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Le vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire

Posté par ENO filles le 5 juin 2014

 

 

ALINE nous invite à regarder ce film que j’avais un peu zappé.

« Peut-être aussi , pour arriver à booster les cœurs meurtris ,peut-on aller voir ce nouveau film qui vient de sortir ….. LE VIEUX QUI NE VOULAIT PAS FËTER SON ANNIVERSAIRE….

Présentation du film :

« ALLAN a mené une vie explosive …Il a parcouru le monde …Il s’est fait d’illustres amis…Il a fait des choses incroyables …Et il a changé l’histoire…Mais cette année, à 100 ans, sa plus grande aventure ne fait que commencer.

Le jour de son 100ème anniversaire, il s’échappe de sa maison de retraite, pour une cavale rocambolesque, certain qu’il n’est pas trop tard pour tout recommencer à zéro….
Débute alors une aventure inattendue et hilarante …. »

Dans tous les cas, elle doit prendre racine dans l’optimisme et l’amour de la vie, indispensables pour oser sortir de la routine et de sa coquille .Une histoire pour aider à gommer le vague à l’âme … »

Le mardi 3 juin,  Corté du Lazaret nous en dit plus.

« C’est mon d-cineday hebdomadaire et j’ai rendez-vous avec Allan au Méga CGR.

J’y vais sur la pointe des pieds. Car, découverte  à la parution de la version française du livre, j’ai beaucoup aimé cette « cavale arthritique »  et complètement déjantée imaginée par un Jonas Jonasson  inspiré..

Je t’en dirai davantage sur mon jugement final à la sortie« 

Le mercredi 4 juin Platypus raconte et se raconte:
« Ce que j’ai aimé dans Allan :

Il m’a brièvement, mais avec force, rappelé un très vieil andalou tout petit-tout ridé-tout édenté qui avait pris place dans ce compartiment du petit train à vapeur m’emmenant de Cordoue à Bobadilla.

Enfin, deux places plus exactement qu’une en raison de son énorme panier à provisions duquel jaillissait par moment la tête d’un coq aux yeux écarquillés de terreur.

C’était en 1963. La chaleur, celle d’une fin de juillet espagnol, était insupportable.

Avec l’ancêtre, son coq et moi avaient pris place dans le compartiment un type qui m’avait tout l’air d’un représentant de commerce et trois curés.

Du fond de cette Espagne crevant de misère sous cette dictature national-catholique franquiste que les touristes anglo-saxons confondaient avec l’exotisme, le représentant entreprit de me convaincre des bienfaits de l’œuvre de restauration engagée par le Caudillo pour son pays.

Ce qui me fit sourire. Et voilà l’ancêtre qui prend ce sourire pour une approbation et me lance « tu el extranjero, voy a tirarte una bomba Antonia en la cara. Y a ti tambien, el franquista. Si, si, una bomba Antonia ».

Les curés qui ricanent avec cette histoire de bombe atomique au léger prénom d’Antoinette. Et le vieux fou qui reprend son air mauvais pour leur dire que des bombes Antonia, il en a suffisamment dans le panier pour détruire la Sainte Eglise Catholique Espagnole, à commencer par eux. Je l’avais bien aimé, ce vieil Andalou.

Ce que je n’ai pas aimé dans Allan :

Steve, une saleté de copain, un photographe américain vivant à Paris, que j’avais eu l’occasion d’entraîner dans une comique et extravagante aventure voici 25 ans et qui m’a dit hier : « c’est con pour toi, tu aurais eu trente ans de plus, tu aurais ramassé le rôle ». Très drôle. Toujours aussi con. »

Le 5 juin Corté pense, donc ne dors pas

« Et que penser de cette autre adaptation :

« Je pense, donc je ne dors pas » qui risque d’avoir le même effet néfaste sur les neurones.

A ce propos, je vous  recommande la lecture de cet excellent antidote  « nirvanesque » si vous ne l’avez déjà lu : « Je pense trop » de Christel Petitcollin. »

Douce nuit. »

Le mercredi 4 juin, Aline cogite

Cogito ergo sum… Je pense donc je suis… à la manière de Descartes, c’est vraiment épuisant pour les neurones.

Je préfère l’adaptation suivante:

« J’ai mal, donc je souffre

   Je ris, donc je suis»

parce que j’ai le pouvoir de suspendre ma souffrance, et la liberté de m’en servir ;… et qu’en plus, c’est super efficace !!!

Je n’ai pas encore eu le temps d’aller voir ALLAN ; je vous en avais parlé, juste parce qu’il fait partie des figures qui ont le mérite d’exister.

A la perchenne … »

- N’aurais-tu pas pensé à quelqu’un Aline?

Le 5  juin, voici l’avis de la « presque » vielle qui voulait fêter son anniversaire.

« Après avoir reçu et lu avec attention tous les avis de mes camarades éoliens, je me suis sentie obligée d’aller voir ce film que j’avais l’intention de zapper. Et je n’ai pas regretté.

La presque vieille, oui, c’est moi ! Chaque année je me bats pour que me soit fêté mon anniversaire. Bon nombre de mes amis s’en étonnent.

Je continuerais ainsi ta pensée Aline :

« Je suis, donc je souffle

Je souffle donc je suis »

Mais d’où sort donc ce film?

Voici ce que j’ai trouvé.

Le Vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire est librement inspiré du premier roman éponyme publié par le Suédois Jonas Jonasson en 2009 et traduit en 2011.

Véritable best-seller, ce récit loufoque et absurde a été traduit dans trente-cinq pays et vendu à 6 millions d’exemplaires dans le monde.

L’adaptation cinématographique – diffusée sous le titre « The 100-Year-Old Man Who Climbed Out the Window and Disappeared »  (Le vieil homme de cent ans qui sortit de la fenêtre et disparut) est sortie le 25 décembre 2013 en Suède, –  s’affiche comme le plus gros succès suédois au box-office national, détrônant le premier épisode de la saga Millénium par Niels Arden Oplev.

Et aujourd’hui, ce jeudi 5 juin, à 16h30, après mon road movie en autobus en direction du Pathé Liberté situé au Centre Ville de Toulon,

je me retrouve en Suède, à Malmköping, petite localité du comté de Södermanland.

Première image de ce film, un gros plan sur des pieds chaussés de pantoufles. Pour parfaire cette image, un chat et un vieux, seul à table, dans une chambre. Le décor est planté. Nous sommes dans une maison de retraite.

Des souvenirs remontent… C’est l’heure du dîner, un père révolutionnaire, un chat bien aimé le bien nommé Molotov, tué par le renard, des explosifs, un univers effrayant, et aujourd’hui la Solitude avec un grand S, cette maison de retraite où la seule consigne est de rester tranquille.

Rester tranquille et attendre que le personnel de la maison de retraite et ses vieux compagnons  viennent lui fêter sa centième année.

100 ans… 100 bougies… c’est difficile à allumer

Cela m’a rappelé deux de mes derniers gâteaux, il y a 4 ans.

 

Mon gâteau d'anniversaire

 

Enfermé dans une chambre, Allan s’approche de la fenêtre et un peu hésitant mais tranquillement il enjambe ce rempart vers la liberté. Un passage lugubre par le cimetière où gisent les défunts de la maison de retraite.

Alan a disparu… L’évasion est avérée. La maison de retraite est en émoi. La police est sur les dents.

Et pendant ce temps on voit notre Allan à la gare de Malmköping, prendre dans les 3 minutes un bus pour nulle part, chargé d’une valise qu’un junkie tatoué et inquiétant  lui a confiée malgré lui.

 

le tram de Malmköping

 

Le vieux arrive à la gare de Byringe trainant la lourde valise. Mais la gare est fermée depuis longtemps.

Gare de Byringe

Allan a le gosier sec. Le vieux chef de gare compatit. Au cours de la petite beuverie Allan se raconte : Vieilles photos… Accordéon… T’as une gonzesse toi?

Retour au présent. Le jeune voyou arrive, à la recherche de la valise. Allan l’assomme avec un maillet.

 

Il faut se débarrasser de lui. Le chef de gare est pire que lui. Il l’enferme dans la chambre froide. Il est congelé. Il faut s’en débarrasser. Mais qu’y a-t-il dans cette valise ? Après l’avoir ouverte, les deux vieux n’ont pas d’état d’âme. Débute alors une aventure inattendue et hilarante, qui prend sa source dans le passé explosif d’Allan. …Après avoir parcouru le monde, avoir été agent double, s’être fait d’illustres amis… …Franco… Roosevelt… le physicien Popof…Einstein… Staline…le KGB…et réalisé des choses incroyables qui ont changé l’histoire… la bombe atomique….

Il se fait prendre en autostop par un vieil étudiant qui a été « presque tout… presque vétérinaire presque pharmacien, presque sociologue et presque célibataire.

 

David Wiberg, Iwar Wiklander, Robert Gustafsson

Cette cavale rocambolesque sera sa plus grande aventure et ne fait que commencer (…) « La vie c’est comme ça (…) Une chose en entraîne une autre » Il fait des tas de rencontres dont… un éléphant, Sonia…

Sonia, l'elephant

 

Je m’arrête là car si vous voulez en savoir plus il vous faudra vous déplacer pour savourer cette aventure inénarrable.

Sa conclusion est une évidence… « Si vous voulez me tuer il faut vous dépêcher parce que j’ai 100 ans (…) C’est pas donné à tout le monde (…) Demain est un autre jour »

Et pour conclure, je vais vous dire le fond de ma pensée. Pardon mon très cher ami Platypus ! Ton copain n’a pas tout à fait tort : « C’est con pour toi, tu aurais eu trente ans de plus, tu aurais ramassé le rôle ».

- Même si l’acteur principal, Robert Gustafsson est un virtuose dans ce rôle très fort.

Très drôle ! Mais pas si con ! Dès le début du film, j’ai pensé à toi. Pardonne-moi… J’espère que tu as le sens de l’humour.

IMG PPS

Et rien que pour ça je vous invite à vous ruer au cinéma avant que ce film ne disparaisse des écrans.

 

 

Pour vous mettre l’eau à la bouche voici la bande annonce du film

Image de prévisualisation YouTube 

 

 

 

 

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