Je suis Charlie

Posté par ENO filles le 8 janvier 2015

    Jeudi 7 janvier 2015

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Indignez-vous! Réagissez!

Ils croquaient l’actualité à pleines dents et offraient aux lecteurs un regard parfois incisif sur les évènements. Aujourd’hui ils sont morts.

Des voeux prémonitoires

Mais on ne gagne pas La Guerre avec l’humour. C’est juste un moyen d’alerter l’opinion.

arme le rire

Les dessinateurs de la liberté champions du rire et du crayon, ont péri par des armes qui n’étaient pas les leurs.

 

morts de rire morts de rire2

morts de rire

 

Une mort bête et méchante

Vous n’aurez pas ma liberté de pensée…

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La seule victoire c’est la liberté d’expression. C’est ce que nous avons de plus cher dit-on !  Mais pour moi cela ne suffit pas.

La révolte c’est avant qu’il faut la faire, ce n’est pas après…

On ne gagne pas la guerre avec les grandes idées. On les enseigne. Je les ai enseignées. C’est seulement de la philosophie. Les nobles idées de la République sont celles mêmes qui nous conduisent à la défaite.

Ça me fait rire tout ça, mais ce n’est pas un rire joyeux, pas plus que ne l’était le rire des victimes de la liberté de pensée.

Et maintenant! Où est Charlie? (une série connue de tous)

 

Ou est Charlie

 

On ne change pas la liberté de pensée.

Et en face de nous il y en a qui la revendiquent aussi et qui se battent pour leurs idées. Ils ne se contentent pas de discourir.

Mon blog ne se veut absolument pas politique. Mais là, devant la symbolique très forte de cette attaque perpétrée contre la France, à travers ce qu’elle a de plus cher… « La liberté d’expression » et à mon avis ce n’est pas suffisant je vais participer à l’indignation mondiale .Ce qu’il faut c’est agir au quotidien pour la protéger et non pas se laisser bercer par des paroles utopistes et amollissantes.

 

blogueur

Je ne suis ni écrivain, ni dessinateur, ni musicien et je n’ai qu’une façon de m’exprimer: la langue française orale et ici écrite, celle que j’ai parlée toute ma vie, celle que j’ai apprise à l’école et celle que j’ai enseignée.

Alors lisez-moi ou pas, c’est comme vous le souhaitez, mais je tiens à exercer ici, moi aussi, ma liberté de parole.

« Encyclopédie mondiale » selon les uns ou « Poubelle » selon les autres, le WEB conserve l’Histoire de l’Humanité telle que des tas de gens la perçoivent et la communique. Certains textes parfois nous interpellent plus que d’autres et je tiens à y laisser ma trace.

Ce qui s’est passé

Le siège du journal Charlie Hebdo (Paris, XIe) situé boulevard Richard-Lenoir à Paris

Le siège du journal Charlie Hebdo

a été attaqué par des hommes armés ce mercredi 7 janvier vers 11h30.

Cabu, Charb, Tignous et Wolinski, les quatre dessinateurs renommés ont été victimes de cette attaque armée soigneusement préparée.

les 4 dessinateursCes quatre décès s’ajoutent à la liste des huit autres annoncés par les autorités et qui provoque une onde de choc dans l’univers du dessin de presse.

Un peu de Cabu

Des hommes armés ont fait irruption dans les bureaux, tirant à l’arme automatique et au lance-roquette. Une trentaine de coups de feu ont été tirés faisant 12 morts, dont deux policiers.

La police a mis en place un appel à témoins au numéro vert 08 05 02 17 17.

Zemmour et Houellebecq doivent sabler le champagne en ce moment…

Et c’est pas fini…

Quand la guerre est là il faut la gagner.

Doit-on se battre pour les idées ou avec les idées?

Appelez-moi Charlie !

 

Kader hamiche

Je vous invite à lire cet article de Kader Hamiche. Je vous renvoie à son blog, plein de bon sens. Je ne partage pas toutes ses réflexions mais presque…

« Cela devait arriver et c’est arrivé ! Charlie Hebdo a été décapité par les ennemis de l’humanité. Charlie Hebdo est tout ce que les islamistes ne comprendront jamais : la capacité sans limites à rire de tout et l’absence totale, sans concession, de tabou, associées – et c’est peut-être ça qui les choque le plus – à l’ignorance absolue de la haine.  

Au-delà des personnes froidement assassinées par un commando qui est peut-être, à l’heure même où j’écris, en train de subir l’assaut du RAID, c’est un monument du patrimoine national qui a été profané. Oui, quand j’ai entendu avec consternation, ce midi, l’information presque en direct, j’ai ressenti la même chose que le jour où des obscurantistes talibans ont détruit en 2001 les bouddhas afghans de Bamiyan et quand, en 2012, leurs cousins d’Ansar Dine ont détruit des mausolées de Tombouctou inscrits au patrimoine de l’humanité. Sur le coup, et quoique vraiment secoué, je me suis demandé si ce n’était pas un peu exagéré.

Ce n’est qu’après que j’ai compris cette sensation. Charlie Hebdo est, dans l’inconscient collectif des Français, dont je suis, un élément constitutif de leur mode de pensée, ou plutôt un rejeton de leur civilisation dont la liberté de pensée est un des fondements. Un petit ou grand frère de Coluche, en quelque sorte, car j’ai ressenti exactement la même chose lorsque, un certain 19 juin 1986, j’appris sa mort survenue à Opio. Quelqu’un a dit un jour que tous les Français de cette époque se souvenaient de ce qu’ils ont fait ce jour-là. J’en témoigne : moi, j’étais en vacances à moins de cent kilomètres de là, au village de Coriolan à quelques kilomètres de Sainte-Maxime. Et lorsque j’appris la nouvelle, j’étais sur le toit de la petite maison de location pour essayer de régler l’antenne tv… Eh, bien ! A partir de ce jour, chaque Français conscient se souviendra de ce qu’il a fait le 7 janvier 2015, le jour de la décapitation de Charlie Hebdo.

 

Bien souvent, par la suite, je me suis demandé ce que Coluche aurait dit de tel ou tel événement national à mes yeux hallucinant. Et ce, de plus en plus souvent. Songez à la façon dont il commenterait la lente mais inéluctable plongée de la France dans l’abîme ! Certes, je ne me fais pas cette réflexion à propos de Charlie mais son statut est de la même essence, en tout cas pour certaines générations de Français. Créations originales qui ont marqué leur époque et qui n’ont jamais été ou ne seront jamais remplacées, Coluche et Charlie Hebdo sont des monuments historiques.

Toute la journée, j’ai entendu parler de guerre de civilisation. Y compris dans la bouche de ceux qui déversent leur haine sur Zemmour et Houellebecq, qui l’annoncent. Et toute la journée, j’ai entendu des hommes politiques appeler à l’union nationale. D’ailleurs, je n’ai jamais autant entendu parler de Nation qu’aujourd’hui par ceux-là même qui la foulent au pied et qui travaillent à sa destruction. Alors, oui, d’accord pour l’union nationale, mais après, seulement après que les causes de ce qui est arrivé aujourd’hui – et qui se reproduira – auront disparu. Après seulement qu’on aura pris le virage nécessaire pour tuer dans l’œuf la guerre de civilisation que les djihadistes mènent à la France et à son modèle de société.

Qu’on cesse de considérer l’islam tel qu’il est pratiqué aujourd’hui comme compatible avec la République et qu’on agisse en conséquence. C’est-à-dire, qu’on mette fin à la communautarisation de la France sur le modèle anglo-saxon.

D’abord, en supprimant le CNFM : la France ne doit connaître que des citoyens ; elle n’a pas à « organiser » une religion qui, depuis les origines et tout au long de l’histoire, a récusé la notion même de clergé. L’Islam est une religion qui met l’individu face à son dieu et n’autorise entre eux aucun intercesseur. Seuls sont référents les oulémas (ou docteurs de la foi) dont les avis font autorité au sens premier du terme, mais pas obligation. C’est quand même un comble que ce soient les Occidentaux de tradition chrétienne qui « organisent » l’Islam !

Ensuite, en clarifiant les choses avec les Musulmans, y compris ceux auxquels on a donné sans discernement la nationalité française, ce qui les autorise, croient-ils, à revendiquer tout et n’importe quoi : il n’y aura pas de réformes de société pour tenir compte de leurs spécificités.

C’est à eux de se conformer aux us et coutumes françaises, pas l’inverse.

Vous avez dit Liberté

Par exemple, j’ai appris ce soir avec consternation, de la bouche de Dominique Reynié, à C’dans l’air, qu’une cinquantaine de tribunaux islamiques faisaient appliquer la charia en Grande-Bretagne (Moi qui croyais que l’Ontario, qui envisage d’en faire l’expérience, était précurseur en la matière !). 

Ces tribunaux islamiques sont à l’origine de quantité de troubles, notamment pour les femmes. Or, les juristes musulmans réclament depuis des années à la France la mise en place de la charia. Y compris ceux qui contrôlent le CFNM, les pseudo-modérés de l’Union des Organisations Islamiques de France (UOIF), affiliée aux Frères musulmans dont le projet est bel et bien d’islamiser l’Europe. Mais ce sont des enfants de cœur à côté des Marocains du Rassemblement des Musulmans de France, qui ont obtenu 43,2 % aux élections de 2008 aux Conseils Régionaux du Culte Musulman et 87,35 % des voix à celles de 2011. Invités ce soir dans les médias à condamner l’attentat de ce matin, Amar Lasfar, l’ami de Martine Aubry et actuel président de l’UOIF, et Hassen Chalghoumi, imam contesté de la mosquée de Drancy, naturalisé en express, promu interlocuteur favori des médias et pote de David Pujadas, n’ont pas eu à se forcer pour le faire : aucune question gênante ne leur avait été posée.

Evidemment, ce sont là des conditions qui ne seront jamais remplies car, en vérité, la communautarisation et l’islamisation de la France sont en parfaite conformité avec le projet global de nos « zélites », et la charia pour tous les Musulmans d’Europe est déjà dans les tuyaux. 

Nos grands chefs ont beau verser des larmes de crocodile sur les victimes d’attentats « terroristes », ceux-ci sont en réalité parfaitement intégrés dans leur projet. Pour eux, ce sont, en quelque sorte, des accidents collatéraux qui n’altèrent en rien l’économie générale du projet de civilisation qu’ils ont décidé de mettre en œuvre quoi qu’il en coûte. Le djihad islamiste n’a qu’un défaut : il attire l’attention sur la guerre qu’eux-mêmes font à la France et à sa civilisation.

Mais, pour une fois, je voudrais finir par une note personnelle. 

La fin de Charlie Hebdo, pour les gens de ma génération, c’est un nouveau signe de la fin d’une époque, celle de l’adolescence tardive, celle d’Hara-Kiri, que nous étions peu à lire, en 1973, mais qui nous donnait matière à nous faire remarquer en le faisant circuler sous le manteau.

C’était un temps ou Goscinny, Gotlib, le Professeur Choron et, surtout Cavanna (Et le singe devint con), étaient les maîtres-à-penser de toute une jeunesse.

Avec eux, nous apprenions l’histoire nous initions à la politique et faisions de la philosophie sans le savoir.

Cavanna est mort le 29 janvier dernier.

Ses potes de Charlie l’ont, heureux hommes, rejoint ce matin en un enfer où les islamistes n’iront jamais puisque eux sont voués au *paradis.

De tous les commentaires entendus aujourd’hui, aucun n’a rappelé Cavanna. »

Source

http://www.kader-hamiche.fr/2015/01/appelez-moi-charlie/#more-4807

La liberté de réagir …

Carte des tweets ce matin

- avec des millions de tweets dont certains venant de célébrités

Hugh Laurie

Rendez-vous sur Twitter

les armes

 Hommage des Médias

Je ne sais pas pourquoi les phrases que j’écris disparaissent au fur et à mesure.

Probablement un dysfonctionnement dû à l’encombrement du WEB aujourd’hui.

Mais j’ai tenu bon car j’avais juste besoin que ce drame soit présent sur mon blog et y laisse la trace de ma tristesse et de ma colère.

Le poids des mots et le choc des images, c’est tout Charlie Hebdo

Et je remercie le journal de ne pas céder à la menace et de poursuivre sa publication, qui, avec son anticonformisme, son esprit anar, son humour corrosif, son intelligence et ses qualités artistiques indéniables, nous apprend à rire de notre Humanité et de ses insuffisances, pour mieux la comprendre et tout le monde en prend pour son grade.

 

 

 

 

 

 

 

Une Réponse à “Je suis Charlie”

  1. Bernard dit :

    Je ne suis pas Charlie, par Bruno Bertez

    Comme vous vous en doutez, j’ai longuement hésité avant d’écrire ces quelques lignes. Prendre le contre-pied, s’opposer frontalement à un mouvement de masse, c’est être plus que téméraire, c’est être inconscient.
    Certains diraient même que le titre que je choisis est une provocation.
    Je ne le conteste pas car, comme les caricaturistes et journalistes de Charlie Hebdo, je pratique moi-même la caricature.
    Je force le trait, j’exagère, je grossis, pour frapper, pour retenir l’attention et ainsi, mieux convaincre.
    Le grand mouvement « Je suis Charlie » a quelque chose de dégoûtant.
    Qu’est-ce que cela veut dire « Je suis Charlie » ?
    Cela veut dire, je me prends, je me mets à la place de ceux qui ont mené un combat.
    Je ne précise pas le combat car ce combat était multiple.
    Ce qui est sûr, c’est que c’était un combat contre l’esprit dominant, contre la bêtise, contre la pensée unique, contre le conformisme.
    Je ne retiens pas des gens de Charlie Hebdo qu’ils étaient journalistes car je n’ai pas le sentiment, mais je peux me tromper, que leur intention première était d’informer.
    Je pense, qu’avant tout, ils voulaient bousculer, démystifier, chambouler, ils voulaient renverser des statues, faire bouger. C’était des iconoclastes.
    Pour moi, plus que des journalistes, c’était des combattants.
    Des combattants d’une certaine forme de liberté que je ne confonds pas avec la liberté de la presse.
    Certains propos de leurs dirigeants vont dans ce sens.
    Dans le combat qu’ils ont mené, on ne peut pas dire qu’ils étaient bien nombreux.
    Non seulement, ils n’étaient qu’une poignée, mais leur journal était diffusé à 30.000 exemplaires, c’est peu.
    C’est peu pour vivre, c’est peu pour progresser, c’est peu pour influencer.
    Les gens de Charlie Hebdo étaient donc, pour moi, des combattants, mais des combattants relativement isolés.
    Qui leur a apporté du soutien dans leurs différents combats et, en particulier, dans celui qui a causé leur perte. Bien peu.
    La masse, la foule, les politiques, tous ces gens ont plutôt eu tendance à prendre leurs distances avec Charlie Hebdo lorsqu’ils ont publié ces pages sacrilèges sur l’Islam.
    Bien peu l’ont soutenu ou popularisé son combat quand il s’en est pris à la Charia.
    Que dire sur leur protection. Inadéquate, réduite à un minimum. Leur protection était purement formelle, cosmétique, un peu comme pour faire semblant.
    Derrière le dispositif, si on peut le qualifier ainsi, il n’y avait nulle réflexion, nulle tentative de prévenir efficacement.
    Charlie Hebdo était bien seul quand il était vivant, mais ils sont tous là, maintenant qu’ils sont morts.
    Ils sont tous là, ceux qui, selon moi, ont contribué au triste destin de Charlie Hebdo.
    Si Charlie avait été soutenu par un milieu favorable, par une opinion publique courageuse, ils seraient certainement encore vivants.
    Il faut oser, me semble-t-il, trouver scandaleux ce reversement de l’opinion et des pouvoirs et dire que c’est quand on est en vie que l’on a besoin de soutien, et non pas quand on est mort. Malgré leur grande ampleur, les manifestations actuelles ont quelque chose de dérisoire et j’avoue que c’est en raison de la honte qu’elles m’inspirent que j’ai écrit ces quelques lignes.
    Les Français sont plus prompts à agiter des petits panneaux, ce qui ne leur coûte rien, qu’à se lever et à se battre pour les vraies libertés.
    Je suis étonné de la discrétion dont on fait preuve à l’égard de l’un des meilleurs d’entre eux, Bernard Maris, cet économiste non-conformiste.
    Bernard Maris était un économiste d’exceptionnelle qualité.
    La preuve, il s’était montré ces derniers temps capable de dépasser l’économisme et de l’intégrer dans une réflexion beaucoup plus vaste, philosophique et sociologique.
    Si l’on avait fait autour des travaux de Bernard Maris ou autour de ses chroniques signées « Oncle Bernard » autant de tapage que l’on en fait maintenant, le débat économique français aurait été porté à un niveau supérieur à ce qu’il est maintenant.
    On serait rentré dans le vif du sujet.
    Mais Bernard Maris, ses travaux d’économiste, la récente évolution de sa pensée, tout cela n’intéresse personne car ce n’est pas récupérable. En parler maintenant dérangerait ceux qui orchestrent la grande mystification en cours.
    La grande mystification en cours, c’est celle de l’Union Nationale.
    Quel rapport y a t’il entre ce qui est intervenu mercredi dernier et l’Union Nationale, Grand Dieu ? Aucun. Absolument aucun.
    L’appel à l’Union Nationale est une escroquerie de communiquant politique : il s’agit de saisir l’opportunité de faire oublier une politique désastreuse, aussi bien de droite que de gauche, une politique qui divise.
    C’est cette politique qui divise, qui fragmente, qui disloque le corps social qui, précisément, nourrit le terreau sur lequel on peut semer le terrorisme.
    Le terrorisme prospère si les conditions lui sont favorables.
    Or, précisément, les politiques actuelles isolent les gens, renforcent les égoïsmes, brisent les liens sociaux et les solidarités spontanées. Je ne vise pas cette solidarité de façade que les politiciens ne cessent d’invoquer pour justifier leurs politiques scélérates.
    La politique intérieure est désespérante au sens fort, elle tue tout espoir.
    La politique extérieure est encore pire ; elle fabrique des ennemis.
    Certains réels, d’autres imaginaires.
    Cette politique étrangère se confère le droit de bombarder, de tuer sans discernement, de démoniser des populations entières avec l’aide d’un vocabulaire et de discours irresponsables.
    Je n’ai aucune idée de la personnalité des assassins.
    Ce sont eux qui ont tué, cela aurait pu en être d’autres.
    Les conditions sont prêtes, elles sont réunies pour que la barbarie se propage.
    Jusqu’à présent, les Français bien-pensants ont fermé les yeux ; pour eux, la barbarie, c’est ailleurs, mais l’action criminelle de ceux qui ont opéré devrait leur rappeler que la barbarie peut aussi faire ses ravages chez nous.
    Je ne vois personne dans les milieux responsables ou dans les médias qui comprenne que ces événements terribles devaient mériter mieux qu’une action publicitaire et qu’ils imposaient au contraire que l’on fasse progresser la conscience des Français, que l’on pose les vrais débats.
    Que l’on s’adresse à l’intelligence. Non.
    Ce qui a été choisi, c’est de massifier, de resserrer les rangs du troupeau.
    La démarche de Charlie Hebdo, qui a toujours été de lutter contre le troupeau, contre la bien-pensance, s’est trouvée trahie dès l’instant même de l’assassinat.
    Ils ont été assassinés une seconde fois.
    Politiciens de droite, de gauche, journalistes, commentateurs, ils sont tous complices pour dissimuler et enterrer les vraies questions, tous complices pour mettre le couvercle de l’émotionnel imbécile sur les questionnements qui s’imposent.
    Aux proches des victimes, à ceux qu’ils aimaient et qui les aimaient, je veux dire toute ma compassion. Je veux dire également toute mon admiration pour la démarche qui animait l’équipe de Charlie Hebdo, sa révolte et son courage.
    Les contenus de leur journal, leurs idées, leur art, étaient le leur et ils avaient choisi d’aller jusqu’au bout.
    Les admirer, ce n’est pas approuver toutes leurs idées et tous leurs choix, c’est saluer avec respect leur démarche.
    Ils n’étaient pas inconscients, ils connaissaient les risques auxquels ils s’exposaient. Ils avaient décidé de monter sur les barricades. Ils en sont morts.
    Bruno Bertez Le 9 Janvier 2015
    Source : http://leblogalupus.com/2015/01/09/je-ne-suis-pas-charlie-par-bruno-bertez/

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