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Posté par ENO filles le 3 janvier 2014

ENO BLASON

 

3 janvier 2014

Ceci est le dernier volet en cours de la Saga ENO. Vous retrouverez tous les autres liens sur la partie gauche du blog.

Et pour ceux qui n’ont pas envie de chercher, voir ci-dessous:

* SOMMAIRE DU BLOG

Le Blog ENO Volet 1

Le Blog ENO Volet 2

Le Blog ENO Volet 3

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Le Festival de Cannes 2019 ouvre ses portes

Posté par ENO filles le 14 mai 2019

CANNES 2019

FESTIVAL CANNES 2019 PALME

Site officiel

EN DIRECT

MAITRE DE CEREMONIE:  Édouard Baer

FESTIVAL CANNES 2019 EDOUARD BAER

Image du site La Voix du Nord

20H LE FILM D’OUVERTURE

FESTIVAL CANNES 2019 FILM OUVERTURE

Vivez l’ouverture en direct ou presque dans votre cinéma   à 20h15 et 22h30 

AU CINEMA PATHE – AVE 83 

03 FESTIVAL CANNES 2019 FILM OUVERTURE

Comédie (1h45)

Interdit -12 ans
sortie le 14 mai 2019
U.S.A.
Réalisateur : Jim Jarmusch
avec : Chloë Sevigny , Bill Murray , Tilda Swinton , Adam Driver , Danny Glover ,Steve Buscemi , Tom Waits , Selena Gomez, Caleb Landry Jones , Austin Butler

Le film est présenté en ouverture du Festival.

Un film d’horreur en ouverture du Festival de Cannes ce n’est pas courant.

Et juste après le discours d’Édouard Baer, maitre de la cérémonie il sera possible de découvrir en avant-première -la veille de sa sortie en France-, le film comédie-horrifique de Jim Jarmusch « The Dead

Le film se déroule un casting prestigieux avec Bill Murray, Iggy Pop, Tilda Swinton ou encore Selena

4 Iggy Pop

IMAGE DU SITE DES ZOMBIES SUR LA CROISETTE

Comme dans tout bon film de zombies, l’histoire débute avec des morts qui reviennent à la vie…

La lune est omniprésente dans le ciel, la lumière du jour se manifeste à des horaires imprévisibles et les animaux commencent à avoir des comportements inhabituels… Personne ne sait vraiment pourquoi. Les nouvelles sont effrayantes et les scientifiques sont inquiets.

Nul ne pouvait prévoir l’évènement le plus étrange et dangereux qui allait s’abattre sur Centerville : THE DEAD DON’T DIE

Les morts sortent de leurs tombes et s’attaquent sauvagement aux vivants pour s’en nourrir.

La bataille pour la survie commence pour les habitants de la ville.

 

Pourquoi cette année le festival ouvre-t-il ses portes avec un film d’horreur?

LE CINÉMA ENTRE ILLUSION ET REALITE

Comme je vous l’ai déjà dit, je suis une passionnée de cinéma et ce depuis toute petite.

Le cinéma sublime la vie quotidienne et fait rêver… ou cauchemarder !

Il nous fait découvrir le monde à la manière de Jules Verne par exemple.

Les romans de cape m’ont enthousiasmée : j’ai vu Scaramouche sept fois en 1952. J’avais 11 ans. Je crois qu’on n’a jamais fait mieux depuis.

Le cinéma on peut s’en douter m’a souvent permis de m’évader. Le cinéma c’est l’aventure au quotidien.

Et ce d’autant plus que je fus depuis ma plus tendre enfance, entourée de plusieurs membres de ma famille.

Cette passion du cinéma ne s’est jamais dissipée et mon approche des films s’est approfondie en même temps que la connaissance grandissait.

La connaissance fait grandir notre vision du monde même si elle ne la rend pas forcément plus claire. Nous cherchons sans cesse à comprendre, à analyser, à déduire. Alors dans les films nous découvrons des messages qui semblent s’adresser à nous et vouloir nous éclairer et répondre à nos interrogations.

Le cinéma n’est pas une simple distraction. Les réalisateurs y mettent leurs âmes et les acteurs apprennent en entrant dans ces rôles qu’on leur attribue.

Quand on les écoute parler de leurs films au cours de leur carrière on s’aperçoit de leur évolution dans tous les domaines.

Nous savons que selon les époques les films ont délivré ou ont tenté de nous délivrer certains messages.

De nombreux films véhiculent des messages politiques. D’autres s’attachent aux grands problèmes sociétaux. Et ils sont nombreux !

Le cinéma est aussi un moyen de vente. Certains films sont de vrais messages publicitaires.

La guerre est toujours un thème vendeur. Les soldats sont représentés comme des tops models, des héros. On a eu Superman, La guerre des étoiles

Et on aboutit tout naturellement au paranormal, à l’au-delà… et aux zombies.

Mais cela reste une comédie.

Et le cinéma reste un art : il est toujours engagé sur le chemin de la découverte, du progrès et de la technique.

Le choix d’un tel thème au festival de Cannes ne peut que nous interpeller tant il colle à la réalité :

Avec la télé, les sites comme Netflix. Avec ces séries qui maintiennent les gens en appétit, les médias qui ont envahi notre quotidien, les réseaux sociaux qui incitent les gens à tout dévoiler et à se mettre en scène, avec le WEB qui déverse sur nous des flots d’informations, le monde est en ébullition autour de nous et nos rêves ont changé, bien malgré nous.  

Personne ne peut y échapper.

 

HISTOIRE DU FESTIVAL CANNES

 

La naissance du Festival de Cannes en 1939

EN SAVOIR PLUS

La naissance du Festival de Cannes en 1939 – Mairie de Cannes

LE FESTIVAL DE CANNE SUR WIKIPEDIA

Aujourd’hui, le Festival de Cannes est le plus grand événement cinématographique du monde alors qu’il y a à peine quelques décennies, en 1939, il n’était qu’un modeste festival créé pour s’opposer à la Biennale de cinéma vénitienne et à son organisation prise en main par Mussolini et Hitler.

La création d’un festival contre la menace fasciste

Curieux destin dû au hasard de l’histoire et aux talents des hommes qui ont su l’imposer et, dans un même temps, ont élevé Cannes au rang de capitale mondiale du Septième art. Ainsi, on doit la création du Festival cannois à un enchaînement d’événements politiques, à la veille de la Deuxième Guerre mondiale, dont le point de départ est la VIe édition de l’Exposition de Venise en juillet 1938 ; cette année-là, la France, est représentée par une sélection de films et, dans le jury de la Mostra, par le diplomate Philippe Erlanger et le journaliste René Jeanne.

Et tout commence à Venise en 1938

Le Festival de Venise, créée en 1932, offre au monde son premier concours international dédié au cinéma et, aux pays participants, une occasion de rencontrer et de comparer leur savoir-faire.

Pour un moment, la Mostra s’impose comme la grande fête du cinéma mondial mais bientôt, l’influence allemande s’immisce dans la politique italienne et dans le palmarès de cette Biennale d’art. En 1937, Adolf Hitler apprend que les films allemands n’ont reçu aucune récompense importante et que le Prix du jury est attribué à La Grande illusion de Jean Renoir. Le succès remporté par ce film pacifiste déplaît au chef allemand qui décide, pour l’édition suivante, de s’entendre avec son homologue italien afin de dicter l’attribution des récompenses.

La Mostra ouvre de nouveau ses portes en septembre 1938. Le jour de la clôture, le jury se réunit pour décider du palmarès ; l’unanimité se fait sur un film américain mais, Hitler intervient. Ses ordres menaçants imposent aux jurés représentant les satellites de l’Axe de revenir sur leur choix. Le chef allemand parvient ainsi à faire modifier le palmarès quelques heures avant l’annonce des résultats. Le documentaire de propagande nazie, Les Dieux du stade (Olympia film) de Leni Riefenstahl et le film italien Luciano Serra, pilote (Luciano Serra, pilota) de Goffredo Alessandrini reçoivent la Coupe Mussolini, plus haute récompense de la manifestation. Toute cette agitation trouble les membres du jury représentants des démocraties ; certains d’ailleurs donnent leur démission avant même la proclamation des prix. Froissés et extrêmement déçus de l’attitude italienne, les représentants de la France, des États-Unis et de la Grande-Bretagne quittent la Mostra et sont bien décidés à ne plus y revenir.

Après un moment d’inquiétude, maisons de production et ministères dédiés au cinéma réagissent. La Suisse et la Belgique envisagent désormais, par la création d’une biennale de cinéma, de succéder à Venise.

Dans le train qui le ramène en France, Philippe Erlanger, encore sous le choc des événements vénitiens, pense déjà à organiser une manifestation en remplacement de la Mostra pour donner au monde un festival libre, sans pression ni contrainte. Dès son retour, il contacte les autorités concernées et ne tarde pas à leur présenter un projet. Le temps presse pour mettre en place un festival français capable de concurrencer le prochain concours vénitien.
Avec l’approbation de Jean Zay, ministre de l’Éducation nationale, et celle d’Albert Sarraut, ministre de l’Intérieur, l’idée d’une manifestation française consacrée au cinéma prend un caractère officiel.

Les crises politiques ralentissent la création du festival

La fin des années trente, en Europe, est marquée par un contexte de crises politiques graves provoquées par le désir d’expansion de l’Allemagne et de l’Italie. La France décide de ménager ces États totalitaires et particulièrement l’Italie qui revendique de plus en plus fortement des territoires méditerranéens sous domination française.

Pour éviter le conflit, les dirigeants français condamnent tout acte d’hostilité ou d’opposition au régime mussolinien par crainte des conséquences. Cette nouvelle situation, sans mettre un point d’arrêt, ralentit la création d’un festival cinématographique concurrent de la Mostra. Le gouvernement français étudie toujours le projet de Philippe Erlanger mais reste très divisé sur la question.

D’un côté, le ministre de l’Éducation nationale, Jean Zay, responsable du domaine artistique, qui soutient ce projet important pour le cinéma français. Il a déjà mis en place, au niveau national, un concours cinématographique qui prime les cinq meilleures œuvres de l’année. Cependant, pour assurer une véritable promotion aux films français à l’étranger, Jean Zay encourage l’initiative de Philippe Erlanger ; l’Europe doit avoir un festival de cinéma où l’art ne doit pas être influencé par les manœuvres politiques.

De l’autre, le ministre des Affaires étrangères, Georges Bonnet, responsable des manifestations à caractère international, qui reste hésitant sur la question pour de pas envenimer les relations franco-italiennes. Alors de septembre 1938 à mai 1939, la création du Festival français ne concerne plus directement le cinéma ; elle devient une véritable affaire d’État.

 

Après de longues discussions et contre toute attente, le gouvernement donne son accord à la réalisation du projet au printemps 1939. Depuis le début de l’année, le consulat français en Italie cherche à en savoir plus sur le déroulement de l’édition vénitienne en préparation. En mai, l’organisation se dévoile : la Biennale réserve un accueil triomphal au ministre de la Propagande allemand, le Dr Gœbbels, ce qui souligne la consolidation de l’alliance entre l’Italie et l’Allemagne. Tout cela laisse présager que l’édition future se pliera aux exigences de la politique fasciste et ne laissera aucune liberté aux autres participants.

Cette information est le détonateur qui pousse le gouvernement français à entamer officiellement les préparatifs de son festival cinématographique rival. Il est prévu d’organiser cette manifestation sur la Côte d’Azur, choix que Georges Prade, conseiller municipal de Paris, suggère aux organisateurs. C’est ainsi qu’en juin 1939, les médias annoncent officiellement la création du Festival de Cannes dont l’ouverture est prévue le 1er septembre, en même temps que la compétition vénitienne. Il ne reste alors à la France que quelques mois pour préparer sa manifestation.

L’unanimité se fait autour du Festival français

Pour ne pas créer de tensions supplémentaires, l’État français décide d’obtenir le soutien de l’Allemagne et de l’Italie ; les communiqués officiels rappellent que le Festival français en préparation ne sera pas une machine de guerre mais bien un rendez-vous mondial de cinéma très différent de la Mostra.

L’accent est mis sur l’originalité de la manifestation

Chaque pays choisit ses films, le jury représente l’ensemble des participants et toutes les nations présentes reçoivent un Grand Prix dans un esprit d’objectivité artistique et d’impartialité absolue.

La France ne s’autorise d’ailleurs aucune récompense particulière en tant que pays organisateur. Question de prestige, la présidence d’honneur de la première édition est proposée à Louis Lumière, père du cinématographe. Ce nouvel ambassadeur du Festival cannois veut convaincre les réalisateurs étrangers de soutenir l’initiative française. Alors, les invitations sont envoyées à tous les pays producteurs de films ; l’Allemagne et l’Italie ne sont pas oubliées.

Un mois plus tard, les premières réponses arrivent par voie diplomatique. Sans surprise, les deux États fascistes déclinent l’invitation de la France. Certes, ils n’apprécient pas la concurrence faite à la Mostra mais, à ce moment-là, ils sont bien plus préoccupés à préparer la guerre.

Pour des raisons très différentes, la  Suisse décline à son tour l’invitation à la fin de juillet 1939 car les autorités fédérales concentrent leurs efforts sur l’Exposition internationale de Zurich. D’autres pays regrettent de ne pas pouvoir participer au concours cannois comme l’Afghanistan, le Canada, l’Égypte, la Hongrie, la Lithuanie, la Norvège, la Thaïlande ou bien encore l’Union sud-africaine. Ces pays ne produisent que peu de films et ne possèdent aucune organisation officielle en matière de cinéma, ce qui les exclut de toute compétition internationale. Devant l’impossibilité de faire parvenir des films dans des délais aussi courts, le Japon s’excuse également de refuser l’invitation.
De l’autre côté, de nombreux pays s’engagent aux côtés de la France ; c’est le cas des États-Unis qui d’ailleurs, grâce à la puissance de leur industrie cinématographique, vont aider la manifestation cannoise à s’imposer comme un véritable événement mondial. Les dirigeants de la Mostra tentent alors de regagner la confiance des Américains en leur proposant des avantages financiers mais en vain.
Plus délicat sera le cas de la Grande-Bretagne car les maisons de production britanniques s’engagent à soutenir le Festival de Cannes mais tiennent également à envoyer des films à Venise. Après quelques négociations, les producteurs se rangent aux côtés de la manifestation française.
La participation soviétique à Cannes est aussi indispensable même si l’enjeu est différent. Les raisons sont plus politiques que cinématographiques puisque la France espère obtenir la coopération militaire de l’URSS contre l’offensive allemande qui se prépare. Mais la signature du pacte de non-agression entre l’Allemagne et l’URSS met un terme aux négociations des démocraties. Les Soviétiques maintiennent néanmoins leur adhésion au Festival français.
Le ministère des Affaires étrangères reçoit très vite les réponses de la Belgique, la Hollande, la Suède ainsi que la Tchécoslovaquie qui proposent déjà une sélection de films. Tandis que le Danemark, le Mexique, la Pologne, la Roumanie et le Portugal, engagent leur participation, au moins par la venue d’un représentant dans le jury si les conditions le permettent.

Les conditions d’ailleurs ne le permettront plus car la crise s’annonce durant l’été 1939 et les opérations militaires allemandes bouleversent l’Europe. En août, il ne reste que neuf pays pouvant être représentés à Cannes pour l’ouverture de la première édition du Festival. Les organisateurs français, soulignent néanmoins leur succès car, malgré les absents, ils ont obtenu la participation des États démocratiques les plus puissants de l’industrie cinématographique et de l’URSS.

Cannes devient la ville du Festival

Les pays producteurs de films ayant donné leur accord, la France commence officiellement la préparation du Festival international. La première question posée est celle du lieu. Quelle ville répond aux critères nécessaires à l’organisation d’une telle manifestation ?

Les responsables italiens ont choisi Venise pour leur Exposition ; la ville possède déjà une grande renommée internationale en raison de son passé historique et de son site unique. La France devait l’égaler, donner à son festival un cadre aussi prestigieux.
Quelques villes françaises, reconnues mondialement, peuvent prétendre à l’organisation d’un festival. Grâce à leur développement touristique, toutes possèdent des équipements et des installations essentiels à l’accueil de l’événement. Cannes, Biarritz, mais aussi Vichy, Deauville, Aix-les-Bains, Le Touquet, apparaissent sur la liste. La ville d’Alger se présente également, soutenue par le président du Conseil, Édouard Daladier.
L’effet n’est que de courte durée car, la plupart des villes se trouvent dans l’impossibilité de construire et d’aménager, en quelques mois, une salle de projection pouvant accueillir un millier de spectateurs. Philippe Erlanger, en tant que responsable du projet, retient alors deux sites : Biarritz et Cannes.

Après quelques études, les responsables donnent très vite leur préférence au Sud de la France plus particulièrement à la Côte d’Azur, région baptisée ainsi en 1887 par le poète Stephen Liégeard pour rappeler l’harmonie et la beauté du lieu. Et les sites paradisiaques de la région azuréenne semblent agir en sa faveur ; la décision des organisateurs du Festival se fait attendre mais quelques rumeurs rapportent que la préférence des dirigeants serait la ville de Cannes.

 

Au sein du gouvernement, la question est évoquée et le choix paraît difficile car les comités de tourisme et les directeurs de palaces des deux villes se livrent une bataille acharnée. D’un côté, il y a Biarritz, station balnéaire connue grâce à la présence de Napoléon III et Eugénie mais qui, à la fin du Second Empire, commence à décliner. De l’autre, il y a Cannes ; depuis l’arrivée de Lord Brougham en 1834, c’est une ville en plein essor attirant chaque année de nouveaux résidents étrangers.
Devant ce dilemme, le gouvernement décide de créer un comité de coordination composé des représentants des différents ministères concernés par le festival. Ce comité étudie les atouts de chaque ville et envoie ses représentants sur place ; ainsi, Philippe Erlanger se rend à Cannes. On chuchote alors que le choix pourrait se porter sur la cité méditerranéenne mais, coup de théâtre, le 9 mai 1939, l’annonce est faite : la ville de Biarritz est choisie comme siège du festival. La municipalité a en effet promis le versement d’une subvention à l’organisation de la manifestation.
D’abord déçus, les partisans de Cannes décident de repartir rapidement en campagne. Autour de Georges Prade, conseiller municipal de Paris, les directeurs de palaces cannois comme Henri Gendre du Grand Hôtel et Jean Fillioux du Palm Beach prennent contact avec le comité et les ministères ; ceux-ci décident d’étudier de nouveau le dossier cannois. La ville de Cannes propose alors d’augmenter sa participation financière et met à la disposition du comité ses salles de réception et ses équipements touristiques. La municipalité de Biarritz a bien proposé une dernière offre mais sans succès car, faute de pouvoir débloquer le budget nécessaire, elle finit par retirer sa candidature.

L’État et la Ville de Cannes signent le contrat officiel pour l’attribution du festival cinématographique international le 31 mai 1939, seulement trois mois avant la date d’ouverture prévue de la compétition. La raison de ce choix a sans doute été liée aux avantages accordés par la ville mais également à la beauté du site qui « seul pouvait donner aux vedettes et producteurs une haute idée de la France », comme le déclare, à la radio, Albert Sarraut, ministre de l’Intérieur.
Et un véritable élan de solidarité s’organise autour de Cannes. Antibes et Juan-les-Pins apportent un précieux concours au festival, tout comme l’ensemble des palaces cannois et des environs. Seule absente, la ville de Nice, qui malgré son statut de capitale de la Côte d’Azur, ne se manifeste pas. Pourtant, quelques années plus tard, en 1946, Nice tentera d’obtenir l’organisation du Festival.
Les réactions à la nomination de Cannes comme ville du festival français sont nombreuses ; certains auraient préféré Paris ou un autre site moins touristique mais, Cannes, avec son statut de «  perle de la Côte d’Azur », donné par Stephen Liégeard, accueille de riches aristocrates, notamment anglais, des intellectuels, des artistes, toujours plus nombreux. Alors, la majorité des journaux, des revues mondaines, approuvent le choix des organisateurs.

1939, le Festival se prépare

Parallèlement au choix de la ville, le gouvernement prépare la manifestation. Il délègue son pouvoir au service considéré comme le plus compétent pour la réalisation d’une manifestation de cette ampleur. L’État fait donc appel à l’Association française d’action artistique (AFAA), transformée en comité spécial d’organisation, sous la direction du secrétariat d’État des Beaux-Arts et du Ministère des Affaires étrangères. Cela fait un an que Philippe Erlanger est le directeur général de cette association et tente, par tous les moyens, d’empêcher la progression de la propagande fasciste. Le projet de création d’un festival concurrent à la Mostra fait parti des moyens employés mais demande de lourds investissements et une organisation efficace.
Sous la présidence d’Albert Sarraut, également ministre de l’Intérieur, l’AFAA constitue un comité d’organisation où siègent des représentants des différents organismes d’État concernés par la manifestation. À la tête de ce comité est nommé le président du secrétariat d’État aux Beaux-Arts, Georges Huisman.

Le 3 août 1939, le Comité d’organisation du Festival se réunit pour la première fois à la direction des Beaux-Arts. Tous les détails de la future manifestation sont abordés. D’abord, la création d’une affiche et d’un dépliant publicitaire qui assurent la promotion du Festival en France et à l’étranger. Un photographe est également engagé pour toute la durée de l’événement. Ensuite, le comité envisage des projections quotidiennes de films d’actualité sur le déroulement du festival à la suite des séances de la sélection officielle.
La question du prix des places est abordée ; 25 francs (3,8 euros) pour les places des cinq premiers et cinq derniers rangs, et 30 francs (4,6 euros) pour toutes les autres. Les festivaliers peuvent également s’abonner à une formule permettant un euro de réduction pour l’achat d’une place. Les membres du comité ne parviennent pas à s’entendre sur la création de séances de projection en plein air et à prix réduit car la manifestation doit rester un gala exceptionnel et inédit. Mais les premières aides financières attribuées à la création du Festival deviennent rapidement insuffisantes ; le budget, dans un second temps estimé à 970 000 francs (147 000 euros), représente une somme colossale que l’organisation parviendra à réunir difficilement.
Le comité, encore apprenti en la matière, prend exemple sur l’organisation de la Biennale italienne qui, elle, bénéficie déjà de six années d’expérience. Le temps presse, il ne reste à la France que deux mois pour préparer sa manifestation. Alors l’État intervient pour accélérer la mise en place du Festival en faisant appel à ses ministères et à l’ensemble des entreprises publiques afin de réduire le coût de la manifestation.

 

Le budget de l’organisation est essentiellement constitué des fonds de la municipalité cannoise auxquels doivent s’ajouter 406 000 francs (61 500 euros) de subvention accordée par le Ministère des Finances. Celui-ci consent également à aider le comité cannois en l’exonérant de certaines charges, par exemple le droit de douane réservé aux films étrangers ou encore la taxe sur les spectacles payée pour toutes les projections. Grâce à ces quelques avantages, les investissements restent dans des proportions raisonnables par rapport au budget modeste du festival en préparation ; l’Exposition vénitienne dispose en effet de moyens bien plus importants pour son organisation.
En juillet, tous les efforts se concentrent pour annoncer l’ouverture imminente du Festival. Pour cela, l’État demande au service des Postes, Télégraphes et Téléphones (PTT) de participer à la publicité de la manifestation par une contribution gratuite pour des interviews, émissions publicitaires ou projet d’un timbre spécial. C’est l’ensemble du pays qui doit défendre les couleurs cannoises avec l’impression d’un cachet spécial, « Festival international du film, Cannes 1er-20 septembre 1939 », sur toutes les lettres et dans tous les bureaux de postes.
Il faut également régler le problème des transports car, à Venise, les frais de voyage des personnalités étrangères sont pris en charge par l’organisation. Toujours pour diminuer le coût de ces services, il est demandé à la Société nationale des chemins de fer français (SNCF) et à Air France de créer des titres de transports gratuits pour les membres du jury et pour les vedettes qui participent au Festival. On ne pourra oublier, après la guerre, l’arrivée de Grace Kelly, Sophia Loren et bien d’autres stars descendant élégamment les marches du célèbre Train bleu dans la gare de Cannes.

En contrepartie, les deux compagnies de transport obtiennent du Festival une importante publicité qui doit être « publiée dans l’édition de luxe du programme de la manifestation ». Cet album souvenir devait être offert aux personnalités lors de la soirée de clôture.
Un large public international est attendu à Cannes pour le Festival. Alors pour annoncer ce nouveau rendez-vous cinématographique, il est prévu d’organiser un éblouissant Gala du film à Paris. Sous la présidence de Louis Lumière, ce gala permet aux vedettes internationales, aux ambassadeurs et aux représentants de la presse française et étrangère de se rencontrer. Le comité de Paris lance le Festival et celui de Cannes prend le relais, chargé de l’organisation locale. Dès le mois d’août, il convie de nombreuses personnalités sur la Côte d’Azur, invitées à de prestigieuses fêtes. Le contexte européen, de plus en plus troublé, incite les écrivains, artistes, hommes d’affaires et diplomates à rechercher ce cadre agréable, foyer d’une vie insouciante. Et c’est ainsi, que Cannes, à la fin d’août 1939, connaît une affluence touristique record.
Cette ambiance festive et élégante annonçant l’ouverture du festival est une volonté du maire de Cannes, Pierre Nouveau qui déclare que son équipe « a élaboré un programme de réceptions permettant de témoigner aux hôtes tout le prix que la ville attache à leur présence ». Cette réussite reste également le fait du comité d’organisation local, chargé de l’accueil et du protocole et présidé par le comte d’Herbemont, lequel a su s’entourer des noms les plus illustres des résidents français, anglais, américains de la Côte d’Azur.
Le comité cannois se charge de l’affiche proclamant l’ouverture de la manifestation. Et c’est Jean-Gabriel Domergue, célèbre peintre cannois, qui est chargé de cette création. Il réalise une affiche destinée à « faire le tour du monde et à promener une irrésistible « Invitation au voyage « », selon les mots de l’artiste. Les organisateurs font également éditer un dépliant de luxe, à 50 000 exemplaires, en langues française et anglaise, qui annonce les manifestations prévues à l’occasion du Festival.
Ces festivités commencent ; le 1er septembre, jour de l’ouverture du Festival de Cannes, approche. Mais, en quelques jours, les événements se bousculent, la guerre a franchi les portes de l’Europe. L’annonce est faite : le Festival est, dans un premier temps, reporté

En 1939, le festival se prépare… la guerre aussi

Et, pendant que les premiers festivaliers s’installent dans les palaces cannois en août 1939, les organisateurs commencent à entrevoir toutes les possibilités données par la réalisation de cet événement international. Concurrencer Venise n’est plus le seul but. Il s’agit maintenant d’imposer le savoir-faire français en matière de cinéma à travers le monde et, pourquoi pas, tenter d’égaler la toute puissante industrie américaine. Le rêve peut devenir réalité grâce au Festival de Cannes ; la ville et sa région convoitent désormais le titre de « Hollywood européen », espérant détrôner au passage les studios italiens de Cinecittà et ceux de Neubabelsberg à Berlin.

D’un village de pêcheurs à la capitale du cinéma international

La ville de Cannes, jusqu’en 1850, conserve les traits de son visage provençal et vit encore de ses activités traditionnelles en particulier la pêche. Avec l’arrivée du chemin de fer qui met la station azuréenne à 31 heures de Londres et l’aménagement du port, la ville s’agrandit et ses équipements se modernisent rapidement. En une décennie, le nombre d’habitants est multiplié par dix avec près de 5 000 âmes en 1939 et l’on compte, cette même année, 152 hôtels.
La vieille ville, appelée le Suquet, garde ses charmes d’antan, entourée désormais des riches demeures des touristes étrangers. Quant au bord de mer, il se transforme très vite en accueillant d’abord un cercle nautique, dirigé par Jouvenel et Léopold Buquet. Ensuite, en 1907, Henri Ruhl fait construire un casino sur l’ancien dépôt d’ordures de l’usine de savons (aujourd’hui, rue des Belges). Une vingtaine d’années plus tard, le célèbre salon de jeux, le Palm Beach, ouvre ses portes au bout de la promenade de la Croisette et vient compléter la liste des établissements de loisirs de Cannes et de ses environs comme l’hippodrome de La Bocca, le fameux Casino des Fleurs dans le quartier de Montfleury ainsi que les trente-cinq hectares du golf de la plaine de la Siagne.
Un autre aspect de Cannes se dessine avec les îles de Lérins, protégeant la baie de la ville ; elles sont quasiment inhabitées et abritent une végétation de pins et de fleurs. Ces mystérieuses îles, aux nombreux vestiges, sont entourées de vieilles légendes et suscitent la curiosité des visiteurs à la recherche d’inspiration ou de repos.
Le cadre paradisiaque de la ville est l’endroit parfait pour la manifestation internationale française ; par bien des aspects et surtout pour sa troublante ressemblance avec la côte californienne, il semble être le lieu idéal pour réaliser ce « Hollywood européen ».
En 1939, pour imprimer des images sur la pellicule, il faut de la lumière et pour avoir cette lumière, il faut du soleil. C’est pourquoi le sud de la France s’impose très vite pour le tournage des films et l’on assiste ainsi à l’installation de studios de cinéma sur la Côte d’Azur notamment ceux de la Victorine à Nice en 1919 ; au cours des décennies suivantes, de nombreux chefs-d’œuvre y seront tournés comme le Don Quichotte de Pabst,  Les Visiteurs du soir et Les Enfants du Paradis de Marcel Carné, Fanfan la tulipe de Christian-Jaque ou encore Lola Montès de Max Ophuls.
Alors, pour accéder au rêve américain, deux choix s’offrent aux organisateurs du Festival : aménager et agrandir les studios niçois ou construire une structure plus moderne près de Cannes ; cette dernière proposition fait l’unanimité puisque, bien avant 1939, l’idée a déjà fait du chemin. Ce projet est né six ans auparavant grâce à une maison de production qui a acheté des terrains à la municipalité. La concurrence avec les studios niçois, avec ceux de Marcel Pagnol à Marseille et bientôt l’ouverture de Cinecittà en 1937 à Rome a empêché le projet cannois de se réaliser à ce moment-là.
Pourtant, grâce à la création du Festival de Cannes, l’idée réapparaît, soutenue cette fois par de grandes maisons de production comme Pathé, Gaumont ou Eclipse, par le gouvernement français et la municipalité cannoise. Mais la déclaration de guerre porte un coup fatal à la réalisation du Festival tout comme à la construction de studios. Pourtant, malgré le conflit, les projets restent d’actualité, encouragés désormais par de grands noms du cinéma français tels Jean et Claude Renoir ou Marc Allégret qui désiraient créer à Cannes des structures perfectionnées et de qualité avec une école d’acteurs, de techniciens et un bureau de recherches cinématographiques.
En 1946, avec l’ouverture du premier Festival de Cannes, la création de studios devient de nouveau indispensable et, cette fois, c’est l’écrivain-cinéaste Jean Cocteau qui s’associe à l’entreprise, soucieux de donner aux futures infrastructures « une atmosphère méditerranéenne », confie-t-il. Pour réaliser cette Cité du cinéma de Mougins, Jean Cocteau fait appel à l’architecte Gridaine. A peine à cinq kilomètres de Cannes, les studios devaient être bâtis dans les quartiers de l’Étang et de Notre-Dame de Vie ; ils devaient couvrir une superficie de 310 hectares et trois ans de travaux, exécutés par 2 500 ouvriers, auraient été nécessaires à leur construction.
« Mougins, futur Hollywood français », annoncent les journaux. Ce village au charme provençal voit alors arriver de nombreux touristes et s’installer de nouveaux commerçants ; même le tailleur se met au goût du jour en rebaptisant sa boutique « Hollywood tailleur ». On commence à croire à la réalisation du projet, d’autant plus que la situation des studios niçois ne s’améliore pas, marquée par crises les financières. Pourtant, faute de crédits, la construction de studios cannois n’aboutit pas et finit pas tomber dans l’oubli.
Cannes ne s’impose donc pas à la manière d’Hollywood pourtant, la ville s’apprête, en 1939, à devenir la scène mythique du cinéma mondial. Cette année-là marque les débuts difficiles d’une manifestation programmée dans un contexte de crises et de tensions.

Le Festival dans la tourmente

Le premier Festival international du film de Cannes doit se dérouler du 1er au 20 septembre dans la salle du Casino municipal. Tout est prêt pour l’ouverture de la manifestation, deux mille invitations ont été envoyées. L’été est radieux et l’on se presse à Cannes pour s’enivrer de soleil et de divertissements légers. Les fêtes animent les palaces dès la mi-août, les réceptions illuminent les villas des riches Américains et Anglais. Les festivaliers dansent toutes les nuits sur les musiques de Ray Ventura qui se produit au Paradise, le night-club du Casino d’été. La journée, l’ambiance est aussi festive ; les invités apprécient les charmes et les loisirs qu’offrent la ville, se donnent rendez-vous sur la Croisette, visitent les îles et les environs. Pour eux, « cette joie de vivre est le climat même du cinéma », peut-on lire dans les journaux.
Le programme des festivités est bien rempli : le 21 août, le comte et la comtesse d’Herbemont donnent une somptueuse fête à l’Hôtel Eden Roc. Le public a alors l’occasion de découvrir la broche et le porte-cigarettes en or massif destinés à récompenser les vedettes féminine et masculine du meilleur film du Festival. Un transatlantique loué par la Metro Goldwyn Mayer (MGM) jette l’ancre dans la baie de Cannes avec à son bord les vedettes américaines Tyrone Power, Gary Cooper, Douglas Fairbanks, George Raft, Paul Muni, Norma Shearer ou encore Mae West. Le service des compagnies aériennes et ferroviaires s’intensifie entre New York, Londres, Paris, Nice et Cannes. Les stars, princes et princesses de toute l’Europe se pressent à Cannes pour la soirée-événement du Festival : le Bal des Petits lits blancs, annoncé comme le gala le plus riche du monde avec 1 000 couverts à 150 euros, reversés à une œuvre de charité. Les terrasses du Palm Beach accueillent ce soir-là de prestigieux invités comme les grands couturiers Lanvin et Schiapparelli, les joailliers Van Cleef et Arpels, la duchesse de Windsor, le prince Poniatowski, Marcel Achard, Charles Boyer… L’hôtel, situé en bord de mer, éclaircit la baie de Cannes et l’on peut entendre les cinq orchestres qui jouent sur le plateau. En coulisse, le comédien Fernandel se prépare à un tour de chant tandis que les techniciens se mettent en place pour le feu d’artifice final. Mais, à ce moment-même un orage éclate et les invités doivent se mettre à l’abri en toute hâte. Philippe Erlanger, fondateur du Festival, commente cet épisode quelques années plus tard : « Le ciel qui était d’une beauté parfaite se chargea en un moment d’énormes nuages et un orage ou plutôt un ouragan s’abattit sur les dîneurs. Le bruit de tonnerre semblait celui d’une formidable artillerie. Les moins superstitieux y virent un présage. Le lendemain éclatait la nouvelle du pacte germano-soviétique et chacun reprit dans l’affolement le chemin de sa ville respective ». Dès lors, les événements se bousculent, la menace d’un conflit se retrouve au cœur de l’Europe. Le 22 août, des dispositifs militaires sont mis en place par le département ; le jour suivant, sur les murs de la ville, entre les affiches du Festival, se glissent les appels des premiers contingents de réservistes. Les touristes séjournant à Cannes décident de partir ; la gare de Nice multiplie les départs des trains tandis que les palaces azuréens se vident. Malgré la gravité de la situation, les organisateurs cannois décident d’organiser, à titre privé, la seule projection de film que connaît cette édition, celle du premier film américain en compétition, Quasimodo (The Hunchback of Notre-Dame) de William Dieterle. D’ailleurs, pour sa promotion, une reconstitution (maquette en carton-pâte) de la cathédrale de Notre-Dame de Paris a été édifiée sur la plage. Mais les nombreuses cérémonies officielles prévues pour l’ouverture sont reportées tout comme la soirée de clôture où doivent être remises les récompenses.

Un palmarès inconnu

Le modèle d’attribution des récompenses a été établi quelques mois auparavant, régi par un principe « d’objectivité artistique et d’impartialité absolue », est-il écrit dans le règlement de la manifestation. Le Festival de Cannes de 1939 reste, dans ce domaine, une année particulière puisque jusqu’à aujourd’hui, il aurait dû distribuer un nombre record de prix. On prévoit un double concours, national et international, et différentes catégories de films (fictions, documentaires et dessins animés) pour lesquelles des attributions spéciales sont envisagées. Des médailles d’honneur doivent également récompenser l’ensemble des films de la compétition. Pour la compétition internationale, les films se disputent le Grand Prix Louis Lumière (meilleur metteur en scène), le Grand Prix international des meilleurs interprètes, deux Prix du Jury international, celui du meilleur scénario, de la meilleure partition musicale ainsi que du meilleur opérateur. Toutes ces récompenses, sous forme de coupes, sont des œuvres d’art de la manufacture de Sèvres auxquelles s’ajoutent des objets de valeur offerts par des personnalités.
Il revient au jury de voter, à bulletin secret, pour attribuer les prix. Les membres de ce jury, délégués des ministères,  représentent l’ensemble des pays participants ; aucun concurrent ne se trouve ainsi avantagé. Néanmoins, ce jury, dispose d’un droit de censure, en utilisant l’article 7, « s’il juge des films de la compétition de nature à blesser le sentiment national d’un pays », mentionne le règlement.
La sélection officielle a déjà été établie, composée de films contemporains non encore exploités qui auraient dus être distribués l’hiver suivant. Les festivaliers, à la recherche de spectacles inédits, auraient pu profiter de quatre projections quotidiennes en avant-première mondiale. Si le Festival avait eu lieu, ils auraient pu découvrir vingt-six films de huit nationalités différentes, produits dans l’année et révélateurs des tendances contemporaines des cinémas nationaux.

D’abord la sélection américaine, riche de dix films, qui illustre bien le savoir-faire de l’industrie de la première puissance mondiale. Comédies musicales ou sentimentales, films fantastiques ou noirs, westerns… ce cinéma a multiplié les genres à fois révélateurs du malaise social du pays et incarnations du rêve américain. La sélection du Festival, à ce titre, représente assez bien la diversité de ce cinéma avec le célèbre conte fantastique de Victor Fleming, Le Magicien d’Oz (The Wizard of Oz), l’histoire romantique de Cary Grant et Rita Hayworth dans Seuls les anges ont des ailes (Only angels are wings) de Howard Hawks, l’aventure de Cecil B. DeMille, Pacific Express(Union Pacific) ou encore l’adaptation du roman de Victor Hugo, Notre-Dame de Paris par William Dieterle sous le titre de Quasimodo (The Hunchbacks of Notre-Dame).

En compétition également, la sélection soviétique composée de huit films aux thèmes bien définis : luttes héroïques, importance du travail et de la terre, édification du socialisme… Le pouvoir soviétique est aussi préoccupé par l’éducation du jeune public ce qui l’amène à présenter à Cannes des dessins animés et des histoires inspirées du folklore russe. Les Soviétiques prouvent également leur maîtrise technique en matière de cinéma en présentant au Festival le seul film en couleurs de la compétition. Quant aux réalisateurs choisis, ils incarnent la relève des maîtres du muet comme Sergueï Eisenstein ou Vsevolod Poudovkine ; on retrouve donc Mikhaïl Romm avec Lénine en 1918(Lenin v 1918 godu), Ivan Pyriev présentant Conducteurs de tracteurs (Traktoristy) et Efim Dzigan avec son court métrage au titre prémonitoire, Si demain c’était la guerre (Esli zavtra voina). La Grande-Bretagne est également représentée dans les sélections cannoises par Zoltan Korda, célèbre cinéaste d’origine hongroise, dont les films ont obtenu un grand succès dans les salles d’Outre-Manche. Réalisateur des Quatre plumes blanches (The Four feathers), il représente son pays dans la compétition cannoise avec une œuvre exaltant la puissance de l’Empire saxon. Les organisateurs cannois apportent un soin particulier à la sélection des films français destinés à défendre le pays sur son propre sol. Depuis quelques années, ce cinéma a su imposer son style, appelé réalisme poétique, qui souligne les thèmes d’inspiration populaire chers à certains cinéastes d’alors. Cette production nationale commence même à gagner des marchés européens et même extra-européens.
Mais en 1938-39, la situation politique et économique de la France se dégrade, ainsi, les œuvres réalisées à ce moment-là sont imprégnées de ce contexte de crise. Les membres du comité doivent choisir parmi ces films ceux à envoyer au Festival de Cannes. Alors, au sein des sélections, courts et longs métrages montrent toute la richesse artistique du cinéma de l’époque ; ils sont d’abord représentatifs de l’École française du cinéma.

Trois longs métrages s’inscrivent directement dans la lignée des grands films classiques de l’époque, s’apparentant encore au réalisme poétique par l’usage d’éclairages en clair-obscur, par la simplicité des musiques et l’emploi de dialogues désenchantés. La Loi du Nord de Jacques Feyder est un drame sentimental sur fond d’intrigue policière, avec pour héroïne principale, la sublime Michèle Morgan. Ensuite, L’Enfer des anges, drame réalisé par Christian-Jaque qui nous conte l’histoire bouleversante de deux enfants rejetés par leurs camarades. Et, enfin, le film fantastique de Julien Duvivier La Charrette fantôme, dans lequel on découvre un ancien ouvrier, chômeur et alcoolique, qui voit le fantôme de son meilleur ami conduire la charrette emmenant les âmes vers l’Au-delà. Ce film aux nombreux effets spéciaux reste un grand exercice de style.
Dans la sélection française du Festival, il y a également quelques références à l’atmosphère euphorique des années précédentes illustrée par des courts métrages documentaires, par exemple, le montage sur la revue du 14 juillet 1939, réalisé par la Chambre syndicale de la Presse filmée ou celui de Louis Cluny sur la ville de Rouen. À noter la présence d’une œuvre particulière, Observations cinématographiques sur le soleil de Bernard Lyot. Ce film, sur les techniques du cinéma, est sélectionné pour rendre hommage à la France, pays où le cinéma a vu le jour et qui montre sa connaissance technique en la matière.

Les derniers longs métrages de la sélection française abordent des sujets relatifs aux affaires politiques du pays puisque ces films font allusion par leur titre et leurs thèmes à certains territoires sous domination française. L’Homme du Niger de Jacques de Baroncelli retrace les exploits d’un officier français décidant de construire un barrage au Niger, colonie française. Le documentaire d’Henri Caurier, L’Ame de la Corse, confirme quant à lui l’appartenance de l’île à la France, au moment où l’Italie revendique ses droits sur le territoire. Deux autres sélections, le dessin animé Deux empires, une force d’Atlantic Film et le documentaire La France est un empire de Jean d’Agraives et Emmanuel Bourcier montrent à quel point le pays est soucieux de mettre en valeur son entreprise coloniale.
Le comité cannois choisit onze films pour représenter la France au Festival, choix dont le but est à la fois d’exposer le talent du cinéma français contemporain, son évolution technique et artistique et, en même temps, d’exprimer, la puissance politique et économique du pays devant les invités étrangers.

Le Festival de 1939 n’est pas un simple concours cinématographique, il se présente surtout comme un lieu d’échanges et de rencontres entre divers pays, divers intérêts, conditionnés cette année-là par le climat particulier de ces derniers instants de paix. Mais, à la veille de la Seconde Guerre mondiale, les négociations deviennent de plus en plus difficiles. L’Allemagne, l’Italie et leurs alliés s’opposent à la manifestation française ; la Pologne et la Tchécoslovaquie se retirent du concours ; et, finalement, la déclaration de guerre met un terme à la compétition cinématographique.
Le 1er septembre aurait dû être le jour de l’ouverture du premier Festival de Cannes ; il est celui où Hitler envoie ses troupes en Pologne. C’est alors que le gouvernement français déclare la mobilisation générale et vote des crédits de guerre. Quelques jours auparavant, en raison des événements, Georges Huisman, président du Comité du Festival, a reçu l’ordre de reporter l’ouverture de la manifestation de dix jours. Mesure malheureusement vaine car le 3 septembre, l’Allemagne n’a toujours pas répondu à l’ultimatum ; la France et la Grande-Bretagne lui déclarent la guerre.
Après la défaite de la Pologne, les opérations militaires du front occidental se figent. La fin de l’année 1939 est marquée par des tentatives de paix. Cette situation, pour le moment apaisée, fait renaître l’espoir. Alors, le gouvernement français, à la demande des responsables du Festival cannois, accepte de donner une deuxième chance à la réalisation de la manifestation, seulement « si la situation ne s’aggrave pas », déclarent les autorités. Rien ne s’arrange, pourtant, le projet du Festival de Cannes réapparaît quelques mois plus tard dans une Europe désormais en guerre.

Le Festival de Cannes qui aurait dû débuter le 1er septembre 1939 est dans un premier temps reporté de dix jours en raison des circonstances. Les organisateurs pensent, une nouvelle fois, qu’il s’agit d’une crise de courte durée. Car, le 8 septembre, s’ouvre la Biennale de Venise. Le Festival est donc reprogrammé à plusieurs reprises ; l’arrivée des troupes allemandes sur le sol français entame les trois ans de silence faits autour de cette affaire. Il faut attendre la fin du conflit pour voir réapparaître l’idée du festival français. Cette période de l’après-guerre, qui voit la réalisation du Festival de Cannes, annonce en même temps une nouvelle ère pour le cinéma mondial.

 

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Archives du blog pour la catégorie ‘Cinéma’

le Festival de Cannes au fil du Blog

Posté : 17 janvier, 2016 @ 4:35 dans Cinéma | Editer| Pas de commentaires »

 

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Les voeux de Papy qui compte 2019 années

Posté par ENO filles le 1 janvier 2019

LES VŒUX DE PAPY QUI COMPTE toujours aussi bien dans la langue de Molière

ECOUTEZ-LE EN CLIQUANT SUR SON AVATAR 

 

Papy qui compte

Papy qui compte

Bonjour, Au tout début d’une nouvelle année peut-être eut-il été préférable de faire une épitaphe pour celle qui vient de s’achever ? Un peu dans le style de celle de Seikilos*, « signe immortel d’un souvenir éternel », mais il aurait fallu qu’on la chantât ! Et là… Alors, j’ai seulement pioché dans les bons mots de notre belle langue.   

Alors il acheva…

Ainsi nous revoilà Gros-Jean comme devant*,

Face au grand retour, du sacré Nouvel an !

En Janvier de l’an, deux-mille dix-neuf, le Premier,

Un Papy désœuvré se mit à toupiller*,

Très engé* de trouver des vœux originaux

Qui combleraient, famille, amis et…  marginaux ?

Oui, mais quoi ? Surtout ne pas être gnomique*,

Éviter, bien sûr, le style hyperbolique*

Trop de vœux tue les vœux, c’est bien calamiteux !

Il imagina, donc, réduire ses tas de vœux.

Et, telle une épenthèse* qui se griffe dans un mot,

S’inséra dans chacune des pensées du cerveau,

En cherchant à outrance, en fronçant la taroupe*,

Il regroupa ses vœux, en pensant à la troupe* ;

Choisit les plus précieux ;

Fit ainsi pour le mieux.

Alors, Il acheva sa tâche magistrale

Et, devant l’assemblée,

Un moment stimulée,

D’un air très solennel et d’un ton triomphal,

Il se prit à les dire…

Et flatteurs d’applaudir*.

Ainsi, on perçut, dans un grand cérémonial,

Croître ce friseli*

Qui, comme une sygysie*,

Fit frémir l’auditoire en ce mois hivernal :

En un : Santé : Évident. – L’Arc-en-Ciel !

En deux : Prospérité - Le matériel !

Et en trois : Bonheur - Pour tous… Éternel !

Mais  si tu préfères simplement, si tu veux :

D.T.C.T.P. : Dé..brouille-Toi Comme TPeux !

C’était la martingale d’un Papy fraternel.

Mais il se pourrait bien, que pour plaire à certains,

Le Papy utilise-je sais, ce n’est pas bien-

Une prose spéciale, un peu apodictique*,

Juste pour satisfaire les esprits pragmatiques :

Le Papy vous invite, en ce début de nouvelle année, à vous saisir des pensées ultra positives, aussi appelées « Philosophie du Jardin », liées aux remarques d’Épicure, pour vous imprégner de ce qui concerne le Bonheur. Il vous invite, aussi, à développer votre Capital, tout en conservant un degré de croyance raisonnable, grâce à la mise en pratique de la rationalité et de l’objectivité, qui émanent des recherches de John M. Keynes*, à propos de sa « Théorie générale de l’emploi, de l’intérêt et de la monnaie ». Enfin, il insiste pour que vous ne négligiez pas d’appliquer les conseils; issus des études basées sur l’émotion et la subjectivité d’Hippocrate, si vous voulez consolider et prolonger votre Santé, bien sûr .En ce qui le concerne, pour résumer et, dans le doute, il vous demande d’appliquer, en 2019, la règle universelle, bien connue de tous :  D.T.C.T.P. (Dé…brouille-Toi Comme TPeux !)  afin que vous puissiez mieux vous enjailler* !

Bonne et heureuse année à tous

 

Re-gros tas de bises hypocoristiques, aux unes, Re-gros tas d’amitiés à tous  Henri le Papy Qui a Compté, en 2018, moins qu’en 2017, ses tas (d’em … ) euh, moins de tas, quoi !

Épitaphe de Seikilos : Fragment d’inscription épigraphique, accompagné d’une notation musicale, gravé sur une colonne de marbre qu’un certain Seikilos a faite ériger sur la tombe de son épouse ou de son père, près de Tralles (Asie Mineure). Ici, un aperçu de cette musique, reconstituée, du Ier ou IIème s.

Image de prévisualisation YouTube

 LEXIQUE DES MOTS  PAPYLIENS

Gros-Jean comme devant : Merci La Fontaine « La laitière et le pot au lait ». (Désuet). Après avoir espéré de grands avantages ou s’être cru dans une brillante position, se retrouver dans l’état où l’on était avant.

Toupiller : Aller et venir avec agitation, sans motif réel.

Engé : part. passé d’enger. Terme familier. Embarrassé. « me voilà engé de ce lourdaud ».

Gnomique : (adj.) Sentencieux. Qui exprime des vérités morales sous forme de proverbes ou de maximes.

Hyperbolique : ici dans le sens d’un style pompeux, grandiloquent. (Euh… Voir le dénommé Jacques pour plus d’explications )  

Épenthèse : (n.f.) Allez, quoi ! Juste une petite recherche dans votre dictionnaire favori, le Larousse par exemple, et vous saurez.

Taroupe : (n.f.) Au niveau de la «  glabelle », pilosité variable, suffisamment importante pour former une continuité entre les deux sourcils. (Nom savant : Synophridie).

La Troupe : « Famille, amis et…  marginaux » Comme pour Noël, les invités de la dernière heure !

Énallage : (Rhét.) Figure consistant à introduire dans une phrase un changement de mode, de temps, de genre ou de nombre, contrairement à celui qu’appelait la syntaxe. « Ainsi dit le renard, et flatteurs d’applaudir ». La Fontaine, Fables, VII, 1.

Friseli : (n.m.) Léger mouvement souvent accompagné de murmures : frémissement de l’onde, des feuilles, sous l’action du vent…

Sygysie* : (n.f.)  Mouvement régulier d’oscillation de la mer : les grandes marées.

John Meynard Keynes : 1883-1946. (Baron de) Fondateur de la macroéconomie keynésienne.

Apodictique : (adj.) Se dit d’un énoncé nécessaire, qui ne peut être nié.

Enjailler : (v. pron.) Séduire ; faire la fête ; s’amuser ; passer du bon temps.  

Épitaphe de Seikilos ( Wikipédia et youtube ) :

HENRI Épitaphe de Seikilos

 

« La pierre que je suis est une image.

Seikilos me place ici,

Signe immortel d’un souvenir éternel. »

 

L’inscription contient ensuite les paroles suivantes sur lesquelles se déroule la mélodie :

HENRI Épitaphe reconstituée

Épitaphe reconstituée

« Tant que tu vis, brille !

Ne t’afflige absolument de rien !

La vie ne dure guère.

Le temps exige son tribut. »

— Traduction de Théodore Reinach —

   

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Année 2019 Les voeux du blog

Posté par ENO filles le 1 janvier 2019

VOEUX 2019

Les vœux de Paule

« Les ans naissent à minuit
L’un arrive, l’autre fuit.
Voici la nouvelle année,
Qui pour notre destinée,
Par le ciel nous est donnée. »
Ne sous-estimons pas nos propres ressorts.
Nous sommes capables de l’exceptionnel.
Cette année souriante et ensoleillée
C’est à minuit qu’elle est née.
Nouvel an ! Joie et bonheur !
De bons vœux, on n’en reçoit jamais assez…
Alors je m’empresse de rajouter les miens… à tous ces gens célèbres qui ont en tant souhaité avant moi.
Pragmatiques, à la manière de Victor Hugo pour « Saluer ensemble cette nouvelle année qui vieillit notre amitié sans vieillir notre cœur.»
D’actualité, comme Albert Camus en 1942, « En cette nouvelle année, on ne demande pas grand-chose : du travail et de la santé »
Mais aussi, romantique à la manière de madame de Sévigné, « Que cette nouvelle année vous soit heureuse, que vos jours soient filés de soie ».
En bref! Je vous apporte mes vœux.
« Tâchez d’en faire quelque chose », comme disait Jules Renard

Et c’est valable pour toutes les années à venir : « Meilleurs vœux pour toute la vie, comme ça, c’est fait une fois pour toutes » Philippe Geluck
Et surtout, tachez d’en profiter … Car « il n’est aucune chose qui aille plus vite que les années. » Léonard de Vinci
Mes amis, nous reverrons-nous un jour? Peut-être oui! Peut-être pas!
Mais jamais nous n’oublierons,
Tous les heureux moments, passés ensemble et nos échanges virtuels.
Avec toute mon amitié.

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THEATRE J’ai laissé le piano dans la maison de MOSTAGANEM

Posté par ENO filles le 12 octobre 2018

JACQUELINE

J’AI LAISSÉ LE PIANO DANS LA MAISON DE MOSTAGANEM

UN SPECTACLE DE JACQUELINE BELLIDO

THÉÂTRE ? CONCERT ?

SANS DOUTE LES DEUX…

AFFICHE PIANO BELLIDO

JACQUELINE BELLIDO A ANTIBES

Le piano est en route

Réveillez vos mémoires!

Il résonnera à Antibes

le 25 novembre 2018 à 15h30

au Palais des congrès de Juan les pins .

La billetterie est ouverte

 

MESSAGE DE JACQUELINE DU 10 OCTOBRE 2018

Hello les ENO et les ZENETTES !

Ce mail pour vous signaler que mon spectacle « J’ai laissé le piano dans la maison de Mostaganem »  est programmé par Antibes le 25 novembre prochain  au Palais des congrès de Juan les Pins .
J’espère très fort que vous pourrez être là.
Pour la première fois, un spectacle sur la vérité de NÔTRE , VÔTRE histoire . C’est important d’y être.
Et bien sûr, en plus,  vous, vous avez une place très particulière en mon cœur. Ça me fera plaisir de vous savoir dans la salle.

TOUTE  l’ACTUALITE DE JACQUELINE SUR SA  PAGE FACEBOOK

JACQUELINE BELLIDO sur France BLEUE    

EMISSION: L’INVITE DU JOUR                                                                                                             

Plus d’informations ICI  

 

Et là …

« Pour réveiller les émotions contenues dans le ventre d’un piano laissé en Algérie lors de l’exode, une femme engage une pianiste et lui demande de s’identifier à Dédée, son amie d’enfance jamais retrouvée et jamais oubliée.

Très loin de toute mise au point partisane, cette histoire d’amitié sacrifiée à la «  arche de l’histoire » mène des routes dramatiques de l’exode à celles glacées de l’exil, évoquant, par touches drolatiques ou bouleversantes.

Les péripéties d’un épisode mal connu : l’installation en France, à l’été 62, d’un million de français, arrachés à une terre, l’Algérie, qu’ils croyaient la leur, et difficilement acceptés par une autre, la France, que jusque-là ils croyaient à eux. La musique sert de pont entre toujours et jamais, le piano interpelle, répond, raconte, il parle.

UN THÈME UNIVERSEL

Au-delà de l’exode des pieds-noirs, au-delà de l’actualité récurrente sur nos écrans, le sentiment de perte et d’exil ne concerne-t-il pas chacun d’entre nous, qu’il soit exilé ou pas ? S’approcher du drame des pieds-noirs à l’été 62, ce n’est peut-être, finalement, qu’aller à la rencontre de soi-même.

Un spectacle envoûtant dont la douceur caresse comme le vent tiède du soir sur les champs d’orangers et dont l’ardeur gifle comme le souffle brûlant du sirocco sur les dunes du Sahara.

Comédienne : Jacqueline Bellido
Piano : Mélina Burlaud

PIANO BELLIDO

 

Un message de Laurence BELLIDO, fille de Jacqueline, veuve de notre camarade normalien JEAN-CLAUDE de la promo 57.

« Salut les ENO ! Voici un article de la journaliste ANNETTE BRIERRE, pour ceux qui étaient au spectacle et ceux qui auraient aimé y être ! 

(Un grand merci à Germaine de s’être déplacée de Toulon et au plaisir de vous voir les autres ENO, à la prochaine date !) »Amicalement, »

Laurence

« J’ai laissé le piano dans la maison de Mostaganem »

  Raccorder deux mémoires déchirées        

  »Il fallait oser. Prendre le risque de raccorder deux mémoires, de tenter de fermer la parenthèse « des Français partis en Algérie avec la gloire et des Français revenus d’Algérie avec l’opprobre ».

Jacqueline Bellido risque cette double gageure. Et gagne son pari.

Quand les dernières notes de piano se sont évanouies, quand les deux actrices quittent discrètement le plateau,  une sorte de paix nous envahit, comme si quelque chose enfin se dénouait en nous. Comme si « la Meuse endormeuse » de Péguy et l’oued el Kheir desséché par le grand soleil d’Algérie s’étaient enfin rapprochés et réconciliés. La petite Jeanne chère à Péguy et les deux petites pieds-noirs Dédée et Jacotte ont accordé leurs mémoires : « Pour la première fois, je sens le voile prêt à se déchirer » dit Jacqueline Bellido à qui il aura fallu plus d’un demi-siècle pour pouvoir écrire cette pièce-catharsis de sa propre histoire.

                                                           La chair de ce pays

D’entrée de jeu, l’atmosphère est créée par cette chanson si émouvante composée et interprétée par Jacqueline Bellido, « l’Algérie, toi mon pays, lost paradis », portée par le piano sublimé de Mélina Burlaud.

 THEATRE  Jacqueline Bellido PIANO Mélina Burlaud

On est immédiatement immergé dans cet univers de senteurs et de couleurs, dont le jasmin et l’olive, la caroube et l’orange, le galant de nuit, le citronnier, le safran et le bougainvilliers, les plages et le soleil « qui brûle tes bras nus, qui affole et décuple le chant étourdissant des criquets, qui te ploie, qui te plie, qui cogne, qui plombe… » constituent la chair de ce pays.

« J’ai laissé le piano dans la maison de Mostaganem « nous saisit au cœur, nous entraîne dans cette Algérie dont l’histoire récente continue de nous hanter, nous les « Français de France » tout autant que les Français d’Algérie.

Jacqueline Bellido imagine un dialogue entre deux petites copines, Jacotte et Dédée, d’abord là-bas dans les années d’enfance puis  ici en France -même si  Dédée disparue est remplacée par Mel, la pianiste- alors que les années ont passé et qu’il a bien fallu apprendre à vivre ensemble en métropole. On rit beaucoup à l’évocation de ce que vécurent ces centaines de milliers de Pieds-Noirs « recasés au-dessus de la Loire » et contraints de se faire accepter par des Français pour le moins rejetants.

C’est grâce aux « p’tits plats » venus de là-bas, les Mantecaos, l’anisette, le couscous, la kémia offerts par la chaleureuse Madame Sintès à la coincée Madame Delalande que naîtra une véritable amitié entre ces personnes aux cultures si différentes :

« On a fait plein de choses ici, depuis 50 ans qu’on est là, reconnaît Jacotte ; qu’on les aurait pas faites là-bas ». ANNETTE BRIERRE

 

  

 

Magnifié par la musique

Le texte si fourmillant de truculences, de petits et grands bonheurs vécus mille fois dans une atmosphère inoubliable de légèreté et d’amour partagé, est magnifié par la musique magistralement interprétée au piano par Mélina Burlaud. La jeune artiste, professeur de piano et concertiste, virevolte avec une virtuosité époustouflante de Schubert à Mozart, de Chopin à Liszt ou Albeniz, de Fauré à Mendelsshon, de Satie à Haydn, ne s’interrompant que pour rejoindre Jacotte sur le plateau et lui donner la réplique.

Ce bain musical tout de délicatesse et d’émotion nous empoigne du début à la fin et nous transporte dans un univers poétique adoucissant toutes les fêlures, toutes les brisures de l’âme et de la mémoire.

« Adieu, Meuse endormeuse et douce à mon enfance… J’ai déjà commencé ma partance en des pays nouveaux où tu ne coules pas… Voici que je m’en vais en des pays nouveaux » dit la petite Jeanne s’en allant bouter les Anglais hors de France. Adieu, lui répond en écho la petite Jacotte, quittant pour toujours l’oued el Kheir de son enfance ensoleillée.

En proposant cette pièce originale et forte, Jacqueline Bellido fait œuvre de résilience qui devrait aider à panser des plaies toujours vives des deux côtés de cette Méditerranée tant chérie par les uns et par les autres.

♦ LE MESSAGE DE JACQUELINE

Pour l’instant ce spectacle est vendu 2 fois sur ma région  pour 1 représentation en janvier et 1 autre en février 2018.
Il reste donc un travail de démarchage très important à réaliser pour que ce spectacle puisse se jouer beaucoup et partout.

Aussi, si dans votre entourage vous connaissez quelqu’un (maires, chargés culturels, responsables d’associations etc.) susceptibles d’être intéressés par l’achat de ce spectacle ou le soutien à sa réalisation,  merci de lui communiquer cette plaquette ainsi que mes coordonnées afin qu’il puisse me contacter.
Et n’hésitez pas à diffuser largement l’info et ce document  La parole est prête maintenant il faut qu’elle vive !!
Gros bisous à tous.
La femme de votre cop’  Jean-Claude. 10 MAI 2017

♦ LE COMMENTAIRE DE GERMAINE

Oui, j’y étais, à Orthez. « J’ai laissé le piano à Mostaganem »

C’est la pièce que Jacqueline Bellido a écrite sur le départ des Pieds- Noirs, les dernières années douloureuses, ce qu’il reste des souvenirs qui, malgré tout s’estompent.

Une prose ni aigre, ni insultante, sans rancune, bien en accord avec la musique du piano qui, lui aussi se souvient, et, à sa façon, nous parle de la violence des flots du Rummel, de la douceur orientale de nos divers langages, le tout mêlé d’un brin d’ironie et beaucoup de mélancolie. Que d’émotion!

Ça n’était pas seulement un One woman show, mais un dialogue entre le piano et Jacquie.

Et pour moi, la question, soudain:

« Vous n’êtes pas chez vous, après tout, vous devez partir! »

Puis, quelques mois plus tard: « On a eu une guerre à cause de vous, vous nous envahissez, fichez le camp! Repartez chez vous! »

Et, avec beaucoup de tendresse et un peu de désespoir, la voix inquiète de Jacqueline qui se demande: « Mais c’est où chez nous? C’est où ? »

Oui, un grand point d’interrogation en moi, même si j’ai été parfois assez bien ici ou là, je ne me suis jamais sentie chez moi nulle part.

J’ai eu le plaisir de rencontrer plusieurs de ses amis ex-Mostaganem, mais aucun ENO.

Est-ce parce que vous n’étiez pas au courant?  

Toujours est-il que la pièce a fait salle comble et que Jacqueline, à la demande générale va contacter plusieurs autres théâtres et tourner  dans le pays.

Je vous recommande d’aller voir l’histoire de ce piano, well, un peu notre histoire.

Et moi, votre amie lointaine, de distance et de cœur, je pense à vous et vous dit comme dans mon dernier pays: « I love you! » GERMAINE

 

 

Publié dans Algérie, Nostalgérie | 1 Commentaire »

LES NORMALIENS

Posté par ENO filles le 8 septembre 2018

Bonjour les Enoliens

Je vous fais part des commentaires que j’ai découvert aujourd’hui par hasard sur le volet 1.

Cela en intéressera peut-être quelques-uns de nos amis Enoliens.

Rendez-vous sur CETTE PAGE

Publié dans ENO | Pas de Commentaire »

Nostalgérie par JWG

Posté par ENO filles le 12 janvier 2018

« Je retrouve dans mes documents des photos d’Algérie d’Arthus Bertrand bien
meilleures que les images de la télé . Elles ont illustré un calendrier de  2010 et je les garde précieusement  « par devers moi » . JWG

PPS: L’OUEST ALGERIEN.pps

<a href= »http://www.fichier-pps.fr/2015/07/01/l-ouest-algerien/ »>fichier PPS: L’OUEST ALGERIEN.pps</a>

http://www.fichier-pps.fr/2015/07/01/l-ouest-algerien/

 

http://www.fichier-pps.fr/r/gqO5/

http://www.fichier-pps.fr/2015/07/02/algerie-de-l-ouest/

Voir les autres régions du pays vue du ciel L’Ouest Algérien Centre-ville de Tlemcen Mansourah Tlemcen La grande mosquée Tlemcen Cultures près de Tlemcen Les Djedars  monuments funéraires près de Fenda Marabout de Sidi Hosni Mairie de S.B.A Sidi Bel Abbès Sidi Bel Abbès Eglise entre les habitants Domaine agricole près de Sidi Bel Abbès Vue générale d’Oran La gare d’Oran Les arènes d’Oran Salines d’Arzew Mers El-Kebir Kristel Oran Cap El Maleh Aïn El Turk Cap Falcon Cap d’Acra Beni Saf La cote de Ghazaouet Oued el Malah Culture sur Falaises Oued el Malah Mont de Traras Ghazaouet Ghazaouet La cote de Ghazaouet Pêcheurs à Ghazaouet Cap Zedjar, Oued El Melah  Daïet El Ferd Tlemcen Daïet El Ferd Tlemcen

 

 

Publié dans Algérie, Nostalgérie | Pas de Commentaire »

Avez-vous connu Lucette Evain-Lacan ?

Posté par ENO filles le 12 janvier 2018

EVAIN-LACAN Lucette Avez-vous connu Lucette Evain-Lacan ? dans ENO homepage de CARTELEGUE (Gironde) a écrit sur le livre d’or, le 14-07-2014 à 09:40

« Félicitations aux créateurs du site et à cette belle initiative pour se retrouver.

Ex surveillante ENO entre 1961-62 classe de 2e A

En 1961-62 j’avais en ce qui me concerne quitté l’école normale et pris mon premier poste à l’école Maternelle de Misserghin ».

- Voir son commentaire dans l’article du 14 novembre 2012:

« La dernière promo – Marie Llopis Lavergne »

NDLR – Lucette auriez-vous des photos de vous de l’époque?

Un message qui était resté dans mes brouillons

Désolée

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Publié dans ENO, Personnel d'encadrement | Pas de Commentaire »

Salut les copains

Posté par ENO filles le 12 janvier 2018

Salut les copains

 

Un envoi qui vaut cher : on retrouve sa jeunesse !

602 titres, alors forcément il doit y en avoir quelques uns qui réveillent nos souvenirs. Bon rajeunissement !
Une page qui vaut de l’or…                                                                                                      CLIQUEZ SUR LE DISQUE
image

Publié dans ENO | Pas de Commentaire »

Toutes les chansons de Johnny à écouter

Posté par ENO filles le 5 janvier 2018

Nostalgie quand tu nous tiens!

Toutes les chansons de Johnny à écouter … >                             

(Exemple : Diégo)

Pour ceux qui n’ont pas encore ce lien.

 

cliquez sur l’image

les chansons de Johnny2

Publié dans Johnny Hallyday, Musique | Pas de Commentaire »

Le Larousse des chansons anciennes

Posté par ENO filles le 14 décembre 2017

UNIQUE!  (un apport de Jean WG)

Le Larousse des chansons anciennes

MUSIQUE LAROUSSE CHANSONS

Absolument magnifique, à conserver précieusement.

PAROLES ET MUSIQUE ! Vraiment très ancien!

Même si la chanson ne vous passionne pas particulièrement, gardez le précieusement.

Voici un trésor de belles vieilles chansons – LE GRAMOPHONE ! Extraordinaire ! Ça c’est une vraie trouvaille !

Si vous cliquez en bas, vous changez de répertoire et vous multipliez les titres… il y en a pour tous les goûts…

Chansons de votre enfance, de vos parents, de vos camps de vacances de vos cérémonies, de Noel, du plus récent parfois…

Trésor pour les amoureux de chansons (anciennes) et de rythmes variés

PLEIN DE CHANSONS !

musique

CLIQUER ICI

Ou directement sur une chanson

  – À   Honolulu
- À   la bataille de Châteauguay
- À la mi-août
- À la   porte du jardin
- Acropolis   adieu
- Adieu mon   coeur
- Adieu   monsieur le Professeur
- Adieu Venise   provençale
- Ah! c’   qu’on s’aimait
- Ah! le   petit vin blanc
- Aimer
- Alors je   chante
- Amène-toi   chez nous
- Amusez-vous
- As-tu deux   minutes?
- Au bord de   l’eau
- Au   temps de la bonne chanson
- Aux   marches du palais
- Ave Maria (Schubert)
- Bercés par   la houle
- Berceuse
- Bleu, blanc,   blond
- Bon   anniversaire
- Bon   anniversaire (2)
- Brave marin
- Brise des   nuits
- C’est beau   la vie
- C’est l’ R-100
- C’est ma   chanson
- C’est   Ti-Pit Trépanier
- Ça s’est passé   un dimanche
- Cane… Cane…   Canebière
- Casta Diva
- Cet anneau   d’or
- Chansons d’amour
- Chante fort quand   le coeur est triste
- Chante-la ta chanson
- Chanter la vie
- Chiquitita
- Comme tout   le monde
- Comme un   soleil
- Dans le soleil   et dans le vent
- Dans les   bras d’un matelot
- Dans ma   péniche
- Destin
- Deux ailes et trois   plumes
- Dis-moi ce qui   ne va pas
- Dis-moi ce qui   ne va pas (2)
- Do – ré – mi – fa
- Dominique
- Domino
- Douce France
- Du gris
- Du   soleil dans ses yeux
- En suivant   l’étoile
- Enfants   de tous pays
- Envoi de   fleurs
- Étoile des   neiges
- Évangéline
- Évangéline (2)
- Évangéline   Acadian Queen
- Fleur de Paris
- Franz
- Frou-Frou
- Gens du pays
- Hymne à l’amour
- Hymne au   printemps
- Hymne au Québec
- Il a mal aux   reins, Tintin
- Il   n’est jamais trop tard pour vivre
- J’ai planté un   chêne
- J’ai tant pleuré
- J’aime   Paris au mois de mai
- J’attendrai
- Je chante
- Je   chante avec toi Liberté
- Je finirai par   l’oublier
- Je m’ennuie de   toi
- Je n’aurai   pas le temps
- Je rêve au fil   de l’eau
- Je reviens   chez nous
- Je t’ai   donné mon coeur
- Je te le le
- Je   voudrais un joli bateau
- L’amour en   héritage
- L’Angélus de la   mer
(1)
- L’Angélus de   la mer
(2)
- L’anneau d’argent
- L’appétit vient en   mangeant
- L’appétit vient en   mangeant
(2)
- L’arbre et   l’enfant
- L’écritoire
- L’étoile du soir
- L’hirondelle
- L’hymne au   printemps
- La ballade   des gens heureux
- La ballade   du chien-loup
- La Belle de Cadix
- La cabane à sucre
- La chanson de   Lara
- La chanson des   blés d’or
- La chanson du   coeur
- La chapelle   au clair de lune
- La   complainte du soldat
- La courte échelle
- La gamme et   l’amour
- La java bleue
- La langue de   chez nous
- La licorne
- La Madelon
- La Madone
- La Madone aux   fleurs
- La maison grise
- La Manic
- La Marie-Joseph
- La mer
- La mer ressemble à   ton amour
- La Paimpolaise
- La petite   diligence
- La petite église
- La petite   Tonkinoise
- La plus bath   des javas
- La plus   belle chose au monde
- La première   étoile
- La prière
- La Provence
- La rumeur
- La tendresse
- La valse brune
- La valse des   chansons
- La vie d’un   cowboy
- La vieille église
- Le bateau de   pêche
- Le bleu de l’été
- <= »">Le   café au lait au lit
- Le café des trois   colombes

 

- Le   carillonneur
- Le chalet bleu
- Le chapeau à   plume
- Le chien   dans la vitrine
- Le clocher   d’amour
- Le   clocher de mon village
- Le coeur   en bandoulière
- Le cor
- Le credo du   paysan
- Le credo du   paysan (2)
- Le curé   de notre village
- Le feu a   détruit l’église
- Le fiacre
- Le galérien
- Le   gentil dauphin triste
- Le marchand   de bonheur
- Le moulin qui   jase
- Le pêcheur
- Le   petit bal du samedi soir
- Le petit bonheur
- Le petit   cordonnier
- Le petit   Grégoire
- Le réveil rural
- Le sirop Typhon
- Le soleil et la   lune
- Le souvenir
- Le tango   des fauvettes
- Le temps des   cerises
- Le temps   qu’il nous reste
- Le toit de   ma maison
- Le   tremblement de terre
- Les berceaux
- Les deux   moitiés du monde
- Les enfants   s’ennuient le dimanche
- Les fiancés   du Lac de Côme
- Les gars de   la marine
- Les gens âgés
- Les gens   sans importance
- Les   lavandières du Portugal
- Les   oiseaux dans le soir
- Les Pescadous
- Les Rameaux (R.   Jobin)
- Les Rameaux (R.   Verreau)
- Les rogations
- Les roses   blanches
- Les rubans   rouges
- Les trois   cloches
- Les   vieilles de chez nous
- Les vieux mariés
- Lily Marlène
- Ma belle   au bois dormant
- Ma cabane   au Canada
- Ma Miette
- Ma Normandie
- Ma   Pamplemousse
- Ma petite   folie
- Ma Vérité
- Maintenant   je sais
- Maître Pierre
- Malheur à   celui qui blesse un enfant
- Mama Leone
- Marin
- Mes jeunes   années
- Mille colombes
- Mon ange
- Mon chapeau   de paille
- Mon   coeur est un violon
- Mon enfant
- Mon gentil   pêcheur
- Montevideo
- Notre sentier
- Où va l’amour ?
- Padre Don José
- Papa, ô papa
- Par amour
- Paradiso
- Parle plus bas
- Parle-moi
- Parle-t-il   de moi ?
- Petit vieux,   petite vieille
- Plaisir   d’amour
- Pour les   enfants du monde entier
- Pourquoi   loin de toi
- Prendre un   enfant par la main
- Prends le   temps
- Près de Naples   la jolie
- Prière
- Prière à la   Madone
- Qu’est-ce   qu’on attend …
- Qu’il est loin   l’amour
- Quand la   mer monte
- Quand   on est deux amis
- Quand on   s’aime bien tous les deux
- Quand on   s’aime bien tous les deux (2)
- Quand un   petit oiseau
- Quand un   vicomte
- Que Dieu   protège notre amour
- Retour
- Reviens   Piccina Bella
- Rien que   mon coeur
- Riquita
- River Blue
- Roses   blanches de Corfou
- Roule   s’enroule
- Sancta Maria   de la mer
- Sérénade   sans espoir
- Serons-nous   spectateurs
- Si tous les   gars du monde
- Si tous   les oiseaux
- Soledad
- Sombreros   et mantilles
- Sous les   ponts de Paris
- Souvenirs   de Marseille
- Spinning Wheel
- Sur ce   vieux rocher blanc
- Sur le   plancher des vaches
- Toi l’ami
- Toi qui t’en   vas
- Tout va très   bien Madame la Marquise
- Un amour   comme le nôtre
- Un jour à la   fois
- Un   monsieur attendait
- Un petit   cabanon
- Un tout   petit nid
- Une chanson   douce
- Une   place pour me garer
- Une promesse
- Une vague   bleue
- Va   lui dire que tu l’aimes
- Vivre au   soleil
- Vivre seule
- Vous   avez qué’que chose
- Voyage au   Canada
- Y’a d’la joie
- Y’a des loups
- Y’a une étoile

 

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