Mission Rosetta- la suite

Posté par ENO filles le 18 novembre 2014

 

La folle aventure de la sonde Rosetta et de son robot Philae

pia18419-640

Cliquez sur le lecteur ci-dessous

 

 

Image de prévisualisation YouTube

Mercredi 12 novembre

Il y a quelques jours, le monde a regardé et s’est réjoui alors que le petit engin spatial Philae atterrissait sur la surface de la comète Tchouri.

« Arrival » by Vangelis

Image de prévisualisation YouTube

Cependant, on a vite compris que ses harpons ne s’étaient pas déclenchés et que l’engin avait rebondi sur la comète.

PHILEA_LANDER_Rosetta_spa

Philae s’est à nouveau envolé à près d’un kilomètre de hauteur avant de retomber incroyablement lentement, pendant près de deux heures, avant de sautiller de nouveau, cette fois-ci moins haut et moins longtemps, et de finir en territoire inconnu.

Il a fallu un peu de temps, mais les images prises par Rosetta –qui est en orbite autour de la comète– au moment du premier contact entre Philae et la comète ont finalement été divulguées par l’Agence spatiale européenne (ESA).

Cette vidéo montre le moment juste avant et celui juste après où Philae a rebondi sur la comète.

Publication Sud-Ouest:

« Le robot a réussi l’exploit d’atterrir sur Tchouri mais ses harpons n’auraient pas fonctionné ».

Mission Rosetta- la suite dans ENO agilkia-le-site-datterrissage-de-philae-a-dorenavant-un-nom

Agilkia: le site d’atterrissage de Philae a dorénavant un nom

« Après l’euphorie des premiers instants, les responsables de la mission Rosetta espèrent y voir plus clair jeudi sur la situation du petit robot Philae, au lendemain de son atterrissage historique sur une comète.

Les premières données reçues après l’atterrissage sur la comète Tchourioumov-Guérassimenko laissent supposer une situation pas tout à fait conforme à ce qui était prévu.

Elles font également planer des doutes sur les capacités du robot à assurer pleinement la totalité de son programme scientifique.

« Nous ne comprenons pas encore vraiment ce qui s’est passé », a déclaré Stephan Ulamec, responsable de Philae, lors d’un point de presse mercredi soir à l’ESOC.

Stephan Ulamec

« Nous devrions en savoir beaucoup plus demain matin », a-t-il ajouté. »

 

« Des fluctuations dans les signaux radio suggèrent soit que Philae a atterri dans une sorte de « bac à sable », soit qu’il a doucement rebondi sur la surface avant de se reposer une seconde fois.

« Donc, peut-être aujourd’hui, nous avons atterri deux fois », a lancé Stephan Ulamec, déclenchant les rires de l’assistance.

« Nous savons que le robot a touché le sol de la comète. Nous avons reçu un signal très clair et nous avons aussi reçu des données de l’atterrisseur, notamment scientifiques. C’est la très bonne nouvelle », a-t-il souligné. « La mauvaise nouvelle, c’est qu’apparemment ses harpons n’ont pas fonctionné et qu’il n’est pas ancré à la surface ».

« Comment utiliser la foreuse ?

Si Philae n’était pas bien arrimé au sol, « ce serait embêtant pour certains instruments » a déclaré mercredi à l’AFP le chef de projet Rosetta au Centre national d’études spatial (CNES), Philippe Gaudon, à Toulouse.

« On a besoin qu’il soit bien harponné pour utiliser la foreuse qui doit permettre de récupérer les échantillons dans le sol », a-t-il expliqué. La mission du robot laboratoire est notamment de faire des prélèvements qui donneront des informations sur les origines du système solaire, voire sur l’apparition de l’eau et de la vie sur Terre.

Malgré tout cela reste un succès historique

Les responsables de la mission n’ont en tout cas pas boudé leur plaisir mercredi d’avoir réussi cette première dans l’histoire de l’exploration spatiale, point d’orgue d’une aventure entamée il y a 20 ans.

« Nous sommes les premiers à l’avoir fait et c’est cela qui restera pour toujours », a déclaré Jean-Jacques Dordain, directeur général de l’Agence spatiale européenne. « C’est un grand succès et ce fut une grande journée », a-t-il martelé.

En revanche, les scientifiques n’ont pas reçu mercredi les images panoramiques qu’ils espéraient depuis le sol de Tchouri.
Quelle que soit la situation de Philae à la surface de la comète, Rosetta, qui a déjà parcouru 6,5 milliards de km dans l’espace, poursuivra son escorte de Tchouri au moins jusqu’au 13 août prochain. C’est à cette date que la comète passera au plus près de l’astre.
D’un coût total de 1,3 milliard d’euros, la mission Rosetta a mobilisé environ 2.000 personnes depuis 20 ans.

Jeudi 13 novembre – 11h:12

Philae a envoyé sa première image de la surface de « Tchouri »
la-1ere-image-de-tchouri Agence spatiale européenne dans ENO
accompagnée du message suivant :
« Maintenant que je suis au sol en sécurité, voilà à quoi ressemble ma nouvelle maison 67P (l’autre nom de la comète – NDLR) vue de là où je me trouve. »
Voir la vidéo ici
ndlr: la publication de cet article est un peu obsolète (petit problème technique de publication) pour tous ceux qui ont assisté en direct à cet événement.
Mais pour les autres il n’est pas trop tard pour s’informer. Alors je publie ici .

L’actualité de Rosetta-Philae en hibernation

Une victoire pour l’Europe, pour la France et pour la science, mais la mission ne fait que commencer.

Le robot Philae est entré en hibernation sur le sol de la comète Tchouri après 57 heures de suspense autour de son ambitieuse mission d’exploration.

Une mission qui n’a pas été de tout repos :

l’ancrage du robot n’a pas fonctionné comme il aurait dû et, après quelques rebonds, le robot a atterri dans une zone sombre, empêchant le rechargement des batteries solaires.

 

La mission n’est pas terminée.

Philae a déjà fait un travail « extraordinaire »

la « moisson » de données scientifiques de Philae est déjà riche, selon le Cnes (Centre national d’études spatiales) qui souligne qu’il faudra du temps pour les analyser.

« Les résultats de Philae sont extraordinaires », souligne Marc Pircher, le directeur du CNES. « 80% du travail du robot a été fait », assure-t-il.

« Bonjour la Terre ! J’ai eu une nuit très active sur la comète. Je suis à nouveau en contact avec mon équipe« , disait ce matin Philae, sur son compte Twitter, animé par l’Agence spatiale européenne.

12-novembre-2014 agilkia

La mission est-elle pour autant réussie ?

Réponse avec David Larousserie, journaliste au cahier « Science et médecine » du Monde.D’une part le robot Philae peut se réveiller dans quelques mois, une fois que ces batteries seront chargée.D’autre part la sonde Rosetta suit la comète depuis le mois de mars 2014 et va la suivre  jusqu’en décembre 2015.Et même à distance elle continue à prendre des mesures et à recevoir des données de la Comète Tchouri. Ce qui est très précieux pour les chercheurs. Beaucoup de choses ont déjà été enregistrée:

- des données physiques, champs magnétiques, particules électriques autour de la comète, également sa structure interne.

- On s’intéresse aussi à la chimie: de quoi est faite l’eau, les glaces d’eau de la comète, de quoi sont faites les poussières.

Les noyaux des comètes sont en quelque sorte les fossiles du système solaire. Leur matière n’a pas changé depuis 4,5 milliards d’années d’où l’importance d’identifier les composantes de ces noyaux.

On soupçonne que les comètes auraient apporté l’eau sur Terre, une eau qui devenue liquide est la base de toute vie. Et également des molécules complexes, et de longues chaînes de carbone qui pourraient exister sur ces noyaux et qui tombées sur terre pourraient être le chaînon manquant qui expliquerait la vie terrestre.

Dès décembre seront publiés les premiers résultats scientifiques sur Rosetta, puis plus tard sur Philae. Des le mois d’août 2015, alors que la comète passera au plus proche du soleil, elle déploiera au maximum sa queue et Rosetta aura plus de matière à capter et pourra faire  des enregistrements.

-Article publié par Le Monde.fr

 

Mardi 18 novembre 2014, rien n’est perdu:

Philae a « reniflé » des molécules organiques sur la comète Tchouri

C’est l’Agence spatiale allemande, le DLR, qui communique sur cette découverte dans un rapport d’étape sans être encore en mesure de préciser la nature des molécules organiques ainsi détectées.
les-differents-points-de-chute-de-philae-esa ASA

 

 

Un jour vous direz: « J’y étais »

En attendant, comme Philae, nous allons nous mettre en hibernation – Chic! ça tombe bien! C’est l’hiver qui approche!-

La vie dans l’espace – Visite guidée à bord de l’ISS

En attendant, voici en prime la visite guidée de la station spatiale internationale ISS – des images proposées proposée par notre Enormalienne Jeanine Delort-

1. Une vidéo de l’astronaute américaine Sunita Williams est revenue sur Terre, le 19 novembre dernier.

Après quatre mois passés dans l’espace et avant d’entamer la descente à bord d’un Soyouz, elle a pris le temps d’enregistrer cette visite guidée de la Station spatiale internationale (ISS).

2. Une autre vidéo de l’astronaute Micke Fincke nous donne un aperçu des différents laboratoires qui composent la Station Spatiale Internationale… et de la vie en orbite terrestre.
En savoir plus sur Maxisciences :
« Il y a un peu plus de deux ans, l’astronaute Micke Fincke a filmé l’intérieur de la Station Spatiale Internationale (ISS) lors de son séjour à bord de l’engin. L’occasion d’assister à une petite visite guidée du  plus grand des objets artificiels jamais placés en orbite terrestre.
L’environnement est présenté tel qu’il est utilisé par les astronautes au quotidien, ce qui montre bien le caractère étriqué des « pièces ». A ce propos, le module Soyouz n’est pas des plus accueillants qui soient… Cette petite visite donne entre outre une idée précise de l’entraînement spécifique que doivent accomplir les astronautes pour vivre à bord de l’ISS ! Car nos repères spatiaux sont vite balayés au simple regard de cette vidéo. »
Etes-vous prêts pour cette aventure?

Laisser un commentaire

 

Fac Verte Lyon |
A.P.E Ecole Léonard de Vinci |
L'ancre mouillée |
Unblog.fr | Annuaire | Signaler un abus | Vivre à Portivy
| Au coeur du Coeur
| Virade de l'Espoir de ...