Bienvenue sur le volet 10 du Blog ENO filles

Posté par ENO filles le 3 janvier 2014

ENO BLASON

 

3 janvier 2014

Ceci est le dernier volet en cours de la Saga ENO. Vous retrouverez tous les autres liens sur la partie gauche du blog.

Et pour ceux qui n’ont pas envie de chercher, voir ci-dessous:

* SOMMAIRE DU BLOG

Le Blog ENO Volet 1

Le Blog ENO Volet 2

Le Blog ENO Volet 3

Le Blog ENO Volet 4

Le blog ENO Volet 5

Le blog ENO Volet 6

Le blog ENO Volet 7

Le blog ENO Volet 8

Le blog ENO Volet 9

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Publié dans ACCUEIL, Blog, ENO | 6 Commentaires »

LES NORMALIENS

Posté par ENO filles le 8 septembre 2018

Bonjour les Enoliens

Je vous fais part des commentaires que j’ai découvert aujourd’hui par hasard sur le volet 1.

Cela en intéressera peut-être quelques-uns de nos amis Enoliens.

Rendez-vous sur CETTE PAGE

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THEATRE J’ai laissé le piano dans la maison de MOSTAGANEM

Posté par ENO filles le 8 septembre 2018

J’AI LAISSÉ LE PIANO DANS LA MAISON DE MOSTAGANEM

UN SPECTACLE DE JACQUELINE BELLIDO

THÉÂTRE ? CONCERT ?

SANS DOUTE LES DEUX…

AFFICHE PIANO BELLIDO

JACQUELINE BELLIDO A ANTIBES

Le piano arrive à Antibes en novembre 2018

« Le spectacle est le dimanche 25 novembre à 15h30 au Palais des congrès de Juan les pins .

Zouvriront billeterie mi – septembre.

Mais Il est normalement prévu une pré-réservation dès fin aout »

Signé Jacqueline

 

TOUTE  l’ACTUALITE DE JACQUELINE SUR SA  PAGE FACEBOOK

JACQUELINE BELLIDO sur France BLEUE    

EMISSION: L’INVITE DU JOUR                                                                                                             

Plus d’informations ICI  

 

Et là …

« Pour réveiller les émotions contenues dans le ventre d’un piano laissé en Algérie lors de l’exode, une femme engage une pianiste et lui demande de s’identifier à Dédée, son amie d’enfance jamais retrouvée et jamais oubliée.

Très loin de toute mise au point partisane, cette histoire d’amitié sacrifiée à la «  arche de l’histoire » mène des routes dramatiques de l’exode à celles glacées de l’exil, évoquant, par touches drolatiques ou bouleversantes.

Les péripéties d’un épisode mal connu : l’installation en France, à l’été 62, d’un million de français, arrachés à une terre, l’Algérie, qu’ils croyaient la leur, et difficilement acceptés par une autre, la France, que jusque-là ils croyaient à eux. La musique sert de pont entre toujours et jamais, le piano interpelle, répond, raconte, il parle.

UN THÈME UNIVERSEL

Au-delà de l’exode des pieds-noirs, au-delà de l’actualité récurrente sur nos écrans, le sentiment de perte et d’exil ne concerne-t-il pas chacun d’entre nous, qu’il soit exilé ou pas ? S’approcher du drame des pieds-noirs à l’été 62, ce n’est peut-être, finalement, qu’aller à la rencontre de soi-même.

Un spectacle envoûtant dont la douceur caresse comme le vent tiède du soir sur les champs d’orangers et dont l’ardeur gifle comme le souffle brûlant du sirocco sur les dunes du Sahara.

Comédienne : Jacqueline Bellido
Piano : Mélina Burlaud

PIANO BELLIDO

 

Un message de Laurence BELLIDO, fille de Jacqueline, veuve de notre camarade normalien JEAN-CLAUDE de la promo 57.

« Salut les ENO ! Voici un article de la journaliste ANNETTE BRIERRE, pour ceux qui étaient au spectacle et ceux qui auraient aimé y être ! 

(Un grand merci à Germaine de s’être déplacée de Toulon et au plaisir de vous voir les autres ENO, à la prochaine date !) »Amicalement, »

Laurence

« J’ai laissé le piano dans la maison de Mostaganem »

  Raccorder deux mémoires déchirées        

  »Il fallait oser. Prendre le risque de raccorder deux mémoires, de tenter de fermer la parenthèse « des Français partis en Algérie avec la gloire et des Français revenus d’Algérie avec l’opprobre ».

Jacqueline Bellido risque cette double gageure. Et gagne son pari.

Quand les dernières notes de piano se sont évanouies, quand les deux actrices quittent discrètement le plateau,  une sorte de paix nous envahit, comme si quelque chose enfin se dénouait en nous. Comme si « la Meuse endormeuse » de Péguy et l’oued el Kheir desséché par le grand soleil d’Algérie s’étaient enfin rapprochés et réconciliés. La petite Jeanne chère à Péguy et les deux petites pieds-noirs Dédée et Jacotte ont accordé leurs mémoires : « Pour la première fois, je sens le voile prêt à se déchirer » dit Jacqueline Bellido à qui il aura fallu plus d’un demi-siècle pour pouvoir écrire cette pièce-catharsis de sa propre histoire.

                                                           La chair de ce pays

D’entrée de jeu, l’atmosphère est créée par cette chanson si émouvante composée et interprétée par Jacqueline Bellido, « l’Algérie, toi mon pays, lost paradis », portée par le piano sublimé de Mélina Burlaud.

 THEATRE  Jacqueline Bellido PIANO Mélina Burlaud

On est immédiatement immergé dans cet univers de senteurs et de couleurs, dont le jasmin et l’olive, la caroube et l’orange, le galant de nuit, le citronnier, le safran et le bougainvilliers, les plages et le soleil « qui brûle tes bras nus, qui affole et décuple le chant étourdissant des criquets, qui te ploie, qui te plie, qui cogne, qui plombe… » constituent la chair de ce pays.

« J’ai laissé le piano dans la maison de Mostaganem « nous saisit au cœur, nous entraîne dans cette Algérie dont l’histoire récente continue de nous hanter, nous les « Français de France » tout autant que les Français d’Algérie.

Jacqueline Bellido imagine un dialogue entre deux petites copines, Jacotte et Dédée, d’abord là-bas dans les années d’enfance puis  ici en France -même si  Dédée disparue est remplacée par Mel, la pianiste- alors que les années ont passé et qu’il a bien fallu apprendre à vivre ensemble en métropole. On rit beaucoup à l’évocation de ce que vécurent ces centaines de milliers de Pieds-Noirs « recasés au-dessus de la Loire » et contraints de se faire accepter par des Français pour le moins rejetants.

C’est grâce aux « p’tits plats » venus de là-bas, les Mantecaos, l’anisette, le couscous, la kémia offerts par la chaleureuse Madame Sintès à la coincée Madame Delalande que naîtra une véritable amitié entre ces personnes aux cultures si différentes :

« On a fait plein de choses ici, depuis 50 ans qu’on est là, reconnaît Jacotte ; qu’on les aurait pas faites là-bas ». ANNETTE BRIERRE

 

  

 

Magnifié par la musique

Le texte si fourmillant de truculences, de petits et grands bonheurs vécus mille fois dans une atmosphère inoubliable de légèreté et d’amour partagé, est magnifié par la musique magistralement interprétée au piano par Mélina Burlaud. La jeune artiste, professeur de piano et concertiste, virevolte avec une virtuosité époustouflante de Schubert à Mozart, de Chopin à Liszt ou Albeniz, de Fauré à Mendelsshon, de Satie à Haydn, ne s’interrompant que pour rejoindre Jacotte sur le plateau et lui donner la réplique.

Ce bain musical tout de délicatesse et d’émotion nous empoigne du début à la fin et nous transporte dans un univers poétique adoucissant toutes les fêlures, toutes les brisures de l’âme et de la mémoire.

« Adieu, Meuse endormeuse et douce à mon enfance… J’ai déjà commencé ma partance en des pays nouveaux où tu ne coules pas… Voici que je m’en vais en des pays nouveaux » dit la petite Jeanne s’en allant bouter les Anglais hors de France. Adieu, lui répond en écho la petite Jacotte, quittant pour toujours l’oued el Kheir de son enfance ensoleillée.

En proposant cette pièce originale et forte, Jacqueline Bellido fait œuvre de résilience qui devrait aider à panser des plaies toujours vives des deux côtés de cette Méditerranée tant chérie par les uns et par les autres.

♦ LE MESSAGE DE JACQUELINE

Pour l’instant ce spectacle est vendu 2 fois sur ma région  pour 1 représentation en janvier et 1 autre en février 2018.
Il reste donc un travail de démarchage très important à réaliser pour que ce spectacle puisse se jouer beaucoup et partout.

Aussi, si dans votre entourage vous connaissez quelqu’un (maires, chargés culturels, responsables d’associations etc.) susceptibles d’être intéressés par l’achat de ce spectacle ou le soutien à sa réalisation,  merci de lui communiquer cette plaquette ainsi que mes coordonnées afin qu’il puisse me contacter.
Et n’hésitez pas à diffuser largement l’info et ce document  La parole est prête maintenant il faut qu’elle vive !!
Gros bisous à tous.
La femme de votre cop’  Jean-Claude. 10 MAI 2017

♦ LE COMMENTAIRE DE GERMAINE

Oui, j’y étais, à Orthez. « J’ai laissé le piano à Mostaganem »

C’est la pièce que Jacqueline Bellido a écrite sur le départ des Pieds- Noirs, les dernières années douloureuses, ce qu’il reste des souvenirs qui, malgré tout s’estompent.

Une prose ni aigre, ni insultante, sans rancune, bien en accord avec la musique du piano qui, lui aussi se souvient, et, à sa façon, nous parle de la violence des flots du Rummel, de la douceur orientale de nos divers langages, le tout mêlé d’un brin d’ironie et beaucoup de mélancolie. Que d’émotion!

Ça n’était pas seulement un One woman show, mais un dialogue entre le piano et Jacquie.

Et pour moi, la question, soudain:

« Vous n’êtes pas chez vous, après tout, vous devez partir! »

Puis, quelques mois plus tard: « On a eu une guerre à cause de vous, vous nous envahissez, fichez le camp! Repartez chez vous! »

Et, avec beaucoup de tendresse et un peu de désespoir, la voix inquiète de Jacqueline qui se demande: « Mais c’est où chez nous? C’est où ? »

Oui, un grand point d’interrogation en moi, même si j’ai été parfois assez bien ici ou là, je ne me suis jamais sentie chez moi nulle part.

J’ai eu le plaisir de rencontrer plusieurs de ses amis ex-Mostaganem, mais aucun ENO.

Est-ce parce que vous n’étiez pas au courant?  

Toujours est-il que la pièce a fait salle comble et que Jacqueline, à la demande générale va contacter plusieurs autres théâtres et tourner  dans le pays.

Je vous recommande d’aller voir l’histoire de ce piano, well, un peu notre histoire.

Et moi, votre amie lointaine, de distance et de cœur, je pense à vous et vous dit comme dans mon dernier pays: « I love you! » GERMAINE

 

 

Publié dans Algérie, Nostalgérie | 1 Commentaire »

Nostalgérie par JWG

Posté par ENO filles le 12 janvier 2018

« Je retrouve dans mes documents des photos d’Algérie d’Arthus Bertrand bien
meilleures que les images de la télé . Elles ont illustré un calendrier de  2010 et je les garde précieusement  « par devers moi » . JWG

PPS: L’OUEST ALGERIEN.pps

<a href= »http://www.fichier-pps.fr/2015/07/01/l-ouest-algerien/ »>fichier PPS: L’OUEST ALGERIEN.pps</a>

http://www.fichier-pps.fr/2015/07/01/l-ouest-algerien/

 

http://www.fichier-pps.fr/r/gqO5/

http://www.fichier-pps.fr/2015/07/02/algerie-de-l-ouest/

Voir les autres régions du pays vue du ciel L’Ouest Algérien Centre-ville de Tlemcen Mansourah Tlemcen La grande mosquée Tlemcen Cultures près de Tlemcen Les Djedars  monuments funéraires près de Fenda Marabout de Sidi Hosni Mairie de S.B.A Sidi Bel Abbès Sidi Bel Abbès Eglise entre les habitants Domaine agricole près de Sidi Bel Abbès Vue générale d’Oran La gare d’Oran Les arènes d’Oran Salines d’Arzew Mers El-Kebir Kristel Oran Cap El Maleh Aïn El Turk Cap Falcon Cap d’Acra Beni Saf La cote de Ghazaouet Oued el Malah Culture sur Falaises Oued el Malah Mont de Traras Ghazaouet Ghazaouet La cote de Ghazaouet Pêcheurs à Ghazaouet Cap Zedjar, Oued El Melah  Daïet El Ferd Tlemcen Daïet El Ferd Tlemcen

 

 

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Avez-vous connu Lucette Evain-Lacan ?

Posté par ENO filles le 12 janvier 2018

EVAIN-LACAN Lucette Avez-vous connu Lucette Evain-Lacan ? dans ENO homepage de CARTELEGUE (Gironde) a écrit sur le livre d’or, le 14-07-2014 à 09:40

« Félicitations aux créateurs du site et à cette belle initiative pour se retrouver.

Ex surveillante ENO entre 1961-62 classe de 2e A

En 1961-62 j’avais en ce qui me concerne quitté l’école normale et pris mon premier poste à l’école Maternelle de Misserghin ».

- Voir son commentaire dans l’article du 14 novembre 2012:

« La dernière promo – Marie Llopis Lavergne »

NDLR – Lucette auriez-vous des photos de vous de l’époque?

Un message qui était resté dans mes brouillons

Désolée

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Publié dans ENO, Personnel d'encadrement | Pas de Commentaire »

Salut les copains

Posté par ENO filles le 12 janvier 2018

Salut les copains

 

Un envoi qui vaut cher : on retrouve sa jeunesse !

602 titres, alors forcément il doit y en avoir quelques uns qui réveillent nos souvenirs. Bon rajeunissement !
Une page qui vaut de l’or…                                                                                                      CLIQUEZ SUR LE DISQUE
image

Publié dans ENO | Pas de Commentaire »

Toutes les chansons de Johnny à écouter

Posté par ENO filles le 5 janvier 2018

Nostalgie quand tu nous tiens!

Toutes les chansons de Johnny à écouter … >                             

(Exemple : Diégo)

Pour ceux qui n’ont pas encore ce lien.

 

cliquez sur l’image

les chansons de Johnny2

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Le Larousse des chansons anciennes

Posté par ENO filles le 14 décembre 2017

UNIQUE!  (un apport de Jean WG)

Le Larousse des chansons anciennes

MUSIQUE LAROUSSE CHANSONS

Absolument magnifique, à conserver précieusement.

PAROLES ET MUSIQUE ! Vraiment très ancien!

Même si la chanson ne vous passionne pas particulièrement, gardez le précieusement.

Voici un trésor de belles vieilles chansons – LE GRAMOPHONE ! Extraordinaire ! Ça c’est une vraie trouvaille !

Si vous cliquez en bas, vous changez de répertoire et vous multipliez les titres… il y en a pour tous les goûts…

Chansons de votre enfance, de vos parents, de vos camps de vacances de vos cérémonies, de Noel, du plus récent parfois…

Trésor pour les amoureux de chansons (anciennes) et de rythmes variés

PLEIN DE CHANSONS !

musique

CLIQUER ICI

Ou directement sur une chanson

  – À   Honolulu
- À   la bataille de Châteauguay
- À la mi-août
- À la   porte du jardin
- Acropolis   adieu
- Adieu mon   coeur
- Adieu   monsieur le Professeur
- Adieu Venise   provençale
- Ah! c’   qu’on s’aimait
- Ah! le   petit vin blanc
- Aimer
- Alors je   chante
- Amène-toi   chez nous
- Amusez-vous
- As-tu deux   minutes?
- Au bord de   l’eau
- Au   temps de la bonne chanson
- Aux   marches du palais
- Ave Maria (Schubert)
- Bercés par   la houle
- Berceuse
- Bleu, blanc,   blond
- Bon   anniversaire
- Bon   anniversaire (2)
- Brave marin
- Brise des   nuits
- C’est beau   la vie
- C’est l’ R-100
- C’est ma   chanson
- C’est   Ti-Pit Trépanier
- Ça s’est passé   un dimanche
- Cane… Cane…   Canebière
- Casta Diva
- Cet anneau   d’or
- Chansons d’amour
- Chante fort quand   le coeur est triste
- Chante-la ta chanson
- Chanter la vie
- Chiquitita
- Comme tout   le monde
- Comme un   soleil
- Dans le soleil   et dans le vent
- Dans les   bras d’un matelot
- Dans ma   péniche
- Destin
- Deux ailes et trois   plumes
- Dis-moi ce qui   ne va pas
- Dis-moi ce qui   ne va pas (2)
- Do – ré – mi – fa
- Dominique
- Domino
- Douce France
- Du gris
- Du   soleil dans ses yeux
- En suivant   l’étoile
- Enfants   de tous pays
- Envoi de   fleurs
- Étoile des   neiges
- Évangéline
- Évangéline (2)
- Évangéline   Acadian Queen
- Fleur de Paris
- Franz
- Frou-Frou
- Gens du pays
- Hymne à l’amour
- Hymne au   printemps
- Hymne au Québec
- Il a mal aux   reins, Tintin
- Il   n’est jamais trop tard pour vivre
- J’ai planté un   chêne
- J’ai tant pleuré
- J’aime   Paris au mois de mai
- J’attendrai
- Je chante
- Je   chante avec toi Liberté
- Je finirai par   l’oublier
- Je m’ennuie de   toi
- Je n’aurai   pas le temps
- Je rêve au fil   de l’eau
- Je reviens   chez nous
- Je t’ai   donné mon coeur
- Je te le le
- Je   voudrais un joli bateau
- L’amour en   héritage
- L’Angélus de la   mer
(1)
- L’Angélus de   la mer
(2)
- L’anneau d’argent
- L’appétit vient en   mangeant
- L’appétit vient en   mangeant
(2)
- L’arbre et   l’enfant
- L’écritoire
- L’étoile du soir
- L’hirondelle
- L’hymne au   printemps
- La ballade   des gens heureux
- La ballade   du chien-loup
- La Belle de Cadix
- La cabane à sucre
- La chanson de   Lara
- La chanson des   blés d’or
- La chanson du   coeur
- La chapelle   au clair de lune
- La   complainte du soldat
- La courte échelle
- La gamme et   l’amour
- La java bleue
- La langue de   chez nous
- La licorne
- La Madelon
- La Madone
- La Madone aux   fleurs
- La maison grise
- La Manic
- La Marie-Joseph
- La mer
- La mer ressemble à   ton amour
- La Paimpolaise
- La petite   diligence
- La petite église
- La petite   Tonkinoise
- La plus bath   des javas
- La plus   belle chose au monde
- La première   étoile
- La prière
- La Provence
- La rumeur
- La tendresse
- La valse brune
- La valse des   chansons
- La vie d’un   cowboy
- La vieille église
- Le bateau de   pêche
- Le bleu de l’été
- <= »">Le   café au lait au lit
- Le café des trois   colombes

 

- Le   carillonneur
- Le chalet bleu
- Le chapeau à   plume
- Le chien   dans la vitrine
- Le clocher   d’amour
- Le   clocher de mon village
- Le coeur   en bandoulière
- Le cor
- Le credo du   paysan
- Le credo du   paysan (2)
- Le curé   de notre village
- Le feu a   détruit l’église
- Le fiacre
- Le galérien
- Le   gentil dauphin triste
- Le marchand   de bonheur
- Le moulin qui   jase
- Le pêcheur
- Le   petit bal du samedi soir
- Le petit bonheur
- Le petit   cordonnier
- Le petit   Grégoire
- Le réveil rural
- Le sirop Typhon
- Le soleil et la   lune
- Le souvenir
- Le tango   des fauvettes
- Le temps des   cerises
- Le temps   qu’il nous reste
- Le toit de   ma maison
- Le   tremblement de terre
- Les berceaux
- Les deux   moitiés du monde
- Les enfants   s’ennuient le dimanche
- Les fiancés   du Lac de Côme
- Les gars de   la marine
- Les gens âgés
- Les gens   sans importance
- Les   lavandières du Portugal
- Les   oiseaux dans le soir
- Les Pescadous
- Les Rameaux (R.   Jobin)
- Les Rameaux (R.   Verreau)
- Les rogations
- Les roses   blanches
- Les rubans   rouges
- Les trois   cloches
- Les   vieilles de chez nous
- Les vieux mariés
- Lily Marlène
- Ma belle   au bois dormant
- Ma cabane   au Canada
- Ma Miette
- Ma Normandie
- Ma   Pamplemousse
- Ma petite   folie
- Ma Vérité
- Maintenant   je sais
- Maître Pierre
- Malheur à   celui qui blesse un enfant
- Mama Leone
- Marin
- Mes jeunes   années
- Mille colombes
- Mon ange
- Mon chapeau   de paille
- Mon   coeur est un violon
- Mon enfant
- Mon gentil   pêcheur
- Montevideo
- Notre sentier
- Où va l’amour ?
- Padre Don José
- Papa, ô papa
- Par amour
- Paradiso
- Parle plus bas
- Parle-moi
- Parle-t-il   de moi ?
- Petit vieux,   petite vieille
- Plaisir   d’amour
- Pour les   enfants du monde entier
- Pourquoi   loin de toi
- Prendre un   enfant par la main
- Prends le   temps
- Près de Naples   la jolie
- Prière
- Prière à la   Madone
- Qu’est-ce   qu’on attend …
- Qu’il est loin   l’amour
- Quand la   mer monte
- Quand   on est deux amis
- Quand on   s’aime bien tous les deux
- Quand on   s’aime bien tous les deux (2)
- Quand un   petit oiseau
- Quand un   vicomte
- Que Dieu   protège notre amour
- Retour
- Reviens   Piccina Bella
- Rien que   mon coeur
- Riquita
- River Blue
- Roses   blanches de Corfou
- Roule   s’enroule
- Sancta Maria   de la mer
- Sérénade   sans espoir
- Serons-nous   spectateurs
- Si tous les   gars du monde
- Si tous   les oiseaux
- Soledad
- Sombreros   et mantilles
- Sous les   ponts de Paris
- Souvenirs   de Marseille
- Spinning Wheel
- Sur ce   vieux rocher blanc
- Sur le   plancher des vaches
- Toi l’ami
- Toi qui t’en   vas
- Tout va très   bien Madame la Marquise
- Un amour   comme le nôtre
- Un jour à la   fois
- Un   monsieur attendait
- Un petit   cabanon
- Un tout   petit nid
- Une chanson   douce
- Une   place pour me garer
- Une promesse
- Une vague   bleue
- Va   lui dire que tu l’aimes
- Vivre au   soleil
- Vivre seule
- Vous   avez qué’que chose
- Voyage au   Canada
- Y’a d’la joie
- Y’a des loups
- Y’a une étoile

 

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Hommage à Jean d’Ormesson – discours du Président Macron

Posté par ENO filles le 11 décembre 2017

Ce vendredi 8 décembre, la nation a rendu hommage à l’académicien disparu à l’âge de 92 ans.

Après la célébration en son honneur à la cathédrale Saint-Louis des Invalides, le président de la République a présidé la cérémonie au cours de laquelle il a livré un discours brillant.

C’est dans la cour d’honneur des Invalides qu’Emmanuel Macron s’est adressé une dernière fois à Jean d’Ormesson.

Dans un discours intense et poignant, le président a salué l’intelligence, le talent et la légèreté de l’écrivain qui le définissait si bien. Au terme de son discours, il est allé déposer sur le cercueil de l’académicien un crayon à papier, «un simple crayon, le crayon des enchantements», comme le souhaitait Jean d’Ormesson.

Retrouvez ici l’intégralité de son discours.

2017-12-11

«Messieurs les présidents, Monsieur le Premier ministre, Mesdames et Messieurs les ministres, Mesdames et Messieurs les parlementaires, Mesdames et Messieurs les académiciens, Mesdames et Messieurs les membres du corps préfectoral, Mesdames et Messieurs les membres du corps diplomatique, chère Françoise d’Ormesson, chère Héloïse d’Ormesson, chers membres de la famille, chère Marie-Sarah, Mesdames et Messieurs.

«Si claire est l’eau de ces bassins, qu’il faut se pencher longtemps au-dessus pour en comprendre la profondeur». Ces mots sont ceux qu’André Gide écrit dans son Journal à propos de la Bruyère.

Ils conviennent particulièrement à Jean d’Ormesson.

Car plus qu’aucun autre il aima la clarté. Celle des eaux de la Méditerranée, dont il raffolait, celle du ciel d’Italie, celle des maisons blanches de Simi, cette île secrète des écrivains. Celle des pentes enneigées et éclatantes où il aimait à skier, comme celles des criques de la côte turque, inondées de soleil.

Ne fut-il pas lui-même un être de clarté?

Il n’était pas un lieu, pas une discussion, pas une circonstance, que sa présence n’illuminât. Il semblait fait pour donner aux mélancoliques le goût de vivre et aux pessimistes celui de l’avenir.

Il était trop conscient des ruses de l’Histoire pour se navrer des temps présents, et sa conversation, elle-même, était si étincelante qu’elle nous consolait de tout ce que la vie, parfois, peut avoir d’amer.

«Cette grâce lumineuse, contagieuse, a conquis ses lecteurs qui voyaient en lui un antidote à la grisaille des jours»

Jean d’Ormesson fut ainsi cet homme entouré d’amis, de camarades, offrant son amitié et son admiration avec enthousiasme, sans mesquinerie. Ce fut un égoïste passionné par les autres. Sans doute son bréviaire secret, était-il Les Copains de Jules Romains, auquel il avait succédé à l’Académie française. Berl, Caillois, Hersch, Mohrt, Déon, Marceau, Rheims, Sureau, Rouart, Deniau, Fumaroli, Nourissier, Orsenna, Lambron ou Baer… je ne peux les citer tous, mais cette cohorte d’amis, ce furent des vacances, des poèmes récités, de la liberté partagée.

Pour ceux qu’il accompagna jusqu’au terme ultime, sa présence et sa parole furent des baumes incomparables. Comme son cher Chateaubriand le disait de Rancé, «on croyait ne pouvoir bien mourir qu’entre ses mains, comme d’autres y avaient voulu vivre».

Cette grâce lumineuse, contagieuse, a conquis ses lecteurs qui voyaient en lui un antidote à la grisaille des jours. Paul Morand disait de lui qu’il était un «gracieux dévorant», rendant la vie intéressante à qui le croisait. C’est cette clarté qui d’abord nous manquera, et qui déjà nous manque en ce jour froid de décembre.

Jean d’Ormesson fut ce long été, auquel, pendant des décennies, nous sommes chauffés avec gourmandise et gratitude. Cet été fut trop court, et déjà quelque chose en nous est assombri.

Mais celui que l’on voyait caracoler, doué comme il l’était pour l’existence et le plaisir, n’était pas le ludion auquel quelques esprits chagrins tentèrent, d’ailleurs en vain, de le réduire.

«Jean d’Ormesson était de ceux qui nous rappelaient que la légèreté n’est pas le contraire de la profondeur, mais de la lourdeur»

La France est ce pays complexe où la gaieté, la quête du bonheur, l’allégresse, qui furent un temps les atours de notre génie national, furent un jour, on ne sait quand, comme frappés d’indignité. On y vit le signe d’une absence condamnable de sérieux ou d’une légèreté forcément coupable. Jean d’Ormesson était de ceux qui nous rappelaient que la légèreté n’est pas le contraire de la profondeur, mais de la lourdeur.

Comme le disait Nietzsche de ces Grecs anciens, parmi lesquels Jean d’Ormesson eût rêvé de vivre, il était «superficiel par profondeur».

Lorsqu’on a reçu en partage les facilités de la lignée, du talent, du charme, on ne devient normalement pas écrivain, on ne se veut pas à toute force écrivain, sans quelques failles, sans quelques intranquillités secrètes et fécondes.

«J’écris parce que quelque chose ne va pas» disait-il, et lorsqu’on lui demandait quoi, il répondait: «Je ne sais pas». Ou, plus évasivement encore: «Je ne m’en souviens plus.» Telle était son élégance dans l’inquiétude.

Et c’est là que l’eau claire du bassin soudain se trouble. C’est là que l’exquise transparence laisse paraître des ombres au fond du bleu cobalt. Un jour vint où Jean-qui-rit admit la présence tenaillante, irréfragable, d’un manque, d’une fêlure, et c’est alors qu’il devint écrivain.

Ses yeux aujourd’hui se sont fermés, le rire s’est tu, et nous voici, cher Jean, face à vous. C’est-à-dire face à vos livres. Tous ceux que vous aviez égarés par vos diversions, que vous aviez accablés de votre modestie, tous ceux à qui vous aviez assuré que vous ne dureriez pas plus qu’un déjeuner de soleil, sont face à cette évidence, dont beaucoup déjà avaient conscience, se repassant le mot comme un secret.

Cette évidence, c’est votre œuvre. Je ne dis pas: vos livres, je ne dis pas: vos romans. Je dis: votre œuvre. Car ce que vous avez construit avec la nonchalance de qui semble ne pas y tenir, se tient devant nous, avec la force d’un édifice où tout est voulu et pensé, où l’on reconnaît à chaque page ce que les historiens de l’art appellent une palette, c’est-à-dire cette riche variété de couleurs que seule la singularité d’un regard unit.

La clarté était trompeuse, elle était un miroir où l’on se leurre, et le temps est venu pour vous de faire mentir votre cher Toulet. «Que mon linceul au moins me serve de mystère», écrivait-il. Votre linceul, lui, désormais vous révèle.

Nous devrons, pour vous entendre, à présent tendre l’oreille, et derrière les accords majeurs nous entendrons, comme chez Mozart, la nuance si profonde des accords mineurs.

Ce que votre politesse et votre pudeur tentaient de nous cacher, vous l’aviez mis dans vos livres.

Et ce sont les demi-teintes, le «sfumato» subtil, qui vont à présent colorer la surface claire.

Ce sont ces mille couleurs qui flottent comme sur de la «moire» précisément, dont Cocteau parlait en essayant de qualifier les blancs de Cézanne.

Nous ne vous découvrirons ni triste, ni sombre, mais derrière votre ardeur nous saurons voir une fièvre, derrière vos plaisirs une insatisfaction, et derrière votre bonheur quelque chose d’éperdu, de haletant, qui nous touche en plein cœur.

«C’est ainsi que vous avez noué avec les Français (…) une relation particulière, une proximité en humanité qui n’était qu’à vous

Nous entrerons dans le secret de cette âme qui s’est si longtemps prétendue incrédule pour comprendre qu’elle ne cessa d’embrasser le monde avec une ferveur mystique, débusquant partout, au cœur de son ordre improbable et évident, ce Dieu, au fond si mal caché, dont vous espériez et redoutiez la présence et qui, peut-être, dans quelque empyrée, vous fit enfin: «La fête continue

Vous ne nous aviez pas si bien trompés, il est vrai. Nous savons que votre conversation la plus personnelle était réservée à ces écrivains que fascinèrent les mystères du monde, et d’abord l’insondable mystère du temps.

Cheminer avec Saint-Augustin, Chateaubriand, Proust, c’est n’être point dupe des arcanes de la vie.

S’entretenir par-delà la mort avec Caillois, Berl, ou votre père, c’est frayer dans des contrées parfois austères où vous alliez nourrir la force de vos livres.

C’est dans ces confrontations intimes que vous alliez puiser cette énergie incomparable. Contrairement à Chateaubriand, encore lui, qui se désespérait de durer, vous avez cru qu’en plongeant au cœur des abîmes de la vie vous trouveriez la matière revigorante et universelle de livres où chacun reconnaîtrait sa condition, où chacun se consolerait de ses contradictions.

Et pour cela vous avez inventé, presque sans la chercher, cette forme nouvelle tenant de l’essai, de l’entretien, de la confession et du récit, une conversation tantôt profonde, tantôt légère, un art libertin et métaphysique.

C’est ainsi que vous avez noué avec les Français, et avec vos lecteurs dans tant de pays, une relation particulière, une proximité en humanité qui n’était qu’à vous.

Le courage de l’absolu dans la politesse d’un sourire.

C’est cela votre œuvre, elle vous lie à Montaigne, à Diderot, à La Fontaine et Chateaubriand, à Pascal et Proust, elle vous lie à la France, à ce que la France a de plus beau et de plus durable: sa littérature.

«Nous vous demandons pardon, Monsieur, de ne pas vous avoir tout à fait écouté, pardon pour cette pompe qui n’ajoute rien à votre gloire»

C’est le moment de dire, comme Mireille à l’enterrement de Verlaine: «Regarde, tous tes amis sont là.» Oui, nous sommes là, divers par l’âge, par la condition, par le métier, par les opinions politiques, et pourtant profondément unis par ce qui est l’essence même de la France: l’amour de la littérature et l’amitié pour les écrivains.

Et ce grand mouvement qu’a provoqué votre mort, cette masse d’émotion, derrière nous, derrière ces murs, autour de nous et dans le pays tout entier, n’a pas d’autres causes. À travers vous la France rend hommage à ce que Rinaldi appelait «la seule chose sérieuse en France, si l’on raisonne à l’échelle des siècles».

Évoquant, dans un livre d’entretien, votre enterrement, vous aviez écrit: «À l’enterrement de Malraux, on avait mis un chat près du cercueil, à celui de Defferre c’était un chapeau, moi je voudrais un crayon, un crayon à papier, les mêmes que dans notre enfance. Ni épée, ni Légion d’honneur, un simple crayon à papier

Nous vous demandons pardon, Monsieur, de ne pas vous avoir tout à fait écouté, pardon pour cette pompe qui n’ajoute rien à votre gloire. Avec un sourire auriez-vous pu dire peut-être que nous cherchions là à vous attraper par la vanité et peut-être même que cela pourrait marcher.

Non, cette cérémonie, Monsieur, nous permet de manifester notre reconnaissance et donc nous rassure un peu. Du moins puis-je, au nom de tous, vous rester fidèle en déposant sur votre cercueil ce que vous allez et ce que vous aviez voulu y voir, un crayon, un simple crayon, le crayon des enchantements, qu’il soit aujourd’hui celui de notre immense gratitude et celui du souvenir.

Je vous remercie.»

Magnifique discours!

Document envoyé par Yvette B., organisatrice du Club de lecture d’Isthmia (ma résidence).

Merci Yvette

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Johnny, suite et fin. Un samedi avec Johnny

Posté par ENO filles le 10 décembre 2017

               Un samedi avec Johnny

Samedi 9 décembre 2017

Pendant 3 journées consécutives je suis restée collée à ma Télé. Un exploit !

J’ai regardé, écouté, photographié, enregistré… et je n’ai pas regretté.

Mais deux événements pareils simultanés ça n’arrive pas souvent.

J’ai subi ces deux disparitions tristement, comme beaucoup de Français.

Et j’ai trouvé respectueux de célébrer depuis chez moi, faute de ne pouvoir me déplacer, ces deux grands personnages, en écoutant tout ce qui était dit sur eux et en regardant les images de leur départ.

LA MORT

Une réponse de jean d’Ormesson

- « Si, à votre mort, on vous proposait de tout recommencer… ?
- Hors de question ! Une vie suffit, quand elle a été pleine. La pire des punitions pour l’homme serait d’être immortel. »…

Certes c’était normal et attendu. Jean d’Ormesson était âgé et a affronté récemment, dignement et avec discrétion cette maladie qui s’attaque à tous actuellement, le cancer, et qui laisse toujours des traces.

Le second, Johnny a lutté pendant des années contre ce même ennemi. Il s’est battu vaillamment et a laissé sa place avec courage.

Victor Hugo aurait dit de lui comme d’Hernani, je suis « Une force qui va ». Oui sans doute.

Victor Hugo était un grand homme de culture mais comme d’Ormesson, il ne méprisait pas le peuple et sa prétendue ignorance.

Je ne me souvenais plus de cette citation mais je connais celle-ci:

« Ceux qui vivent, ce sont ceux qui luttent ; ce sont
Ceux dont un dessein ferme emplit l’âme et le front.
Ceux qui d’un haut destin gravissent l’âpre cime.
Ceux qui marchent pensifs, épris d’un but sublime.
Ayant devant les yeux sans cesse, nuit et jour,
Ou quelque saint labeur ou quelque grand amour… »

Tous deux ont eu amour et labeur.

Tous deux ont eu cette chance qu’on appelle la vie.

Mais tous n’ont pas eu et n’auront peut-être jamais accès à la Culture.

« J’ai traversé le monde en première classe, j’ai eu beaucoup de chance, et le mot que je prononce le plus souvent, c’est le mot « merci ».

Encore une de ces belles phrases de Jean d’Ormesson. (J’en ai plein mon Citabook).

Et le Bonheur dans tout ça ?

«Je crois que si je passe pour l’écrivain du bonheur, c’est parce que je pense qu’il faut être heureux en dépit de tout le reste.» J d’O

HOMMAGE A JOHNNY

Ce samedi matin Johnny est partout.

Ce belge au nom américain est bien un monument français de la deuxième moitié du XXe siècle et du début du XXIe, qu’on le veuille ou non.

Des Champs-Elysées à l’église de La Madeleine, la foule immense a présenté samedi un impressionnant hommage à Johnny Hallyday. Une foule qui va de 7 à 77 ans (et plus) comme l’aurait écrit Hergé.

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Chaque fois il s’inscrit dans une époque. Il est transgénérationnel. C’est son côté iconique.

Un dernier voyage grandiose pour un chanteur de légende.

Un dernier spectacle, c’était une volonté de Johnny.

D’un côté, des milliers des centaines de fans, de l’autre le cortège funéraire et 700 bikers  pour rappeler son amour de l’Amérique et de la moto.

 

Derrière la famille le groupe compact des amis.

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Tristesse et joie de chanter ! Des larmes il y en a eu, mais aussi de la musique à tue-tête, des gens qui dansaient le rock comme s’il s’agissait d’une grande fête.

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Sur Paris, un froid glacial mais un soleil éclatant.
Mais à un moment les clameurs se sont tues. Une ferveur a gagné l’ensemble du public.

Je repense à ma jeunesse, mon appétit de vivre, mes premières rencontres, mes premières histoires d’amour.

SES CHANSONS

Son personnage avait un côté assez sexy et ses chansons séduisaient. Il sublimait les mots que lui avaient écrits ses paroliers. 230 sont des adaptations de titres étrangers.

Jusqu’au bout, le chanteur qui s’est éteint ce mercredi a travaillé sur un 51e album studio de « rock’n'roll », programmé pour sortir à l’automne 2018.

Le 17 mars 2017, Johnny Hallyday poste sur son compte Instagram une photo noir blanc sur laquelle il pose accroupi entouré de sa bande de musiciens.

« En studio pour un nouvel album « Fuck the cancer », annonce-t-il bravement, joignant le majeur levé à la parole. Les fans remarquent vite que le cliché, signé Renaud Corlouer, n’est pas récent et date de la tournée 2013-2014. Mais qu’importe !

Le chanteur a bien débuté à Los Angeles l’enregistrement de ce 51e album avec son fidèle guitariste :

« C’est la volonté de Johnny d’être dans une musique qui a bercé sa vie, la musique qu’il affectionne par-dessus tout, donc on travaille dans cette direction ».  Maxim Nucci.

Mais la maladie est devenue trop forte, il n’a pas pu enregistrer les deux derniers

Parmi ses paroliers on retiendra :

Charles Aznavour (Retiens la nuit)

Pierre Billon (J’ai oublié de vivre),

Gilles Thibault (Que je t’aime; Requiem pour un fou),

Michel Mallory (J’ai un problème; Noël interdit),

Pierre Delanoë (Derrière l’amour),

Jean-Jacques Goldman (Je te promets; Laura; J’oublierai ton nom),

Gérard De Palmas (Marie)

Michel Berger pour l’ensemble de l’album Rock’n'Roll Attitude.

Et lui ? Mais oui, il sait écrire des chan­sons 

Il dit en avoir écrit 200 (105 pour lui-même, dont 100 entre 1960 et 1984 et 13 pour onze autres interprètes). Cela replace l’idole des jeunes au centre du proces­sus de créa­tion

Quant à sa musique, c’était la sienne.  

EN SAVOIR PLUS

 

LA CEREMONIE RELIGIEUSE

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Dans un silence chargé d’émotion, le cortège arrive à l’église de la Madeleine.

 

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Le Président Macron a commencé son discours en haut des marches
Il a affirmé que son éloge c’était aussi « Pour le rock, pour que le Blues, Pour que le feu ne s’éteigne pas »…
Il a demandé à la foule d’Applaudir « Monsieur » Johnny Hallyday.

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Moment fort en émotion !
Qui peut refuser cet honneur ?

Tous rassemblés sous le regard bienveillant de leur idole.
Tous, un jour ou l’autre, nous avons retrouvé le sourire ou noyé notre tristesse avec les chansons de Johnny.

Tous différents, étudiants retraités, quatre générations ont eu à partager une musique, une chanson, une situation.

Voici les mots qui ont tourné dans ma tête à cet instant :

Dignité, Poésie, Symbiose, Osmose, amour, tendresse, générosité…
Le Président Sarkozy et Johnny « Je vais vous redonner « L’envie d’avoir envie »…

La cérémonie fut émouvante, raffinée, inattendue.

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On entendait la foule chanter.

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D’autres stars du Rock ont eu eux aussi droit à des funérailles mémorables.

Elvis Presley mort le 16 août 1977 reste l’une des icônes culturelles majeures du XXe siècle.

David Bowie mort le 10 janvier 2016 s’est imposé comme un des artistes musicaux les plus originaux, les plus importants et novateurs de la musique pop et rock.
Chuck Berry mort le 18 mars 2017 est l’un des pionniers du rock‘n’roll.

Et maintenant Johnny Hallyday. S’il ne fut pas le premier à chanter du rock en France, il fut, en 1960, le premier à populariser le rock ‘n’ roll dans l’Hexagone. Et je fais partie de cette génération.

 

Lors de l’Homélie, pendant la cérémonie religieuse, le prêtre a repris les mots de la chanson « Que je t’aime… », un thème tout à fait adapté.

Il a cité la Lettre de saint Paul : « Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimé… »

Et encore quelques bribes de son discours restées en ma mémoire :

« Avec une poignée de terre il a créé le monde

Puis il a créé l’homme et la femme, et l’amour …»

DIGNITE DE LA FAMILLE
Toutes les vies de Johnny étaient ici réunies.

NATHALIE ET SYLVIE
Sylvie, la compagne des années yéyé
Nathalie, la compagne des années sages

LAETITIA ET LES FILLES
Et Laëtitia, son miracle, comme il l’appelait.

Un baiser au cercueil
La saga Hallyday continue sans son patriarche.

DAVID

Puis le convoi quitte la Madeleine.

Sous les cris de la foule, le corbillard s’éloigne de l’église, vraisemblablement pour retourner au funérarium du Mont-Valérien.

La dépouille de Johnny Hallyday s’est envolée pour Saint-Barthélemy ce dimanche matin (heure de Paris).

L’inhumation se déroulera  lundi après-midi, soit lundi soir heure de Paris.

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QUELQUES PHRASES GLANEES PENDANT LA DIFFUSION DE LA CEREMONIE

Il tenait sa couronne des bas quartiers mais à force de travail petit à petit il a gagné un public très large.

Malgré tout ça il reste sympa humble. Il est conscient de ce qu’il était, simple.

Ça lui a donné une épaisseur.

C’est comme ça qu’on fabrique un destin.
C’est un personnage du roman français qu’il a lui-même construit.
C’était un feu, une intensité en permanence.
Je suis gourmand de cette vie magnifique.

Une Overdose de rêve… pour qui ? Pour lui ? Pour nous ?
Derrière le personnage on sait toujours ce que l’homme était : Johnny Hallyday ou la France rock ‘n’ roll.

 

DOCUMENTS Le Figaro Culture

 « Emmanuel Macron salue «M. Johnny Hallyday», «un destin français»

« Hommage à Johnny Hallyday : requiem pour un fou de rock’n'roll

« Hommage à Johnny Hallyday : toutes les stars ou presque rassemblées à la Madeleine »

« Hommage à Johnny Hallyday: dans Paris, la foule communie avant la cérémonie

« Les musiciens de Johnny Hallyday ont joué toute la musique qu’il aimait »

« Saint-Barthélemy se prépare à accueillir Johnny Hallyday pour l’éternité »

Vingt chansons de Johnny Hallyday qui ont marqué l’histoire

 

Je vais terminer mon article par cette citation de Jean d’Ormesson (Qu’ai-je donc fait?, éd. Robert Laffont, 2008)

«Je n’écris, pour ma part, ni un roman ni des Mémoires. J’essaie de comprendre le peu que j’ai fait et comment tout cela s’est emmanché. Je n’écris pas pour passer le temps ni pour donner des leçons. Je n’écris pas pour faire le malin ni pour ouvrir, comme ils disent, des voies nouvelles à la littérature.

«Pouah! Je n’écris pas pour faire joli ni pour défendre quoi que ce soit. J’écris pour y voir un peu plus clair …»

J’espère vous avoir également éclairés.

Et si vous avez quelque chose à me dire, écrivez-le ici, en commentaire. Merci d’être allés jusqu’au bout.

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Dimanche 10 décembre 2017 Anniversaire de la remise du Prix Nobel à Albert Camus

Posté par ENO filles le 10 décembre 2017

Mémoire
Discours d’Albert Camus pour la réception du prix Nobel de littérature, donné à Stockholm le 10 décembre 1957.
Le prix lui a été décerné pour « l’ensemble d’une œuvre qui met en lumière les problèmes se posant de nos jours à la conscience des hommes ».23 oct. 2012
ALBERT CAMUS Nobel 1957

Albert Camus – Discours de réception du prix Nobel, 1957 – YouTube

https://www.youtube.com/watch?v=M5QD-32MCv4
Merci à Sylviane BORDONADO  de l’avoir signalé
Albert Camus, prix Nobel de littérature (FranceArchives)

https://francearchives.fr/commemo/recueil-2007/38875

Lorsque Camus reçoit à l’âge de 44 ans le prix Nobel, sa première réaction publique est de proclamer que « C’est Malraux qui aurait dû l’avoir ». C’est une élégance de grand seigneur mais aussi une façon d’anticiper le jugement qu’il prête aux intellectuels et aux écrivains, parisiens. Camus intériorise d’autant mieux cette …

Mon précédent article. Cliquez sur le lien

2013.11.13 Il y a 100 ans naissait Albert Camus

Posté par ENO filles le 13 novembre 2013

ALBERT CAMUS dossier

EXTRAIT DE MON ARTICLE

« En recherchant mes livres je me suis aperçue qu’aucun n’était annoté comme le sont tous les autres de ma bibliothèque. Je l’avoue, je n’ai pas retrouvé beaucoup de résonnance dans les livres de Camus à l’époque où je les ai lus. Mais il n’est pas trop tard. C’est l’occasion ou jamais. En attendant je me contenterai d’adresser ici un hommage à l’écrivain et au poète.

Certains ont dit qu’il était le philosophe des Terminales. C’est très réducteur certes mais en même temps ceci prouve qu’il est incontournable dans le bagage philosophique des bacheliers.

Si j’ai longtemps partagé son utopie sur le bonheur des hommes , surtout dans ma jeunesse, la période où tous les rêves sont permis, la vie s’est chargée de me démontrer qu’il faut, sans doute y croire, et agir… pour pouvoir apporter sa modeste pierre à cette construction imaginaire dont la fragilité est démontrée chaque jour.

Quant à son rêve d’humanisme, chacun garde le même, enfoui au fond, tout au fond de lui, avec l’espoir que tout homme aura un jour droit au bonheur et a sa part de gâteau. Mais personne ne sait comment faire. Je suis trop petite pour mettre en œuvre ce magnifique rêve… »

 

A écouter et à télécharger avec Fluvore.com

L’Étranger lu par Albert Camus
Ajoutée le 27 oct. 2016 Texte intégral lu par Albert Camus en avril 1954.
En juin 1942, paraît un court roman L’Étranger. L’auteur est un inconnu de 28 ans qui allait non seulement modifier l’histoire de la littérature française, mais aussi celle de la philosophie du XXe siècle avec la formulation du sentiment de l’absurdité du destin humain. Les 7, 8 et 9 avril 1954, Albert Camus enregistre l’intégralité de son texte pour la radio nationale (O.R.T.F). Il reçoit le prix Nobel en 1957. Frémeaux & Associés et l’INA (Institut National de l’Audiovisuel) en accord avec Gallimard ont décidé de restaurer cet enregistrement et de mettre à la disposition du public, la lecture sonore de ce chef-d’œuvre par son auteur.

Audiobook

L’Étranger – Albert Camus (audiobook + texte/sous-titres)  
https://www.youtube.com/watch?v=r85TpcuwBxY

 

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