur quelque chose d’éperdu, de haletant, qui nous touche en plein cœur.

«C’est ainsi que vous avez noué avec les Français (…) une relation particulière, une proximité en humanité qui n’était qu’à vous

Nous entrerons dans le secret de cette âme qui s’est si longtemps prétendue incrédule pour comprendre qu’elle ne cessa d’embrasser le monde avec une ferveur mystique, débusquant partout, au cœur de son ordre improbable et évident, ce Dieu, au fond si mal caché, dont vous espériez et redoutiez la présence et qui, peut-être, dans quelque empyrée, vous fit enfin: «La fête continue

Vous ne nous aviez pas si bien trompés, il est vrai. Nous savons que votre conversation la plus personnelle était réservée à ces écrivains que fascinèrent les mystères du monde, et d’abord l’insondable mystère du temps.

Cheminer avec Saint-Augustin, Chateaubriand, Proust, c’est n’être point dupe des arcanes de la vie.

S’entretenir par-delà la mort avec Caillois, Berl, ou votre père, c’est frayer dans des contrées parfois austères où vous alliez nourrir la force de vos livres.

C’est dans ces confrontations intimes que vous alliez puiser cette énergie incomparable. Contrairement à Chateaubriand, encore lui, qui se désespérait de durer, vous avez cru qu’en plongeant au cœur des abîmes de la vie vous trouveriez la matière revigorante et universelle de livres où chacun reconnaîtrait sa condition, où chacun se consolerait de ses contradictions.

Et pour cela vous avez inventé, presque sans la chercher, cette forme nouvelle tenant de l’essai, de l’entretien, de la confession et du récit, une conversation tantôt profonde, tantôt légère, un art libertin et métaphysique.

C’est ainsi que vous avez noué avec les Français, et avec vos lecteurs dans tant de pays, une relation particulière, une proximité en humanité qui n’était qu’à vous.

Le courage de l’absolu dans la politesse d’un sourire.

C’est cela votre œuvre, elle vous lie à Montaigne, à Diderot, à La Fontaine et Chateaubriand, à Pascal et Proust, elle vous lie à la France, à ce que la France a de plus beau et de plus durable: sa littérature.

«Nous vous demandons pardon, Monsieur, de ne pas vous avoir tout à fait écouté, pardon pour cette pompe qui n’ajoute rien à votre gloire»

C’est le moment de dire, comme Mireille à l’enterrement de Verlaine: «Regarde, tous tes amis sont là.» Oui, nous sommes là, divers par l’âge, par la condition, par le métier, par les opinions politiques, et pourtant profondément unis par ce qui est l’essence même de la France: l’amour de la littérature et l’amitié pour les écrivains.

Et ce grand mouvement qu’a provoqué votre mort, cette masse d’émotion, derrière nous, derrière ces murs, autour de nous et dans le pays tout entier, n’a pas d’autres causes. À travers vous la France rend hommage à ce que Rinaldi appelait «la seule chose sérieuse en France, si l’on raisonne à l’échelle des siècles».

Évoquant, dans un livre d’entretien, votre enterrement, vous aviez écrit: «À l’enterrement de Malraux, on avait mis un chat près du cercueil, à celui de Defferre c’était un chapeau, moi je voudrais un crayon, un crayon à papier, les mêmes que dans notre enfance. Ni épée, ni Légion d’honneur, un simple crayon à papier

Nous vous demandons pardon, Monsieur, de ne pas vous avoir tout à fait écouté, pardon pour cette pompe qui n’ajoute rien à votre gloire. Avec un sourire auriez-vous pu dire peut-être que nous cherchions là à vous attraper par la vanité et peut-être même que cela pourrait marcher.

Non, cette cérémonie, Monsieur, nous permet de manifester notre reconnaissance et donc nous rassure un peu. Du moins puis-je, au nom de tous, vous rester fidèle en déposant sur votre cercueil ce que vous allez et ce que vous aviez voulu y voir, un crayon, un simple crayon, le crayon des enchantements, qu’il soit aujourd’hui celui de notre immense gratitude et celui du souvenir.

Je vous remercie.»

Magnifique discours!

Document envoyé par Yvette B., organisatrice du Club de lecture d’Isthmia (ma résidence).

Merci Yvette

Publié dans Actualité, Litterature | Pas de Commentaire »

Johnny, suite et fin. Un samedi avec Johnny

Posté par ENO filles le 10 décembre 2017

               Un samedi avec Johnny

Samedi 9 décembre 2017

Pendant 3 journées consécutives je suis restée collée à ma Télé. Un exploit !

J’ai regardé, écouté, photographié, enregistré… et je n’ai pas regretté.

Mais deux événements pareils simultanés ça n’arrive pas souvent.

J’ai subi ces deux disparitions tristement, comme beaucoup de Français.

Et j’ai trouvé respectueux de célébrer depuis chez moi, faute de ne pouvoir me déplacer, ces deux grands personnages, en écoutant tout ce qui était dit sur eux et en regardant les images de leur départ.

LA MORT

Une réponse de jean d’Ormesson

- « Si, à votre mort, on vous proposait de tout recommencer… ?
- Hors de question ! Une vie suffit, quand elle a été pleine. La pire des punitions pour l’homme serait d’être immortel. »…

Certes c’était normal et attendu. Jean d’Ormesson était âgé et a affronté récemment, dignement et avec discrétion cette maladie qui s’attaque à tous actuellement, le cancer, et qui laisse toujours des traces.

Le second, Johnny a lutté pendant des années contre ce même ennemi. Il s’est battu vaillamment et a laissé sa place avec courage.

Victor Hugo aurait dit de lui comme d’Hernani, je suis « Une force qui va ». Oui sans doute.

Victor Hugo était un grand homme de culture mais comme d’Ormesson, il ne méprisait pas le peuple et sa prétendue ignorance.

Je ne me souvenais plus de cette citation mais je connais celle-ci:

« Ceux qui vivent, ce sont ceux qui luttent ; ce sont
Ceux dont un dessein ferme emplit l’âme et le front.
Ceux qui d’un haut destin gravissent l’âpre cime.
Ceux qui marchent pensifs, épris d’un but sublime.
Ayant devant les yeux sans cesse, nuit et jour,
Ou quelque saint labeur ou quelque grand amour… »

Tous deux ont eu amour et labeur.

Tous deux ont eu cette chance qu’on appelle la vie.

Mais tous n’ont pas eu et n’auront peut-être jamais accès à la Culture.

« J’ai traversé le monde en première classe, j’ai eu beaucoup de chance, et le mot que je prononce le plus souvent, c’est le mot « merci ».

Encore une de ces belles phrases de Jean d’Ormesson. (J’en ai plein mon Citabook).

Et le Bonheur dans tout ça ?

«Je crois que si je passe pour l’écrivain du bonheur, c’est parce que je pense qu’il faut être heureux en dépit de tout le reste.» J d’O

HOMMAGE A JOHNNY

Ce samedi matin Johnny est partout.

Ce belge au nom américain est bien un monument français de la deuxième moitié du XXe siècle et du début du XXIe, qu’on le veuille ou non.

Des Champs-Elysées à l’église de La Madeleine, la foule immense a présenté samedi un impressionnant hommage à Johnny Hallyday. Une foule qui va de 7 à 77 ans (et plus) comme l’aurait écrit Hergé.

 IMG_1476

Chaque fois il s’inscrit dans une époque. Il est transgénérationnel. C’est son côté iconique.

Un dernier voyage grandiose pour un chanteur de légende.

Un dernier spectacle, c’était une volonté de Johnny.

D’un côté, des milliers des centaines de fans, de l’autre le cortège funéraire et 700 bikers  pour rappeler son amour de l’Amérique et de la moto.

 

Derrière la famille le groupe compact des amis.

IMG_1530

 

IMG_1454
Tristesse et joie de chanter ! Des larmes il y en a eu, mais aussi de la musique à tue-tête, des gens qui dansaient le rock comme s’il s’agissait d’une grande fête.

IMG_1485

Sur Paris, un froid glacial mais un soleil éclatant.
Mais à un moment les clameurs se sont tues. Une ferveur a gagné l’ensemble du public.

Je repense à ma jeunesse, mon appétit de vivre, mes premières rencontres, mes premières histoires d’amour.

SES CHANSONS

Son personnage avait un côté assez sexy et ses chansons séduisaient. Il sublimait les mots que lui avaient écrits ses paroliers. 230 sont des adaptations de titres étrangers.

Jusqu’au bout, le chanteur qui s’est éteint ce mercredi a travaillé sur un 51e album studio de « rock’n'roll », programmé pour sortir à l’automne 2018.

Le 17 mars 2017, Johnny Hallyday poste sur son compte Instagram une photo noir blanc sur laquelle il pose accroupi entouré de sa bande de musiciens.

« En studio pour un nouvel album « Fuck the cancer », annonce-t-il bravement, joignant le majeur levé à la parole. Les fans remarquent vite que le cliché, signé Renaud Corlouer, n’est pas récent et date de la tournée 2013-2014. Mais qu’importe !

Le chanteur a bien débuté à Los Angeles l’enregistrement de ce 51e album avec son fidèle guitariste :

« C’est la volonté de Johnny d’être dans une musique qui a bercé sa vie, la musique qu’il affectionne par-dessus tout, donc on travaille dans cette direction ».  Maxim Nucci.

Mais la maladie est devenue trop forte, il n’a pas pu enregistrer les deux derniers

Parmi ses paroliers on retiendra :

Charles Aznavour (Retiens la nuit)

Pierre Billon (J’ai oublié de vivre),

Gilles Thibault (Que je t’aime; Requiem pour un fou),

Michel Mallory (J’ai un problème; Noël interdit),

Pierre Delanoë (Derrière l’amour),

Jean-Jacques Goldman (Je te promets; Laura; J’oublierai ton nom),

Gérard De Palmas (Marie)

Michel Berger pour l’ensemble de l’album Rock’n'Roll Attitude.

Et lui ? Mais oui, il sait écrire des chan­sons 

Il dit en avoir écrit 200 (105 pour lui-même, dont 100 entre 1960 et 1984 et 13 pour onze autres interprètes). Cela replace l’idole des jeunes au centre du proces­sus de créa­tion

Quant à sa musique, c’était la sienne.  

EN SAVOIR PLUS

 

LA CEREMONIE RELIGIEUSE

IMG_1456

Dans un silence chargé d’émotion, le cortège arrive à l’église de la Madeleine.

 

IMG_1545

Le Président Macron a commencé son discours en haut des marches
Il a affirmé que son éloge c’était aussi « Pour le rock, pour que le Blues, Pour que le feu ne s’éteigne pas »…
Il a demandé à la foule d’Applaudir « Monsieur » Johnny Hallyday.

IMG_1467

Moment fort en émotion !
Qui peut refuser cet honneur ?

Tous rassemblés sous le regard bienveillant de leur idole.
Tous, un jour ou l’autre, nous avons retrouvé le sourire ou noyé notre tristesse avec les chansons de Johnny.

Tous différents, étudiants retraités, quatre générations ont eu à partager une musique, une chanson, une situation.

Voici les mots qui ont tourné dans ma tête à cet instant :

Dignité, Poésie, Symbiose, Osmose, amour, tendresse, générosité…
Le Président Sarkozy et Johnny « Je vais vous redonner « L’envie d’avoir envie »…

La cérémonie fut émouvante, raffinée, inattendue.

IMG_1506

On entendait la foule chanter.

IMG_1506b
D’autres stars du Rock ont eu eux aussi droit à des funérailles mémorables.

Elvis Presley mort le 16 août 1977 reste l’une des icônes culturelles majeures du XXe siècle.

David Bowie mort le 10 janvier 2016 s’est imposé comme un des artistes musicaux les plus originaux, les plus importants et novateurs de la musique pop et rock.
Chuck Berry mort le 18 mars 2017 est l’un des pionniers du rock‘n’roll.

Et maintenant Johnny Hallyday. S’il ne fut pas le premier à chanter du rock en France, il fut, en 1960, le premier à populariser le rock ‘n’ roll dans l’Hexagone. Et je fais partie de cette génération.

 

Lors de l’Homélie, pendant la cérémonie religieuse, le prêtre a repris les mots de la chanson « Que je t’aime… », un thème tout à fait adapté.

Il a cité la Lettre de saint Paul : « Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimé… »

Et encore quelques bribes de son discours restées en ma mémoire :

« Avec une poignée de terre il a créé le monde

Puis il a créé l’homme et la femme, et l’amour …»

DIGNITE DE LA FAMILLE
Toutes les vies de Johnny étaient ici réunies.

NATHALIE ET SYLVIE
Sylvie, la compagne des années yéyé
Nathalie, la compagne des années sages

LAETITIA ET LES FILLES
Et Laëtitia, son miracle, comme il l’appelait.

Un baiser au cercueil
La saga Hallyday continue sans son patriarche.

DAVID

Puis le convoi quitte la Madeleine.

Sous les cris de la foule, le corbillard s’éloigne de l’église, vraisemblablement pour retourner au funérarium du Mont-Valérien.

La dépouille de Johnny Hallyday s’est envolée pour Saint-Barthélemy ce dimanche matin (heure de Paris).

L’inhumation se déroulera  lundi après-midi, soit lundi soir heure de Paris.

IMG_1537

 

QUELQUES PHRASES GLANEES PENDANT LA DIFFUSION DE LA CEREMONIE

Il tenait sa couronne des bas quartiers mais à force de travail petit à petit il a gagné un public très large.

Malgré tout ça il reste sympa humble. Il est conscient de ce qu’il était, simple.

Ça lui a donné une épaisseur.

C’est comme ça qu’on fabrique un destin.
C’est un personnage du roman français qu’il a lui-même construit.
C’était un feu, une intensité en permanence.
Je suis gourmand de cette vie magnifique.

Une Overdose de rêve… pour qui ? Pour lui ? Pour nous ?
Derrière le personnage on sait toujours ce que l’homme était : Johnny Hallyday ou la France rock ‘n’ roll.

 

DOCUMENTS Le Figaro Culture

 « Emmanuel Macron salue «M. Johnny Hallyday», «un destin français»

« Hommage à Johnny Hallyday : requiem pour un fou de rock’n'roll

« Hommage à Johnny Hallyday : toutes les stars ou presque rassemblées à la Madeleine »

« Hommage à Johnny Hallyday: dans Paris, la foule communie avant la cérémonie

« Les musiciens de Johnny Hallyday ont joué toute la musique qu’il aimait »

« Saint-Barthélemy se prépare à accueillir Johnny Hallyday pour l’éternité »

Vingt chansons de Johnny Hallyday qui ont marqué l’histoire

 

Je vais terminer mon article par cette citation de Jean d’Ormesson (Qu’ai-je donc fait?, éd. Robert Laffont, 2008)

«Je n’écris, pour ma part, ni un roman ni des Mémoires. J’essaie de comprendre le peu que j’ai fait et comment tout cela s’est emmanché. Je n’écris pas pour passer le temps ni pour donner des leçons. Je n’écris pas pour faire le malin ni pour ouvrir, comme ils disent, des voies nouvelles à la littérature.

«Pouah! Je n’écris pas pour faire joli ni pour défendre quoi que ce soit. J’écris pour y voir un peu plus clair …»

J’espère vous avoir également éclairés.

Et si vous avez quelque chose à me dire, écrivez-le ici, en commentaire. Merci d’être allés jusqu’au bout.

Publié dans Actualité, Litterature, Musique | 1 Commentaire »

Dimanche 10 décembre 2017 Anniversaire de la remise du Prix Nobel à Albert Camus

Posté par ENO filles le 10 décembre 2017

Mémoire
Discours d’Albert Camus pour la réception du prix Nobel de littérature, donné à Stockholm le 10 décembre 1957.
Le prix lui a été décerné pour « l’ensemble d’une œuvre qui met en lumière les problèmes se posant de nos jours à la conscience des hommes ».23 oct. 2012
ALBERT CAMUS Nobel 1957

Albert Camus – Discours de réception du prix Nobel, 1957 – YouTube

https://www.youtube.com/watch?v=M5QD-32MCv4
Merci à Sylviane BORDONADO  de l’avoir signalé
Albert Camus, prix Nobel de littérature (FranceArchives)

https://francearchives.fr/commemo/recueil-2007/38875

Lorsque Camus reçoit à l’âge de 44 ans le prix Nobel, sa première réaction publique est de proclamer que « C’est Malraux qui aurait dû l’avoir ». C’est une élégance de grand seigneur mais aussi une façon d’anticiper le jugement qu’il prête aux intellectuels et aux écrivains, parisiens. Camus intériorise d’autant mieux cette …

Mon précédent article. Cliquez sur le lien

2013.11.13 Il y a 100 ans naissait Albert Camus

Posté par ENO filles le 13 novembre 2013

ALBERT CAMUS dossier

EXTRAIT DE MON ARTICLE

« En recherchant mes livres je me suis aperçue qu’aucun n’était annoté comme le sont tous les autres de ma bibliothèque. Je l’avoue, je n’ai pas retrouvé beaucoup de résonnance dans les livres de Camus à l’époque où je les ai lus. Mais il n’est pas trop tard. C’est l’occasion ou jamais. En attendant je me contenterai d’adresser ici un hommage à l’écrivain et au poète.

Certains ont dit qu’il était le philosophe des Terminales. C’est très réducteur certes mais en même temps ceci prouve qu’il est incontournable dans le bagage philosophique des bacheliers.

Si j’ai longtemps partagé son utopie sur le bonheur des hommes , surtout dans ma jeunesse, la période où tous les rêves sont permis, la vie s’est chargée de me démontrer qu’il faut, sans doute y croire, et agir… pour pouvoir apporter sa modeste pierre à cette construction imaginaire dont la fragilité est démontrée chaque jour.

Quant à son rêve d’humanisme, chacun garde le même, enfoui au fond, tout au fond de lui, avec l’espoir que tout homme aura un jour droit au bonheur et a sa part de gâteau. Mais personne ne sait comment faire. Je suis trop petite pour mettre en œuvre ce magnifique rêve… »

 

A écouter et à télécharger avec Fluvore.com

L’Étranger lu par Albert Camus
Ajoutée le 27 oct. 2016 Texte intégral lu par Albert Camus en avril 1954.
En juin 1942, paraît un court roman L’Étranger. L’auteur est un inconnu de 28 ans qui allait non seulement modifier l’histoire de la littérature française, mais aussi celle de la philosophie du XXe siècle avec la formulation du sentiment de l’absurdité du destin humain. Les 7, 8 et 9 avril 1954, Albert Camus enregistre l’intégralité de son texte pour la radio nationale (O.R.T.F). Il reçoit le prix Nobel en 1957. Frémeaux & Associés et l’INA (Institut National de l’Audiovisuel) en accord avec Gallimard ont décidé de restaurer cet enregistrement et de mettre à la disposition du public, la lecture sonore de ce chef-d’œuvre par son auteur.

Audiobook

L’Étranger – Albert Camus (audiobook + texte/sous-titres)  
https://www.youtube.com/watch?v=r85TpcuwBxY

 

Publié dans Actualité, Litterature | Pas de Commentaire »

Tu es mon autre

Posté par ENO filles le 6 janvier 2016

 

Jean a envoyé une vidéo très intéressante et je veux à mon tour en faire profiter tous mes amis du Blog. Merci Jean

Je suis comme toi . On ne se refait pas :) )

 

Image de prévisualisation YouTube

 Voici son message

Mon amie Maria, prof de français à Sopron (Hongrie) m’a envoyé cette vidéo superbe où deux jeunes Hongroises chantent en français :  « Tu es mon autre » !

J’aime vous faire partager mes émotions, même si je vous donne parfois de tristes nouvelles. On ne se refait pas !

Jean Weingaertner JWG

Publié dans Actualité, France | Pas de Commentaire »

Bac 2015

Posté par ENO filles le 17 juin 2015

Pour une fois je suis d’accord avec le Ministre de l’Education nationale Najat Vallaud-Belkacem

Le bac est le moment de vérité pour les élèves de terminale.

« Il est important pour les élèves d’avoir ce moment de vérité qu’est le contrôle final, ce moment où on est mis à l’épreuve, au sens propre du terme », ou l’on doit prouver ses connaissances en un minimum de temps.

Le contrôle continu est le moyen pour les profs de s’assurer à tout moment de la bonne communication du savoir aux élèves et pour les élèves de vérifier leurs acquis ou leurs manques et de les combler immédiatement.

L’Epreuve de philosophie du mercredi 17 juin est sans doute l’épreuve qui inquiète le plus les élèves. Et à juste raison. L’âge et le manque de maturité des apprenants en est la principale raison.

Souvent ils se contentent d’ingurgiter sans en apprécier l’importance, des sujets, des avis de philosophes et les citations exigées pour valider leurs connaissances.

Mais la vie s’apprend jour après jour. Et la philo c’est sérieux, c’est la connaissance de la vie. Et pour citer Rimbaud, « on n’est pas très sérieux quand on a 17 ans ».

Cette inquiétude fait bien l’affaire des libraires : les annales de philo font partie de leurs meilleures ventes. 

Art, politique, morale… L’art, la liberté, le bonheur, Platon, Kant et Descartes : « le spectre est large et l’intitulé du sujet peut désemparer ».

Je vous invite, si vous ne l’avez déjà fait, à découvrir certains des sujets des épreuves de philosophie .

En section S :

« Une œuvre d’art a-t-elle toujours un sens ? »

« La politique échappe-t-elle à l’exigence de vérité ? ».

En L :

« Respecter tout être humain, est-ce un devoir moral ? »

« Suis-je ce que mon passé a fait de moi ? »

En ES :

« L’artiste donne-t-il quelque chose à comprendre ? »

« La conscience de l’individu n’est-elle que le reflet de la société à laquelle il appartient ? »

Autant de questions qui appellent à des références d’actualité, mais surtout à des auteurs classiques de Platon à Bergson. Ca vous rappelle quelque chose? Sauriez-vous y répondre ?

A partir du 7 juillet 2015, Linternaute.com publie les résultats du baccalauréat 2015 gratuitement, par candidat et par académie.

EN ATTENDANT

Seriez-vous capable d’avoir le baccalauréat aujourd’hui ? Auriez-vous une mention, ou seriez-vous recalé s’il fallait plancher sur un sujet de math, d’histoire, d’anglais ou de philo aujourd’hui ? Alors testez vos connaissances matière par matière, sujet par sujet.

 Sélectionnez le test que vous souhaitez passer : cliquez sur l’image de votre choix

Test philo

test Bio-SVT Test Maths test physique chimie

Test anglais test histoire

 

Quiz : Bac 2015 : testez votre niveau en Philo

J’ai essayé la philo: Test 20/20: c’est normal.

La philo c’est la vie et la vie ça s’apprend jour après jour. J’ai beaucoup appris avant et voilà où j’en suis aujourd’hui .

Mon test de philosophie

 

Je vais m’atteler aux sujets de philo.  Je suis bien embarrassée pour traiter un sujet plutôt qu’un autre.

Celui de mon bac  en 1960 était « Croire ou savoir« . Et bien j’en suis toujours là. Ma conclusion fut: « Et après tout qu’en sais-je? », histoire de ne pas froisser le savoir de mon correcteur et de ne pas fausser la note. Ca a bien marché big_emoticone217

 

Pour rire un peu, mais gentiment: on a eu aussi notre lot. Alors!

J'y crois pas

Accrochez-vous !

Pendant que les candidats au bac 2015 planchent, retour sur quelques perles trouvées dans les copies de 2013 (lu sur LIBERATION du 18 juin 2013)
«Un octogénaire est une figure géométrique avec huit côtés»

Quelques perles du bac, piochées dans Brèves de copies de bac, publié aux éditions Chiflet &Cie :

«La devise de la France est : liberté, égalité, fécondité.»

«On emploie l’adjectif vénal pour les maladies du sexe.»

«Un médicament comprend un principe dit actif et des excitants.»

«Nous ne savons pas exactement combien de temps a duré la guerre de santan. On pense que c’est à peu près 50 ans.»

«L’atome a été découvert en Savoie.»

«Un plébiscite est une maladie de la plèbe.»

«L’Otan est un vent qui souffle dans notre région du sud-ouest.»

«Les électrons vont où ils veulent, c’est pourquoi on parle d’électrons libres.»

«Une année-lumière est l’énergie que dépense un humain en une année pour s’éclairer.»

«Il est très difficile de trouver où commence un cercle.»

«Une ligne peut être perpendiculaire, droite, parallèle, courbe… Mais c’est pas elle qui décide.»

«Les Antilles sont entourées par la mer des Caïmans.»

«Les événements de mai 68 sont arrivés parce que le peuple ne voulait plus faire la guerre mais l’amour.»

«La science qui s’occupe des ancêtres se nomme la gynécologie.»

Faut-il être cultivé pour apprécier une œuvre d’art ? «Quand sur un tableau je vois une belle nana, avec tout ce qu’il faut, je n’ai pas besoin qu’on m’explique que ce sont des fesses ou des nichons.»

«Pendant la Guerre froide, deux blocs s’affrontent : un bloc chaud, les Etats-Unis avec Miami et ses plages et un bloc froid, avec la Russie et ses immensités de glace, la Sibérie.»

«Un octogénaire est une figure géométrique avec 8 côtés.»

«Un cercle est une droite en forme de rond.»

«Freud a beaucoup écrit sur son sexe.»

«On reconnaissait Gandhi car c’est le seul homme d’Etat à s’habiller en paréo.»

«Nous n’avons plus le temps de faire des plans sur la moquette.»

«A l’époque, ça se bataillait ferme entre l’orient musulman et l’oxydant chrétien.»

«Les spermatozoïdes ont une queue comme un gouvernail pour se diriger vers l’ovule la plus jolie.»

En voici d’autres transmises par notre ami Jean. ( il y en a tellement que certains en font des livres !)

HISTOIRE

- Les soldats se cachaient pour éviter l’éclatation des obus… avec raison !
- Les avions lançaient des espadrilles contre l’ennemi : diminution des risques collatéraux !

- A la fin, les hommes commençaient à en avoir marre d’être tués : on les comprend!
- Après la défaite, les Français prirent comme chef le maréchal Pétrin : on y était!
- Le 11 novembre, tous les morts de la guerre fêtent la victoire : d’où le nombre de participants !
- Sur les champs de bataille, on voit les tombes de ceux qui sont tombés, c’est pourquoi on les appelle des pierres tombales : Les bras nous en tombent !

MOYEN AGE
- Les paysans étaient obligés de jeûner à chaque repas : le régime avant l’heure !
- La famine était un grave problème pour ceux qui n’avaient rien à manger : J
- Au Moyen Age, la bonne santé n’avait pas encore été inventée : mais que font les chercheurs ???
- Les Moyenâgeux avaient les dents pourries comme Jacquouilles : c’est ça la culture J
- La mortalité infantile était très élevée sauf chez les vieillards : eh oui !

JEANNE D’ARC
- Son nom vient du fait qu’elle tirait à l’arc plus vite que son ombre : comme un certain …

- On l’appelait « La Pucelle » car elle était vierge depuis son enfance : sans voix !
- Jeanne détestait les Anglais à qui elle reprochait de l’avoir brûlée vive : les fameuses visions!

SVT
- Une bouteille d’eau explose s’il gèle car, sous l’effet du froid, l’eau devient un explosif à d’où la prolifération…

- Le passage de l’état solide à l’état liquide est la niquéfaction : exemple ?
- Quand on a un corps et qu’on le lâche, il se casse la gueule : imparable !

- Un kilo de Mercure pèse pratiquement une tonne. Hum, et un kilo de plumes … ?
- Le cheval-vapeur est la force d’un cheval qui traîne sur un kilomètre un litre d’eau bouillante. Ma préférée !
- Un avion dépasse le mur du son quand l’arrière va plus vite que l’avant : j’attends la démonstration …
- Les atomes se déplacent dans le liquide grâce à leur queue en forme de fouet : comparaison avec ???
- La climatisation est un chauffage froid avec du gaz, sauf que c’est le contraire : évident non ?

CHIMIE
Le gaz sulfurique sent très mauvais. On n’a jamais entendu une odeur pareille : ah, les sourds !
- Pour rendre l’eau potable, il faut y ajouter de l’alcool à 90° : explication de l’augmentation de l’alcoolémie
- L’acier est un métal plus résistant que le bois. !

MATHÉMATIQUES
- Un polygone est une figure qui a des côtés un peu partout : dur à rassembler…
- Pour trouver la surface, il faut multiplier le milieu par son centre : oui, avec « une aspirine pour 2″ svp…
- Cette figure s’appelle un trapèze car on pourrait y suspendre quelqu’un : à chacun ses références…
- Un triangle est un carré qui n’a que trois bordures… un jardin quoi !

SCIENCES ET NATURE
- Le chien, en remuant de la queue, exprime ses sentiments, comme l’homme : à vérifier!!

- Les lapins ont tendance à se reproduire à la vitesse du son : nous revenons à Jeanne d’Arc..
- Pour faire des œufs, la poule doit être fermentée par un coq : d’où l’odeur..
- L’artichaut est constitué de feuilles et de poils touffus plantés dans son derrière : ça manque d’exemple

LE CORPS HUMAIN
- Le tissu tissé autour de notre corps est le tissu tissulaire… C’est cousu de fil blanc !
- Le tissu cellulaire est le tissu que les prisonniers fabriquent dans leur cellule… toujours plus fort…
- Le fessier est un organe en forme de coussin qui sert à s’asseoir… fini les « galettes » sur les chaises…
- C’est dans les chromosomes qu’on trouve le jeune homme génome… celle-là il fallait la trouver!
- Quand on a mal en haut du derrière c’est qu’on a un long bagot… plus bas c’est un ???
- Les ambidextres sont des gens qui ont dix doigts à chaque main. Et les orteils… ?
- L’os de l’épaule s’appelle la canicule. …j’ai très chaud!
- C’est dans les testicules que se développent les supermatozoïdes…après superman les…
- La femme a un sexe pareil que l’homme, mais rentré à l’intérieur … dans toute femme, il y a un homme qui sommeille!
- Quand une femme n’a plus de règles, c’est la mésopotamie… ainsi, elle peut aller combattre en Syrie ou en Irak…
- L’alcool est mauvais pour la circulation. Les ivrognes ont souvent des accidents de voitures !
- Au cours de la respiration, l’air rentre par devant et ressort par le derrière … Ah ! Enfin l’origine des flatulences !

LES MALADIES
- Pour aider les enfants à aller aux toilettes, on leur met des suppositoires de nitroglycérines.

Séverine, 20 ans, Ecole de soins infirmiers, ça explique les selles explosives des nourrissons.

- La plus contagieuse des maladies est la vermicelle…  Désormais, plus jamais de soupe!
- Quand on a plus de dents, on ne peut mâcher que des potages… je veux voir!
- L’opération à cœur ouvert, c’est quand on ouvre la poitrine de la tête aux pieds… ouf!
- A l’école le médecin est venu pour le vaccin anti-titanic àCe qui évite les naufrages
- Dans les écoles, les médecins vaccinent contre le BCBG… d’où la recrudescence de la tuberculose

VOCABULAIRE

- Quand on est amoureux de sa mère, c’est le complexe d’Adipeux…pauvre Œdipe !
- Quand on ne veut pas être reconnu, on voyage en coquelicot… avec incognito …c’est plus sympa.

- Le métier des fonctionnaires consiste à fonctionner… ils apprécieront…

- Les hommes qui ont plusieurs femmes sont des polygones : éparpillés de tous côtés,  on y revient…

 

Publié dans Actualité, Baccalauréat | Pas de Commentaire »

5 minutes de bonheur… Après les bisous, les compliments

Posté par ENO filles le 2 juin 2015

 

Que le monde est bon!

 Prenez le temps de regarder cette petite vidéo , cela fait vraiment du Bien !!

Parce que vous aussi vous êtes SUPER…!!!

Image de prévisualisation YouTube

merci vous etes super

Merci Marie-Françoise. Ca fait du bien, au petit-déjeuner

 

 

 

Publié dans Journée de la gentillesse | Pas de Commentaire »

11 janvier 2015 15heures – Où est Charlie ?

Posté par ENO filles le 11 janvier 2015

 

Aujourd’hui Dimanche 11 janvier 15h, le Monde entier s’est rassemblé à Paris, en Province et dans tous les autres pays amis, pour dénoncer cet attentat criminel contre la liberté de la Presse et la Liberté en général.

Aujourd’hui tout le monde veut être Charlie. Mais qui est Charlie et où est Charlie?

Il y a toujours un Charlie dans notre Univers. Mais il nous faut le chercher. Ce n’est pas si simple.

Nous, nous en avions un. Il était là, tout proche, bien en vue, la mine acérée de son crayon pointée vers l’actualité et l’humanité.

Où est Charlie

Qui était ce Charlie-là ? Un défenseur des valeurs de l’homme ? Un éducateur du peuple ? Ou tout simplement un iconoclaste de talent, provocateur et joyeux ?

Peu importe. Etait-ce sage de provoquer des individus incapables de respecter cette valeur essentielle défendue par le monde entier, la Liberté ?

La sagesse ce n’est ni l’intelligence, ni la connaissance, c’est de savoir faire face. Et de l’utiliser avec son talent.

Nos caricaturistes connaissaient les risques mais les ont peut-être minimisés.

« La liberté est un droit, l’égalité est un idéal et la fraternité est un devoir » – Ces mots je l’es ai entendus ce matin même dans l’émission « Islam ».

Et l’Humour n’est pas forcément le moyen idéal pour défendre ces valeurs.

D’ailleurs le nombre des lecteurs de ce magazine était bien réduit en rapport avec les personnes qui défilent aujourd’hui au nom de ces mêmes valeurs.

Charlie, c'est moi       Maintenant que nous avons trouvé Charlie

qu’en sera-t-il et qu’allons-nous faire aujourd’hui ?

                 ***       

Voici plus de 25 ans, l’illustrateur Martin Handford sortait le premier ouvrage de sa série fétiche, Où est Charlie?...

Ce sont des livres où les lecteurs sont mis au défi de « trouver Charlie », le personnage éponyme, avec son pull-over et son bonnet à rayures rouges, dans une image bourrée d’une foule de fausses-pistes.

Ou est Charlie les livres

Pas facile dans une foule compacte de se frayer un chemin.

Mais le nôtre de Charlie laissait des indices partout…

La haine et la vengeance sont vectrices de patience, de la ténacité et de victoire.

La mule du Pape a mis 7 ans pour se venger. Certains peuvent aller beaucoup plus loin. Et aujourd’hui çà s’est encore vérifié.

Pour vous changer les idées, je vous invite à retrouver Charlie, cette BD que tout le monde a approchée un jour, à l’école c’est sûr ! Si vous en avez un exemplaire chez vous, ressortez-le.

Dans le livre de votre choix, vous pouvez balayer la page de haut en bas ou vous concentrer sur certains endroits, où il a le plus de chances de se cacher (dans les douves d’un château, sur un ballon dirigeable…).

Aucune de ces méthodes n’est particulièrement efficace.

D’où la question qui s’est mise à tarauder le journaliste Ben Blatt : « Et s’il y avait un meilleur moyen? »

Pour vous entrainer, je vous propose de vous rendre sur Slate.com ou Ben Blatt assure avoir trouvé  « la stratégie infaillible pour trouver où est Charlie » :

« Je savais que Handford avait placé un Charlie dans tous ses dessins et, d’expérience, je savais aussi que tous les gens –même quand il s’agit d’individus dont le métier consiste à cacher des personnages dans des images sournoises– ont certaines tendances à la régularité, qu’elles soient conscientes ou inconscientes ».

Le hasard absolu est difficile à atteindre, même si vous le désirez très fort et, à en croire Handford, l’imprévisibilité n’est pas forcément son objectif.

«Quand je travaille sur un dessin, j’ajoute Charlie quand j’ai le sentiment d’avoir trouvé un bon endroit où le cacher», avait-il expliqué à Scholastic.

Dès lors, je me suis demandé s’il était possible de devenir un as de Où est Charlie? en modélisant les habitudes de Handford.

 

Modélisons Charlie

Pour y répondre, j’ai fait ce qu’aurait fait tout mathématicien hermétique au ridicule en public: pendant trois heures, je me suis installé dans un coin d’un coin d’un Barnes & Noble [grande chaîne de magasins de livres] et, mètre ruban en mains, j’ai compulsé les sept tomes de Où est Charlie.

Voici la cartographie née de mon expérience.

Cliquez sur l’image pour l’agrandir

Si cela peut ne pas sembler flagrant à première vue, mon intuition de départ –qu’il y avait un meilleur moyen de trouver Charlie – s’est révélée exacte.

Bien sûr, Charlie ne se cache pas à tous les coups au même endroit, les lecteurs auraient trouvé depuis longtemps la technique si elle était si évidente.

Ce que nous montre cette carte, par contre, c’est que 53% du temps, Waldo se cache dans une des deux bandes, larges de 3,8 cm, telles que représentées ci-dessous –l’une commençant à 17,8 cm du bord inférieur de la page et l’autre à 7,6 cm.

Ce qui fait que, pour trouver Charlie sur n’importe quelle page, une bonne stratégie consiste à vous concentrer d’abord sur ces deux bandes, avant de balayer d’autres zones. Même si ces bandes ne sont pas particulièrement étroites, elles le sont suffisamment pour ne pas rater Charlie; et, dans plus de la moitié des cas, il y sera.

Pour tester l’efficacité de ma technique, j’ai débauché deux de mes collègues de Slate pour un redoutable match de « Où est Charlie? », portant sur les 11 dessins du premier tome. L.V. Anderson s’y est attelée avec la bonne vieille méthode du balayage global, tandis que Dan Kois l’a fait armé de mes observations (et d’un mètre). Cette vidéo vous montre la décisive victoire de Dan:

Vous êtes peut-être en train de vous demander: ces résultats sont-ils vraiment sérieux? Certes, il est toujours tentant de trouver des régularités là où il n’y en a pas, et c’est d’autant plus facile à faire quand il n’y a que 68 points à analyser: l’échantillon est faible. Mais la probabilité que l’une de ces deux bandes contienne plus de la moitié des Charlie est remarquablement réduite: moins de 0,3%. En d’autres termes, ces résultats ne sont pas une coïncidence. Si Charlie s’y trouve, c’est qu’il y a une raison.

 (Une remarque rapide sur ma méthodologie: les livres que j’ai examinés sont les sept tomes «primaires».

Si, au fil des ans, Handford a produit divers livres-jeux et autres hors-série, le canon officiel de Charlie, tel que je le définis, est constitué de ces sept volumes originaux.

Par ailleurs, les versions actuelles des cinq premiers volumes sont des «Nouvelles Éditions», publiées à partir de 1998.

Cela fait donc quinze ans que Charlie s’y cache.

Si vous avez un « Où est Charlie? » sur vos étagères, il y a de grandes chances que ce soit une de ces versions.

Ce qui fait que, pour mon analyse, je me suis penché sur ces éditions-là, et pas sur les éditions originales.

La majorité des dessins de la série s’étendent sur une double page d’environ 63,6 x 25,4 cm, et je n’ai intégré que ces pages dans mon analyse.

Pourquoi es-tu là Charlie?

Pour l’instant, nous nous sommes donc occupés de la question où est Charlie.

Une autre, plus troublante, reste à examiner: celle du pourquoi Charlie est à cet endroit-là. Dis-moi, Charlie, pourquoi te caches-tu le plus souvent dans ces deux bandes?

Pourquoi n’es-tu que rarement dans les coins?

Pourquoi ne te trouve-t-on quasiment jamais en plein milieu? Pourquoi, Charlie?

J’aurais aimé pouvoir poser directement la question à Charlie ou, à défaut, à Martin Handford, mais l’illustrateur, par le biais de son attaché de presse, n’a pas voulu être interviewé pour cet article.

Ce qui ne me laisse que des conjectures pour expliquer les penchants de Charlie.

Commençons par les contraintes techniques auxquelles Handford a dû se plier dans la conception de ses livres. La plupart des doubles-pages comportent une «carte-postale» de Charlie, dans le coin supérieur gauche de l’image. Il est évident que Charlie ne peut pas s’y trouver. Pourtant, on ne tombe sur Charlie dans le coin droit qu’à quatre reprises, soit un peu moins que si sa cachette avait été placée de manière purement aléatoire. Ce qui laisse entendre que la carte-postale ne prive en rien Handford d’un quelconque territoire fétiche.

L’aversion des extrêmes et du centre

En général, Handford évite de placer Charlie tout en bas de la page, ce qui m’incite à théoriser que le placement de Charlie n’est, globalement, qu’une fonction de deux facteurs: l’aversion des extrêmes et l’aversion du centre.

Si l’on pense s’attendre à ce que Charlie se cache, dans 25% des cas, à deux centimètres des bords supérieur et inférieur, dans toutes les pages, il ne s’y trouve que dans 12% des cas.

Plus surprenant, le fait que Charlie soit aussi si peu souvent au milieu.

Il est possible que Handford évite les coins et le milieu par peur que cela ne ressorte pas très bien à l’impression.

Pour autant, il arrive que Charlie s’y trouve, ce qui restreint la portée de cette hypothèse. A mon avis, Handord évite surtout des emplacements qui pourraient sembler trop évidents –le centre et les coins, là où les adultes et les enfants ont le plus de chances de commencer leur quête.

Mais si cela rend Charlie plus difficile à trouver pour ceux dont les yeux se dirigent spontanément vers ces endroits, une fois que vous avez compris qu’il a peu de chances de s’y cacher, votre traque n’en devient que plus facile.

Isoler de telles régularités n’est en rien une critique du travail de Handford.

Si vous êtes assez fou pour suivre mes conseils et aller à la recherche de Charlie un mètre à la main, non seulement on vous regardera de travers –faites-moi confiance–, mais vous raterez aussi bon nombre des blagues visuelles, très malines, du dessinateur (une ligne d’arrivée où les coureurs arrivent des deux côtés, une arche remplie d’animaux s’envolant d’un zoo) qui font tout le sel de l’expérience Où est Charlie?, autant, sinon davantage, que la découverte du petit personnage.

Maintenant, si vous devez participer à un concours de Où est Charlie?, utilisez ma méthode. Sinon, votre chasse sera bien plus rigolote si vous faites comme si vous n’aviez rien lu.

Ben Blatt (journaliste à Slate.com -Traduit par Peggy Sastre)

Source: Slate

 

Publié dans Actualité | 1 Commentaire »

Je suis Charlie … Il était Charb

Posté par ENO filles le 9 janvier 2015

« Je n’ai pas l’impression d’égorger quelqu’un avec un feutre. Je ne mets pas de vies en danger. Quand les activistes ont besoin d’un prétexte pour justifier leur violence, ils le trouvent toujours » - Charb dans une interview pour Le Monde, 2012

Charb

Un extrait du Journal Sud-Ouest du 22/09/2012

Charb : « Ce ne sont pas des excités, extrêmement minoritaires, qui vont nous dicter la ligne éditoriale de Charlie Hebdo.  »

© Photo AFP FRED DUFOUR

C’est par la police que Charb, le directeur de Charlie Hebdo, a été prévenu de l’arrestation, ce samedi matin à La Rochelle, d’un homme ayant appelé, sur internet, à sa décapitation.

Joint par Sud-ouest.fr, il assure ne pas paniquer.

« Et ne regrette en aucun les choix éditoriaux de Charlie Hebdo ».

Interview

Sud-ouest : « Comment avez-vous perçu cet appel à votre décapitation. On est plus dans la plaisanterie d’une caricature »

Charb: « Pour ces gens qui appellent au meurtre et qui manifestent violemment, ça n’a jamais été une plaisanterie. Nous, on reste dans la plaisanterie. Eux n’ont jamais fait partie de la plaisanterie. Mais des fous paranoïaques, il y en a toujours eu. Qu’ils se réclament de l’Islam ou d’autre chose, ils sont ultra-minoritaires. Maintenant, la police fait son travail.

Vous vous attendiez à une telle escalade? J’étais surpris qu’il n’y ait pas déjà de menaces de mort. Je n’ai pas tout dépouillé, mais j’ai dû en recevoir une par… « 

 

 

Publié dans Actualité | Pas de Commentaire »

Je suis Charlie

Posté par ENO filles le 8 janvier 2015

    Jeudi 7 janvier 2015

Image de prévisualisation YouTube

Indignez-vous! Réagissez!

Ils croquaient l’actualité à pleines dents et offraient aux lecteurs un regard parfois incisif sur les évènements. Aujourd’hui ils sont morts.

Des voeux prémonitoires

Mais on ne gagne pas La Guerre avec l’humour. C’est juste un moyen d’alerter l’opinion.

arme le rire

Les dessinateurs de la liberté champions du rire et du crayon, ont péri par des armes qui n’étaient pas les leurs.

 

morts de rire morts de rire2

morts de rire

 

Une mort bête et méchante

Vous n’aurez pas ma liberté de pensée…

Image de prévisualisation YouTube

La seule victoire c’est la liberté d’expression. C’est ce que nous avons de plus cher dit-on !  Mais pour moi cela ne suffit pas.

La révolte c’est avant qu’il faut la faire, ce n’est pas après…

On ne gagne pas la guerre avec les grandes idées. On les enseigne. Je les ai enseignées. C’est seulement de la philosophie. Les nobles idées de la République sont celles mêmes qui nous conduisent à la défaite.

Ça me fait rire tout ça, mais ce n’est pas un rire joyeux, pas plus que ne l’était le rire des victimes de la liberté de pensée.

Et maintenant! Où est Charlie? (une série connue de tous)

 

Ou est Charlie

 

On ne change pas la liberté de pensée.

Et en face de nous il y en a qui la revendiquent aussi et qui se battent pour leurs idées. Ils ne se contentent pas de discourir.

Mon blog ne se veut absolument pas politique. Mais là, devant la symbolique très forte de cette attaque perpétrée contre la France, à travers ce qu’elle a de plus cher… « La liberté d’expression » et à mon avis ce n’est pas suffisant je vais participer à l’indignation mondiale .Ce qu’il faut c’est agir au quotidien pour la protéger et non pas se laisser bercer par des paroles utopistes et amollissantes.

 

blogueur

Je ne suis ni écrivain, ni dessinateur, ni musicien et je n’ai qu’une façon de m’exprimer: la langue française orale et ici écrite, celle que j’ai parlée toute ma vie, celle que j’ai apprise à l’école et celle que j’ai enseignée.

Alors lisez-moi ou pas, c’est comme vous le souhaitez, mais je tiens à exercer ici, moi aussi, ma liberté de parole.

« Encyclopédie mondiale » selon les uns ou « Poubelle » selon les autres, le WEB conserve l’Histoire de l’Humanité telle que des tas de gens la perçoivent et la communique. Certains textes parfois nous interpellent plus que d’autres et je tiens à y laisser ma trace.

Ce qui s’est passé

Le siège du journal Charlie Hebdo (Paris, XIe) situé boulevard Richard-Lenoir à Paris

Le siège du journal Charlie Hebdo

a été attaqué par des hommes armés ce mercredi 7 janvier vers 11h30.

Cabu, Charb, Tignous et Wolinski, les quatre dessinateurs renommés ont été victimes de cette attaque armée soigneusement préparée.

les 4 dessinateursCes quatre décès s’ajoutent à la liste des huit autres annoncés par les autorités et qui provoque une onde de choc dans l’univers du dessin de presse.

Un peu de Cabu

Des hommes armés ont fait irruption dans les bureaux, tirant à l’arme automatique et au lance-roquette. Une trentaine de coups de feu ont été tirés faisant 12 morts, dont deux policiers.

La police a mis en place un appel à témoins au numéro vert 08 05 02 17 17.

Zemmour et Houellebecq doivent sabler le champagne en ce moment…

Et c’est pas fini…

Quand la guerre est là il faut la gagner.

Doit-on se battre pour les idées ou avec les idées?

Appelez-moi Charlie !

 

Kader hamiche

Je vous invite à lire cet article de Kader Hamiche. Je vous renvoie à son blog, plein de bon sens. Je ne partage pas toutes ses réflexions mais presque…

« Cela devait arriver et c’est arrivé ! Charlie Hebdo a été décapité par les ennemis de l’humanité. Charlie Hebdo est tout ce que les islamistes ne comprendront jamais : la capacité sans limites à rire de tout et l’absence totale, sans concession, de tabou, associées – et c’est peut-être ça qui les choque le plus – à l’ignorance absolue de la haine.  

Au-delà des personnes froidement assassinées par un commando qui est peut-être, à l’heure même où j’écris, en train de subir l’assaut du RAID, c’est un monument du patrimoine national qui a été profané. Oui, quand j’ai entendu avec consternation, ce midi, l’information presque en direct, j’ai ressenti la même chose que le jour où des obscurantistes talibans ont détruit en 2001 les bouddhas afghans de Bamiyan et quand, en 2012, leurs cousins d’Ansar Dine ont détruit des mausolées de Tombouctou inscrits au patrimoine de l’humanité. Sur le coup, et quoique vraiment secoué, je me suis demandé si ce n’était pas un peu exagéré.

Ce n’est qu’après que j’ai compris cette sensation. Charlie Hebdo est, dans l’inconscient collectif des Français, dont je suis, un élément constitutif de leur mode de pensée, ou plutôt un rejeton de leur civilisation dont la liberté de pensée est un des fondements. Un petit ou grand frère de Coluche, en quelque sorte, car j’ai ressenti exactement la même chose lorsque, un certain 19 juin 1986, j’appris sa mort survenue à Opio. Quelqu’un a dit un jour que tous les Français de cette époque se souvenaient de ce qu’ils ont fait ce jour-là. J’en témoigne : moi, j’étais en vacances à moins de cent kilomètres de là, au village de Coriolan à quelques kilomètres de Sainte-Maxime. Et lorsque j’appris la nouvelle, j’étais sur le toit de la petite maison de location pour essayer de régler l’antenne tv… Eh, bien ! A partir de ce jour, chaque Français conscient se souviendra de ce qu’il a fait le 7 janvier 2015, le jour de la décapitation de Charlie Hebdo.

 

Bien souvent, par la suite, je me suis demandé ce que Coluche aurait dit de tel ou tel événement national à mes yeux hallucinant. Et ce, de plus en plus souvent. Songez à la façon dont il commenterait la lente mais inéluctable plongée de la France dans l’abîme ! Certes, je ne me fais pas cette réflexion à propos de Charlie mais son statut est de la même essence, en tout cas pour certaines générations de Français. Créations originales qui ont marqué leur époque et qui n’ont jamais été ou ne seront jamais remplacées, Coluche et Charlie Hebdo sont des monuments historiques.

Toute la journée, j’ai entendu parler de guerre de civilisation. Y compris dans la bouche de ceux qui déversent leur haine sur Zemmour et Houellebecq, qui l’annoncent. Et toute la journée, j’ai entendu des hommes politiques appeler à l’union nationale. D’ailleurs, je n’ai jamais autant entendu parler de Nation qu’aujourd’hui par ceux-là même qui la foulent au pied et qui travaillent à sa destruction. Alors, oui, d’accord pour l’union nationale, mais après, seulement après que les causes de ce qui est arrivé aujourd’hui – et qui se reproduira – auront disparu. Après seulement qu’on aura pris le virage nécessaire pour tuer dans l’œuf la guerre de civilisation que les djihadistes mènent à la France et à son modèle de société.

Qu’on cesse de considérer l’islam tel qu’il est pratiqué aujourd’hui comme compatible avec la République et qu’on agisse en conséquence. C’est-à-dire, qu’on mette fin à la communautarisation de la France sur le modèle anglo-saxon.

D’abord, en supprimant le CNFM : la France ne doit connaître que des citoyens ; elle n’a pas à « organiser » une religion qui, depuis les origines et tout au long de l’histoire, a récusé la notion même de clergé. L’Islam est une religion qui met l’individu face à son dieu et n’autorise entre eux aucun intercesseur. Seuls sont référents les oulémas (ou docteurs de la foi) dont les avis font autorité au sens premier du terme, mais pas obligation. C’est quand même un comble que ce soient les Occidentaux de tradition chrétienne qui « organisent » l’Islam !

Ensuite, en clarifiant les choses avec les Musulmans, y compris ceux auxquels on a donné sans discernement la nationalité française, ce qui les autorise, croient-ils, à revendiquer tout et n’importe quoi : il n’y aura pas de réformes de société pour tenir compte de leurs spécificités.

C’est à eux de se conformer aux us et coutumes françaises, pas l’inverse.

Vous avez dit Liberté

Par exemple, j’ai appris ce soir avec consternation, de la bouche de Dominique Reynié, à C’dans l’air, qu’une cinquantaine de tribunaux islamiques faisaient appliquer la charia en Grande-Bretagne (Moi qui croyais que l’Ontario, qui envisage d’en faire l’expérience, était précurseur en la matière !). 

Ces tribunaux islamiques sont à l’origine de quantité de troubles, notamment pour les femmes. Or, les juristes musulmans réclament depuis des années à la France la mise en place de la charia. Y compris ceux qui contrôlent le CFNM, les pseudo-modérés de l’Union des Organisations Islamiques de France (UOIF), affiliée aux Frères musulmans dont le projet est bel et bien d’islamiser l’Europe. Mais ce sont des enfants de cœur à côté des Marocains du Rassemblement des Musulmans de France, qui ont obtenu 43,2 % aux élections de 2008 aux Conseils Régionaux du Culte Musulman et 87,35 % des voix à celles de 2011. Invités ce soir dans les médias à condamner l’attentat de ce matin, Amar Lasfar, l’ami de Martine Aubry et actuel président de l’UOIF, et Hassen Chalghoumi, imam contesté de la mosquée de Drancy, naturalisé en express, promu interlocuteur favori des médias et pote de David Pujadas, n’ont pas eu à se forcer pour le faire : aucune question gênante ne leur avait été posée.

Evidemment, ce sont là des conditions qui ne seront jamais remplies car, en vérité, la communautarisation et l’islamisation de la France sont en parfaite conformité avec le projet global de nos « zélites », et la charia pour tous les Musulmans d’Europe est déjà dans les tuyaux. 

Nos grands chefs ont beau verser des larmes de crocodile sur les victimes d’attentats « terroristes », ceux-ci sont en réalité parfaitement intégrés dans leur projet. Pour eux, ce sont, en quelque sorte, des accidents collatéraux qui n’altèrent en rien l’économie générale du projet de civilisation qu’ils ont décidé de mettre en œuvre quoi qu’il en coûte. Le djihad islamiste n’a qu’un défaut : il attire l’attention sur la guerre qu’eux-mêmes font à la France et à sa civilisation.

Mais, pour une fois, je voudrais finir par une note personnelle. 

La fin de Charlie Hebdo, pour les gens de ma génération, c’est un nouveau signe de la fin d’une époque, celle de l’adolescence tardive, celle d’Hara-Kiri, que nous étions peu à lire, en 1973, mais qui nous donnait matière à nous faire remarquer en le faisant circuler sous le manteau.

C’était un temps ou Goscinny, Gotlib, le Professeur Choron et, surtout Cavanna (Et le singe devint con), étaient les maîtres-à-penser de toute une jeunesse.

Avec eux, nous apprenions l’histoire nous initions à la politique et faisions de la philosophie sans le savoir.

Cavanna est mort le 29 janvier dernier.

Ses potes de Charlie l’ont, heureux hommes, rejoint ce matin en un enfer où les islamistes n’iront jamais puisque eux sont voués au *paradis.

De tous les commentaires entendus aujourd’hui, aucun n’a rappelé Cavanna. »

Source

http://www.kader-hamiche.fr/2015/01/appelez-moi-charlie/#more-4807

La liberté de réagir …

Carte des tweets ce matin

- avec des millions de tweets dont certains venant de célébrités

Hugh Laurie

Rendez-vous sur Twitter

les armes

 Hommage des Médias

Je ne sais pas pourquoi les phrases que j’écris disparaissent au fur et à mesure.

Probablement un dysfonctionnement dû à l’encombrement du WEB aujourd’hui.

Mais j’ai tenu bon car j’avais juste besoin que ce drame soit présent sur mon blog et y laisse la trace de ma tristesse et de ma colère.

Le poids des mots et le choc des images, c’est tout Charlie Hebdo

Et je remercie le journal de ne pas céder à la menace et de poursuivre sa publication, qui, avec son anticonformisme, son esprit anar, son humour corrosif, son intelligence et ses qualités artistiques indéniables, nous apprend à rire de notre Humanité et de ses insuffisances, pour mieux la comprendre et tout le monde en prend pour son grade.

 

 

 

 

 

 

 

Publié dans Actualité | 1 Commentaire »

Ces oiseaux font la manche!

Posté par ENO filles le 20 août 2014

Vous trouverez cet article sur Ohmymag

« Les spectacles de rues sont toujours un peu redondants. Des danseurs  ou des acrobates, rien de plus émoustillant.

En Chine, un homme est  parvenu à mettre au point une performance hallucinante : des oiseaux  domptés pour faire la manche !

Dans ce numéro sidérant, l’homme  disparaît au profit de l’animal.

Seuls deux tirelires sont les vestiges  de ce dompteurs audacieux. Sur chaque tirelire se tient un petit oiseau  qui sautille alors vers les passants qui lui mettent une pièce dans son  bec qu’il rapporte dans la tirelire.

Un tour incroyable et surtout  lucratif si l’on en croit cette vidéo réalisée par un touriste !  »

Pour en savoir plus cliquez sur l’image

Ces oiseaux font la manche

 Copyright © Ohmymag

Publié dans Actualité | Pas de Commentaire »

12
 

Fac Verte Lyon |
A.P.E Ecole Léonard de Vinci |
L'ancre mouillée |
Unblog.fr | Annuaire | Signaler un abus | Vivre à Portivy
| Au coeur du Coeur
| Virade de l'Espoir de ...